«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

Saboteur ou fossoyeur ?

Il s’est trompé de parti

Jean-François Lisée se fait hara-kiri !

Le PQ en phase terminale

Editorial de Vigile
dimanche 12 mars
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Dure semaine que le chef du Parti Québécois, Jean-François Lisée, vient de passer. En annonçant son engagement en politique active dans le camp de Québec Solidaire, et en se démarquant fermement de la politique à l’ancienne du PLQ et du PQ, Gabriel Nadeau-Dubois a saboté tout espoir de rapprochement ne serait-ce que tactique avec le Parti Québécois en vue des prochaines élections. Voilà le PQ réduit à se partager l’électorat centriste francophone avec la CAQ, sans être disposé à jouer la carte identitaire.

Et comme si ce rétrécissement de sa surface politique n’augurait pas déjà suffisamment mal des chances du PQ de reprendre le pouvoir, Lisée l’a encore réduite en déclarant, dans le cadre d’un reportage d’Enquête (Radio-Canada), que « les partisans de Marine Le Pen n’ont pas leur place au PQ », sans sembler se douter qu’ils sont très nombreux dans ses rangs et au Québec.

Lisée ne semble pas comprendre que les sympathisants de Marine Le Pen au Québec ne sont pas tant des partisans du Front National que des souverainistes opposés au mondialisme et au multiculturalisme à la sauce Trudeau.

Il semble également ignorer que l’un des premiers à avoir identifié les faiblesses du mondialisme, son caractère idéologique, et le retour inévitable à l’État-nation lorsqu’il aurait fini de malmener l’économie mondiale, était justement un intellectuel canadien de stature internationale, John Ralston Saul, l’époux de l’ancienne gouverneure générale Adrienne Clarkson, dans un ouvrage d’une clairvoyance extraordinaire paru en 2005, intitulé The Collapse of Globalism and the Reinvention of the World .

Malheureusement, la traduction française de cet ouvrage parue chez Payot en 2006 laisse à désirer, à commencer par le titre, La mort du globalisme, alors qu’il aurait fallu dire L’effondrement du globalisme, pour marquer son caractère graduel. Néanmoins, la jaquette de l’édition française comporte une mention qui résume bien la thèse de l’ouvrage :

« Il y a trente ans, la globalisation surgissait, balayant tout sur son passage. Ses apôtres, les néolibéraux, proclamaient que ce mouvement était inéluctable et que, pour leur plus grand bonheur, toutes les sociétés seraient désormais organisées autour d’un seul élément : l’économie. Ils nous demandaient de les croire ; nous les avons crus.

En vérité, la globalisation n’était pas une fatalité, mais une idéologie, une théorie expérimentale visant à remodeler simultanément les paysages économique, politique et social. Or, tout montre aujourd’hui que cette idéologie-là est en train de mourir. »

Elle serait morte il y a dix ans, à l’occasion de la crise financière de 2007, si les grandes banques centrales n’étaient pas intervenues massivement pour tenter de la juguler. Tout au plus sont-elles parvenues à reporter l’échéance, et tous les signes pointent désormais vers un dénouement imminent.

Pour en revenir à Jean-François Lisée, un bon nombre de ses interventions depuis son élection à la tête du PQ nous ont permis de comprendre qu’il partage cette idéologie, aux antipodes du souverainisme. Je l’ai souligné lors de sa déclaration sur le Brexit en juin dernier, et encore tout récemment, en suggérant à chaque fois qu’il lui restait du temps pour redresser la barre.

Mais le pire est que Lisée ne sait pas de quoi il parle. Il reproche entre autres à Marine Le Pen et au Front National l’article 38 de leur programme qui préconise de donner priorité aux travailleurs français sur le marché de l’emploi, une préférence qui figure pourtant dans le Rapport sur les plans et priorités 2014 - 2015 de Citoyenneté et Immigration Canada sous la forme suivante :

« Nous nous employons à réaliser un engagement que le gouvernement a pris dans le cadre du plus récent discours du Trône, à savoir celui de procéder à une réforme complète du Programme des travailleurs étrangers temporaires de manière à ce que l’on puisse accorder la priorité aux Canadiens lorsque des emplois sont disponibles et soutenir les intérêts économiques canadiens, y compris ceux découlant d’accords et de partenariats internationaux. »

Après les événements de la semaine passée, il est désormais clair qu’il n’a aucune intention de redresser la barre. Il se comporte exactement comme s’il s’était trompé de parti, ce qui expliquerait pourquoi il tenait tant à ce rapprochement avec Québec Solidaire qui lui aurait permis de justifier sa dérive vers une posture et des positions semblables à celles des socialistes français, pourtant en pleine déroute, avec lesquels il se sent en symbiose.

Avec sa menace d’excommunication des partisans de Marine Le Pen du PQ, Lisée vient de se faire hara-kiri. Un bon nombre d’entre eux avaient déjà pris la décision de se désintéresser du PQ pour réinvestir le Bloc Québécois sur la scène fédérale à l’arrivée de Martine Ouellet, sentant leur engagement souverainiste beaucoup plus sûr entre ses mains qu’entre celles de Lisée. D’autres chercheront à lancer un nouveau parti souverainiste en remplacement du PQ, et celui-ci se videra de toutes parts comme l’Union Nationale au début des années 1970.

L’avenir du PQ serait-il derrière lui ? Avec à sa tête Jean-François Lisée, c’est certain.

Commentaires

  • Pierre Bourassa, 29 mars 09h02

    ’’...dans le cadre d’un reportage d’Enquête (Radio-Canada), que ’’ les partisans de Marine Le Pen n’ont pas leur place au PQ ’’

    L’Entretien Politique : Marine Le Pen - France 2 -
    Marine Le Pen étrille Pujadas au JT de France 2,un entretien à bâtons rompus.28-03-2017
    Çà nous rappelle la période pré-référendaire de 1995.
    https://www.youtube.com/watch?v=28qsMG_BO5I

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  • Monique Moquin-Normand, 25 mars 15h10

    Merci, monsieur Le Hir, d’exprimer clairement ce point de vue si peu "politiquement correct" semble-t-il dans plusieurs cercles "indépendantistes". Ce que je fais parfois, mais tout-de-même avec une certaine crainte du rejet ou à tout le moins d’une certaine mise à distance. Peut-être que ça existe déjà mais je ne l’ai jamais vu : existe-t-il des occasions d’échanges, en personne, pour ceux qui aimeraient faire autre chose que parler et s’astiner mais plutôt se renforcer, se soutenir au niveau du partage de l’information, de l’écriture ou des propositions à véhiculer, etc.? J’aimerais beaucoup en être informée.

  • Robert J. Lachance, 21 mars 13h27

    Avec respect M. Le Hir, j’ai compris que le message de Joseph Facal, fort divertissant, je perds à ne plus le lire régulièrement, portait davantage sur le parti que sur le chef. On ne peut pas être plus clair : « Le « mon’onc », c’est le PQ. La fille, c’est QS. » JFL n’est pas là, là las !

    Que dis-je davantage que sur le chef ! non, complètement sur le parti ; rien contre JFL le chef.

    http://www.journaldemontreal.com/2017/03/16/la-blonde-au-bar Joseph Facal

    Vous m’avez incité à relire Joseph dans Quelque chose comme un grand peuple, Boréal, 2010, l’ouverture et le premier chapitre : D’où nous venons. L’Ouverture se sous-titre Comprendre pour mieux agir. Le premier chapitre vaut trois courts cours d’histoire du Québec selon autant de credo en moins d’une heure.

  • Robert J. Lachance, 19 mars 13h49

    Il s’est trompé de parti ?

    Est-ce que le PLQ en aurait voulu ? Non !

    Est-ce que QS en aurait voulu ? non !

    Est-ce qu’Équipe Adrien Pouliot en aurait voulu ? non !

    Est-ce qu’Option nationale en aurait voulu ? non !

    Est-ce que le Parti vert en aurait voulu ? non !

    Est-ce qu’Équipe autonomie en aurait voulu ? non !

    Est-ce que NPD Québec en aurait voulu ? non !

    Pour ce qu’il envisageait, en toute connaissance claire et rigoureuse du contexte dirait JRM Sauvé, il a choisi le PQ et il a été retenu par une marginale majorité de membres. Doris Lussier aurait dit l’argent longuement gagné et le vote ethnique, sans doute ... Oui Monsieur !

    Est-ce que Citoyen au pouvoir du Québec (antérieurement le Parti des sans parti) en voudrait ?

    On verra après le congrès du PQ en septembre et le résultat du vote de confiance prévu à cette occasion à l’endroit de JFL comme chef.

    La politique et le politique sont communication et le sens de la communication, JFL l’a la chose pour l’avoir reçue de ses parents ; la chose pour ne pas dire l’affaire comme Sylvain Lelièvre et confondre avec les "vraies affaires" du chef du PLQ.

  • Marcel Haché, 19 mars 13h19

    Depuis Jean Chrétien, la « constitution » n’est plus un thème porteur. En se forçant beaucoup-beaucoup, on pourrait peut-être considérer la constitution comme un thème porteur pour un gouvernement, un gros peut-être en effet, mais certainement pas porteur pour un parti d’opposition bientôt en campagne électorale.

    Depuis Donald Trump, nous sommes entrés dans l’ère de la politique « coup de poing » et « coup de gueule ». Le temps des « grand-messes » est terminé. Les grands prêtres de ces « grands-messes » somptueuses, autoproclamés libérateurs de peuples pour l’occasion, ce temps s’achève dans le silence d’un immense champ de ruines. Le temps des péquisteux s’achève, en effet.

    Le R.I.N. n’a pas un grand passé, non, mais il pourrait avoir de l’avenir…On jase.

  • Jean-Claude Michaud, 18 mars 09h39

    Article intéressant et pertinant dans le débat souverainiste contre globaliste :

    http://impertinence.over-blog.com/2016/03/souverainistes-et-mondialistes-le-nouveau-clivage-politique-francais.html

    Lisée ne semble pas de son côté comprendre cela mais il est peut-être au service du globalisme sous le couvert d’une souveraineté dans une union à l’européenne.

    Je pense que le camp souverainiste souffre d’une profonde division entre le courant bleu conservateur (nation, patrie, indépendance, intégration des immigrants à la nation, patrimoine historique et culturel) versus le courant rouge libéral (pro-mondialisation, dilution de la pleine souveraineté, multiculturaliste, libre-échange, idéologie politiquement correcte et censure de la libre pensée.

    Le PQ est né d’une aile libérale rebelle parce que souverainiste-associationniste dirigé par René Lévesque et que les idées furent rejetés par le PLQ de l’époque mais ce courant était libéral et s’est associé avec le RIN et le RN qui était vraiment indépendantiste et n’était pas libéral mais composé de sociaux-démocrate et de conservateurs.

    La gauche nationaliste et des travailleurs cherche un mouvement pour canaliser son idéologie alors qu’elle n’a plus tellement sa place ni au PQ ni à Québec Solidaire. Le Bloc, Le Parti indépendantiste et le nouveau parti de Rambo Gauthier pourraient aller chercher les votes de ce courant de pensée.

  • 16 mars 20h15

    Désolé d’interrompre vos savantes réflexions pour un bulletin pas vraiment spécial.

    Ce soir à 24/60 Radio-Canada, sur le panel Anne-Marie Dussault s’entretient avec Josée Legault et Alain Dubuc.
    Alain Dubuc de Gesca La Presse, fidèle à son habitude partisane libérale s’est comporté de façon abjecte en prenant la défense des ministres Lessard et Coiteux balayant toutes les critiques et les nombreuses dénonciations amplement méritées de la population qui exigent la démission des deux paisibles ministres trop occupés au restaurant ou autre pendant qu’il y avait péril à la demeure.
    Aux dernières nouvelles, le sous-contractant déneigeur de l’autoroute 13 est un donateur à la caisse libérale.

  • Jean Brilland, 16 mars 10h00

    Merci monsieur Lachance pour cette générosité. Vos tableaux sont fort utiles pour l’analyse de la situation, en particulier celui sur le taux de natalité au Québec.

    Monsieur Carmichael, c’est la voix citoyenne qui doit se faire entendre, les politiciens ont perdu notre confiance.

