«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

Avec le PLQ, plus ça change, plus c’est la même chose

Philippe Couillard doit son élection à la chefferie du PLQ en 2013 à Marc-Yvan Côté et Sam Hamad

Il était une fois dans... l’Est du Québec

Premier Tech se fait conférer un monopole d’une valeur potentielle de plus d’1 milliard par règlement à peine trois mois après l’élection du gouvernement Couillard

Editorial de Vigile
lundi 11 avril 2016
5 547 visites 19 messages

Légende de la photo : Copains comme cochons

La Commission Charbonneau, aussi décevant qu’ait pu être son dénouement, aura quand même eu le mérite d’éclairer notre lanterne sur les méthodes utilisées par le Parti Libéral du Québec pour se financer et se faire élire. Dans la foulée des premières révélations de la Commission Gomery, elle nous aura également permis de comprendre le rôle très important que jouait l’ancien ministre Marc-Yvan Côté, surnommé fort à propos « le beu de Matane », dans l’organisation électorale tant du PLC que du PLQ dans l’Est du Québec.

Ses travaux et les enquêtes de l’UPAC ont d’ailleurs abouti à son arrestation spectaculaire le 17 mars dernier, le jour du budget, et à celle de Nathalie Normandeau, vice-première ministre sous Jean Charest, sous des accusations de fraude, corruption et abus de confiance, un triste précédent dans l’histoire politique du Québec.

Mais l’histoire ne s’arrête évidemment pas là, et le commissaire Lafrenière de l’UPAC, dont le mandat vient justement d’être renouvelé pour cinq ans, a bien pris la peine de préciser que ses troupes enquêtent toujours sur plus d’une quarantaine de dossiers, ce qui nous permet de comprendre que, sur le nombre, il en reste sûrement qui impliquent le gouvernement Charest et possiblement le gouvernement Couillard.

Premier Tech

La semaine dernière, le ministre Sam Hamad était obligé de démissionner à la suite de révélations de l’émission Enquête de Radio-Canada qui soulevaient des interrogations sur le rôle qu’il aurait joué dans l’attribution de subventions accordées à Premier Tech, une entreprise du bas du fleuve au conseil d’administration de laquelle siégeait jusqu’à tout récemment, et depuis 1994 ( ! ), son ancien collègue de chez Roche et comparse politique Marc-Yvan Côté, à titre de vice-président.

De cette longue association de Marc-Yvan Côté avec Premier Tech, des liens personnels qu’il a pu tisser avec Sam Hamad alors qu’ils étaient collègues à la haute direction chez Roche de 1998 à 2003, et de leur implication commune dans l’organisation du PLQ, on peut certainement inférer que Sam Hamad était au fait de l’implication de son comparse dans Premier Tech et de son intérêt dans le développement des affaires de cette entreprise depuis plusieurs années. Or un de ses champs d’activité est le traitement des eaux usées. Elle a d’ailleurs développé un équipement sanitaire très efficace appelé à remplacer les fosses septiques des résidences éloignées.

Marc-Yvan Côté n’hésite pas à combiner ses activités d’organisation électorale dans l’Est du Québec au développement des affaires de Roche et de Premier Tech, comme en témoigne cette pièce déposée par les enquêteurs de la Commission Charbonneau sous la cote 163P-1793.

Il s’agit d’un courriel daté du 4 décembre 2008, quelques jours avant l’élection générale du 8 décembre, d’un dirigeant de Roche, André Côté, à Henri Ouellet, président du Groupe des Technologies Environnementales de Premier Tech, lui rapportant l’évolution de la campagne électorale en Gaspésie et aux Îles de la Madeleine en fonction des enjeux de son entreprise (le traitement des eaux usées des résidences isolées), et le priant d’émettre deux chèques de 1000 $ pour les campagnes Libérales à Gaspé et aux Îles, Côté s’occupant de trouver 4000 $ pour chacun des deux autres. Marc-Yvan Côté a reçu copie de ce courriel et le commente brièvement le même jour.

Dans son courriel, André Côté raconte la tournée pré-électorale de Jean Charest et de Nathalie Normandeau à Gaspé et aux Îles pour soutenir les candidats Georges Mamelonnet et Germain Chevarie et fait état du soutien des conseils municipaux au projet de traitement des eaux usées que Charest et Normandeau mettent en relief dans leurs interventions.

