«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

Pour gagner les prochaines élections

Jean-François Lisée doit faire ses devoirs

Un jour le Québec sera séparé du Canada

Tribune libre de Vigile
mardi 12 septembre
380 visites 3 messages

Jean-François Lisée devra faire ses devoirs :

1) En affirmant son l’autorité, dans un discours cohérent sur la réalité de l’État québécois.
2) En établissant clairement la structure prédominante de l’État sur la souveraineté, étant donné qu’il est la structure centrale qui dirige, administre et contrôle tout ou partie l’activité sociale, économique et culturelle.
3) En se libérant du piège référendaire. Faire un référendum et oups on a un État. Non ! Il n’y a rien de plus faux que cela suite aux deux échecs référendaires antérieurs et les magnats libéraux fédéralistes le savent très bien.
3) En évitant la formation de clans à l’intérieur du PQ qui est un grand parti et où s’unissent les droites et les gauches de tous les « étatistes » ou « nationalistes » du Québec (Style : Duplessis, Lesage, Johnson, Bourassa, Lévesque, Parizeau et j’en passe…), issus de toutes les milieux, formations politiques, villes et régions.
4) En rejetant de jouer le rôle d’opposant politique chialeur ou accusateur du noyau dur fédéraliste (50%). S’il ne le fait pas, il tournera en rond (40 ans) en faisant de la petite politique ! Qui ou quel groupe affirmera un plan politique d’État (sans slogans) qui défende le peuple québécois, sa culture, sa langue, ses institutions, ses emplois, ses entreprises, etc. Les sondages indiquent que les hésitants proviennent du camp du « oui » des indépendantistes de plus en plus minoritaire. La démographie dite de « souche » (existe-t-elle encore ?) ne joue plus en notre faveur. L’indépendance viendrait-elle un jour du centre du noyau dur du « non » avec un autre Jean Lesage ?
5) En démontrant qui dirige derrière l’État québécois, comme vient de le faire, Richard Le Hir, Jean-François Lisée a du pain sur la planche.
5) En choisissant une équipe politique de députés au-dessus de tout soupçon, hors de toute escroquerie, collusion ou manipulation.

Un bref alinéa

Dans tout changement de paradigme ou révolution, le contexte historique est primordial. Cela se produit quand un peuple a faim, ne travaille pas, ne se soigne pas, ne s’éduque pas, ne s’émancipe pas. Aujourd’hui le Québec va bien, malgré une certaine lassitude. Nous progressons dans tous les domaines, particulièrement dans ceux de l’éducation, de la culture, du génie, des affaires et de l’emploi. À Montréal, plus de 100 cultures se côtoient. Il y a trop d’anglais. Attention ! Que l’on soit à Paris aux Champs-Élysées, à Madrid, à Rome, à Berlin ou à Montréal sur la rue Ste-Catherine ou sur le Plateau, on va toujours entendre parler anglais. C’est la langue mondiale actuellement. L’important est que le fait français soit toujours affirmer (comme norme) dans l’affichage, parlé à l’école, à la radio, à la télévision, écrit dans nos médias et productions cinématographiques, etc. Nous sommes de plus en plus bilingues et même trilingues au Québec et c’est tant mieux, cependant nous ne voulons pas de bilinguisme ou trilinguisme officiel au Québec. Je partage l’opinion de renforcer la loi 101 dans le monde multiculturel où nous vivons. Et pour cela nous devons demeurer vigilants avec les seuils d’immigration et nos capacités d’accueil. Il y aura un jour un État québécois séparé du Canada.

Commentaires

  • Bruno Deshaies, 17 septembre 21h59

    2017-09-17 21:40

    @ Monsieur Marius Morin

    Vous avez bien raison de vous interroger. Mais il n’en demeure pas moins que le PQ continue à tourner autour du pot. Aucun parti ne peut faire l’indépendance sans se « connecter » avec la population et le public. Les bureaux de comté dorment au gaz. La « Proposition principale » du PQ est un tissu de bien des choses qui n’ont rien pour emballer la masse. C’est du déjà-vu. Tout ce que ce parti peut dire à la défense de l’indépendance consiste à proclamer le slogan : « SI on était indépendant… »

    Les membres de ce parti sont incapables d’identifier le problème. La réponse est simple : elle réside in se dans la Constitution canadienne : le partage de pouvoirs et des revenus qui décrivent globalement les compétences d’Ottawa. Le vrai combat n’est pas DANS le régime mais SUR le régime. Le changement radical ne peut être autre chose que l’INDÉPENDANCE POLITIQUE (un État souverain) et l’INDÉPENDANCE NATIONALE (une capacité d’action face à nos partenaires interétatiques). Pour cela, la liberté collective de la nation est requise pour devenir une nation indépendante. Ce combat ou cette défense de l’indépendance sera difficile.

    Blogue
    L’Académie de l’indépendance du Québec
    samedi 12 août 2017
    Comment en finir avec nos incompréhensions nationales ?
    Maurice Séguin nous permettrait de résoudre l’imbroglio.
    Bruno Deshaies 2017-08-12
    Note : Le journal Le Devoir n’a pas voulu donner suite à cette opinion. Il a tout fait pour l’ignorer avec des réponses aussi insignifiantes les unes que les autres. Vous pouvez le lire ICI.