  • Richard Le Hir, 16 mars 09h58

    Mon ancien collègue du PQ à l’Assemblée Nationale est encore plus raide que moi à l’endroit de Lisée ce matin dans le journal de Montréal. Son message ? « Tasse-toi mon’onc ! » En politique, le ridicule tue.

    http://www.journaldemontreal.com/2017/03/16/la-blonde-au-bar

  • Robert J. Lachance, 16 mars 09h26

    « Il me semble que le PQ doit relever l’affront que vient de lui faire M. Nadeau-Dubois. S’il ne ramasse pas le gant, le PQ sera vu comme un "pissou ». François Ricard »

    Catherine Fournier et Paul St-Pierre Plamondon l’ont fait gentiment le 10 mars. Heureuse coïncidence, Jean-François était en voyage.

    vidéo http://pq.org/video/reaction-a-larrivee-de-gabriel-nadeau-dubois/

    texte http://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1021574/le-pq-invite-nadeau-dubois-a-se-montrer-plus-parlable?isAutoPlay=1

    Illes (elle et il) démontrent une volonté de faire de la politique autrement. Les baby-boomers dominent encore électoralement mais ne domineront plus en 2022. Catherine, Paul et Gabriel regardent l’avenir qui s’en vient plutôt que celui qui s’en va, celui des Marcel Chaput, André d’Allemagne et Pierre Bourgault.

    Vivement une doctrine indépendantiste « victoriable », acceptable par 55 % des Québécois, incluant les moins de 18 ans, par procuration d’un, deux ou trois parents le temps qu’il faut, bien entendu.

    Possible que QS soit un paradoxe politique M. Ricard. Notre modèle démocratique est un paradoxe. L’image jointe l’expose. L’avenir qui s’en va domine outrageusement l’avenir qui s’en vient et notre taux de maternité depuis 40 ans n’arrange pas les choses.

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  • Pierre Marchand, 16 mars 08h56

    « Pascal Lamy : « Je suis inquiet car l’euro pourrait ne pas résister !! » »

    Charles Sannat 16 mars 2017

    Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,

    Lamy est un ex-grand mamamouchi du libre-échangisme et vous avez la vidéo de sa dernière intervention tout en bas de cet article.

    Pascal Lamy est l’ancien directeur général de l’OMC, l’Organisation mondiale du commerce. À la base, c’était un socialiste bon teint, ayant traîné ses guêtres de gauche dans les sillages de la « mittérandie ».

    Comme tous les mondialistes et les globalistes, le rejet de cette mondialisation par les peuples les inquiète au plus haut point.

    Pour eux, on est parti pour des années de chaos et de conflits, avec une augmentation du terrorisme, des problèmes immenses en Afrique, de gros problèmes de territoires, etc.

    Si vous osez exprimer ne serait-ce qu’une seule idée un peu gaullienne sur la France, son indépendance, si vous osez avoir une vision pour votre nation, vous êtes immédiatement qualifié de fasciste, de nazi et d’extrémiste.

    Il faut faire peur. Il faut faire peur car si l’on ne fait pas assez peur, alors les gens, les citoyens, parfaitement uni dans leur diversité, voteront contre cette mondialisation absurde, contre cet euro qui nous fait tous mourir à petit feu et contre cette Europe des multinationales que nous avions d’ailleurs rejetée lors du référendum.

    Tremblez donc si vous ne votez pas comme il se doit, c’est-à-dire contre vos intérêts propres.

    Et disons-le, notre intérêt est de faire travailler les gens d’ici, pas d’enrichir les Chinois de Chine aussi sympathiques soient-ils !

    Et il cite Antonio Gramsci

    « Le vieux monde se meurt, le nouveau monde tarde à apparaître et dans ce clair-obscur surgissent les monstres… »

    Pour Lamy, la mondialisation a permis de sortir 700 millions de personnes de la pauvreté… c’est vrai !

    Sauf que cette diminution de la pauvreté là-bas s’est accompagnée d’une augmentation de la pauvreté ici.

    En clair, nous avons vécu le plus grand transfert de richesses de l’histoire du monde… Et de ce transfert de richesse, vous avez été les victimes.

    Pourquoi pas « donner », mais donner et prendre sont deux concepts légèrement différents !

    Lamy aligne les « poncifs » sur « la mondialisation c’est bieeeen »…

    La mondialisation sans contre-pouvoir n’est pas bonne.

    Ce qui s’installe c’est le totalitarisme marchand et la dilution de toutes les nations dans un maelström mondialiste et un « gloubi-boulga » mondialiste.

    Nous en avons, une fois de plus la preuve, avec une mauvaise foi économique sans limite, mais pour la première fois depuis 40 ans, la peur a changé de camp.

    Les mondialistes tremblent, et c’est une bonne nouvelle.

    Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu. Préparez-vous !

    https://www.insolentiae.com/pascal-lamy-je-suis-inquiet-car-leuro-pourrait-ne-pas-resister-ledito-de-charles-sannat/

  • Gilles Verrier, 16 mars 00h15

    @ Gaston Carmichael

    Le Québec se trouve dans une situation fort difficile. Son élite politique est soumise au nouvel ordre mondial qui promeut la méfiance, voire la haine envers notre propre identité. La « gauche », QS, mène le combat des minorités (ethniques, sexuelles, religieuses, etc.), de concert avec Radio-Canada, la classe médiatique et le gouvernement du Canada, qui est à la pointe pour façonner l’opinion publique en vue d’un monde individualisé à l’extrême. La nation telle que nous la concevons, comme espace de continuité humaine enracinée doit disparaître, selon eux, pour faire place à la mosaïque des intérêts particuliers, éventuellement arbitrés par un obscure gouvernement mondial « éclairé ».

    Devant cet état de fait, nous nous situons dans un courant international de résistance qui refuse ce ténébreux destin. Nous n’avons pas la chance d’avoir chez-nous des Marine LePen, Alain Soral, Michel Drac, Pierre Hillard, Marion Sigault, qui sont tous passés par le Québec au moins une fois, sauf Michel Drac, mais nous pouvons les lire et les écouter dans Internet, ainsi que plusieurs autres « indignés » relayés occasionnellement dans la revue de presse de Vigile. Et il n’y a pas que les Français pour nous inspirer... et, selon le niveau, nous éduquer.

    J’ai déjà répondu à votre question sur le plan stratégique dans ma réponse précédente, situant l’étape dans laquelle nous nous trouvons comme celle de la reconstruction petit à petit d’une élite patriotique en rupture avec le nouvel ordre mondial. C’est fondamental. Essentiel pour pouvoir éventuellement peser sur le cours des événements politiques et cesser de les subir.

    Sur la question des élections de 2018, on peut être en désaccord, mais je suis convaincu aujourd’hui qu’elles ne revêtent qu’une dimension tactique, soit à juger au fur et à mesure des positions à prendre. Plus immédiatement, si un candidat indépendantiste se présente dans Gouin, comme Alexandre Cormier-Denis l’a déjà évoqué sous la bannière du Parti indépendantiste, je pense qu’il faudrait l’appuyer. Pour le reste, je ne recommande rien à personne car je ne vois pas pour l’instant d’organisation ou de parti qui mériterait un engagement sur le long terme, c’est-à-dire autrement que pour des considérations tactiques. Plusieurs considèrent que Lisée serait bien mieux avisé d’oeuvrer à un rapprochement avec la CAQ plutôt qu’avec Québec solidaire, cela m’apparaît être le simple bon sens. Mais compte tenu des propos extrémistes de Lisée contre Marine LePen, il faut se demander si l’union des Québécois de souche est à son programme. On peut en douter. D’ailleurs, je n’ai aucun pouvoir pour influencer ce type d’orientations péquistes. Comme tout le monde, je me contenterai de juger sur pièce.

  • Francois Ricard, 15 mars 18h35

    Un pays, comme une maison, se construit petit à petit. Une fois la maison construite, on pend la crémaillière. On a recours à un réféfrendum. Mais le pays doit d’abord exister.
    C’est ce que le PQ, depuis 1995, a oublié. Même quand il était au pouvoir.
    Le fait précède le droit. Nous devons dès maintenant oeuvrer à la construction d’un pays réel. Sa reconnaissance viendra plus tard. Et comme le disait Gérard Bergeron, « l’état devenait ce qu’il faisait ». Je crois que vous, M. Lisée, avez compris ce principe d’action.
    Pour le moment, le gros de nos débats consiste à nous demander quand va-t-on pendre la crémaillère ?

  • Jean Lesperance, 15 mars 17h12

    M. Carmichael,

    Vous demandez ce qu’on devrait faire eh bien ! je vais vous le dire. On demande à chacun des membres de l’exécutif : êtes-vous pour ou contre l’Union Européenne ? Puis par la suite, on vote une résolution qui met à la porte tous ceux qui sont pour. Un grand nettoyage s’impose et je vous propose une bonne façon de le faire. Il faut en finir une fois pour toutes avec tous les traîtres.

  • Gaston Carmichael, 15 mars 15h54

    @M. Verrier :

    J’entendais "Que proposez qu’on fasse en 2018 ?"

    Si on n’appuie pas le PQ, est-ce qu’on devrait voter blanc, voter ON, QS, ... ou tout simplement s’abstenir ?

    Ou, est-ce qu’on devrait faire un putsch au PQ, et relancer une nouvelle course à la chefferie ?

    Ou, quoi ???

  • Jean Lesperance, 15 mars 13h43

    Ce que les gens qui ont confiance en Lisée ne comprennent pas, c’est qu’il n’est pas indépendantiste mais simplement séparatiste de façade. Il faut savoir décoder le personnage. Le PQ depuis Parizeau n’a jamais eu vraiment un chef indépendantiste. L’indépendance en soi suppose une souveraineté économique, un état de se suffire à soi-même sans compter sur papa Canada. L’enfant qui part de chez lui mais qui demande constamment de l’argent à ses parents est peut-être indépendant parce qu’il ne vit pas chez lui mais n’est aucunement souverain, indépendant économiquement. On ne peut pas être souverain économiquement si on compte sur le Canada qui fait de nous des vaches à lait pour l’Union Europaïenne. Une fausse indépendance sans souveraineté ne peut nous être d’aucune utilité. La contrebande des riches, l’Aléna et autres accords de traîtres, ne rapportent rien à la classe moyenne et aux pauvres. Dans le fond, Lisée comme Trudeau sont des traîtres au service des oligarques, propriétaires de multinationales. C’est une lutte de classes, de gens qui ont des préjugés, qui croient qu’il doit y avoir des riches et des pauvres et qui donnent tous les pouvoirs aux riches dans le but d’être récompensés. Les jeunes de QS qui sont foncièrement socialistes ne peuvent être que déçus du PQ. Qu’on donne au PQ un chef comme Trump ou Marine Le Pen et les jeunes de QS vont se rallier au PQ. Le problème du PQ, c’est son chef qui n’a aucune crédibilité. Et le pire , ce sont ses coéquipiers qui l’appuient en silence, pour leurs salaires de carriéristes. Ils jouent le même rôle que les apparatchiks de l’ancienne URSS. En conclusion, Lisée est contre la véritable indépendance qui est la souveraineté économique. Lisée est déjà au pouvoir, il est au service de Trudeau.

  • Marcel Haché, 15 mars 13h04

    Puisque toute la stratégie des rouges consiste pour l’essentiel à diviser le vote des francos, la contrepartie incontournable des indépendantistes devrait être le rassemblement des votes du Nous…

    Un gouvernement péquiste- si une telle possibilité existait vraiment, rien n’étant moins sûr par ailleurs- pourrait s’employer à Nous « réunir ».

    Le choix des moyens pour Nous « réunir » n’est pas si grand…Et ce n’est certainement pas en enfourchant la vieille picouille de la discorde et du référendum que le vieux jockey de l’Indépendance y réussirait…On jase.

  • Pierre Marchand, 15 mars 11h28

    Mon grand-père me disait : « Mon jeune ! Tu sais, tu peux amener ton cheval à l’abreuvoir mais tu ne pourras pas le forcer à boire s’il ne veut pas. »

    Justement ! Le problème c’est qu’on ne le mène pas à l’abreuvoir, mais à l’abattoir..., chez les mondialistes, les banquiers centraux, les financiers et les prédateurs sataniques de ce monde !

    Aujourd’hui, le roi est nu ; nos politiciens sont déculottés ; de plus en plus d’hommes et de femmes les voient sur leur vrai jour ! Et c’est très choquant pour eux ! C’est la perte de la face ! Et les adorateurs d’idoles le prennent très mal lorsqu’on désacralise leurs grands culs !

