«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

PKP à la tête du PQ :

Il serait préférable de regarder la question le plus rationnellement possible

Tribune libre de Vigile
dimanche 31 août 2014
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Je voudrais réagir ici aux récentes sorties de Pierre Dubuc, ainsi que de Marc Laviolette, qui s’insurgent tous les deux contre une éventuelle candidature de Pierre-Karl Péladeau (PKP) à la direction du PQ.

Je ne voudrais pas chercher à caricaturer leur point de vue. J’ai bien trop de respect pour ces deux là qui ont déjà si donné à la cause de l’indépendance, des syndicats, et de la gauche en général. Si j’ai bien compris ce qu’ils disent, cela se résumerait ainsi : primo, une telle candidature serait une très mauvaise chose, autant pour le PQ, que pour le mouvement souverainiste dans son ensemble ; secundo, PKP, de part ses origines et ses liens d’affaires qu’il garde toujours, puisqu’il demeure encore le propriétaire de facto du groupe Quebecor, serait beaucoup plus près de gens comme Lucien Bouchard et François Legault ; tertio, le choisir comme prochain chef reviendrait à inviter soi-même le loup à entrer dans la bergerie.

Je ne chercherai pas non plus à nier les faits, ainsi que l’historique de ce qu’étaient jusqu’à tout récemment les relations de cet homme. Les faits sont les faits.

Là où j’en ai, c’est sur ce que Pierre oublie de mentionner. Que cela soit délibéré ou non, ne change rien. Cela adonne bien, car en agissant ainsi, tout semble si limpide. Sauf que la réalité, elle, est un peu plus complexe que voudrait nous faire croire Pierre Dubuc. Il coupe les coins, un peu trop rond. J’ai d’ailleurs, à ce sujet, peine à comprendre ce qui aurait pu autant piquer celui-ci et le pousser par le fait même à faire la sortie qu’il a fait.

Au départ, quand Marc Laviolette avait fait sa sortie, je m’étais dit : " il a au moins, en partie raison car personne ne pourra faire au Québec l’indépendance, sans l’aide des syndicats ; c’était pour moi une évidence et cela l’est toujours ; peut-être, m’étais-je alors dit, que le SPQ Libre essaie finalement de négocier un plus grand nombre de concessions de la part du possible futur chef, en lien avec les grandes revendications du mouvement syndical ; ce serait normal au fond ". Après tout, n’est-il pas lui-même syndicaliste ?

Mais là, avec la sortie de Pierre Dubuc, je ne suis plus sûr...

Toujours est-il qu’il y a au moins 4 ou 5 choses qui ne cadrent vraiment pas avec l’analyse de Pierre Dubuc. En voici quelques unes.

Si PKP était vraiment dans la même ligne de pensée que les Legault et Bouchard, alors pourquoi est-il allé s’afficher (et se faire prendre en photo) avec Mario Beaulieu, durant la propre course à la chefferie de celui-ci au Bloc ? Cela ne ferait alors aucun sens. D’autant que Pierre-Karl Péladeau a depuis reconfirmé sur les ondes de la radio, alors qu’il était justement questionné à ce propos, qu’il ne voyait aucun problème avec la nouvelle vision proposée par Mario Beaulieu pour le Bloc.

Poursuivons. La manière dont Pierre-Karl Péladeau a mené sa barque, à la tête de Quebecor, parle d’elle-même. Cela dit, il semble en même temps que celui-ci soit capable de faire la différence entre ce que peut vouloir dire diriger un des plus gros empires de presse qui soit, en tant qu’homme d’affaires effectivement très puissant, et le fait de faire de la politique. Lui-même l’avait déjà reconnu. Mais il n’a justement pas fait que simplement le reconnaître.

Une des choses qu’il a fait, du court temps qu’il fut à la tête d’Hydro-Québec, nommé par Pauline Marois, fut de négocier de nouvelles conventions collectives avec les syndicats en place et cela fut fait sans grève, ni lockout, et cela permit notamment aux travailleurs et travailleuses de cette société d’État de préserver leurs droits acquis au niveau de leurs fonds de pension, une chose que les travailleurs et les travailleuses, œuvrant au niveau municipal, aimeraient bien aussi pouvoir réaliser. Ce n’est quand même pas rien.

Je ne chercherai pas à prétendre ici que les origines et les liens d’affaires de Pierre-Karl Péladeau n’auront jamais une incidence sur ce que celui-ci pourra dire et faire. Cela serait stupide, en plus d’être profondément non matérialiste. Par contre, je voudrais du même coup également souligner le fait que tout ne peut cependant se ramener juste à cela.