    Le Rond-point des sciences humaines
    Vous pouvez consulter mon texte Treize leçons sur l’indépendance et l’interdépendance. Indépendance politique du Québec. Il a été impossible de trouver un éditeur qui aurait pu le publier sans condition. Vous pouvez lire cet essai ICI. Le « Plan schématique » se trouve ICI.

    Jean François Lisée a fait ses devoirs et il a fait son lit. Souhaitons-lui bonne chance. Comme vous, je crois qu’il se dit, lui aussi : « Un jour le Québec sera séparé du Canada. » C’est une illusion. C’est réconfortant. Rien de plus. Tout au mieux, on pourrait le qualifier d’indépendantiste-optimiste.

  • Marcel Haché, 14 septembre 08h58

    Le « piège référendaire » n’agit pas tout à fait comme quelque chose qui se serait refermé sur le P.Q. Le P.Q. n’est pas englouti. Il peut encore tirer du canon. Le référendum agit plutôt à la manière d’un boulet que devrait traîner le P.Q. C’est un boulet, en effet, qui a aura puissamment servi à diviser durablement le premier électorat susceptible de consentir à l’Indépendance.

    En même temps que le référendum-boulet (le référendum est parfaitement démocratique par ailleurs) Nous divise, il mobilise puissamment le West Island, tout un ramassis d’intérêts hostiles et de médias hostiles à cette idée scandaleuse d’une quelconque Libération des québécois et des québécoises. Certes, un certain électorat Nous aime malgré tout beaucoup, beaucoup, beaucoup. Mais, quelque part, on Nous préfère quand même un ti-peu beaucoup à genoux… Les succès électoraux de la gang à Charest, puis maintenant ceux de la gang à Couillard, ne s’expliquent pas autrement que par d’abord (et avant tout) la division de notre nation.

    Si le Défi n’avait consisté qu’à reporter la tenue d’un référendum, cela fait très longtemps que les stratèges du P.Q. s’y seraient inscrits. Quoi qu’on en dise, le Défi réel n’a jamais été le Oui. Le défi très réel auquel le P.Q. n’a jamais-jamais voulu s’inscrire, et cela de Claude Morin jusqu’à JFL, eh oui, celui auquel le chef actuel et sa bande des quatre craignent comme la peste de s’y inscrire, c’est celui de Nous « réunir ». Car…

    Car Nous diviser pour un Oui ou un Non, en prétendant Nous « réunir » pour le Pays, cela ne pouvait pas, et cela n’a pas mené ailleurs que nulle part. Le P.Q. s’est mérité de galérer maintenant dans les mêmes eaux froides que le P.Q. de 1973.

    Ainsi donc, parler de la « nation » comme le fait maintenant JFL, cette manière politicienne de gôche… pire, comme le bloggeur (de gôche) qu’il reste… et qui incorpore dans ses troupes la gôche solidaire la plus hostile au P.Q.… ce n’est pas la même chose que de s’adresser à la Nation à la manière d’un véritable politique. À quoi bon, en effet, maudite misère, proposer de reporter la tenue d’un référendum (ce qui est encore une excellente idée), à quoi bon proposer d’allonger la corde qui retient le Boulet attaché à son pied, et se donner ainsi l’illusion de pouvoir désormais courir sur le chemin des victoires, à quoi bon tout cela et tout ce blabla gôchiste, si le P.Q., plutôt que s’adresser à la nation annexée et divisée que Nous sommes, se transmue plutôt en propagandiste de la Diversité bienheureuse, tout vert et tout ouvert à l’immigration ? De ce seul point de vue, tout l’électorat n’a pas du tout besoin, mais alors pas du tout besoin de JFL pour reconnaître que la gang à Couillard fait déjà un sacré boulot… Dans ces conditions, pourquoi (et pour « qui »…) faudrait-il que l’électorat se casse le bicycle et remette les clés de l’État à toute une classe politique composée de perroquets interchangeables ?

    Triste : plutôt que de changer, il semble que les péquisteux préfèrent encore se suicider. On jase.

  • François Ricard, 13 septembre 18h02

    Nous faisons fausse route depuis plus de quarante ans.
    Comme tout autre projet, l’indépendance d’un peuple se construit pierre par pierre, planche par planche. Comme une maison.
    Le fait précède le droit. Nous devons dès maintenant oeuvrer à la construction d’un pays réel. Sa reconnaissance viendra plus tard. Et comme le disait Gérard Bergeron, « l’état devenait ce qu’il faisait ».En se donnant des politiques qui nous sont favorables : une loi 101 qui a des dents----une banque d’investissement en infrastructures pour concurrencer celle du fédéral à Toronto---une Caisse d’abord au service des Québécois---l’achat chez nous---un état vraiment laique.
    Jamais ni une élection ni un référendum ne construiront un pays. Pourtant cela fait quarante que nous débattons d’un référendum. Débats creux et inutiles.

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