    Mon grand-père me disait : « Mon jeune ! Tu sais, tu peux amener ton cheval à l’abreuvoir du mondialisme mais tu ne pourras pas le forcer à boire s’il ne veut pas. »

    Ça c’est vrai !

    Aujourd’hui les adeptes du mondialisme sauvage veulent obliger les peuples et les nations à adhérer à la nouvelle religion mondiale ! Ils n’y parviendront pas ! Jamais ! Pas aujourd’hui ! Il y a maintenant trop de conscience chez les peuples !

    Mais ils s’entêtent quand même ! Et plus ils paniquent, plus ils s’entêtent ! Ça devient gênant pour eux ! Ce sont vraiment de gros egos imbus d’eux-mêmes ! Ils croient qu’ils y arriveront en insistant, en en remettant une couche, deux couches, trois couches..., pis en en remettant désespérément, comme une machine sans âme le ferait ; par la propagande hystérique démultipliée qui frise la folie, l’acharnement maladif... par les magouilles incessantes de plus en plus dévoilées en quelques heures par la vivacité d’esprit des peuples, par les opérations sous fausses bannières bidons à répétition...qui manque d’originalité tellement ils sont prévisibles aujourd’hui par leur nullité et l’absurdité de leurs scénarios, et que tous le monde voient maintenant à la clarté du jour ! C’est fantastique !

    Bref, leur chat est mort, même s’ils ne veulent pas l’admettre et s’entêtent, niant la situation ! Et ce n’est pas la faute des peuples ! Même les oligarques et les mangeurs de balustres ne peuvent pas être blâmés ! On ne peut blâmer un inconscient, un aveugle, une machine !

    Et c’est très frustrant pour eux d’être mis à nu comme ça !

    Avant d’œuvrer réellement, de créer quelque chose d’intelligent, de pertinent, de solide, qui sert bien les peuples et tous les hommes, ce système, ses institutions, et ses adorateurs ; leurs espérances, leurs ambitions, leur plan, doivent s’écrouler totalement et se dissoudre !

    Et ce sont les éléments de la nature qui s’en chargeront ! La terre, l’eau, l’air et le Feu ! Pas l’homme ! Il ménage la chèvre et le chou ! Il bougera seulement que lorsqu’il y sera obligé !

  • Gilles Verrier, 15 mars 11h16

    @ Gaston Carmichael qui écrit :

    « ... Et, qu’avez-vous de concret à proposer, M. Verrier ? »

    La prise de conscience est toujours le premier pas vers la liberté.

    Concrètement, j’ai envoyé mes 100$ à Vigile hier. Je soutiens Le Bonnet des patriotes, l’Action nationale, Le Québécois, etc. Le 7 janvier j’ai participé à une entrevue avec Yves Michaud, que vous pouvez trouver ici :
    http://www.lebonnetdespatriotes.net/lbdp/index.php/video/videolbdptv/item/10181-entretien-avec-yves-michaud-le-7-janvier-2017

    J’aimerais faire d’autres vidéos avec des auteurs comme Christian Saint-Germain et L. Maurice Arbour, qui sont aussi des critiques acerbes de l’histoire officielle du souverainisme québécois.

    Beaucoup souhaitent que nous puissions peser davantage sur le cours des choses, mais avant il faudra constituer une masse critique de patriotes libres d’esprit et politiquement aguerris... débarrassés des mythes et des analyses complaisantes. Je tâche de contribuer à ce que nous franchissions cette étape pour devenir des gagnants.

    J’espère que je réponds correctement à votre question.

  • André Gignac, 15 mars 11h16

    Étant donné que l’indépendance a été pelletée par en avant, soit en 2022 par le PQ, il n’y a qu’une seule solution positive qui s’offre dans l’immédiat à ce parti pour le bien commun, soit celle de former une coalition avec la CAQ pour vaincre les libéraux en 2018 sinon le PQ est condamné à disparaître de la carte, le décompte est déjà commencé.

    André Gignac 15/3/17

  • Gaston Carmichael, 15 mars 09h21

    ... Et, qu’avez-vous de concret à proposer, M. Verrier ?

  • P.BouchFournier, 15 mars 01h21

    Par rapport à la propagande de Radio Canada, le PQ a toujours été sur la défensive. Lisée reprend la tradition du défaitisme par l’être défensif.

    Le PQ depuis R.Lévesque moins avec Jacques Parizeau s’est toujours voulu se donner une condition de parti politique irréprochable. B.Drainville qui est à la radio a repris cette sensibilité en entrevue avec GND, la recrue de QS en rappelant les politiques qu’il a fait adopter. Commentaire objectivement juste sur sa loi sur le financement public des partis, encore que cette loi permet aux ennemis du PQ de progresser ! Puisque à chaque fois qu’un parti fait des gains, l’État en proportion accroît le financement du parti tel QS. Sans oublier que cette loi en donne beaucoup du financement au PLQ, puisque dominant les suffrages. Une loi qui ne peut se passer du financement populaire pour financer les partis montre aussi ses limites mathématiques.

    Le PQ en -revenant au sujet- tout comme en pire maintenant QS, ont cette prédisposition a établir un programme de gouvernement tout en voulant changer le monde.

    Échec, échec, échec. Malgré, toutes les bonnes paroles d’un Drainville ou d’un Lisée. Ils se feront taper dessus et aussi sans raisons et par perversité parce que ce sont des ennemis à vaincre.

    Radio Cadenas a décidé d’associer le FN et le PQ tout en défaisant les réalités géopolitiques du monde réel.

    Nier les problèmes du globalisme, nier que le globalisme veuille éteindre les nations. Il n y a pas de problèmes ! Radio Cadenas doit dire la vérité, Lisée excommunie les péquistes qui n’auraient qu’un soupçon de compréhension du phénomène frontiste ! Christophe Gulluy est un auteur qui explique l’apparition de la France périphérique et de son lien électoral au FN.

    Il explique par la géographie et la sociologie les motivations des électeurs du FN. Évidemment, Radio Kremlin n’en n’a pas parlé ou en déformant tout.

    La réalité c’est que le système intellectuel, social du Québec a gardé de son catholicisme ce qui l’affaiblit le plus. Les libéraux eux projettent l’idée de la main invisible du marché d’Adam Smith et établissent que tout ce qui est vrai c’est comment le marché capitaliste satisfait les besoins humains par l’addition paradoxale des égoïsmes humains. La langue, les cultures nationales, la vie sociale par l’effet des traditions, la puissance passé du catholicisme, l’histoire des nations. Tout cela, le passé des nations c’est rien du tout sur le plan du collectif, des civilisations pour les libéraux.

    Tout est simple pour les libéraux, ce qui importe c’est de rendre individuel le rapport aux religions, à la nation, l’histoire de la nation. On appelle ça le multiculturalisme. Les Québécois subsisteront si chacun des Québécois INDIVIDUALISE son intérêt à la culture québécoise dont Gilles Vigneault, les films de Pierre Falardeau, individualise son rapport au français, individualise son intérêt à l’histoire du Québec ou aussi à celle de France. Pour les libéraux et pire les néolibéraux : le Marché est ce qui fait tout tenir c’est pourquoi on peut mélanger les populations, encourager le multilinguisme et rejeter tout ce qui est commun et tout ce qui est héritage commun.

    Les médias étant libéraux à Montréal et liés aux élites, les médias étant conservateurs-libéraux à Québec et liés à leurs actionnaires. Le camp nationaliste-souverainiste est accusé soit de racisme imaginaire évidemment soit de ringardise ou de réaction- réactionnaire.

    Les leaders patriotes ou dits patriotes sont plutôt frileux, craintifs, politiquement corrects ou positivement se présentant la main sur le cœur, portent en eux les dix commandements de la bible, la proclamation de l’éthique ou de la morale pure. Les Drainville, Aussant, Lisée, Nadeau Dubois se ressemblent beaucoup. Ils sont sur la défensive, peu GND, puisque son positionnement hostile et préventif au PQ -l’anoblit- pour les médias.

    Gilles Duceppe dans ses meilleures années comme chef du Bloc s’excusait beaucoup moins d’exister et considérait la nation comme respectable et ayant le droit d’affirmer ses droits et de faire avancer ses intérêts. Malgré, le poids de la défaite de 95, c’est Duceppe qui a le mieux fait sans être parfait dans la période post référendaire. C’est le Bloc avec ses victoires malgré les limites évidentes de celles ci jusqu’en 2011 qui a évité l’effondrement complet des forces souverainistes. Puisque, Lucien Bouchard, malgré son caractère irritable qui en 92-96 a été efficace contre Ottawa s’est écrasé en créant l’affaire Michaud dans un délire sur de l’anti, anti, anti sémitisme tout en restant passif surtout devant le chantage partitionniste et après Charest est arrivé.

    Le Québec donc en situation d’implosion politique ? Le PQ menacé par l’accumulation de -ses excuses- de donner raison aux adversaires en se prétendant plus libéral que les libéraux ? Les petits partis groupuscules qui se pointent c’est un signe qui ni le PQ, ni la CAQ, ni QS ne font vibrer.

    Rambo Gauthier, un indicateur qui serait bien plus qu’un accident.

    La crise politique au Québec demande de nouveaux leaders qu’on ne voit pas. Maintenir le même système politique à l’Assemblée nationale comme si la campagne présidentielle de Trump était nulle, comme si le Brexit était un accident cosmique. Je ne sais pas qui est le plus fou ? Le système ou ses critiques aussi humbles qu’ils soient par leurs moyens ?

    Si on était plus conscients de tous les manipulateurs, manipulations. On les écraserait par notre mépris !

    Sur le catholicisme, ses bons et mauvais côtés qui donnent le Québec et le monde occidental d’aujourd’hui en gros, en schématique.

    Le problème au Québec c’est qu’on a retenu que le pire du catholicisme :

    Le négatif du ou de ce catholicisme et ce qui l’a tué. Quoique, une part de son esprit est dans la gauche d’inquisition de nos jours. Lisons QS.

    L’humilité masochiste, après avoir été frappé, rendre l’autre joue, chercher à être plus catholique que le pape, peur d’être en faute, d’être identifié aux pécheurs, peur d’un jugement dernier, peur du jugement, culpabilité morbide, haine du corps. Dualisme, manichéisme complet entre le bien et le mal à un niveau donné, diabolisation des adversaires vus comme les serviteurs du diable, diabolisation de tout et de rien. On y -reconnaît notre gauche ou gôche- en France, au Québec

    La positivité du catholicisme, du christianisme : la transcendance, dépasser la condition sociale, la condition humaine, sa condition. Le désir de liberté qui est très chrétien dans la lutte du chrétien qui le constitue -pour le meilleur et le pire- dans sa lutte entre le bien et le mal dont le bien commun ressort et dont même le penchant pour le mal contenu par la confession publique ou privée peut être vu comme l’expérience vers une liberté indéfinie. La foi personnelle du catholique ou chrétien lui donne une force contre ceux qui pratiquent l’oppression et la répression sociale. Autre aspect positif du catholicisme : la considération de l’égalité entre les personnes, entre les nations.

    Je propose un article sur le sujet paru dans Causeur de JB Gravel et qui fait le lien entre le Québec et la France. Causeur est une rare publication papier et site web français qui s’intéresse au Québec.

    (Parenthèse)

    - Le Québec politique et historique -et non touristique- étant un des refoulements de la France car le Québec par la défaite de la France en 1760 rappelle la prise du pouvoir mondial du monde angloaméricain jusqu’à nos jours. Un refoulé est un refoulé, les Français dans l’édition livre et publication aiment nous oublier. La souveraineté du Québec nous rapprocherait considérablement de la France mais pour radio Cadenas c’est
    - on n’en parlera pas- !

    Le Québec en France : Causeur, hebdo souverainiste français et anti multiculturaliste.

    Québec : les nationalistes chamboulés par Le Pen
    Le FN est-il québéco-compatible ?

    De Jérôme Blanchet-Gravel

  • Paul Gagné, 15 mars 00h36

    @ Gilles Verrier

    Vous avez la plume facile, mais ce que vous avancez sur le PQ et JFL, ce ne sont que des présomptions voire des frustrations.

    Vous dites : « Incroyable, après quarante ans de stérilité péquiste. » Et que dites-vous des cent cinquante ans des libéraux ! À ce que je sache, le PQ n’a pas été au pouvoir en continu pendant 40 ans. C’est à croire que vous seriez heureux que les libéraux reprennent le pouvoir pour un autre 4 an et plus.