J’en sais quelque chose puisque je viens moi-même de ce même milieu. D’accord, je n’ai jamais possédé des milliards et je n’en possède certainement pas aujourd’hui. Oh que non ! Il reste que même un bourgeois — même un très grand bourgeois — peut parfois surprendre ... et aussi avoir plus d’une facette à sa personnalité, sans parler aussi du fait que ses idées peuvent aussi évoluer et être influencées par autres choses que ce qui peut apparaître sur une feuille d’états financiers. Prétendre le contraire serait beaucoup réducteur.

Si Pierre-Karl Péladeau était uniquement mû par des considérations bassement de droite, s’il était également uniquement préoccupé par une seule chose — soit le fait que cela rapporte ou non des profits —, alors il n’aurait pas dénoncé les coupures à Radio-Canada, d’autant que cette société d’État est le principal concurrent de Quebecor. S’il n’avait que les préoccupations qu’on lui prête, alors il aurait uniquement pensé à son portefeuille, en tant que principal actionnaire de Quebecor, et il serait resté tranquille.

Il n’aurait pas non plus dénoncé de manière assez radicale le gouvernement fédéral dans le dossier de Lac-Mégantic ; pour ce qui est de cette autre affaire, sa sortie publique détonnait d’ailleurs par rapport au côté souvent plus mièvre des autres députés du PQ.

Si Pierre-Karl Péladeau était vraiment le genre de personne que prétend Pierre Dubuc, alors pourquoi aurait-il pris la peine, à un moment donné, de même se rendre à un lancement de livre organisé par nul autre que Pierre Dubuc lui-même ? Pourquoi aurait-il également accepté de combler le manque à gagner qui existait, à un autre moment, pour la construction d’un monument dédié à la mémoire du grand révolutionnaire et leader des Patriotes, Louis-Joseph Papineau ?

Il n’était pas non plus obligé de lever le poing, comme il l’a fait, lors de son annonce comme candidat comme député de Saint-Jérôme. Immédiatement, cela fit le tour de toutes les salles de rédaction, à travers le Canada. Or, lui-même, ne pouvait pas ne pas savoir la portée de son geste.

Pour sûr, cela choqua profondément tous les fédéralistes, de même qu’un partie importante des milieux les plus riches — le fameux 1%. Imaginez en effet la scène : un des leurs, quelqu’un qui est déjà plusieurs fois milliardaire, un des 87 hommes les plus riches de tout le Canada, qui en venait ainsi à faire une telle profession de foi pour la cause de l’indépendance ... en levant en plus le poing en l’air.

Je vais vous faire une confidence. Cette journée-là, moi j’étais fier, non pas d’être membre du PQ, ce que je ne suis pas, mais simplement d’être Québécois. Indépendantiste de surcroît. D’autant que PKP avait en plus utilisé les bons mots ...

L’impact de cette brève intervention, que les hauts bonzes du PQ se dépêchèrent ensuite d’essayer de faire oublier, comme s’ils en avaient eu honte — quelle erreur quand on y repense plus, en rétrospective — me fait penser à la manière dont certains haut-parleurs de la droite politique s’offusquent de voir des policiers utilisés se mettre à manifester avec les syndicats, eux qui sont pourtant supposés défendre l’ordre établi contre tous ceux et celles qui voudraient au contraire le remettre en cause. C’est le genre d’événements qui finissent par nous faire penser que les choses ne sont jamais complètement figés et immuables.

Pour revenir à PKP, on pourrait encore citer bien d’autres choses.

Chose certaine, et malgré tous les inconvénients qu’une telle éventualité pourrait créer — je parle ici de son arrivée à la tête du PQ —, cela pourrait contribuer à nous faire sortir, de manière peut-être plus importante encore, du climat de morosité qui subsiste toujours au sein du mouvement souverainiste. De toute évidence, il aurait aussi la capacité pour aider à aller chercher plus d’appuis, au centre de l’échiquier politique et ainsi aider à plus isoler des partis comme la CAQ et les Libéraux.

Vous me direz : " mais n’êtes-vous pas quand même un peu gêner de vous retrouver ainsi à donner un éventuel appui à quelqu’un qui a déjà un si lourd passé à droite " ?

