«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

Un réveil salutaire ?

Jean-François Lisée durcit sa position en matière d’identité

jeudi 24 novembre 2016

(Québec) Le chef du Parti québécois Jean-François Lisée a durci sa position en matière d’identité, jeudi, en proposant d’interdire le port des signes religieux aux enseignants et aux éducatrices en garderie.

Il a dévoilé sa nouvelle plateforme en matière d’immigration et d’accommodements religieux une semaine après avoir déclaré que ces enjeux sont secondaires. Sa conférence de presse a aussi eu lieu deux jours après qu’un sondage CROP-La Presse eut situé le PQ derrière la CAQ dans les intentions de vote.

« Nous pensons ici être en mesure de parler à beaucoup de Québécois, de la majorité francophone, de la minorité non-francophone, des minorités culturelles, en disant "voici un chemin où chacun peut se retrouver" », a résumé M. Lisée.

Le PQ souhaite désormais d’aller au-delà des recommandations de la commission Bouchard-Taylor, qui proposait d’interdire les signes religieux aux fonctionnaires en position d’autorité comme les policiers et les juges. S’il devient premier ministre, M. Lisée appliquera cette politique dans les écoles et dans les garderies.

Cette interdiction se fera « graduellement », puisque la mesure ne s’appliquera qu’aux futurs employés. Les salariés actuels conserveront le droit de porter des signes religieux.

M. Lisée propose également d’interdire le tchador - ce voile qui couvre tout le corps sauf le visage - à l’ensemble des employés de l’État.

Ces deux propositions vont plus loin que les positions défendues par M. Lisée pendant la course à la direction du PQ, une campagne marquée par des débats acrimonieux sur les questions identitaires. Au terme de cette course, le nouveau chef avait convenu de réviser sa position afin de trouver une « zone de confort » qui rallierait toute son équipe.

« Une grande partie de cette zone de confort, on l’a trouvée dans un engagement plus ferme sur l’ouverture à l’autre et sur le succès des Québécois d’adoption, a expliqué M. Lisée. C’est cet équilibre entre ces deux volontés qui permet de rassembler plus largement. »

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