    La vie politique n’est pas simple. Encore moins pour un parti dont l’objectif est l’indépendance. Mon grand-père me disait : « Mon jeune ! Tu sais, tu peux amener ton cheval à l’abreuvoir mais tu ne pourras pas le forcer à boire s’il ne veut pas. »

    Ainsi en est la majorité des Québécois en ce moment et JFL l’a compris. Et il sait pertinemment qu’il a du pain sur la planche pour le grand ralliement. Je ne voudrais pas être à sa place mais il a mon appui.

  • Gilles Verrier, 14 mars 22h20

    Monsieur Carmichael :

    Je comprends votre frustration qui est partagée par plusieurs. Lisée ne fait que poursuivre la tradition des Lévesque et Parizeau. Vous faites appel à la mémoire de Lévesque pour vous conforter, ce qui n’est pas gagnant en ce qui me concerne. Ceux qui m’ont lu en partie (87 articles, à part les archives depuis 2002) connaissent mes analyses du « péquisme ». L’histoire retiendra René Lévesque comme l’homme du « beau risque » ; un fédéraliste créateur et indigné, mais néanmoins fédéraliste fini. Parizeau dira à son tour, je ne le cite pas textuellement mais le sens y est : « on a eu beau chipoter sur les tricheries, mais les résultats étaient là ». Il justifiait par ces mots a posteriori son renoncement à rebondir dès la première annonce des résultats de 1995. Jean-Martin Aussant serait, dit-on pompeusement, l’héritier. Voyez son parcours ! Pardonnez-moi, mais l’histoire du PQ n’a rien de glorieux. Mais ce n’est pas si grave. Nous avons la chance d’avoir une histoire plus ancienne qui porte beaucoup de gloire. Est-ce pour cela que tous les gouvernements, PQ inclus, ont préféré ne plus l’enseigner ?

    Aujourd’hui, Lisée s’essaie pour un nouveau tour de piste. Rien de nouveau. Pour lui, c’est l’indépendance en crachant sur la volonté d’indépendance et de souveraineté des autres peuples. En particulier lorsque celle-ci semble animée d’une certaine authenticité, comme elle se manifeste apparemment chez nos cousins Français. Éventuellement discutables, forcément discutables, les positions du Front national ne méritent pas la fatwa (votre mot) dont ce parti a été frappé par JFL. En tentant d’ostraciser le premier parti politique de France, le Québec retourne et s’enfonce dans la grande noirceur, la vraie, celle imposée par le brulôt Colborne ; pas celle de Duplessis, qui nous a donné tant de Groulx, de Marie-Victorin etc., son époque, imparfaite, a quand même été trop florissante pour être associée à la vraie grande noirceur qui nous frappe aujourd’hui.

    Les résultats médiocres et quasiment mortifères que nous ont donné plus de quarante ans de péquisme méritent que l’on brasse les cartes, sans le joker ; et qu’on se livre à une analyse sans complaisance de nos funestes échecs.

    Le problème du PQ a toujours été son fédéralisme sous-jacent ; lequel se vérifie, un, dans le rejet de l’esprit indépendantiste fécond et prometteur qui l’avait précédé (Marcel Chaput, André D’Allemagne, Pierre Bourgault, etc.), vague sur laquelle il a néanmoins surfé sans l’enrichir, jusqu’à ce qu’elle s’épuise. Et deux, dans son refus historique d’élaborer une doctrine indépendantiste pour le Québec : tout étant toujours trop compliqué, vraiment trop compliqué, en partant d’un projet de constitution...

    Résultat : Les péquistes, comme tout parti, n’ont désormais plus rien d’autre à proposer que de battre les libéraux ; rien d’autre que des feux de Bengale mais hautement fantasmés. Navrant. C’est ce que vous proposez ? Incroyable, après quarante ans de stérilité péquiste. Pour le faire, il vous faut vous boucher le nez, spéculer « ben fort » sur les véritables intentions de Lisée, que vous supposez au mieux. Sans naturellement pouvoir rien étayer. Suffit de fantasmer...

    Comme dirait Sisyphe : « Ce n’est qu’un combat, continuons le début ! »

  • Gaston Carmichael, 14 mars 17h13

    @M. Corbeil :

    « Vous êtes dans le champ si vous croyez que Lisée va prendre le pouvoir »

    Je ne prétend aucunement que Lisée va prendre le pouvoir. C’est lui-même qui le prétend. Je tente simplement de décoder son comportement et sa stratégie pour y arriver.

    Il ne l’aura pas facile. Nos adversaires mettront toutes sortes d’obstacles sur sa route. À ce moment-ci, nous n’avons pas vraiment besoin d’en rajouter. D’ailleurs cela serait parfaitement inutile parce qu’aucune alternative n’est sur la table pour le moment.

    S’il failli à la tâche comme vous le prévoyez en 2018, alors il y aura lieu de brasser la cage vigoureusement. Alors, serrons les dents, et attendons 2018.

  • Stephane Gagnon, 14 mars 16h53

    Ca fait 40 ans que la mort du PQ est annoncé et bizarrement tres souvent par un journaliste de La Presse ! Ca me fais toujours rire !

  • Gaston Carmichael, 14 mars 16h52

    @M. Verrier :

    C’est quoi cette manie de toujours vouloir être plus catholique que le pape ?

    Quand on affronte un adversaire qui ne recule devant aucun moyen, et qui gagne tout le temps, il faudrait en tirer certaines leçons.

    En 1980, alors qu’Ottawa violait systématiquement la loi sur le référendum, Lévesque insistait pour respecter scrupuleusement cette loi.

    Il a perdu. Mais il a perdu dignement, me direz-vous. Big deal !

    Ai-je besoin de vous rappeler l’indignité de nos adversaires en 1995 ?

    Je regrette, mais la politique n’est pas l’exercice propre que vous idéaliser. Si vous n’êtes pas disposer à jouer du coude, mieux vaut rester bien au chaud, dans le confort douillet de votre salon.

  • yves corbeil, 14 mars 15h32

    ’’La capture des désirs par le capitalisme néolibéral produit une déprime collective, qui s’exprime sous la forme d’une dépolitisation totale.’’

    Mais,

    ’’Les corps sont sortis dans les rues, et la province entière a été repolitisée par leur présence.’’

    Il y avait une écoeurantite aigüe et les indépendantistes ont su faire converger tous ces individus vers le projet du pays Québec. Le pays où ce n’est pas la couleur qui compte mais seulement la vérité et le partage égal dans la justice sociale.

    J’ai hâte que vous l’écriviez cet éditorial M.Le Hir

  • Robert J. Lachance, 14 mars 12h35

    « Les grands enjeux sont les mêmes : … Ils revêtent une importance existentielle, … le Québec se meurt depuis quarante ans et sa survie est désormais en doute. La patrie est en danger ! »

    Mettez-en !

    Pour faire géopolitique, une image vaut mille mots, la voici :

    JPEG - 412.3 ko
  • Paul Gagné, 14 mars 11h41

    @ Gaston Carmichael

    Voilà un commentaire tout à fait pertinent !

  • yves corbeil, 14 mars 11h31

    Gaston Carmichael, 14 mars 08h35

    Cher Monsieur,

    Les gens qui appui le PQ n’en peuvent plus des tergiversations qui durent depuis 76 avec quelques soubresauts référendaire mais timide, pratiquement en s’excusant pour le premier. Vous êtes dans le champ si vous croyez que Lisée va prendre le pouvoir malgré l’écoeurantite d’une majorité.

    Il est tellement rendu bas pour atteindre son but de s’asseoir sur le trône que je ne serais pas surpris qu’il fasse campagne dans le west island et dans les mosqués de la province l’innocent au lieu de se positionné sur les engagements de son parti, dont le premier un pays.

    Vous ne trouvez pas que ça ressemble pas mal aux caquistes cette façon de faire de la politique.

    Comme le dit M. Le Hir,

    Hara Kiri ou Ara qui rit de vous autres ceux qui croient encore à l’imposteur.

  • Marcel Haché, 14 mars 10h52

    « 1- Il sait que s’il prend position pour Marine Le Pen, que Couillard va l’accuser d’être raciste, xénophobe, divisif, etc... » Gaston Carmichael.

    P. Couillard n’a jamais eu besoin que JFL prenne position en faveur de Marine Le Pen pour accuser ses opposants, tous ses opposants, de souffler sur les braises de l’Intolérance. C’est plutôt navrant que le chef du P.Q. n’accuse pas plutôt Couillard d’être lui-même un anti-québécois, lui dont toute la stratégie politique consiste à Nous diviser.

    La grande frousse des péquisteux, c’est d’être accusés de quelque chose comme de n’importe quoi. Dès la naissance du P.Q., les péquisteux s’étaient comportés comme des peureux.

    Quand bien même Couillard se lancerait dans ses tirades habituelles sur la xénophobie, si JFL était le patriote qu’il veut faire croire qu’il est, si c’était un patriote, il ne se laisserait pas intimider par un pareil jaune comme Couillard.Si après 45 ans d’existence le P.Q. préfère encore resté couché, faudra pas qu’il se surprenne que l’électorat l’ignore.

  • Gilles Verrier, 14 mars 10h09

    @ Gaston Carmichael qui écrit :

    « 1- Il sait que s’il prend position pour Marine Le Pen, que Couillard va l’accuser d’être raciste, xénophobe, divisif, etc... »

    Il ne faut pas déformer la façon dont les choses se sont présentées. Il a dit que les soutiens de Marine LePen n’avaient pas leur place au Parti québécois. Il a redoublé de zèle pour prendre ses distances avec elle et la diaboliser. Pourquoi ce zèle ?

    Vous poursuivez :
    « 2- Il sait que (ou pense que) l’opinion québécoise a déjà été forgée par nos média mondialistes. Dans l’esprit de la majorité des québécois, Marine Le Pen est une personne à ne pas fréquenter. L’émission "Enquête" de la semaine dernière et le sondage CROP d’hier ont fait un excellent travail à cet effet. Ajouter à cela les journaux de Gesca qui s’appliquent à enfoncer le clou, et on peut comprendre que les média alternatifs ne font pas le poids. »

    Il devrait donc selon vous hurler avec les loups...

    « 3- Il pense qu’il n’est pas possible de renverser cette tendance, ou refuse d’assumer un tel risque.
    4- Donc, malgré qu’il pourrait avoir une certaine sympathie pour Le Pen, il ne peut pas l’exprimer au risque de rater le rendez-vous de 2018. »

    Votre point 4 est le plus purement spéculatif des trois derniers. Mais admettant que vous ayez raison, vous seriez en train de plaider en faveur de l’idée que pour faire de la politique il faut avancer masqué. Or, en dissimulant ses positions, en se faisant élire sous de fausses représentations, vous insinuez qu’une fois au pouvoir, Lisée aurait (enfin !) les coudées franches pour montrer son vrai visage. En fait, vous semblez trouver bien qu’il soit faux sur toute la ligne : se faire élire avec certaines positions pour aguicher les électeurs et ensuite les trahir. Tout ce stratagème que vous imaginez serait pour remplacer des libéraux « qui ne sont pas honnêtes ». Beau programme !

    Les Québécois sont écoeurés de cette façon tordue de faire de la politique. Ils ont soif de vérité. Ce que vous faites, c’est de ravaler ce qui est de l’ordre des principes et du programme au niveau de la vulgaire tactique. Je regrette, mais je vous ai vu écrire des choses mieux inspirées.

    Vous finissez pas dire qu’il n’y a pas d’alternative ? Il pourra commencer à y en avoir une à partir du moment où les choses seront dites telles quelles sont, avec le souci et le courage de la vérité.

  • Gaston Carmichael, 14 mars 08h35

    @M. Drapeau :

    « J’ai déjà exprimé ma position ici sur Vigile sur le Front national. Je la répète. Je suis neutre par rapport au Front national : ça ne me regarde pas, je ne suis pas citoyen français. Que les Français fassent leurs choix eux-mêmes »

    Malheureusement, ce n’est pas ce que M. Lisée a fait. Il a explicitement pris fait et cause contre Marine Le Pen et le FN.

    Cette position de JFL est un peu étrange : Il refuse d’appuyer un parti dont l’article UN dit : « 1. Retrouver notre liberté et la maîtrise de notre destin en restituant au peuple français sa souveraineté (monétaire, législative, territoriale, économique). »

    Pourquoi ???