À cela, j’aurais tendance à vous répondre par ce qui suit : " la politique est rarement une affaire de seules accointances ; s’il fallait accepter de seulement s’unir avec ceux et celles avec qui nous nous entendons pleinement, alors on aurait bien des chances de ne jamais aller nulle part. Bien sûr que nous devons d’abord chercher à nous unir avec ceux et celles qui nous sont les plus proches, sur un plan politique, mais nous savons également que nous devrons faire des alliances avec d’autres ; cela fait partie de ce que la politique exige ; et cela peut même nous pousser, parfois, à s’allier avec des gens avec qui il aurait pourtant été inconcevable de faire, il y a encore peu de temps ; c’est aussi cela la politique, et l’histoire est d’ailleurs pleine d’exemples à ce sujet ".

On dira ce qu’on voudra du personnage — et il n’est certainement pas un ange, loin s’en faut — il reste qu’à ce stade-ci des choses, tout au moins, les théories de Pierre Dubuc à propos de PKP ne semblent pas vraiment cadrer et qu’une telle sortie de la part de ce dernier me semble plutôt contre-productive.

Est-ce à dire qu’on devrait donner un chèque en blanc à PKP ? Absolument pas. On en revient finalement à ce que nous, au PCQ, disions depuis déjà un certain temps, y compris sur ce site, soit le fait que cela dépendra d’abord et avant tout de son programme. On jugera au mérite.

Entre temps, je tiens quand même à réaffirmer mon parfait accord avec le bout mentionné par Marc Laviolette, à propos du fait que personne ne pourra réussir à faire l’indépendance au Québec, sans l’appui des syndicats. J’ose espérer que Pierre-Karl Péladeau le sait déjà. Il devrait du reste déjà le savoir. On verra.

Il y a déjà quelque mois de cela, alors que Mario Beaulieu était encore président de la SSJB, et qu’il n’avait pas pris la décision de faire le saut du côté du Bloc, lui et moi avions à un moment donné eu une conversation. Question de parler de l’état de la conjoncture. Il faut dire que je suis aussi président de section, au sein de la SSJB ; cela fait partie des multiples chapeaux que je peux porter. Cette rencontre, c’était juste après les élections du 7 avril et on discutait alors, lui et moi, de ce que cela prendrait pour commencer à renverser la vapeur, sur un plan plus politique ; on en était alors venu à discuter justement des " pour " et des " contre " d’une éventuelle arrivée de PKP comme chef du PQ, ainsi que de ce que cela pourrait aussi entraîner.

On se disait même combien ironique cela serait si PKP devait ultimement aider à ressouder les alliances entre la gauche souverainiste et les courants plus au centre ou à droite. Effectivement ...

Quand je regarde tout cela aujourd’hui, alors que Mario Beaulieu est déjà le chef du Bloc, et que PKP pourrait, de son côté, devenir le prochain chef du PQ, je me dis que ces deux là pourraient peut-être former un tandem " pas pire ". J’inisiste en même temps sur le mot peut-être , car bien de l’eau pourrait encore couler sous les ponts d’ici à ce que la course à la chefferie, au sein du PQ, prenne effectivement fin et nous ne sommes peut-être pas encore au bout de nos surprises.

Encore une fois, cela dépendra. On verra bien.

Commentaires

  • Mario Boulet, 4 septembre 2014 13h59

    Monsieur Parizeau,

    Je suis d’accord avec vous. Votre synthèse des récentes sorties de Pierre Dubuc et Marc Laviolette est juste. Les syndicats forment un sous-groupe d’électeurs importants dans l’électorat au Québec. Hors, ils ne représentent pas non plus la majorité. De plus, les syndicats peuvent penser espérer des changements importants pour les travailleurs qu’ils représentent uniquement lorsque le Québec accédera à son indépendance du Canada.

    Je ne suis pas friand du macaroni au fromage. Mais quand il n’y a que ça à manger et qu’une personne m’en a rempli ma gamelle, je me plais à le manger pareil. Les syndicats, c’est un peu la même affaire. Dans un Canada moderne, ils n’ont pas une espérance de vie bien longue à présent. Plusieurs syndicats réalisent du maraudage car leur nombre de membres actifs s’effritent constamment. Les syndicats « mangent » une bonne partie de la paie de leur membre. On ne parle plus d’une couple de dollars par semaine, mais de plusieurs dizaines de dollars, voire près d’une centaine de dollars.

