«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

Ô Canada ! Ton histoire est une litanie des coups les plus sales

Je ne suis pas fier d’être Canadien

Lors de la célébration du 150e anniversaire de la fédération canadienne, on entendra un concert général sur la fierté d’être Canadien. On célébrera les grandes réalisations de cette fédération en passant sous silence les crimes commis par les Anglais colonisateurs et les Anglais fédéraux, ces derniers parfois avec la complicité de certains Canadiens français. Voici la liste toute brute de ces crimes sans nuances ou perspectives historiques. On trouvera ces nuances et ces perspectives dans les références que je donnerai à la fin du billet.

1. Le génocide des Amérindiens Beothucks commis par les Anglais à Terre-Neuve. L’Angleterre n’a jamais présenté d’excuses.

2. La Déportation des Acadiens par les Britanniques. Surtout son côté odieux qui séparait les familles. L’Angleterre, aucune excuse.

3. L’agression, et non pas la guerre de Conquête britannico-américaine, qui a fait 5 000 morts à Québec. Aucune excuse.

4. La répression britannique du mouvement démocratique des Patriotes qui n’était pas une rébellion. C’est le colonel Gore, à la tête de centaines de soldats britanniques, qui a déclenché les hostilités à Saint-Jean-Richelieu. Les Anglais et l’Église ont imposé à tort le mot rébellion à un mouvement qui ne faisait que réclamer le gouvernement responsable. Jamais d’excuses.

5. L’Union des deux Canada a imposé aux francophones la dette du Haut-Canada et a bafoué la représentation démocratique en créant de petits comtés anglophones au Québec et en donnant le même nombre de sièges à l’Ontario qui comptait une population moins nombreuse que celle du Québec. Enfin, les Anglais ont tenté l’assimilation des francophones ce qui s’appelle un génocide culturel. Jamais d’excuses.

6. La fédération a été imposée frauduleusement par les conservateurs et avec la complicité de l’Église qui a menacé les Canadiens français d’être privés de sacrements s’ils votaient contre la fédération. Au lieu de faire un référendum (ils existaient depuis Napoléon), on s’en est tenu au vote accordé seulement aux propriétaires. Jamais d’excuses.

7. L’armée fédérale a écrasé les Métis, fait pendre leurs chefs amérindiens et Louis Riel, le chef francophone, leur a volé leurs territoires et a condamné les Métis à devenir des parias de la fédération. Aucune excuse.

8. Le fédéral a imposé les neuf traités de Thompson aux Amérindiens des provinces de l’Ouest malgré la Proclamation royale qui leur réservait ces territoires. Jamais d’excuses.

9. L’armée canadienne est allée appuyer la puissante armée britannique pour écraser deux petits peuples : les Boers et les Zoulous. Au contraire, le Canada brandit fièrement des monuments pour célébrer ce crime. Aucune excuse.

10. En 1917, un régiment de l’Ontario vient réprimer à Québec l’opposition à la conscription : des morts et des blessés. Aucune excuse,

11. En Ontario, le Règlement 17, de 1912, prive les francophones de leurs écoles. Les excuses sont toutes récentes, en 2016.

12. Dans les provinces maritimes et les provinces de l’Ouest, les Anglais font des lois anti-françaises. Aucune excuse.

13. Le fédéral a persécuté les Chinois, les Juifs, les Japonais, les Ukrainiens. Il a présenté ses excuses.

14. La conscription à la Deuxième Guerre mondiale a été imposée aux Québécois malgré leur vive opposition lors du référendum.

15. Le fédéral a commis un crime contre les pensionnaires amérindiens qui ont subi des sévices physiques et sexuels. Encore une fois, l’Église catholique a été complice de ce crime. La Commission de réconciliation a tenté de réparer ce crime aux dépens de tous les contribuables canadiens.

16. Le fédéral a déporté des Inuits dans le Grand Nord canadien où plusieurs ont souffert de froid et de faim et certains en sont morts. Le fédéral a présenté ses excuses.

17. Le fédéral a ordonné de voler les listes des membres du Parti québécois, pourtant un parti démocratique. Ce crime était encore plus grave que le Watergate. Le gouvernement Trudeau s’en est tiré avec une commission bidon. Aucune excuse.

18. Lors de la crise de 1970, le gouvernement fédéral a été le seul à imposer des mesures de guerre en temps de paix. 500 arrestations. Aucune excuse.

19. Le gouvernement fédéral a imposé la Constitution malgré la forte opposition du Québec qui ne l’a pas encore signée. Aucune excuse.

20. Le gouvernement fédéral a volé les deux référendums sur l’indépendance du Québec : fausses promesses de Trudeau, dépassement des montants alloués au camp du Non, admission nombreuse d’immigrants, etc.

Au risque d’être accusé de faire la promotion de mes livres et parce qu’on me demande des références, les voici : mon livre L’histoire criminelle des Anglo-Saxons, aux éditions Louise Courteau et surtout la bibliographie à la fin du livre.


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