    M. Lisée est un cérébral qui sait mettre en sourdine ses émotions et ses convictions lorsque les circonstances le demandent. Pour lui, son objectif immédiat, qui doit dicter toutes ses prises de position, est de prendre le pouvoir en 2018.

    1- Il sait que s’il prend position pour Marine Le Pen, que Couillard va l’accuser d’être raciste, xénophobe, divisif, etc...

    2- Il sait que (ou pense que) l’opinion québécoise a déjà été forgée par nos média mondialistes. Dans l’esprit de la majorité des québécois, Marine Le Pen est une personne à ne pas fréquenter. L’émission "Enquête" de la semaine dernière et le sondage CROP d’hier ont fait un excellent travail à cet effet. Ajouter à cela les journaux de Gesca qui s’appliquent à enfoncer le clou, et on peut comprendre que les média alternatifs ne font pas le poids.

    3- Il pense qu’il n’est pas possible de renverser cette tendance, ou refuse d’assumer un tel risque.

    4- Donc, malgré qu’il pourrait avoir une certaine sympathie pour Le Pen, il ne peut pas l’exprimer au risque de rater le rendez-vous de 2018.

    À court terme, on peut donc considérer sa position comme rationnelle. Il n’a pas à considérer le moyen/long terme, parce que s’il ne gagne pas le court terme, le moyen/long terme n’aura plus aucune importance.

    Dans l’opposition, le PQ est complètement menotté. Il n’est pas maître de ses choix. Le dossier Le Pen en est une excellente illustration. Si le PQ-Lisée réussi à prendre le pouvoir en 2018, il aura alors beaucoup plus de liberté de mouvement. Espérons qu’il saura l’utiliser à bon escient.

    De prime abord, sa position nous apparaît choquante. Toutefois, il faut éviter de la lapider, et laisser la chance au coureur. D’ailleurs, avons-nous une alternative ?

  • Richard Le Hir, 14 mars 06h14

    Réponse @ Luc Drapeau

    Monsieur Drapeau,

    Le commentaire de Christian B. Rivard me dispense de vous répondre sur la question de mon rapprochement entre le programme du FN et celui du gouvernement fédéral sur la préférence nationale. Vous comprenez maintenant qu’il était tout aussi pertinent que justifié.

    Je constate cependant que vous persistez dans la défense de votre héros avec le même sens aigu de la tétratrichotomie et ce zèle déplorable que déploient les plus grands criminalistes dans la défense de l’indéfendable qui caractérisent toutes vos interventions.

    Le rapprochement entre le Québec et la France, ou même les États-Unis, doit être fait. Les grands enjeux sont les mêmes : mondialisation, démocratie, souveraineté, légitimité dans l’exercice du pouvoir, défense des intérêts supérieurs de la nation, etc. Ils revêtent une importance existentielle, et ne doivent en aucun cas être sacrifiés à des considérations tacticiennes immédiates et douteuses dans le meilleur des cas. À ce jeu, de retraite en retraite, le Québec se meurt depuis quarante ans et sa survie est désormais en doute. La patrie est en danger !

  • Luc Drapeau, 14 mars 04h08

    Merci Christian B. Rivard pour ces précisions. Elles montrent le danger des comparaisons d’un pays comme la France à une province du Canada comme le Québec. Les concepts sont subtils et il ne faut pas les mélanger. Vos précisions n’empêchent pas que vu de loin et étant donné la réputation du Front national par rapport aux immigrants, le concept de préférence française à l’emploi ressemble à l’interprétation qu’en a faite Jean-François Lisée.

    J’ai déjà exprimé ma position ici sur Vigile sur le Front national. Je la répète. Je suis neutre par rapport au Front national : ça ne me regarde pas, je ne suis pas citoyen français. Que les Français fassent leurs choix eux-mêmes : ils ont d’énormes problèmes à régler : la France est en crise.

    Une émission comme Enquête a obligé J-F Lisée à prendre une position que Philippe Couillard ne pourra utiliser contre lui dans des débats télévisés à venir. Voir le texte de Joseph Facal publié dans la section Actualité de Vigile sur ce que tentera de faire Couillard avec le rapprochement PQ-extrême-droite française. (Le nouvel épouvantail, Journal de Montréal, samedi, 18 février 2017)

    D’autre part, je trouve aberrantes les attaques du rédacteur-en-chef de Vigile contre J-F Lisée à partir du Brexit ou du Front national. C’est comme si il fallait absolument admirer le Front national pour être considéré comme un vrai patriote québécois. Cette posture idéologique ne tient pas la route. Je la condamne vigoureusement. Les grandes envolées de géopolitique amateure ne m’impressionnent pas. Même, je les trouve inopportunes et ridicules. Il m’arrive de penser que Richard Le Hir n’est pas fréquentable. A la Joute, lundi le 13 mars 2017 Luc Lavoie a fait référence à Richard Le Hir et à Vigile et c’était tout croche. Pauvre Luc Lavoie : quand il parle de l’identitaire, il fait dur.

  • Jean-Louis Pérez-Martel, 13 mars 23h25

    Pour en finir avec l’imposture des partis antipatriotes

    Bientôt nous allons avoir la possibilité de neutraliser les mercenaires de la politique au service des intérêts anti-québécois. Ce sera une démarche patriote-nationaliste basée sur un programme électoral inédit comportant des moyens politiques, financiers et électoraux destinés à se débarrasser de la caste politique cohabitant à l’ANQ, dû à la complicité partisane en raison de l’imposture qui la fait perdurer. L’actuel régime de corruption institutionnalisée et de népotisme consensuel en est le résultat. Il s’agit d’une caste opérant contre les intérêts généraux de la majorité des francophones de souche, la soumettant constamment au Pouvoir centraliste d’Ottawa.

    Pour cette caste, l’un des mécanismes sociopolitiques les plus efficients afin d’arriver à imposer cette soumission est l’expansionnisme multiculturaliste. Une soumission devenue, par la division électorale de ladite majorité francophone, le piège sociopolitique de la maintenir dans un état de soumission librement consentie , la rendant incapable de constituer une force unitaire de libération nationale, de progrès socioéconomique et de perspectives avant-gardistes.

    En exemple de l’imposture caractérisant cette caste politique cohabitant à l’ANQ en complicité partisane responsable de l’actuel régime de népotisme, de corruption organisée ainsi que sympathisant avec les mafias politiques catalanes dont le bras droit, Artur Mas, du capo di tutti capi Jordi Pujol, vient d’être condamné à une première peine, d’autres sont à venir en raison du saccage massif de fonds publics :

    Immigration et religion : Lisée blâme l’inaction de Couillard
    http://www.lapresse.ca/actualites/politique/politique-quebecoise/201703/13/01-5078312-immigration-et-religion-lisee-blame-linaction-de-couillard.php

    ***
    Lisée s’inspire de la feuille de route vers l’indépendance de la Catalogne
    http://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1020899/lisee-inspire-feuille-route-independance-catalogne-quebec-parti-quebecois

    ***
    Catalogne : l’ex-président indépendantiste Artur Mas condamné à deux ans d’inéligibilité
    http://www.lemonde.fr/europe/article/2017/03/13/catalogne-l-ex-president-independantiste-artur-mas-condamne-a-deux-ans-d-ineligibilite_5093734_3214.html#6hIYHYdO5jYSOSUL.99

    ***

    JLPM

  • ouhgo St-Pierre, 13 mars 22h56

    Du temps des luttes linguistiques de St-Léonard, celles qui ont semé la graine d’une éventuelle charte de la langue française (loi 101), quand la population ne reculait pas devant le projet de laïcisation de l’État et créait le Ministère de l’Éducation, puis celui des Richesses Naturelles, dans le but de devenir Maîtres chez Nous, il ne serait venu à l’esprit d’aucun média étroit d’esprit de critiquer le slogan : LE QUÉBEC AUX QUÉBÉCOIS !

  • Christian B. Rivard, 13 mars 22h48

    Luc Drapeau,

    Bonjour.

    Voici les faits :

    Programme du Front National

    Article 38 : Supprimer sur notre territoire la directive « détachement des travailleurs » qui y crée une concurrence déloyale inadmissible. Mettre en place une taxe additionnelle sur l’embauche de salariés étrangers afin d’assurer effectivement la priorité nationale à l’emploi des Français. [1]

    Qu’est-ce que le détachement de travailleurs ?

    Un travailleur « détaché » est un salarié envoyé par son employeur dans un autre État membre en vue d’y fournir un service à titre temporaire. Par exemple, un prestataire de services peut remporter un contrat dans un autre pays et décider d’envoyer ses employés exécuter ce contrat sur place. [2]

    Donc, le concept d’un travailleur « détaché » en France est la même chose qu’un
    travailleur étranger temporaire au Canada.

    [1] https://www.marine2017.fr/wp-content/uploads/2017/02/projet-presidentiel-marine-le-pen.pdf

    [2] http://ec.europa.eu/social/main.jsp?catId=471&langId=fr

  • Jean-Claude Michaud, 13 mars 21h40

    Lisée est décevant après un bon départ avec son discours inaugural lors de son élection comme chef. Il semble déconnecté des préoccupations des gens de la classe moyenne. Il a essayé de se rapprocher de Québec Solidaire mais va perdre les votes centristes et de centre-droite.

    Le PQ commence a ressembler au Titanic. L’avenir serait peut-être meilleur avec Jean-Martin Aussant comme l’a suggéré plusieurs commentateurs ici. Un homme qu’avait choisi Parizeau comme son successeur. C’est le Parti indépendantiste qui en ce moment malgré qu’il est marginal incarne le mieux l’idéal de l’indépendance au 21e siècle. Le PQ a manqué le bateau et Québec Solidaire est d’abord de gauche et plutôt multiculturaliste, ce qui veut dire un Parti Libéral de gauche radicale.

    La CAQ a des chances avec un programme nationaliste de battre les libéraux en 2018 et d’écraser le PQ de Lisée ce qui mènera à la montée d’un nouveau parti indépendantiste le Parti indépendantiste ou Option Nationale qui va essayer une dernière fois de faire l’indépendance nationale avant l’assimilation du Peuple Québécois qui sera bientôt dans quelques décennies un gros groupe ethnique francophone dans un Québec anglophone et multiculturel.

  • P.BouchFournier, 13 mars 21h04

    Cela se parle de plus en plus. Les chroniqueurs souverainistes ou nationalistes du Journal de Montréal critiquent JFL et son projet de convergence. Denise Bombardier dans ses plus et moins bons côtés, là un bon, écrit ces dernières heures que ce projet de convergence n’est pas attendu par le peuple et qu’on ne voit pas la pertinence de négocier des points majeurs comme le multiculturalisme avec QS. Le multiculturalisme avance à grands pas, madame Bombardier le prétend pertinemment comme d’autres plumes lucides.

    Montréal va finir par basculer en dehors de la majorité francophone d’origine canadienne française comme exprimé selon le jargon de Gérard Bouchard. Qui s’en préoccupe vraiment ? On s’en tient à l’idée qu’ils sont tous dans le 450 et non plus sur l’île.

    Justement, s’il n y a plus de franco-Québécois sur l’île de Montréal éventuellement, les individus francophones ne seront plus là pour inciter à l’intégration-assimilation des immigrants. Seule la minorité anglophone montréalaise aura son pouvoir d’attraction.

    Certains y pensent chez les commentaires internautes des articles du Journal : de convergence, il faudrait y penser plutôt entre la CAQ et le PQ car il est minuit moins cinq. La possibilité d’entente serait bien plus logique entre la CAQ et le PQ afin de défaire les libéraux puisque la priorité consiste à refaire ce que les libéraux défont depuis 2003.

    Couillard qui fait censurer une caricature qui l’assimile à un responsable musulman lapidant madame Houda-Pépin démontre son instinct de censure et illustre ceux qui nous gouvernent contre notre volonté politique.

    La caricature utilise des métaphores, des images puisque caricature afin de démontrer les failles majeures des politiciens ici comme ailleurs.

    Avec ce climat de censure qui s’installe progressivement. On peut penser que l’urgence consisterait à des pourparlers entre caquistes et péquistes afin de déloger les libéraux. C’est utopique ? Cela devrait l’être moins que de procéder à une entente entre le PQ et QS s’imaginant qu’on puisse revenir aux années 70 comme ça.

    La gauche québécoise de 2017 n’est plus celle de 1976 et c’est ce que les péquistes de la direction ne comprennent pas. La gauche comme partout s’intéresse plus aux minorités qu’aux majorités nationales et ceci est le point fondamental d’une gauche qui en Occident est devenu le lieu du nouvel establishment.