Le réseau Libéral

Le courriel réfère également au cas de Cloridorme qui – je l’ai appris en recherchant le nom sur Google – est une petite municipalité de canton dans le comté de Gaspé. En fouillant un peu plus, j’ai trouvé un article de Wikipédia sur Cloridorme, et là, je suis tombé sur le derrière. Figurez-vous que, sous la rubrique Personnalités liées à la commune, on retrouve ceci :

Suzanne Côté Juge à la Cour Suprême du Canada (nommée en 2014)

Et sous Suzanne Côté, Wikipédia nous apprend que :

Suzanne Côté, née à Cloridorme (Québec), est une avocate canadienne, juge à la Cour suprême du Canada depuis 2014.

Or Suzanne Côté était l’avocate choisie par le gouvernement Charest pour représenter le Gouvernement du Québec à la Commission Bastarache, comme le confirme l’article de Wikipédia consacré à cette commission.

Liste des participants et des intervenants :
Représentant le gouvernement du Québec, Me Suzanne Côté, L’Honorable Jean Charest, Me André Ryan...

Me Côté a eu des démêlés avec le fisc qui ont défrayé la chronique il y a quelques mois. Curieusement, on ne trouve aucune référence à son rôle à la Commission Bastarache sur sa fiche de présentation sur le site de la Cour Suprême.

Tiens, tiens… Le beau sujet d’enquête que voilà ! Si l’on peut facilement comprendre que la Commission Bastarache ait été un chapitre peu glorieux de l’histoire des rapports politico-judiciaires au Québec, elle n’en a pas moins constitué une commission d’enquête publique et devrait donc être mentionnée dans les notes biographiques de Suzanne Côté. Pourquoi ne l’est-elle pas ? On pourrait croire à un oubli si elle ne figurait pas sur l’un des deux sites seulement. Mais les deux ? Et que cherche donc à dissimuler Suzanne Côté ? À qui ? Pourquoi ?

Pour en finir avec Suzanne Côté, on apprend sur le site de la Cour suprême qu’elle a été présidente de la Chambre de Commerce de Gaspé et présidente de la Chambre de Commerce de la Gaspésie, ce qui explique qu’elle ait eu de nombreuses occasions de rencontrer Jean Charest et Nathalie Normandeau qui fut mairesse de Maria avant de se faire élire députée Libérale de Gaspé et accéder au Conseil des ministres.

La boucle est définitivement bouclée lorsqu’on apprend que Suzanne Côté « partage sa vie » (dixit la Cour suprême) avec Me Gérald Tremblay, jusqu’à récemment associé principal directeur du cabinet Libéral bien connu McCarthy Tétrault, où pratiquent désormais Daniel Johnson Jr, Jean Charest, et l’ancien juge Claude Bisson dont la prestation comme jurisconsulte de l’Assemblée nationale ne laissera pas un souvenir impérissable.

Tout ceci nous permet de comprendre que les Libéraux opèrent en réseau et que ce réseau est très fortement implanté à travers le Québec même si le PLQ ne parvient plus à faire élire ses candidats dans plusieurs régions. En ce sens, à cause de la profondeur de son implantation et des milieux prospères dans lesquels il est implanté, il constituera toujours une dangereuse cinquième colonne même après son effondrement., essentiellement en raison de son identification au fédéralisme canadien que soutiennent en majorité les milieux d’affaires.

L’élection « clés en mains » de Philippe Couillard à la chefferie du PLQ

Pendant que Premier Tech poursuivait le développement de ses affaires de 2008 à 2012, le gouvernement Charest s’enferrait dangereusement, au point où son option fédéraliste n’arrivera même pas à lui assurer sa réélection en 2012. Il passera deux ans dans l’opposition au cours desquels il aura l’occasion de se donner un nouveau chef en 2013 en la personne de Philippe Couillard, un ancien ministre de Jean Charest qui avait quitté la politique en 2008.

Pour se faire élire, il doit se monter une organisation. Sam Hamad propose ses services. Il traîne dans son sillage Marc-Yvan Côté dont on oublie trop facilement qu’il fut l’organisateur en chef des Libéraux sous Robert Bourassa et l’architecte de ses plus grandes victoires. Marc-Yvan Côté avait quitté la politique au départ de Bourassa. Il ne s’entendait pas avec Johnson.

