«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

Lisée « Tellement sage et politiquement correct qu on ne le reconnaît plus »

Jalouseries journalistiques...

samedi 20 mai

(Québec) CHRONIQUE / Ils sont chanceux, les journalistes américains. En se levant le matin, ils n’ont qu’à consulter le fil Twitter de Donald Trump, et hop !, leur journée de travail est lancée. Ils n’ont plus qu’à aller chercher les réactions des démocrates, les explications embarrassées des républicains, et à torturer Sean Spicer, le malheureux porte-parole de la Maison-Blanche.

Leur sujet de reportage est toujours le même. Mais apprêté à la sauce du jour et à l’humeur du président, il passionne les gens. Le lectorat des journaux et les cotes d’écoute de la télé sont à la hausse. Même si la bourse se plante comme cette semaine devant l’incertitude des folies présidentielles, la vie continue.

Ils sont vraiment chanceux les journalistes américains. Pas les Américains ! Ça, c’est une autre affaire... Mais imaginez à quel point nos caricaturistes canadiens se paieraient la traite si Justin Trudeau et Philippe Couillard étaient aussi fous... Pas de danger que ça nous arrive ! Même Maxime Bernier aura l’air d’un intellectuel comparé à Trump, s’il prend la direction du Parti conservateur.

Au pays du Québec

Pendant ce temps, au pays du Québec, on s’ennuie tellement de la grosse actualité qu’on ressasse les vieux scandales des années 2000 et qu’on fait des sondages sur les intentions de vote même s’il n’y aura pas d’élections avant un an et demi.

Ainsi donc, le PLQ et le PQ seraient en perte de vitesse, selon The Gazette. Au profit de la Coalition avenir Québec, qui serait au premier rang ! Ce n’est qu’un sondage en attendant le prochain prévu pour aujourd’hui même, mais peu importe : la dernière chose qu’un politicien veut, à 18 mois des élections, c’est de se retrouver bon premier dans les intentions de vote. Parce que lorsque vous êtes le meneur si loin du but, tout le monde vous tire dessus et vous ne pouvez que descendre. Alors que si vous êtes en deuxième ou en troisième position, mais pas loin derrière les autres, vous êtes pris au sérieux. Il est plus facile de recruter des candidats et de recueillir des fonds.

Regardez bien les points de presse du député Simon Jolin-Barrette de la CAQ dans les mois à venir. Il est jeune, intelligent et articulé. C’est la meilleure image qu’un parti politique puisse projeter quand il mise sur le besoin de changement du peuple en vue des élections. Jolin-Barrette incarne la jeunesse aux côtés de François Legault qui offre la garantie de l’expérience du pouvoir.

C’est ça qu’on verra à la CAQ à partir de l’automne : des annonces de nouveaux candidats et une forte insistance sur l’équipe. Les caquistes sont convaincus que le Parti québécois sera incapable de répondre au besoin de changement des Québécois à cause de son option souverainiste, et qu’après 15 ans de régime libéral, ils seront la seule alternative.

Vous allez me dire qu’il est tôt pour discuter de ce scénario, c’est vrai. Mais les politiciens ne peuvent pas attendre trois mois avant les élections pour élaborer leurs stratégies. Prenez les libéraux par exemple : ce n’est pas pour nous informer qu’ils dépensent des millions de dollars en publicité gouvernementale depuis quelques semaines...

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