    Les syndicats représentent le capitalisme à l’interne de leur organisation. Connaissant une personne à la retraite qui continue d’oeuvrer à l’intérieur de la CSN, cette personne se ramassent une jolie somme d’argent à chaque fois qu’il doit réaliser des tâches. On peut parler facilement de 300$ à 400$ par jour. C’est simple. On lui paie son déplacement, sa gazoline, son ou ses repas, son hébergement, etc. à des prix ridiculement élevés. Par exemple, on peut lui donner 15$ pour son déjeuner, puis 25$ pour son dîner et de 30$ à 50$ pour son souper. Lui, il déjeune le matin chez lui. Il s’amène un lunch pour sa journée. Il s’arrête pour souper, en route vers chez lui, dans un petit snack bar. Lui qui reçoit 100$ uniquement pour ses repas, il en dépense environ 10$ dans sa journée. C’est ainsi pour tout ce qui le touche. Il oeuvre « bénévolement » pour sa journée de travail, mais on lui accorde des dépenses lui donnant un salaire, sans imposition, d’environ 40$ à 50$ de l’heure.

    C’est ce qu’est devenu la « gauche » socialiste ? Je serais surpris d’entendre Marc Laviolette à ce sujet...

  • Marcel Haché, 4 septembre 2014 07h43

    @ Jean-Yves Durocher.

    Quel commentaire intéressant.

    Vous avez raison : ce n’est pas tout ce que je pense. Et je ne renie pas non plus les miens ni les vôtres qui sont les mêmes...

    Et je crois que vous avez en partie raison lorsque que vous évoquez l’ « événement fondateur » de la révolution tranquille. Mais raison en partie seulement cependant.

    Dans la pièce de théâtre « Charbonneau et le Chef », l’auteur fait dire à Duplessis qu’ « il ne pouvait pas dire » aux grévistes d’Asbestos (tous des Nous, lui pourtant le chef des Nous…) que sans cette compagnie qui les exploitait, ils végéteraient dans la misère. Plutôt que de Nous humilier, le Chef a préféré envoyer sa police. C’était plus facile et cela convenait sans doute mieux à son inclinaison.

    À propos de la « misère », il faut tenir compte que le souvenir du long et si dramatique exil des canayens en Nouvelle-Angleterre (pour raison d’une misère épouvantable ici) était encore présent. Entre le pire et le moins pire, c’était plus facile d’envoyer la police…Mais Duplessis était un Nous qui tenait tête au West Island. L’électorat captif du West Island, en effet, votait contre Nous et contre Duplessis.

    Il n’y a plus de charge « nationale » dans les syndicats, qui seraient bien incapables de « fonder » quelque événement que ce soit maintenant, incapables qu’ils sont de seulement prononcer les mots « nation », Québec, « West Island », dévoués hélas seulement à la « gauche », très souvent à l’antinationalisme. Ils restent pourtant de redoutables fils de la Révolution Tranquille, mais simplement corporatistes. Quelque part, un élan a été perdu, cependant que le West Island n’a jamais perdu le sien, lui restant toujours étranger à la Révolution Tranquille.

    La Révolution Tranquille est à bout de souffle depuis longtemps. C’est Nous qui sommes à bout de souffle…Salutations.

  • Jean-Yves Durocher, 3 septembre 2014 20h58

    De Marcel Haché
    Avant la Révolution Tranquille, le syndicalisme québécois n’était rien. Le Québec inc. et le syndicalisme que Nous connaissons aujourd’hui sont les deux fils légitimes de cette révolution, ils n’en sont pas les pères.
    Donc ma mère qui durant les années 30 se faisait agresser par les chiens de Taschereau, plus tard ceux de Duplessis n’était pas syndicaliste !
    Je ne crois pas que c’est ce que vous pensez.
    On récapitule. L’événement fondateur de la dite Révolution Tranquille fût la grève d’Asbetos, en tête Jean Marchand qui a le genie d’en faire une grève ’québécoise’, de la sortir de la region de l’amiante. Avec des Trudeau, Pelletier et autres ’gauchistes’ en renfort.
    Maman était dans la schmatta, Amalgamated Clothing Worker of America, l’union qui est à la base du syndicalisme modern avec l’International Ladies’ Garment Workers’ Union, après le feu de la Triangle Shirtwaist en 1911.

  • Michel Bélisle alias Didier, 3 septembre 2014 14h59

    M. Sauvé,

    Vous dites :

    "Des oligarques qui nous "programment" un écroulement du système et l’établissement de l’ordre à travers la création d’un chaos."

    Permettez-moi d’être en désaccord avec cette hypothèse que vous suggérez.

    Les oligarques et tous les gouvernements de la planète sans exception travaillent jour et nuit à perpétuer le Système.

    Ce sont les contradictions amenées par le Système qui le menacent, en particulier, l’appauvrissement continuel d’une bonne partie de la population, les mensonges et demi-vérités qui doivent continuellement être répétés par les médias-Système dans le but de maintenir le dit Système etc...

