«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

Les conséquences du fédéralisme et du protectionnisme américain

Industrie forestière : « On va toujours être avec nos travailleurs »

lundi 1er mai

DOLBEAU-MISTASSINI | Des centaines de personnes ont pris la rue ce dimanche à Dolbeau-Mistassini, au Lac-Saint-Jean, pour demander à Ottawa plus de soutien pour l’industrie forestière, un des poumons économiques de cette région.

Un événement qui arrive à point alors que la question du bois d’œuvre est de retour dans l’actualité, avec les négociations se déroulent en ce moment avec nos voisins du Sud. Rappelons aussi qu’au cours des derniers jours, les États-Unis ont décidé d’imposer une taxe douanière de 20 % - rétroactive jusqu’à 90 jours - sur le bois d’œuvre canadien.

Le premier ministre du Québec, Philippe Couillard, a participé à la marche, dimanche.

« On avait dit qu’on serait là au jour 1, on est au jour 1, et on va être là jusqu’au dernier jour, a affirmé le député de Roberval. On n’arrêtera pas en chemin. On va toujours être avec nos travailleurs. »

Il a d’ailleurs livré un plaidoyer à pousser le débat plus loin que l’enjeu actuel.

« Il ne faut pas juste défendre l’industrie, mais il faut l’amener plus loin dans l’innovation, la transformation, les nouveaux produits et l’exportation. »

Les organisateurs de cette marche demandent qu’Ottawa fasse comme le gouvernement du Québec et qu’il soutienne l’industrie forestière. Ils veulent que le gouvernement fédéral établisse des garanties de prêt et qu’il demeure plus ferme avec les Américains dans ce dossier.

« Juste une compagnie comme Produits forestiers Résolu, qui est très présente au Saguenay-Lac-Saint-Jean, eux, ont dû déposer, dans le dernier conflit, 320 millions $ pour la surtaxe imposée par les Américains, a détaillé le préfet de la MRC de Maria-Chapdelaine, Jean-Pierre Boivin. Et là, on ne parle même pas des quotas imposés au mois de juin. Donc, ça fait très mal à l’industrie. »

M. Boivin a salué du même coup les mesures adoptées par les instances québécoises, notamment les garanties de prêt de 300 millions $.

« Ce que le Québec a fait, c’est extraordinaire, a-t-il dit. Maintenant, le fédéral doit le faire. Ce n’est pas en nous annonçant des programmes d’assurance-emploi qu’on va sauver cette industrie-là. On veut des jobs, on veut continuer à travailler et vivre de la forêt. »

L’activité économique de plus de 225 municipalités au Québec est centrée sur l’industrie du bois. Le secteur du bois d’œuvre représente environ 60 000 emplois au Québec.

 


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