    La gauche échoue régulièrement aussi comme on l’a vu en Grèce, avec le Parti Syriza en 2015 qui s’est écrasé devant le rouleau compresseur de l’Allemagne globaliste qui contrôle Bruxelles.

    Le Québec s’en va dans le mur perdant possiblement l’île de Montréal éventuellement qui risque de devenir une ville anglophone et d’autre part une ville multiculturelle de ghettos comme Toronto parlant autant français qu’anglais et dont une troisième langue étrangère prendrait sa place par la force d’une communauté d’origine immigrante dans l’île. Cette description réaliste projette ce que sera Montréal selon les tendances actuelles.

    Le PQ devrait plutôt viser la CAQ plutôt que QS en termes de réelle convergence parce que l’arc démographique des francophones multi-générationnels se trouve maintenant dans la région de Montréal comprenant la Montérégie et Lanaudière et le début des Laurentides comme la seule victoire en dizaine de comptés du Bloc Québécois a témoigné en 2015.

    Après 14 ans de gouvernement libéral, les dégâts s’accumulent et l’immigration par la diminution des francophones sur l’île redevient soit communautarisé ou soit anglophone.

    La division du vote centrale entre la CAQ et le PQ est fatale au Québec.

    JF Lisée veut -voler seulement les électeurs à la CAQ-. Ce n’est pas la bonne approche dans un Québec en ruines sur le plan politique.

    Deux micro-partis encore plus fédéralistes en essence tentent d’émerger à Québec pour les années à venir.

    Un petit parti conservateur -vole des votes- à la CAQ dans la région de Québec. Le NPD-Québec va tenter d’atterrir en premiers pourcentages de votes. Le Québec a intérêt à ne pas voir les partis fédéraux avec leurs étiquettes se retrouver plus tard à l’assemblée nationale avec un ou trois députés.

    Donc, considérant les tentatives d’un parti conservateur et du NPD de prendre l’assemblée nationale d’ici cinq à huit ans. Il serait temps que des politiques comme JFL comprennent qu’il y a matière à négocier avec des partis à identification québécoise comme la CAQ bien davantage qu’avec un QS qui là a au moins un nom de parti québécois comme le PQ, la CAQ.

    La nation québécoise étant dans le laisser aller, ce n’est pas un hasard si les partis à la bannière fédérale se montrent le bout du nez. Le sujet est pour l’instant vu comme dérisoire et pourtant le prévisionniste mathématique des sondages : Brian Breguet a commencé à inclure dans ses données les 5 ou 7% de suffrages que le petit Parti conservateur va chercher à Québec.

    Le site Si la tendance se maintient ou Close too call qui se trouve bien dans un moteur de recherche donne des éléments sur la division du vote au Québec y compris pour l’instant comprenant des très petits partis. Ce qui en dit long sur la division du vote francophone. Qui en dit long sur le cul de sac politique au Québec.

    Tout comme la plus grosse division du vote ne touche pas le centre Est de Montréal et ses comptés de QS comme Gouin, il touche le 450, le centre du Québec avec Drummondville, toute la région de Québec comprenant les Appalaches donc la Beauce, une partie de l’Estrie, la ville de Québec et Charlevoix. Domaines électoraux que se disputent la CAQ et le PQ.

    Lorsqu’on analyse, on voit quoi ? une grande partie du Québec qui oppose principalement péquistes et caquistes pendant une élection où les libéraux sont rejetés majoritairement par des comptés à bonne ou forte majorité francophone.

    Tout est là monsieur Lisée, pourquoi vous obstinez vous à ce point à vouloir négocier avec QS pour principalement, les comptés du centre de Montréal dont Hochelaga, Rosemont certes votre compté, Gouin, Mercier et Laurier Dorion et peut être Verdun ? S’il est vrai qu’il y a un vote de 5 à 8% en faveur de QS sur tout le territoire du Québec, un 13% dans la circonscription de Sherbrooke, idem pour Taschereau, dans le vieux Québec, Grande Allée ou A.Maltais est député. Il n’empêche que les tendances principales du vote francophone ne se trouvent pas chez QS, à part le centre de Montréal.

    Si dans le contexte fédéral canadien électoral en 2015, Le PLC de Justin Trudeau a remonté la pente pour abattre l’obstacle du NPD de Mulclair. Il n’est pas dit que ce type d’exploit électoral se répète souvent. La condition du Québec n’étant pas celle de la puissance fédérale et du succès dynastique glamour à la Trudeau.

    Il devrait y avoir une ébauche de dialogue entre la CAQ et le PQ, aussi fou que cela puisse paraître parce que oui, les libéraux ont ce qu’il faut pour être réélus en 2018.

    Le blocage majeur c’est le caractère de parti unique du PLQ avant de pouvoir faire quoi que ce soit d’autre. C’est minuit moins cinq et ni Lisée ni Legault ne veulent voir le réel.

  • Luc Drapeau, 13 mars 20h15

    Monsieur Le Hir,

    quand vous écrivez « Saboteur ou fossoyeur » parlant de Lisée, est-ce que vous faites de la projection ?

    Vous écrivez :

    « Mais le pire est que Lisée ne sait pas de quoi il parle. Il reproche entre autres à Marine Le Pen et au Front National l’article 38 de leur programme qui préconise de donner priorité aux travailleurs français sur le marché de l’emploi, une préférence qui figure pourtant dans le Rapport sur les plans et priorités 2014 - 2015 de Citoyenneté et Immigration Canada sous la forme suivante :
    « Nous nous employons à réaliser un engagement que le gouvernement a pris dans le cadre du plus récent discours du Trône, à savoir celui de procéder à une réforme complète du Programme des travailleurs étrangers temporaires de manière à ce que l’on puisse accorder la priorité aux Canadiens lorsque des emplois sont disponibles et soutenir les intérêts économiques canadiens, y compris ceux découlant d’accords et de partenariats internationaux. »

    Puis-je oser vous demander des explications. J’aimerais bien comprendre. A l’émission « Enquête », Jean-François Lisée a dénoncé la partie du programme du Front national qui dit : « donner priorité aux travailleurs français sur le marché de l’emploi » au détriment d’autres travailleurs citoyens français mais issus de l’immigration.

    Au Québec, ça voudrait dire faire de la discrimination en rejetant d’autres citoyens canadiens habitant au Québec simplement à cause de leur nom ou parce qu’ils font partie d’une minorité visible. Lisée rejette cela. Ai-je bien compris et Marine Le Pen et Jean-François Lisée ? Je vous le demande car je voudrais bien savoir, moi, de quoi je parle.

    Vous écrivez que le gouvernement canadien veut « procéder à une réforme complète du Programme des travailleurs étrangers temporaires de manière à ce que l’on puisse accorder la priorité aux Canadiens lorsque des emplois sont disponibles et soutenir les intérêts économiques canadiens ». Là vous faites un énorme contresens car il s’agit « de travailleurs étrangers temporaires » qui ne sont pas citoyens canadiens et qui, donc, n’ont pas les droits des citoyens canadiens.

    Aucune comparaison possible entre l’opposition Le Pen-Lisée (sur la question de la priorité aux travailleurs français) et « le programme des travailleurs étrangers temporaires ».

    Alors je pourrais écrire imitant votre style polémique : « Mais le pire c’est que Le Hir ne sait pas de quoi il parle ». Toute votre argumentation basée sur du sable s’effondre.

    Si je fais erreur, je vous présenterai mes excuses. Car je vais vous dire honnêtement que ce genre de contresens est très étonnant de la part de quelqu’un qui laisse croire qu’il sait de quoi il parle.

    Luc Drapeau, 13 mars 2017

  • Réjean Asselin, 13 mars 18h35

    J F Lisée doit réparer les gaffes des chefs avant lui . Pauline a failli détruire la PQ . PKP comme chef a été la pire erreur que le PQ a fait car il aurait mangé une volée magistrale lors des débats télévisés pendant la prochaine campagne électorale . Et que dire d’ André Boisclair et le faux prête souverainiste Lulu Bouchard , l’ami des Desmarais .

    La convergence avec QS n’est peut-être pas la meilleur idée mais au moins Lisée veut faire des choses que ses prédécesseurs n’ ont pas fait . Avec Martine Ouellet le PQ s’ en allait a la dérive avec son référendum rapide alors que la projet obtient un pauvre 32 % d’ appuis . J’ai preis ma carte du PQ pendant la dernière course a la chefferie et j’ai voté pour Lisée . Jamais j’aurais fait la même chose avec le pauvre PKP qui chaussait des souliers trop grands pour lui !

  • Jacinthe R. Lef., 13 mars 18h23

    Pour les offusqués qui prétendent que madame LePen et ceux qui la supportent sont des racistes :

    ...Enquête (Radio-Canada), que « les partisans de Marine Le Pen n’ont pas leur place au PQ

    - Votre ’’pays’’ le Kanada supporte les NAZIS en Ukraine avec votre argent :


    Happy Rememberance Day, avec vos NAZIS en Ukraine !


    _http://espritdecorps.ca/on-target-4/on-target-nazi-connections-minister-freeland-deflects-and-latvia-openly-celebrates

    TAYLOR|nazi connections : minister freeland deflects and latvia openly celebrates

    _

  • Mario Goyette, 13 mars 16h46

    A Radio-Canada, on veille au grain

    Contenu désactivé à Radio-Canada

    Caricature de « mauvais goût » retirée après un appel du cabinet Couillard
    Le cabinet de Philippe Couillard a contacté vendredi dernier la « haute direction » de l’éditeur de journaux Transcontinental concernant la publication d’une caricature qui le dépeint en islamiste lapidant Fatima Houda-Pepin, a appris La Presse.

    http://www.lapresse.ca/actualites/politique/politique-quebecoise/201703/13/01-5078255-la-caricature-depeint-un-meurtre-denonce-couillard.php

    http://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1021978/couillard-immigration-sondage-crop-radio-canada-immigrants-xenophobie

  • yves corbeil, 13 mars 16h16

    À celui qui pense qu’il peut allé à guerre avec Lisée, bien tu te trompe. Ce gars là est aussi souverainiste que Legault. J’y crois encore au PQ de toute façon ya rien d’autre mais ça prends un chef qui tergiverse pas sur la séparation. Le parti est érigé là dessus le reste c’est après qu’on va le réaliser. Ç me tente pu d’envoyé mes taxes à Trudeau pour qu’y fasse ce qu’il fait avec mon argent, c’est valeur sont pas les miennes, ça vision bizounours fonner c’est pas la mienne non plus, pis son faux côté écologique en sortant du pétrole en 2100, bien c’est pas le Québec et la même chose avec les libéreux provincieux qui sont aux services des riches depuis que le parti existe.

    Donc fini le zigounage, si il veulent pas suivre en 2018 bien ce sera pour la prochaine élection ou la suivante ou la suivante. Les autres parasites qui veulent continué à promettre du vent pis des nuages y gouverneront jusqu’à temps que le peuple soit écoeuré, ouin bien écoeurer.

  • François Ricard, 13 mars 15h19

    Ou bien le PQ est capable de présenter un programme qui plaira à une partie importante de l’électorat ou bien qu Il reconnaisse son incapacité à le faire.
    Cette convergence bi-partisane est un exercice purement électoraliste qui est pour le moins incongru.
    Les membres et les sympathisants du PQ et nombre d’autre Québécois rejettent le multiculturalisme. QS tient mordicus au multiculturalisme.
    Les membres et les sympathisants du PQ et nombre d’autres Québécois veulent la laicité de l’état. QS, comme le PLQ, opte pour la neutralité de l’état.
    Les membres et les sympathisants du PQ et nombre d’autres Québécois sont pour l’intégration des immigrants à la société québécois. QS, comme le PLQ, vise à leur inclusion.
    Les membres et les sympathisants du PQ et nombre d’autres Québécois sont pour un meilleur contrôle de notre immigration. QS, comme le PLQ, veut augmenter le nombre sans restriction.
    Alors pourquoi cette quête effrenée pour une convergence qui, à l’évidence, est non seulement impossible mais nocive pour le PQ ?
    Le PQ doit immédiatement considérer QS comme un adversaire et affirmer sa divergence avec ce parti en présentant un candidat pour affronter M. Nadeau-Dubois
    Mmebres du comté de Gouin, réveillez-vous. Trouvez un candidat.
    Vous avez le droit de choisir le représentant que vous voulez. ce représentant, il me semble, devrait être quelqu’un de votre parti.