    C’est qu’à un moment donné, malgré les efforts de tous les oligarques et politiciens du monde pour maintenir le Système qui les sert si bien, les contradictions du Système prennent le dessus.

    Il faut lire les articles du journaliste français Philippe Grasset à ce sujet :

    http://www.dedefensa.org/

  • Jean-Louis Pérez-Martel, 3 septembre 2014 12h45

    Un parallélisme Québec-Catalogne

    M. Parizeau, savez-vous qui sont vos « amis catalans » indépendantistes de CiU, CDC, ER...?

    Voici le vrai portrait politique de ces imposteurs qui sont devenus, par la corruption institutionnalisée, des multimillionnaires blanchissant dans des paradis fiscaux des commissions touchées (de 3 à 5 %) de la valeur de contrats publics octroyés depuis plus de 25 ans. Suffisantes seront ces informations pour éclairer les fausses représentations de ces caciques de la politique trahissant ainsi le peuple catalan :

    La descente aux enfers de Jordi Pujol, ancien président de la Catalogne

    http://www.lemonde.fr/europe/article/2014/07/29/la-descente-aux-enfers-de-jordi-pujol-ancien-president-de-la-catalogne_4464296_3214.html

    *
    Affaire Pujol : les scandales s’accumulent

    http://www.paradisfj.info/spip.php?article3797

    *

    Affaire Jordi Pujol : la chute aux enfers du symbole du souverainisme catalan

    http://periodistas-es.com/affaire-jordi-pujol-la-chute-aux-enfers-du-symbole-du-souverainisme-catalan-38981

    ***

    JLPM

  • André Parizeau, 3 septembre 2014 07h08

    Il y a des phrases chocs qui attirent plus l’attention que d’autres. Celles portant sur le rôle et la place des syndicats dans le combat pour l’indépendance, d’abord soulevé par Marc Laviolette, puis reprise par moi dans mon texte, a de toutes évidences eu une portée.

    Cela dit, j’aimerais rappeler un fait que j’espère personne n’osera contester. N’aurait été de l’appui des syndicats en 1976, jamais le PQ n’aurait alors pris le pouvoir avec une telle majorité. Jacques Parizeau reconnaissait lui-même l’importance des syndicats. Cela est manifeste dans ses propos recueillis dans la biographie de Pierre Dufresne.

    Cela dit également, si je n’étais pas moi-même convaincu de l’importance d’aller chercher le maximum d’appuis dans TOUTES les couches de la population — j’insiste sur le mot TOUTES — je n’aurais pas écrit ce texte ni conclu de la manière dont je l’ai fait.

    Je dénote dans les commentaires de certains — notamment de la part de ceux mis en ligne plus récemment — que les préjugés et le sectarisme continue encore de dominer leur argumentaire, ce qui ne pourra que nuire à la longue à la cause de l’indépendance, à moins justement qu’on fasse tous et toutes un effort pour passer outre à nos vieilles rancœurs.

    Le prochain chef devra — c’est une évidence — bien jauger les compromis à faire, de part et d’autres, à gauche, comme à droite, pour conséquemment permettre cette relance du combat pour l’indépendance, si attendue. Je trouve, en passant, qu’on pourrait beaucoup apprendre de nos amis écossais et catalans à cet égard ...

  • F. Forget, 2 septembre 2014, 2 septembre 2014 18h18

    Il serait peut être temps d’avoir recours à un homme d’affaire pour nous amener plus loin. Nous avons eu droit à tous les beaux discours des intellectuels du parti qui se sont succédé à tour de rôle mais il serait temps que nous passions aux vrais affaires c.a.d. l’économie, le coût de ’indépendance. Je fais confiance à PFK, il est venu avec une mission à accomplir et il ne s’en cache pas. Cela calmerait les angoissés que nous sommes (ceux qui n’ont aucune notion d’économie). Les discours à l’emporte-pièce de gens tels que Ms. Laviolette et Dubuc deviennent lassant à la longue et nous tannent par leur infertilité. Je crois sincèrement qu’ils nuisent au parti. Moins d’information stérile et plus de matières à réflexion.

    Oui. la venue de M. Aussaint amènerait un vent de fraîcheur pour la jeunesse et on doit admettre que son discours est apaisant et constructif ; il a de la crédibilité. Ce que je reproche à plusieurs est de trop intellectualisé leur discours.