En 1998, il entre chez Roche et met ses connaissances politiques au service de ce gros bureau de génie-conseil pour le développement de ses affaires. Effectivement, elles prospèrent. Côté s’acoquine rapidement avec Sam Hamad, vice-président chez Roche, qui partage son intérêt pour la politique et l’organisation électorale. Le succès de Roche dépend de la présence aux différents leviers de commande politiques d’élus qui lui seront redevables lorsque viendra le temps de prendre des décisions sur l’utilisation de ses services. Ils raffinent leurs méthodes et les mettent en application avec l’aide de comparses comme Gilles Cloutier que la Commission Charbonneau rendra tristement célèbre.

Leurs succès sont spectaculaires. En 2008, à Québec, en deux coquetels de financement tenus en l’espace de quelques jours, ils étaient parvenus à recueillir plus de 350 000 $, un chiffre carrément stratosphérique pour une ville comme Québec. Mais l’implication de Roche viendra les hanter lorsque, le 24 mai 2014, le PLQ devra démentir « les allégations selon lesquelles des militants libéraux auraient utilisé les locaux de Roche, au profit du ministre Sam Hamad, lors de la campagne électorale de 2008 ».

En 2013, Hamad et Côté sont aux commandes des opérations pour la campagne de Couillard. Ils réussiront sans peine à réunir les 650 000 $ nécessaires même si Couillard a fixé un plafond de 500 $ aux contributions. Selon une source proche du PLQ, cette somme servira à couvrir les frais de déplacement et de séjour des délégués de l’Est du Québec dont Marc-Yvan Côté se sera préalablement assuré du soutien. À leur arrivée sur les lieux du congrès, ils seront pris en charge par l’organisation. Vidéo d’accueil de Philippe Couillard dans leurs chambres, suites d’hospitalité… hospitalières, et toute la panoplie des petites attentions qui font le bonheur de congressistes en goguette.

Les soutiens des deux autres candidats, Raymond Bachand et Pierre Moreau, sont concentrés dans l’Ouest du Québec qu’ils se divisent, et ils ne parviennent pas à percer le front de l’Est uni en faveur de Philippe Couillard. Avec l’organisation mise en place par Hamad et Côté, l’issue ne faisait aucun doute et Couillard l’emporte haut la main.

Premier Tech, le lien qui fait que rien n’a changé de Charest à Couillard

Les Libéraux emportent l’élection en 2014 malgré les rappels incessants des scandales de l’ère Charest. Depuis la Commission Charbonneau, des doutes pèsent sur l’intégrité de Pauline Marois et de son conjoint et celle-ci donne l’impression de vouloir finasser en préférant déclencher des élections plutôt que de se présenter en commission parlementaire. Le PQ n’étant pas parvenu pendant son bref mandat à clarifier sa stratégie sur sa marche vers l’indépendance, les Libéraux ont beau jeu d’agiter le spectre d’un nouveau référendum.

Rapidement, les Libéraux se réinstallent au pouvoir. Le 16 juillet 2014, à peine deux mois après leur entrée en fonction, le gouvernement Couillard adopte par le décret 698-2014 (Gazette N° 31 du 30-07-2014 Page : 2760) le Règlement Q-2, r. 22 sur l’évacuation des eaux usées et des résidences isolées.

Ce règlement va clairement servir les intérêts de Premier Tech sur le conseil d’administration de laquelle siège Marc-Yvan Côté. Elle est la seule à fabriquer les fosses septiques à 40 000 $ pièce dont le règlement en question vient d’imposer l’installation. Ce règlement l’assure d’un monopole. Au Québec seulement, la demande potentielle s’élève à 26 000 unités, soit un marché de plus de 1 milliard $.

Reste que le coût de cette solution a fait reculer plus d’un propriétaire de résidence isolée.

Alors hier, un dimanche, à Val d’or, aussi discrètement que possible, le ministre de l’Environnement, David Heurtel, a annoncé des mesures qui ont pour effet d’éliminer le monopole, un peu trop voyant dans le contexte actuel, mais d’offrir « un crédit d’impôt de 20 % dont le montant pourra atteindre 10 000 $ sur les travaux excédant 2 500 $ », ce qui est le cas de la solution Premier Tech. Autrement dit, ce que le gouvernement Couillard lui enlève d’une main, il lui redonne de l’autre… en puisant dans vos poches via le crédit d’impôt.

Voilà la preuve que rien n’a changé sous le gouvernement Couillard. Les magouilles amorcées sous le gouvernement Charest se poursuivent.

Avec le PLQ, plus ça change, plus c’est la même chose.

