«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

Les fédéralistes québécois rêvent en couleurs

Joyeux 482e anniversaire Canada !

mercredi 19 juillet

Alors que la première ministre de l’Alberta, Rachel Notley, organise cette semaine la Rencontre estivale 2017 des premiers ministres des provinces et territoires, il convient de souligner que la plupart des Québécois n’ont pu que difficilement célébrer le 150e anniversaire de leur fédération avec le même enthousiasme que leurs compatriotes du reste du pays. En effet, le Québec n’ayant toujours pas signé la Constitution, force est de reconnaître que la nation québécoise ne fait toujours pas officiellement partie de cette fédération dans laquelle les plus fédéralistes des Québécois se sentent « exilés ». Voilà pourquoi le premier ministre du Québec, Philippe Couillard, a cru bon de saisir cette occasion historique afin d’entamer un vaste dialogue sur la place du Québec au sein du Canada.

 

Certes, la fin de non-recevoir du premier ministre du Canada est regrettable. Mais elle n’empêchera pas cette importante discussion d’avoir lieu. Quoiqu’en pense Justin Trudeau, un seul homme ne saurait à lui seul imposer ses vues sur l’avenir du Québec et des autres provinces canadiennes. Si la majorité des Québécois souhaitent encore intégrer la grande famille canadienne avec honneur et dignité, ils n’en restent pas moins libres de leur futur. Monsieur Trudeau doit donc comprendre que si le Canada continue de refuser d’accorder au Québec la place qui lui revient dans la fédération, les Québécois n’auront pas d’autre option que de prendre leur destinée en main.

 

Heureusement, monsieur Trudeau a su démontrer par le passé qu’il sait réajuster ses positions lorsqu’il se rend compte qu’il s’est trompé. On se rappellera, par exemple, qu’il a enfin accepté de reconnaître la nation québécoise au sein du Canada, et ce, après s’y être farouchement opposé. Voilà qui est tout à son honneur ! Mais si Justin Trudeau ne sait pas saisir la main tendue de Philippe Couillard, c’est un rendez-vous crucial avec l’histoire qu’il manquera inéluctablement. Qu’on se le tienne pour dit : l’histoire du Canada et du Québec continuera de s’écrire, avec ou sans lui.

 

Un Canada de diverses cultures

 

À ce titre, le temps est venu de célébrer l’ouverture qui caractérise notre pays en reconnaissant la nature multiculturelle, mais aussi multinationale, d’un Canada qui est composé de diverses cultures, certes, mais aussi de diverses nations et de multiples Premières Nations. À l’heure de la réconciliation, les Québécois comme leurs compatriotes autochtones doivent prendre la place qui leur revient dans leur pays, tant sur le plan historique que constitutionnel.

 

Pendant que les souverainistes rêvent encore d’une république indépendante, les Québécois fédéralistes, eux, continueront de se battre pour reconquérir leur pays et affirmer leur contribution à notre histoire canadienne commune. Ce n’est donc pas le 150e anniversaire que les fédéralistes nationalistes du Québec fêteront cette année, car leur Canada est bien plus vieux que cela.

 

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