  • Gaston Carmichael, 13 mars 14h13

    Le slogan de Margaret Thatcher était "There is no alternative". J’ai bien peur que cela s’applique à notre situation présentement.

    Il est maintenant trop tard pour changer le pilote à la barre du paquebot PQ. Le prochain rendez-vous électoral est trop rapproché pour un troisième et dernier essai. Nous devons donc nous résigner à aller à la guerre avec JFL comme Général.

    Si on n’est pas disposé à aller se battre au front pour lui, on devrait tout de même essayer de ne pas lui nuire. Laissons passer 2018, et après, on verra.

  • Daniel Ouellet, 13 mars 14h12

    On peut presque pleurer lorsqu’on lit… "Il N’y a qu’une personne qui peut sauver le parti de René Lévesque et c’est " ...X ou Y.

    Le père Noël et la fée des étoiles n’existent que dans les contes et les livres.

    Outre la politique fiction dont plusieurs s’inspirent et rêvent, il y a la réalité.

    La gestion de salon n’a jamais mené loin, sinon qu’à la reconduction de ses frustrations, alors svp du réalisme envers ce qui se passe réellement dans la vie politique, avec ses incohérences il est vrai, mais également pleines de gestes qui permettent l’émergence vers des idées, un espoir, celui d’un pays.

    La démolition continue du seul parti pouvant nous y conduire et conséquemment de son chef ne nous donne rien, bien au contraire, car cela contribue à créer du cynisme et de la désaffection exactement comme les libéraux et QS le font envers nous.

    Sortez de votre salon, faite intensément du bénévolat comme plusieurs d’entre nous font et vous réaliserez que M. Lisée a créé un effet d’espoir et de consolidation, mais le tout demeure fragile, les forces qui jouent contre nous sont puissantes, tant à Ottawa qu’à Québec.

  • Gaston Carmichael, 13 mars 13h58

    @M. Brilland :

    Le video "Notre Home" a été financé par le Quebec Community Group Network, qui lui-même est financé par Ottawa. C’est de la propagande, on ne peut plus officielle.

    Pendant ce temps là, notre JFL dit ne pas vouloir dépenser un sou d’argent public pour financer la promotion du projet indépendantiste. Plus éthique que ça, tu ....

  • yves corbeil, 13 mars 12h58

    Il N’y a qu’une personne qui peut sauver le parti de René Lévesque et c’est Jean Martin Aussant.

    Je comprends que sa jeune famille est sa priorité mais le Québec a tout autant besoin de lui en ce moment charnière de sa déconfiture.

    Le travail qu’il s’est donné avec le chantier de l’économie sociale est des plus nobles. Mais avec le genre de politiciens qui sévissent sur notre état, son chantier ne va cessé de grossir si il ne vient pas s’attaquer à la base du problème qui le fait amplifier.

    Il n’a qu’a rentré au bercail et la transition se fera naturellement pour qu’il prenne la destiné de ce parti qui a perdu ses repaires. Ce n’est pas vrai qu’on va donné le pouvoir aux caquistes pour sortir Couillard et ses bandits à cravates de l’assemblée nationale et le jeune Nadeau-Dubois a bien mal parti sa carrière politique en se mettant à dos plus de la moitié de la population.

    Aussant, fait un effort pour sauver notre démocratie qui n’en est plus une depuis les années 80. On a assez perdu de terrain pour que tu refuse de revenir à la tête du parti qui t’a vu naître.

    Des bonnes têtes, jeunes et moins jeunes il y en a beaucoup au Québec, mais ça prends surtout une belle tête pour pouvoir les rassembler sous une même bannière et vous mettre tous ensemble avec l’appui de la population aux services de celle-ci.

    Merci d’y réfléchir sérieusement, il reste encore assez de temps pour stopper la dégringolade et surtout sauver le chantier de René Lévesque et sa magnifique machine parlementaire quelle fut à cette époque mémorable ou le Québec a vraiment commencé a progressé sur l’échiquier de la planète.

  • Jean Brilland, 13 mars 12h24

    "Notre home"...vidéo de JFL sur sa vision de l’intégration des immigrants. Merci à Yves Babin : https pour ce rappel ://www.youtube.com/watch?v=-jHLP8ej8f4&feature=youtu.be

    Ca en dit tellement long sur la couleur du jupon de JFL...

  • P.BouchFournier, 13 mars 10h51

    Le succès de Lisée à la chefferie repose sur le refus d’A.Cloutier comme candidat consensuel presque majoritaire par la direction du PQ, un Cloutier ressemblant beaucoup à ce qu’est Macron en France en tant que candidat présidentiel : un produit fini pour maintenir le statu quo et faire croire en un rassemblement sur du vide. Or, depuis son élection comme chef, JFL joue sur le dit -rassemblement-, ce qui est un refus d’une politique qui confronte et qui essai de changer les choses. Que plusieurs membres aient presque majoritairement endossés son refus ( au premier tour de la chefferie, JFL a obtenu 48 ou 49%) d’un référendum sur la souveraineté en 2018 a été vu comme un refus de réélire automatiquement les libéraux.

    Depuis la chefferie, Trump a été élu en novembre, un certain changement de paradigme s’effectue même si les élites internationales globalistes font tout pour refermer le couvercle avec Macron en France, l’État profond américain qui surveille Trump, le Brexit qui est confronté toujours à ses opposants et aux médias qui vont lancer leurs roches sur le processus dont le jeu avec les souverainistes écossais pour contrer la sortie de la GB de l’U.E.

    S’il y a une ouverture sur la souveraineté de nations puissantes comme les Américains, les Britanniques dans un contexte de leur amoindrissement de leur souveraineté suite à la délocalisation des entreprises et l’U.E, spécifiquement pour la Grande Bretagne. La souveraineté certes reste plus difficile pour les petites nations comme le Québec, la Catalogne et cette Écosse qui joue un drôle de jeu là. Néanmoins, lorsque les nations emprisonnées dans l’ex URSS sont sorties du monde soviétique pour leur indépendance en 1991, cela n’a pas nui à l’élection du Bloc de Bouchard en 1993 devenant l’opposition officielle, l’élection de Parizeau en 1994 et le résultat de 49% au référendum tout en se rappelant évidemment la ferveur des années Meech.

    Il y a une dynamique de la souveraineté, de l’auto détermination des nations depuis le Brexit et la contestation des grands traités, traités qui d’ailleurs ne sont pas tant que de libre échange qu’un laboratoire de mondialisation afin de procurer un début de souveraineté aux MULTINATIONALES à travers une uniformisation des échanges économiques et l’apparition de tribunaux d’arbitrage afin de bloquer l’intervention des États nationaux.

    Tout cela est évacué par Lisée qui maintient tous les axes habituels : gauche contre la droite exclusivement, positivité pleine de tous les processus dits de libre échange, conviction que les mouvements et partis dits exclusivement populistes seraient du type droite extrême comme si la réalité objective des difficultés majeures de l’euro qui ne favorisent que l’Allemagne et les grandes banques, cette réalité objective comprenant l’immigration non contrôlée en Europe et maintenant partout, n’était pas la source des -méchants partis populistes- qui à ce jour n’ont pas déclenchés d’émeutes, ni tué personne en comparaison de la mouvance terroriste islamiste.
    Un islamisme qui n’empêche pas Lisée de dormir et ce malgré qu’il est reconnu et ce en croissance et reconnaissance populaire au Québec même, qu’avec ou sans le terrorisme, l’islam identitaire créé des communautés en rupture avec les nations majoritaires créant par la démographie et l’immigration soutenue, un basculement de l’équilibre national dangereux par la multiplication de mosquées dont le discours des imams est celui militant du combat idéologique contre la mécréance des juifs, chrétiens et païens. Sans oublier, que les prières du culte récitées à chaque jour se donnent la peine de rappeler, le courroux ou irritation d’Allah suscité par les juifs qui alimentent la colère, irritation d’Allah contre les chrétiens qui imposent l’égarement, l’errance contre la vrai foi.

    Le multiculturalisme ou prétendu interculturalisme à la québécoise du PQ, les imams prenant souvent le coran à la lettre s’en rient bien et de tous les politiciens qui leur donnent le bénéfice du doute. Lorsque les études en croissance depuis l’attentat de Charlie Hebdo, rappellent la nature prosélyte et guerrière qui porte l’islam.

    L’islam libéral, pluraliste qui devrait ravir tous et chacun reste à inventer ce dont témoigne plusieurs intellectuels d’origine du monde musulman en rupture qui reconnaissent comme D.Benhabib et bien d’autres comme Boualem Sansal, un romancier algérien, la prédisposition très politique de l’islam et dont le message ultime est la théocratie.

    JF lisée offre donc son optimisme en permettant une dose de laïcité modérée, de francisation modérée, de gauche appropriée, de droite articulée sur la dé-bureaucratisation des PME avec une intention de rassemblement pour tous sans trop insister sur la nécessité pour le PQ de SOUTENIR directement la MAJORITÉ FRANCOPHONE dite de souche et comprenant les enfants de la loi 101 assimilés aux francophones de quelque couleur de peau ou d’origine.

    Avant l’élection de Trump qui a dérangé le nouveau chef puisque non préparé. Il s’est fait élire aussi en se démarquant de Cloutier en défendant la laïcité. Ce qu’il en a fait c’est de virer capot en sachant déjà que le projet de convergence avec QS demande de tasser la voie de la laïcité en l’amoindrissant en actions et en reléguant le niveau de l’immigration annuel à un commissaire non élu porté on s’en doute par le politiquement correct !

    Richard Lehir qui étudie la mondialisation globaliste depuis des années et qui suit la finance et le jeu de multinationales et des capitaux comme ceux de Power Corporation sait reconnaître des tendances et certains comme moi se sont réveillés depuis janvier 2015 par le terrorisme et par le sort subi par la Grèce au nom de l’Union européenne, la même année. Pendant qu’au Québec, Couillard saccage aussi notre pays par son austérité sauvage.

    Au Québec, majoritairement on continue de penser comme en 2013, tout en notant que le multiculturalisme créé plus d’anxiété qu’en 2007, l’année du rapport Bouchard Taylor.
    La condition politique de partis qui encerclent le PQ comme la CAQ et QS permettant 15 ans de gouvernement libéral se poursuit et l’élite majoritaire tente entre la gauche et la droite de faire l’avenir en étant plus coupé de l’actualité internationale que connecté.

    Rien n’est évident en politique mais la confusion de l’avenir l’emporte en politique québécoise. Les Aussant, Nadeau Dubois, Lisée sont nouveaux sans l’être et aucun ne dégage une voie vers la souveraineté qui passe par une revalorisation du Québec et de son identité. Mathieu Bock Côté serait celui qui ne fait pas de politique active qui est le plus outillé pour penser le Québec d’abord selon sa majorité sans trop de compromis avec le culte des minorités pour les minorités, celles ci étant déterminés même sous l’époque de Duplessis à rejoindre majoritairement la majorité canadienne anglophone par confort et sécurité.

    Que les Québécois ne sont dans le Canada que sa plus GROSSE MINORITÉ nationale niée ce qu’oublient les intellectuels gauchistes québécois de notre petite époque. Nous sommes Québécois une minorité, alors, la souveraineté serait l’occasion d’en sortir et constatons aujourd’hui que l’immigrant n’est pas fait pour reproduire son mode de vie qui l’a fait partir de son pays.

    Toutes ces observations expliquent le doute que JFL a alimenté depuis qu’il est devenu chef. La laïcité juste qui n’est ni fermée ni ouverte est un des critères de la souveraineté, c’est elle qui assimile les immigrants, les faits nationaux et relèguent les traditions et religions à la sphère privée afin de permettre la création chez l’immigrant non européen d’origine de la LIBERTÉ de CONSCIENCE qui invente le CITOYEN qui s’identifie à la nation.

    Autrement, l’absence de liberté de conscience chez les immigrants qui s’enferment dans des quartiers, dans des tiers de métropoles, cela ne fait qu’un retour aux collectivismes qui sont le déni justement des droits humains par l’appel de pratiques discriminatoires comme la subordination des femmes au patriarcat, aux hommes et dont la sexualité et l’expression sont condamnées.

    Voilà ce que tous les politiques comme Couillard, Trudeau, Coderre refusent de voir et ce que le PQ en partie refuse de voir aussi.