  • Jean-Louis Pérez-Martel, 2 septembre 2014 14h40

    Ce que l’Histoire du communisme nous révèle

    Les néo-communistes québécois, sachant que 95 % de l’électorat rejette un État socialo-marxiste, inhérent à la dynamique du pouvoir de la nomenklatura de ce régime antidémocratique, essaie maintenant de s’accommoder à une sorte de pacte politique avec la bourgeoisie (en acceptant le PQ-PKP qui représente aujourd’hui cette classe sociale, tel que proclamé dans le présent article) afin d’arriver à s’infiltrer dans l’appareil de ce même État si les députés néo-communistes élus aux prochaines élections générales (ceux de QS et les infiltrés au PQ) sont nécessaires pour former un gouvernement péquiste majoritaire. Cette stratégie machiavélique est la même que celle appliquée dans tous les processus de prise de contrôle du pouvoir par cette idéologie de fabriquant de misères, de goulags et d’extermination systématique dans les pays ayant vécu ce régime totalitaire et sanguinaire.

    Communisme : Utopie et Histoire

    http://communismeutopiehistoire.wordpress.com/chapitre-1/

    ***

    JLPM

  • Marcel Haché, 2 septembre 2014 06h50

    Avant la Révolution Tranquille, le syndicalisme québécois n’était rien. Le Québec inc. et le syndicalisme que Nous connaissons aujourd’hui sont les deux fils légitimes de cette révolution, ils n’en sont pas les pères.

    Prétendre cette absurdité que sans les syndicats ou sans Québec inc. l’Indépendance serait impossible, c’est typique de la pensée des soviets, cette idée anachronique de gauche, cette idée que des corps « intermédiaires » constitués démocratiquement seraient capables de donner sa légitimité à l’État, pour autant qu’il s’agit d’un État socialiste bien évidemment. La gang de Québec Solidaire aime bien ronronner que l’Indépendance sera « à gauche ou ne sera pas ».

    S’il n’y avait pas eu de peuple souverain, en l’occurrence Nous, il n’y aurait pas eu ni nationalisation de l’hydro-électricité, ni Révolution Tranquille, ni à la suite de cette révolution les grandes centrales syndicales telles que Nous les connaissons aujourd’hui, ni Régie des Rentes, fer de lance de la Caisse de Dépôts, elle-même la mère supérieure du Québec Inc.

    Prétendre que l’indépendance sera à gauche ou ne sera pas, c’est anti-indépendantiste, et ne vaut pas mieux que prétendre qu’un chien a besoin de deux queues pour japper !

  • ssauve, 1er septembre 2014 23h51

    Certes, le système est à la veille de s’écrouler mais dois-je rappeler que l’indépendance reste entre les mains du peuple malgré les perfidies et l’immense pouvoir des oligarques.

    Des oligarques qui nous "programment" un écroulement du système et l’établissement de l’ordre à travers la création d’un chaos. Leur système commence à être à point...

    On cherchera à travers le chaos qui résultera de la fin de ce "système", à dominer davantage le peuple d’abord en tournant les citoyens les uns contre les autres. (A ce sujet, observez bien la prochaine campagne de peur et celle de vaccination qui en découlera...)

    Cette guerre aux peuples est déjà commencée. Elle s’approche de nous à travers l’immigration massive au Québec et l’enchainement de notre peuple à la dette collective et individuelle. Non, je n’exagère pas...

    Que ce soit en Lybie, Syrie, Ukraine, Yougoslavie ou ailleurs, les oligarques sont passés maître dans l’art de diviser pour régner. C’est ce qu’ils parviennent à faire en divisant la gauche ici au Québec.....

    Pour l’heure, les Québécois doivent retourner à la case de départ. Consolidation de leur famille, de leur communauté, de leur village et de leur région. Roméo Bouchard en parle avec beaucoup d’applomb notamment dans son livre "Rebatir les campagnes" (http://fr.wikipedia.org/wiki/Rom%C3%A9o_Bouchard )...

    L’indépendance arrivera mais pas celle que nous souhaitons. Ce sera un Québec indépendant dans un Bloc régionnal complètement dépendant de la politique financière internationale.* A moins que...

    A moins que nous nous réveillons avant.

    Il est minuit moins une...

    PS : Monsieur Bélisle : TOUS seront interpellés dans le prochain combat, hommes d’affaires y compris. Plusieurs comprennent déjà que le bateau est en train de couler...

    * Cette (pseudo) indépendance du Québec réalisée par les amis de l’establishment est une des cartes dans la manche de ceux qui croient prétentieusement avoir le destin du Québec entre les mains.

  • André Lafleur, 1er septembre 2014 22h04

    Il est vrai que personne ne pourra réussir à faire l’indépendance au Québec, sans l’appui des syndicats mais il ne pourra pas réussir non plus sans les gens d’affaires ainsi que toutes les autres catégories de citoyens.