Commentaires

  • Jean-Louis Pérez-Martel, 20 avril 2016 13h46

    Pour en savoir davantage sur une autre des connivences entre les principaux partis politiques au Québec concernant la tractation afin d’adopter des mécanismes législatifs leur donnant une sorte d’amnistie générale au sujet du financement illégal défiant le Code criminel, consulter : Financement depuis 20 ans : les partis prêts à ouvrir leurs livres http://www.lapresse.ca/actualites/politique/politique-quebecoise/201604/20/01-4973201-financement-depuis-20-ans-les-partis-prets-a-ouvrir-leurs-livres.php

    ***

    JLPM

  • Simon Tremblay, 18 avril 2016 14h14

    Tourbe (peat moss) : il faut 30,000 ans (une glaciation) pour que la tourbe soit générée.

    Une fois la tourbe retirée, il n’y en aura plus. Il faudra une autre ère glaciaire.
    _

    Nota : En dessous de la tourbe (peat moss), il y a souvent du sable de première qualité qui permet de faire de belles routes, et de l’argent pour le parti.

    Bravo à ces environnementaleux miserables. Menteurs, fraudeurs, manipulateurs compulsifs. Bravo à leurs medias manipulateurs, fraudeurs, SILENCIEUX, complices.

    _

  • Ouhgo (Hugues) St-Pierre, 16 avril 2016 10h13

    Vigile.net, cité dans les "vrais journaux" ! et sous son vrai nom, en position avantageuse de précurseur sans un sobriquet réducteur, ou complotiste !!! Célébrons ! Nous sommes au monde. Merci M. Le Hir

    pied dans la porte ?

  • Richard Le Hir, 16 avril 2016 09h13

    Et aujourd’hui samedi 16 avril, c’est au tour de Michel Hébert du Journal de Montréal de souligner le plagiat de la CAQ. Voir la rubrique Échos de la colline sous le titre « Vigile inspire la CAQ » qui suit sa chronique du samedi :

    http://www.journaldemontreal.com/2016/04/16/etre-ou-ne-pas-etre-mourant

  • Ouhgo (Hugues) St-Pierre, 15 avril 2016 10h52

    En 2012, je vendais ma maison de campagne près de St-Hyacinthe. C’était juste avant la date butoir pour installer les stations d’épuration des eaux usées réglementaires(filtration à la tourbe du bas du fleuve). Le choix de l’ingénieur en charge nous appartenait, mais pas l’entreprise d’installation de ce projet gigantesque (20,000$). Ce fut Premier Tech que rien ne nous laissait soupçonner de gestion de "puisards".

  • Richard Le Hir, 14 avril 2016 09h04

    L’article de Marco Bélair-Cirino dans Le Devoir aujourd’hui commentant la sortie de la CAQ hier contre David Heurtel en commission sur l’étude des crédits m’oblige a nuancer mon opinion. En effet, Il fait écho à mon éditorial dans les termes suivants :

    Avant la CAQ

    L’ancien ministre péquiste Richard Le Hir a questionné — 48 heures avant la CAQ — les motivations du gouvernement libéral derrière le décret du 16 juillet 2014. « Dimanche, à Val-D’Or, aussi discrètement que possible, [M.] Heurtel, a annoncé des mesures qui ont pour effet d’éliminer le monopole, un peu trop voyant dans le contexte actuel, mais d’offrir “un crédit d’impôt de 20 % dont le montant pourra atteindre 10 000 $ sur les travaux excédant 2500 $”, ce qui est le cas de la solution Premier Tech », a-t-il écrit dans un article hébergé sur le site Web vigile.quebec avant de conclure : « Les magouilles amorcées sous le gouvernement Charest se poursuivent. »

  • Gaston Carmichael, 14 avril 2016 08h08

    C’est vrai, qu’à bien y penser, ma suggestion n’était pas très réaliste. On aurait rapidement dénoncé la communauté de pensée entre Mme Legault et un site séparatiste. On aurait appelé à son congédiement pour mangue d’objectivité et d’impartialité.

    Comme objectivité et impartialité sont le fond de commerce des chroniqueurs, ils ne voudront jamais être associé, de près ou de loin, à Vigile.

    Toutefois, ils peuvent le faire par la bande en citant simplement les interventions des oppositions à l’Assemblée Nationale, qui elles peuvent trouver leur inspiration chez Vigile, sans devoir faire face à une menace d’excommunication pour leurs mauvaises fréquentations.