    Il prendra du temps pour sortir de cette époque trouble au Québec et partout !

  • Yves Babin, 13 mars 10h50

    Depuis les tout débuts de Jean-François Lisée en politique, jamais il ne s’est présenté comme un ardent nationaliste. Souvenez-vous du temps qu’il était ministre responsable de la région de Montréal (2012-2014), il avait même approché naïvement l’autre solitude en leur proposant une vidéo qui s’intitulait « Notre Home », cette affreuse mélodie du bonheur dédiée aux bisounours. Lisée est un intellectuel au même titre que Stéphane Dion, des gens déconnectés de la base et oeuvrant pour un monde, leur monde, globaliste et multiculturaliste. J’ai toujours été membre du PQ mais là je n’ai pas renouvelé ma carte. J’attends ! Comme je ne veux pas voir mon rêve disparaître, celui où le Québec va devenir un État à part entière, je me garde (encore) un petit espoir de voir Lisée démontrer ce qu’il a dans le crâne en espérant qu’il réussisse son mystérieux plan d’amener le Québec dans le concert des nations. Il lui reste dix huit mois pour nous prouver qu’il en est capable. Le temps presse ! S’il perd son pari, on pourra dire que Parizeau avait raison de déclarer que le PQ est un « champ de ruines ».

  • Robert J. Lachance, 13 mars 09h41

    Plus de Québécois la semaine dernière dont moi ont lu Ne renonçons à rien, le livre de la tournée « Faut qu’on se parle » que The Collapse of Globalism and the Reinvention of the World. J’en aurais lu la traduction il y a plusieurs années mais rien retenu.

    Comme vous pouvez le constater sur l’image jointe, départ-canon de Gabriel Nadeau-Dubois dirait Pierre Houde. Il éclipse en rapprochement d’internautes et j’imagine qu’il recrute chez les carrés rouges et les bloquistes passé.e.s fédéralistes avec le NPD en 2011. Cette performance n’est peut-être pas une bonne nouvelle pour le PQ mais c’en est une pour l’indépendantisme prochaine vague.

    Chez les là la semaine dernière, Manon Massé se maintient en tête pour la deuxième semaine de suite, François Legault dans son dérailleur, Amir Khadir et Jean-François Lisée dans ses miroirs.

    Semaine de relâche pour Philippe Couillard.

    En ce qui concerne la ferveur, en trois jours plutôt que sept, les internautes en manifestent davantage à GND mais sans éclipser. JFL en obtient davantage que Manon Massé et François Legault légèrement plus qu’Amir Khadir.

    Somme toute, méchant renfort à l’aile gauche des indépendantistes.

    Les bipèdes avancent en combinant le déplacement avant d’une jambe, droite ou gauche, et le déplacement arrière de l’autre. Le PQ s’est démarqué lors de sa course à la chefferie, QS se propulse avec son congrès et la mise à élection de ses porte-paroles. Le PQ se démarquera à nouveau à l’ automne sur son programme.

    Quant est-il des deux autres jambes du quadrupède politique à géométrie variable qu’est le Québec ? Legault se débat honnêtement et Couillard traîne sa jambe de bois.

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  • J. Binette, 13 mars 09h40

    À M. Paul Gagné,
    Le peuple québécois a décidé en 1995 : le référendum a été volé par les tenants du Non. Il était prêt à redécider en faveur de l’indépendance en 1996, 1997, 1998, tous les sondages le disaient. Mais voilà, le décideur, Lucien Bouchard, a mis l’accent sur le gestion provinciale plutôt que la libération nationale. Ce qui fait que le peuple a peu à peu décidé de tourner le dos au projet et au PQ qui en était le porteur. C’est aux leaders à mener le peuple lors des tournants stratégiques.
    À M. Lehir
    Votre analyse me semble assez juste, mais pour aller au bout du raisonnement, il me semble que la seule solution restante au PQ est de mener des tractations avec la CAQ en vue d’enlever le pouvoir aux Libéraux.
    Quant à démarrer un nouveau parti souverainiste (indépendantiste, vous voulez dire, je suppose !), je n’en vois pas l’utilité, vu les difficultés de la chose (je suis un membre fondateur du Parti indépendantiste avec Monière en 1985, alors, je connais ça...) et l’existence d’Option nationale actuellement. Le peu d’indépendantistes qui restent au PQ vont continuer avec lui, même s’il s’enfonce, même s’il repousse l’Indépendance à 2056, même s’il devient le bras droit ou l’allié de la CAQ.

  • André Lemay, 13 mars 09h37

    Lisée c’est du Lulu réchauffé à leur sauce du jour. Et ça sert les mêmes intérêts.

  • Marcel Haché, 13 mars 08h15

    Toute une gauche antinationale est piégée ici comme elle l’est en France. JFL ne sait pas de quoi il parle.

    Quand bien même son calcul serait de se ménager l’amitié de Macron au cas où ce serait lui le candidat qui devienne président, plutôt que Marine Le Pen, de quelle sorte d’amitié les souverainistes québécois pourraient-ils alors s’attendre de ce Macron qui, après avoir été ministre du présent gouvernement socialiste, soumet effrontément maintenant qu’il n’est plus socialiste, qu’il n’est ni à gauche ni à droite, cependant que son mouvement En Marche recrute à plein chez les socialistes ? Au moins Macron ne renie pas qu’il est mondialiste et partisan du fédéralisme de l’Union Européenne.

    Et par ailleurs, de quelle sorte d’amitié les péquisteux (que ceux-ci soient au pouvoir ou dans l’opposition, la deuxième opposition…) pourraient-ils s’attendre de Marine Le Pen, s’il fallait que ce soit elle qui devienne présidente ?

    Cela n’a aucun-aucun-aucun sens de se prétendre chef d’un parti souverainiste, ce qui est la négation même du fédéralisme canadien, et ne pas voir en Europe le malaise généralisé des peuples et des nations à l’égard du fédéralisme pratiqué contre eux par l’U.E.

    Bruxelles et Ottawa mènent un même combat !

    Les « péquisteux vont-ils finir par ne plus être que des « indépendanteux » ?

  • François Ricard, 13 mars 08h01

    Gabriel Nadeau-Dubois est finalement sorti du placard. Et comme son prédécesseur, Françoise David, il a réservé ses meilleures attaques pour le PQ. Et il ne faut pas se leurrer. Son association avec Jean-Martin Aussant n’augure rien de bon. M. Aussant a quitté le PQ et a juré qu’il l’aurait en grippe aussi longtemps que la vieille garde y serait. Et je sais que M. Lisée, à ses yeux, fait partie de cette vieille garde.
    Ne croyez-vous pas que le temps est venu de faire volte-face au sujet de la convergence ? Venez vous promener en province. et vous aurez tôt fait de constater qu’il n’y a pas grand monde qui croit en cette convergence. Non seulement il n’y croit pas. Il ne la veut pas.
    Et nombre de personnes pensent que le PQ doit affronter M. Nadeau-Dubois maintenant. Le fait de ne pas présenter de candidat est très mal vu dans le Centre du Québec.On le prend comme un aveu de faiblesse de la part du PQ.D’aucuns de dire que François Legault aurait bien plus de courage.
    Nous avons des jeunes. Nous avons M. St-Pierre-Plamondon qui s’est même présenté comme chef du PQ. Il a mené une bonne lutte. Pourquoi n’affronte-t-il pas M. Nadeau-Dubois ? Il ne se sent pas de taille ? Il a peur pour sa carrière ? Un bon combat, possiblement, ferait plus de bien pour sa carrière et la crédibilité du PQ que de s’asseoir sur le bord de la cloture.
    Les gens ne sont pas dupes. Ils rejettent le multiculturalisme auquel tient mordicus QS. Ils veulent la laicité de l’état. QS, comme le PLQ, veut la neutralité de l’état.
    Il me semble que le PQ doit relever l’affront que vient de lui faire M. Nadeau-Dubois. S’il ne ramasse pas le gant, le PQ sera vu comme un "pissou".

  • François Ricard, 13 mars 07h48

    QS est un paradoxe politique.
    Il se dit indépendantiste mais c’est un parti qui prône l’altermondialisme et la disparition des états-nations.
    Il se dit souverainiste québécois mais endosse le multiculturalisme qui nie la spécificité nationale des Québécois.
    Vivre un paradoxe, en fait, est une forme de mensonge.
    Les membres de QS sont-ils conscient de vivre ce mensonge ? Sont-ils concients qu’ils utilisent le mensonge pour leurrer la population
    M. Nadeau-Dubois doit bien en être conscient, non ?
    Et M. Lisée ?

  • Paul Gagné, 13 mars 06h29

    @ Luc Bertand
    S’il n’en tenait qu’au parti, il y a belle lurette que l’indépendance serait réalisée. Vous oubliez que cela revient au peuple de décider et non juste au PQ.

  • Luc Bertrand, 13 mars 00h26

    « Pourrait-on arrêter de tirer dans notre propre chaloupe et se mettre plutôt à ramer tous ensemble vers le pays du Québec ? Tout le monde n’a pas des bateaux hors bords ultra rapides, n’est-ce pas ?... » - Paul Gagné

    Vous ne trouvez pas qu’en être au même point, pour ce qui est de la réalisation de notre indépendance, après bientôt 50 ans de confiance aveugle envers le Parti québécois, on se trouve pas mal plus avec un escargot qu’un hors-bord avec ce parti ?

  • Christian, 13 mars 00h07

    R.I.P. Triste fin pour un parti qui n’a réussi comme seule séparation que celle de sa base.

  • Benoit Archambault, 12 mars 23h04

    Je suis d’accord avec votre analyse M.Le Hir, avec Lisée le PQ a viré au mondialisme et a abandonné le nationalisme. Dommage, mais je n’ai pas renouvelé ma carte de membre et idem pour tous mes proches. J’ai l’impression à lire les commentaires sur FB que le vote nationaliste risque d’élire domicile chez la CAQ. Ce n’est pas l’idéal, mais ça vaut mieux que le mondialisme prôné par Lisée qui ne cesse de s’enliser plus le temps passe.

  • Paul Gagné, 12 mars 22h53

    Monsieur Le Hir, vous avez sans doute raison en ce qui concerne la globalisation. Quant à moi, j’ai confiance en Jean-François Lisée.
    Pour ce qui est de la venue de GND en politique, elle me laisse totalement froid voire même indifférent.
    Bien sûr, je n’ai pas votre expérience politique n’en ayant pas fait. Toutefois, je remarque que chaque fois qu’un chef au PQ est élu à sa tête, on ne se gêne pas pour l’ostraciser.
    Pourrait-on arrêter de tirer dans notre propre chaloupe et se mettre plutôt à ramer tous ensemble vers le pays du Québec ? Tout le monde n’a pas des bateaux hors bords ultra rapides, n’est-ce pas ?...

  • Claude dupuis, 12 mars 22h47

    Votre texte m’interpelle, car c’est exactement ce que je ressens envers Monsieur Lisé et le PQ. Toute ma vie j’ai voté pour le PQ, mais je ne me reconnais plus dans ce parti qui ce multiculturalise et qu’il peine a défendre ce que nous sommes. Je pense que le PQ va éventuellement disparaitre pour faire place à un FN québécois.

  • Nestor Turcotte, 12 mars 22h06

    Le PQ a tué le PQ. Je l’ai écrit il y a quelques années. Je ne pensais pas avoir raison à ce point-là.

    Lors du prochain scrutin, et même avant, Martine Ouellet va parler de l’indépendance dans un autre parlement ; Nadeau-Dubois va en parler fortement à Québec et Jean-François Lisée va inviter le reste de ses militants (?) à ne pas en parler avant 2022.

    Tirez la conclusion : ceux qui voulaient nous libérer, en réalité, ont manqué à leur mission. Nous nous sommes trahis nous-mêmes.

  • yves corbeil, 12 mars 21h27

    Lisée fait un ’’Kim Campbell’’ de lui-même, à la différence que lui y sera jamais premier ministre car je pense qu’il ne se rendra même pas à l’automne 2018. 13 ans en enfer après elle, ça va être encore mieux avec Lisée, la disparition du parti de René Lévesque, Parizeau va être fier de son conseiller. Il souffre du même symptôme qu’elle, incapable de rejoindre le monde ordinaire, il ne vit pas sur la même échelle sociale que ceux qu’il prétend pouvoir représenter et il les comprends encore moins ceux qui ont soutenu ce parti depuis le début.

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