  • fernand lachaine, 1er septembre 2014 20h11

    Note à madame Deschesne,
    Je pense que les indépendantistes devraient former un autre parti politique : le parti des égos indépendantistes/souverainistes/séparatistes du Québec ou le PEISSQ.
    Ceux et celles qui seront mécontents du choix démocratique des membres du PQ pourront rejoindre le PEISSQ.
    De cette façon tout sera en place pour retarder et affaiblir pour plusieurs années la possibilité de faire l’indépendance du Québec

    Vous noterez madame Deschesne que je suis tout à fait d’accord avec votre intervention.

  • Denis Ratté, 1er septembre 2014 19h39

    Et pourtant !!!! en ces temps plus que sombres ., la simple phrase :

    Nous avons besoin de chacun de nous ., semble encore plus difficile à comprendre
    PKP , ne répète pas le Mantra : le Pays ,oui , mais à condition que ...... de a à z..... le même Mantra qui., déjà ., en 80 lors du premier référendum, avait fait du ravage ., les M.L. ayant votés un gros NON ., prétextant la bourgeoisie crasse du Parti Québecois !!! Aujourd hui ils ont remplacés le mot ’’’ Bourgeoisie ’’’ par le mot Néo-Libéraliste !!!! et cela refait le travail ....
    Le pays sans condition ., depuis le temps qu on attend ., et qu on vit d espoir .... déçu., plus souvent qu autrement.

    Nous aurions tous intérêt à relire L URGENCE DE CHOISIR ( 1971 sic ) de Pierre Vallières ., le même discours amène rarement des résultats différents !!!

  • Mireille Deschênes, 1er septembre 2014 12h36

    Une chose est certaine tandis que les Laviolette de ce monde se font aller la trappe les libéraux se bidonnent et les Desmarais se frottent les mains !
    Je n’en peux plus de ces discours qui devraient nous amener à l’indépendance. La gauche, la droite, en bas, en l’air ! Nous n’avons plus les 20 ans de Duceppe a attendre, il nous faut un capitaine à la barre et ce n’est pas avec des chansons comme Notre home et des bisous que l’indépendance se fera. Parmi les indépendantistes il y a de tout pour faire un Pays avec tous les genres possibles, c’est cela qui faut briser, cette ritournelle qui ? quoi ? bla bla bla Que Dubuc et Laviolette se la ferme, il y a un gros travail à faire à moins qu’ils sont parentés avec Lucien Bouchard à ce compte là on se passera d’eux ! Les médias raffolent des sorties de Laviolette et il est trop zozo pour penser qu’il se tire dans le pied.

  • Michel Bélisle alias Didier, 1er septembre 2014 10h46

    "Je le répète et contredisez-moi si vous pouvez le faire, je ne vois pas comment on peut faire l’indépendance sans la participation des entrepreneurs, des créateurs et des gens d’affaires."

    @ monsieur Cloutier,

    Il va pourtant falloir la faire sans eux parce que le Système est en train de s’effondrer et ceux que vous nommez, entrepreneurs et gens d’affaires en particulier, sont à la base du Système avec les banques.

    Il faut lire les articles du journaliste français Philippe Grasset qui ne cesse de décrire l’actuel effondrement du Système :

    http://www.dedefensa.org/

    Et si le monde survit à l’effondrement du Système, ce dont personnellement je ne suis pas certain, on pourra penser à comment l’on construira le Québec.

  • François Janvier, 1er septembre 2014 09h41

    M. Pierre-Karl Péladeau est avantagé dans la course au leadership du PQ pour plusieurs raisons ; on ne peut l’associer à la gouvernance souverainiste, en politique il n’a pas pris de mesures impopulaires, il représente la réussite économique québécoise. De plus, pour accéder à l’indépendance, il est important d’avoir un chef qui au plan économique rassure les québécois insécures ; les gens se disent que si un homme d’affaires comme PKP se lance dans l’aventure de l’indépendance, cela ne doit pas être si risqué.

    Par ailleurs PKP m’apparait comme un homme intelligent qui ne dirigera pas le gouvernement comme une entreprise privée. C’est d’ailleurs par sa capacité au cours des prochains mois de ne pas s’aliéner les différentes tendances au sein du mouvement souverainiste que l’on pourra évaluer son leadership.

    S’il réussit à ramener au Québec Jean-Martin Aussant, obtenir l’appui et les conseils de M. Jacques Parizeau, garder la grande majorité des membres de l’équipe ministérielle formée par Pauline Marois et les jeunes leaders de la nouvelle génération notamment Léo-Bureau Blouin et Martine Desjardins, il sera alors le chef indépendantiste tant redouté par les fédéralistes.