  • Richard Le Hir, 13 avril 2016 23h01

    @ Intervenants précédents

    J’ai fait parvenir le lien de mon article à 5 chroniqueurs du JdeM, dont Josée Legault, dès sa mise en ligne. Je ne suis pas surpris de leur silence. Vigile est un concurrent pour eux, et de surcroît un concurrent dangereux parce que nous travaillons gratuitement alors que eux sont payés. Quand ils nous voient développer des dossiers d’enquête et sortir des scoops, ils n’apprécient guère. Vigile est une menace au modèle traditionnel de la profession, et ils en vivent.

  • Denis Ratté, 13 avril 2016 21h09

    Encore une fois., Un dossier de VIGILE : repris par LA CAQ et défendu par LEGAULT !!

    Les conseillés de Mr. Péladeau sont-ils tombés dans le même pot de Valium que l ancienne équipe de Stratèges de Mme Marois ????

    Denis Ratté

  • Gaston Carmichael, 13 avril 2016 19h23

    @M. Bourassa :
    « Pourquoi se cacher derrière un autre nom lorsqu’on dit la vérité ? »

    Réponse : Parce qu’on veut qu’il soit lu par le plus grand nombre.

    Sans rien enlever à M. Le Hir, je pense que Josée Legault est beaucoup plus connu que lui. Beaucoup de monde vont s’arrêter pour lire Josée Legault, mais passeront tout droit à un courrier des lecteurs écrit par quelqu’un qui leur est inconnu. De plus, la chronique de Josée Legault est publiée sur une base régulière, et ne dépend pas d’une tierce personne pour décider si le texte mérite publication, ou non.

    C’est un peu le culte de la vedette, et Josée Legault est une vedette au JdeM.

  • Pierre Bourassa, 13 avril 2016 17h12

    Gaston Carmichael, ’’Bonjour, M. Le Hir,le clavier de Josée Legault, chroniqueure au JdeM, ne semble pas être sous l’influence de l’empire. Ses chroniques ne sont aucunement complaisantes envers le gouvernement de Philippe Couillard. Même que parfois, elles sont virulentes.Avez-vous songé à alimenter son inspiration en lui cédant les droits d’auteurs sur vos textes, particulièrement celui-ci ?’’

    Vous laissez sous-entendre que le JDM n’est pas sous l’emprise de l’Empire.Alors on fait un test:M. Le Hir envoie son texte au JDM,tout en conservant ses droits d’auteur et on attend la réponse ...

    Pourquoi se cacher derrière un autre nom lorsqu’on dit la vérité ?

    D’ailleurs,j’ai hâte au lancement de son prochain livre à Paris.
    Et je crois que ce sont les journalistes qui,à ce moment-là,vont citer le nom de M. Le Hir.

  • Jean Brilland, 13 avril 2016 06h33

    Très bonne idée que celle de Gaston Carmichael le 12 avril à19h39.

    Mieux encore, pourquoi ne faites vous pas publier vos textes dans le JdM ? Sa diffusion est plus large et celle-ci permettrait une meilleure promotion de Vigile (à travers votre signature).

    " Ce qui met en danger la société, ce n’est pas la grande corruption de quelques-uns, c’est le relâchement de tous. Aux yeux du législateur, la prostitution est bien moins à redouter que la galanterie."

    De la démocratie en Amérique (1835-1840) Alexis de Tocqueville

  • Gaston Carmichael, 12 avril 2016 19h39

    Bonjour M. Le Hir,

    Le clavier de Josée Legault, chroniqueure au JdeM, ne semble pas être sous l’influence de l’empire. Ses chroniques ne sont aucunement complaisantes envers le gouvernement de Philippe Couillard. Même que parfois, elles sont virulentes.

    Avez-vous songé à alimenter son inspiration en lui cédant les droits d’auteurs sur vos textes, particulièrement celui-ci ?

    Le dossier de Michel Dion du 9 Avril dernier mériterait également une diffusion beaucoup plus large.

  • Pierre Grandchamp, 12 avril 2016 17h21

    http://www.ledevoir.com/politique/quebec/369384/troisieme-debat-du-plq-bachand-attaque-couillard-pour-ses-liens-avec-arthur-porter

    ”Raymond Bachand a enfilé les gants de boxe samedi lors du troisième débat des aspirants-chefs du Parti libéral. Et il a choisi son auditoire, lors du seul débat en anglais, rappelant à Philippe Couillard ses liens avec le docteur Arthur Porter, ex-directeur général du CUSM soupçonné de fraude.

