«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

Pee-Wee Trudeau s’imagine qu’il va pouvoir contrer l’effet Trump

Justin Trudeau va jouer le VRP du libre-échange en Europe

jeudi 16 février


Le Premier ministre canadien Justin Trudeau va chercher à tempérer les velléités protectionnistes en s’adressant le 16 février aux parlementaires européens, appelés à ratifier le traité de libre-échange entre le Canada et l’Union européenne.

Alors qu’il vient de rencontrer Donald Trump à la Maison Blanche, Justin Trudeau s’apprête à faire le voyage sur le Vieux Continent. Sa mission : vanter les avantages de l’Accord économique et commercial global (CETA) au Parlement européen.

Chrystia Freeland, la ministre des affaires étrangères qui avait bataillé pour conclure le CETA avec l’Union européenne, accompagnera son Premier ministre pour cette tournée européenne.

Contexte de défiance

Alors que le président américain a pris des mesures contre le libre-échange dès son accession au pouvoir, en Europe, des manifestations sont régulièrement organisées afin de s’opposer à plus de libéralisme sur le front du commerce.

A Strasbourg, Justin Trudeau « soulignera le caractère singulièrement progressiste de l’accord, qui doit servir d’exemple pour les futurs accords commerciaux » avec d’autres pays, a indiqué le 14 février un membre du cabinet du Premier ministre.

Pendant que plusieurs personnalités politiques de premier plan s’opposent de plus en plus frontalement au libre-échange à l’instar de Marine Le Pen, favorite des sondages en France, le chef du gouvernement canadien veut faire de la pédagogie et expliquer aux Européens les bénéfices de tels accords. Son cabinet souligne d’ailleurs un contexte d’inquiétude mondial « parmi les classes moyennes qui se sentent délaissées par rapport aux générations précédentes ».

« Il soulignera le fait que les accords commerciaux comme le CETA sont importants pour le monde plutôt que de dénoncer les montées du protectionnisme dans le monde », selon sa garde rapprochée. Et il pourrait trouver une alliée de poids en la personne d’Angela Merkel. Dans la foulée de son intervention devant les eurodéputés, Justin Trudeau rencontrera la chancelière à Berlin.

L’OTAN au menu

Outre les questions liées au libre-échange et à la préparation des réunions du G20, dont l’Allemagne assure la présidence en 2017, les deux chefs de gouvernement aborderont la problématique des migrants et des réfugiés.

L’OTAN fera également partie des discussions. Les contributions des 28 pays membres de l’Alliance atlantique seront notamment étudiées. Le 14 février, Jens Stoltenberg, secrétaire général de l’Alliance, s’est félicité que beaucoup de pays se rapprochent de l’objectif de dépenses militaires de 2% du PIB. Le Canada fait ici office de mauvais élève otanesque, lui qui alloue à peine 1% de son PIB pour le budget de la défense.

Mais selon le cabinet de Justin Trudeau, le chef du gouvernement canadien n’envisage pas de changer de politique : « Nous répéterons... que nous sommes satisfaits de notre contribution à l’OTAN. »

Au même moment, le ministre canadien de la Défense, Harjit Sajjan, sera à Bruxelles pour prendre part à une réunion avec ses homologues des pays membres de l’OTAN ainsi qu’à une conférence sur la sécurité à Munich.


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