    Ce qui ne veut pas dire lui donner un chèque en blanc. Pour faire l’indépendance, il faut aussi un projet bien élaboré qui explique clairement ce que sera l’économie, les mesures sociales, l’environnement, le mileu du travail, etc, dans un Québec indépendant. Il faudra aussi un bon plan de communication pour expliquer l’indépendance et mettre en échec les stratégies négatives du camp fédéraliste face à ce projet.

    Enfin, sans être un grand tribun, celui-ci devra être capable. avec l’assurance d’un leader qui sait où il va, répondre aux questions tendancieuses de certains médias fédéralistes. À ce sujet, la campagne à la chefferie du PQ sera très révélatrice ; jusqu’à maintenant, il s’en tire très bien.

  • André Parizeau, 1er septembre 2014 08h57

    D’abord merci aux trois personnes ayant à leur tour réagi à mon texte.

    Concernant la référence à Jacques Parizeau, je suis bien d’accord ; j’aurais effectivement pu rajouter cela dans mon argumentaire ; cela illustre bien mon propos.

    En ce qui concerne la position des syndicats, ils n’ont encore pas pris officiellement — j’insiste sur le mot — par rapport à cette campagne et je serais d’ailleurs surpris qu’ils le fassent à court terme, tout au moins. La plupart de ceux et de celles qui dirigent ces organisations sont avant tout pragmatiques. Une fois la course finie, ils jugeront au mérite.

    Le fait que Marc Laviolette ait fait sa sortie ne veut pas dire que tous les dirigeants syndicaux, et encore moins tous les militants et militantes œuvrant au sein de ces organisations, pensent nécessairement comme lui et que, surtout, même ceux et celles, qui sont critiques face à PKP, ne pourraient pas ultimement changer d’opinion.

    Encore une fois, je crois que le programme et les idées qu’émettra PKP, dans le cadre de cette course à la chefferie, joueront beaucoup, dans un sens ou dans l’autre.

  • Pierre Cloutier, 1er septembre 2014 01h11

    Message à D. Drouin

    J’ai beaucoup de respect pour les syndicats et les syndiqués, mais il ne représente même pas 30% de la population et cela ne veut pas dire qu’ils votent tous pareils.
    L’affirmation de Dubuc et de Laviolette est simpliste et infantile et n’est pas conforme à la réalité que nous connaissons au Québec.

    Je le répète et contredisez-moi si vous pouvez le faire, je ne vois pas comment on peut faire l’indépendance sans la participation des entrepreneurs, des créateurs et des gens d’affaires. Et qui peut rallier ces gens-là sinon PKP ? Certainement pas Martine Ouellet, qui a par ailleurs ton mon respect.

  • fernand lachaine, 31 août 2014 17h44

    Vous dites "même un très grand bourgeois" en parlant de PKP.
    Il y en a eu un autre grand bourgeois en la personne de Jacques Parizeau qui a brassé passablement la cage au sein du PQ.
    "Monsieur" nous a presque amené à l’indépendance du Québec.
    Je n’ai absolument rien contre la venue possible de PKP à la tête du PQ.
    Son poing levé en l’air à St-Jérome a été un geste patriotique que je n’avais jamais vu au sein du mouvement indépendantiste.
    Lui seul sait s’il se présentera à la chefferie du PQ mais s’il décide dans ce sens, la population du Québec saura où se situe cet homme.

  • D. Drouin, 31 août 2014 17h03

    Très intéressant ! Vous apportez de bons arguments sur plusieurs points. Toutefois, vous êtes en parfait accord avec Marc Laviolette à propos du fait que personne ne pourra réussir à faire l’indépendance au Québec, sans l’appui des syndicats". Faudrait logiquement oublier la candidature de PKP, dans ce cas, vu que les syndicats lui ont déjà signifié un Non sans équivoque en se rangeant derrière Martine Ouellet. Un pensez-y bien, non ?

  • Pierre Cloutier, 31 août 2014 16h36

    I y a une chose que je voudrais ajouter et elle fort simple à comprendre : je ne pense pas sincèrement - même si je me définis comme un homme de gauche, athée, hédoniste et libertaire - qu’on puisse faire l’indépendance sans la participation active des entrepreneurs, des créateurs et des gens d’affaires.

    Et qui au PQ, à parti PKP peut rallier ces gens-là ? Qui ?

    Et qui nous dit que PKP est contre une juste et équitable répartition de la richesse ?

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