    « Pendant que nous étions là à combattre la corruption, à faire des lois, qu’est-ce que tu faisais toi ? Tu t’associais avec Arthur Porter », a lancé l’ancien ministre des Finances, Raymond Bachand, s’adressant directement à son rival Philippe Couillard, alors que la salle était partagée entre les applaudissements et les huées.

    Gardant son flegme, ce dernier a répondu qu’il ne tomberait pas dans le piège en attaquant ses adversaires. « C’est trop facile de nommer des noms et d’établir une culpabilité par association, a-t-il répondu sous les applaudissements nourris des militants réunis pour l’occasion à l’Université Concordia. Je pourrais nommer des noms aussi, mais je ne le ferai pas. Nous sommes tous des libéraux et nous devons regarder vers l’avant, ensemble. »

  • 12 avril 2016 15h46

    M. Le Hir, mille mercis pour votre détermination au nom de la vérité ; elle trouve son chemin, en bonne partie grâce aux personnes comme vous.

  • François morneau, 12 avril 2016 13h45

    Je me demande bien pourquoi ces faits ne sont pas rapportés dans les médias traditionnels, Radio-Canada et le Devoir, par exemples.

  • Louis Emond, 12 avril 2016 11h37

    C’est à se demander si les récentes interventions de Régis Labeaume remettant en question l’installation de nouvelles fosses septiques dans la couronne nord de la ville de Québec, ne sont pas liées à ce dossier.

    Salutations distinguées.

  • Yves Corbeil, 12 avril 2016 11h05

    Une autre chose en passant. L’économie colonialiste de bûcherons et mineurs pour le Québec, il serait peut-être temps de passé la puck à des gens un peu plus ouvert sur le 21e siècle.

  • Yves Corbeil, 12 avril 2016 10h54

    Décourageant tout ce qui sort de ce gouvernement. Plus bandit que cela, tu fais parti de la mafia avec le parrain qui ne fait pas de politique active mais qui s’active pour faire fonctionné la politique selon ses désirs, j’ai nommé le prince de Sagard.

    Malgré tout cela et encore plus à venir, ce parti maudit va reprendre le pouvoir avec sa base de 30% bien solide dans la province.

    Ce qu’il faut pour les délogés, c’est une coalition qui ne viendra pas car QS qui végète depuis ses débuts préfère croire qu’il est un parti valide et que la CAQ ressemble trop au libéraux ou à rien en d’autres occasions.

    Non ce que ça prends c’est un ménage complet de toutes ces personnes qui ont perdu la confiance du peuple qui lui ne croit plus en ces politiciens qui lui mentent à tour de bras à chaque élections.

    Du sang neuf, un nouveau mouvement avec des gens ’’frais’’ qui ont une vision porteuse qui rassemblera tous le monde pour faire progresser notre province...en attendant que le peuple veuille bien se donné un pays, ce qui semble bien loin en ce moment d’écoeurantite aigue de la politique.

    On se croisent les doigts pour un gouvernement minoritaire en 2018 qui serait renversé assez tôt et la prise du pouvoir par ce nouveau parti qui aura eu le temps de vendre son projet pendant ces quatre années.

    Un cr$% ?& de gros ménage, dehors les bandits et qu’on récupère les honnêtes gens qui sont plutôt tranquilles présentement, sûrement pas tous des bandits dans ces partis. De plus avec la situation présente, c’est un frein énorme pour les bonnes têtes qui seraient tenté de venir en politique pour le bien de tous.

    C’est mon opinion.

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PLQ - La descente aux enfers
Les mille et un cauchemars de Philippe Couillard

Au Québec, sous le gouvernement Libéral, il n’y a pas de séparation entre le pouvoir exécutif et le pouvoir judiciaire. Or cette séparation constitue le fondement de l’État de droit depuis Montesquieu (L’esprit des lois).

L’opposition a proposé que la nomination du Commissaire de l’UPAC relève de l’Assemblée nationale. Le gouvernement Libéral a refusé. Il va donc nommer seul celui qui va enquêter sur... le PLQ !

Le coulage de l’info de l’intérieur de la SQ (Hamad, Bibeau, etc.) est la réponse au PLQ des policiers-enquêteurs qui veulent en finir avec la corruption érigée en système par le régime.

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