«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

Encore une vacherie d’Ottawa !

Indemnisation à l’industrie laitière : le plan d’Ottawa mal reçu au Québec

L’offre pour indemniser les producteurs québécois de lait jugée insuffisante

vendredi 11 novembre 2016

OTTAWA – L’offre du fédéral pour indemniser les producteurs québécois de lait et de fromage à la suite de l’accord de libre-échange avec l’Europe n’est pas à la hauteur.

C’est ce qu’ont soutenu, jeudi, le gouvernement du Québec et les représentants de l’industrie de la province.

« Ce que le fédéral a annoncé constitue un pas dans la bonne direction, mais c’est nettement insuffisant », a affirmé le ministre de l’Agriculture, Pierre Paradis.

Même son de cloche chez les producteurs et transformateurs laitiers du Québec, qui partagent l’optimisme prudent du ministre Paradis.

« On salue l’annonce, mais c’est clair que le montant n’est pas à la hauteur de nos attentes », a souligné le porte-parole des Producteurs de lait du Québec (PLQ), François Dumontier.

Jeudi, Ottawa a débloqué une enveloppe de 350 millions $ pour dédommager les producteurs canadiens. Ces derniers s’attendent à ce que l’entrée en vigueur du traité de libre-échange fasse doubler les exportations européennes de fromages sur le marché canadien.

Seulement au Québec, les producteurs évaluent leurs pertes à 300 millions $ par année après l’entrée en vigueur de l’accord, connu sous le nom de CETA.

« Il faut s’assurer que ceux et celles qui subissent les contrecoups de cette entente-là, les petits fromagers québécois de fromage fin, nos artisans, soient compensés correctement », a tonné le ministre Paradis.

Ce dernier a aussi déploré le fait que le plan du fédéral « ne donne aucun détail quant à la proportion des sommes qui vont être allouées au Québec ».

Afin d’aider l’industrie à éponger ses pertes, Ottawa a annoncé la mise sur pied de deux programmes distincts.

Le premier vise les fermes laitières, qui auront droit à des compensations de 250 millions $ sur cinq ans. Un deuxième s’adresse aux transformateurs, qui toucheront 100 millions $ sur quatre ans.

« Ces programmes aideront l’industrie laitière du Canada à accroître sa productivité afin de s’adapter aux répercussions prévues de l’accord de libre-échange », a déclaré le ministre fédéral de l’Agriculture, Lawrence MacAulay.

La ministre du Commerce international, Chrystia Freeland, a invité les producteurs à utiliser les fonds fédéraux mis à leur disposition pour « moderniser » leurs usines.

Ces derniers, espère-t-elle, seront ensuite bien placés pour « tirer parti des nouveaux débouchés » créés par les traités de libre-échange.

Mais pour être « efficace », l’aide financière d’Ottawa devra être « facilement accessible », prévient le président des Producteurs de lait du Québec (PLQ), Bruno Letendre.

M. Letendre s’est aussi dit déçu que « plusieurs autres dossiers » concernant l’industrie « restent en suspens », comme celui du lait diafiltré.

« Les réglementations domestiques et les mesures frontalières canadiennes n’ont pas été abordées dans l’annonce d’aujourd’hui, alors que le gouvernement nous avait laissés croire qu’elles le seraient », a-t-il souligné.


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