«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

Des républicains proposent une taxe à l’importation

Globalisme vs protectionnisme : tout n’est pas blanc ou noir

Grande Bretagne : le paradoxe

Tribune libre de Vigile
jeudi 2 mars
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Pour mettre les choses claires, je ne suis ni pour ni contre l’Union européenne.

Entre protectionnisme et globalisme, il doit y avoir un espace. Tout n’est pas blanc ou noir. Les moyens de communications ultra modernes, les besoins de nos entreprises de viser la compétitivité, la robotisation : tout cela exige une ouverture. A l’heure de la traite des vaches robotisée, du système Accès D et de ses pairs, de véhicules moteurs robotisés, de la gestion d’entreprises via internet assis devant l’ordinateur, du commerce électronique, d’enseignement à distance, des médias sociaux….on ne peut pas s’isoler. De dire cela, ce n’est pas être matérialiste. Non ! C’est être réaliste. Du libre échange, j’en fais tous les jours quand je vais au dépanneur, à la station service, au Centre d’achats ; quand je fais des transactions bancaires par internet…..

Ce qui se passe actuellement est un peu une reprise du déjà vu. Après la crise de 1929, il y eut un mouvement de protectionnisme dans le monde ; qui a été renversé dans les années 1940.

Je pense que le Brexit, Trump, Marine : tout cela s’explique SURTOUT par la problématique de l’immigration. Mais l’insécurité reliée à la mondialisation a amplifié le tout. Cependant, un protectionnisme exagéré créerait autant d’insécurité, à moins de vivre dans une société très, très, très populeuse. Le protectionnisme aux États-Unis versus chez nous : problématique totalement différente. Pis encore là, .il y a 35 états américains qui ont le Canada comme le plus grand marché….Et le phénomène de la robotisation et de l’automatisation va aller en accentuant. Quand le président de la Chambre des représentants, le républicain Ryan, propose une taxe aux importations, il y a des gens, ici ,qui angoissent.

Tout n’est pas blanc ou noir

Quand je lis un intervenant prétendre qu’on ne peut se dire nationaliste et vouloir être dans l’UE, je rétorque que les Écossais ont voté à 62% pour demeurer dans l’UE, pis que il y a encore 27 pays dans l’UE. Quand je regarde la Grande Bretagne, je vois le Brexit d’une part ; pis, d’autre part, la volonté du pays de négocier un libre échange avec la Turquie et les USA. Quand j’écoute le discours radical de Trump, d’une part ; pis que je vois le discours, d’autre part, que ses ministres vont porter personnellement de pays à pays….je note qu’il y a ambiguïté : Otan, le Mexique, le Canada notamment.. Quand je vois Trump lui-même modifier ses positions : Israel, la Chine, le Japon.

Le monde évolue. Chez nous, les régions du Bas St-Laurent, de la Gaspésie et de la Côte Nord se vident. Va-t-on préconiser le retour à la terre ?

Est-ce que les prochaines années verront plutôt des négociations de libre échange bilatérales de pays à pays ? Possible, dans certains cas ? C’est certain que ce qui va se passer cette année, dans certains pays d’Europe va nous donner une idée. Idem avec la renégociation de l’ALENA. Cependant le Canada vient de conclure une entente avec l’UE. Comment se conclura le Brexit ?

En conclusion : comme beaucoup d’entre nous, je suis un observateur. Je ne suis pas un hyper globaliste mais je ne suis pas, non plus, un hyper protectionniste. Je suis en évolution ! Cependant, ce que je sais : en 2017, se dire anti libre échange c’est carrément se tirer dans le pied !

Voilà ! En tout respect !

Commentaires

  • Pierre Grandchamp, 4 mars 14h14

    Le sort de l’UE ne concerne que les pays impliqués là-dedans : ça ne me regarde pas ! C’est à eux de décider de leur sort. A date, 27 pays sont toujours d’accord. Avant de proclamer l’élection de Marine, soyons prudents ; elle est, de plus en plus, coincée avec de ses adjoints mis en examen pour des emplois fictifs !

    On sera plus en mesure de discuter de l’UE dans plus ou moins un an.

    Moi, ce qui me préoccupe : le libre échange. Nous sommes en 2017, on ne vit plus en vase clos, comme Cuba ou la Corée du Nord. A quelques heures de trajet en auto, à partir de Montréal, vers le sud, se trouve l’état de New York : environ 20 millions de personnes.

    Un nationalisme économique québécois étroit sera très néfaste pour le Québec.

    D’autre part, si Trump impose une taxe sur les produits importés aux USA, le résultat sera très dur à avaler pour beaucoup d’entreprises québécoises.

    A ceux qui applaudissent le discours nébuleux de Trump, je dis : attention, vous êtes peut-être en train de vous tirer dans les pieds ! Ce qui est bon pour les USA ne l’est peut-être pas pour nous. Encore là, il faudra attendre les négos sur l’ALENA. Patience ! Mais, il ne faut pas jeter le bébé avec l’eau du bain lorsqu’on parle de libre échange.

  • Pierre Grandchamp, 4 mars 07h10

    @ M. Dubreuil

    “La tendence globale est à l’indépendance, le nombre de nation ayant passé d’environ 50 à environ 200 en environ 70 ans, si ma mémoire est bonne.”

    Exactement ! C’est pour cela que je suis indépendantiste. Cependant, une fois souveraine la nation négocie des tas d’ententes avec d’autres nations, notamment avec ses voisines.

    L’immense majorité des nations ne se referment pas sur elles-mêmes, comme Cuba ou la Corée du Nord. Dans ces ententes, il y en a notamment en matière économique et en matière de commerce.

    “ Le libre-échangisme est en soi une idéologie qui contient une négation totale d’une identité collective. Si il bien de toujours se garder des portes ouvertes, il ne faut pas être naif non-plus. La réaction protectionniste actuelle est surtout une réponse au libéralisme impérial prôné par certains gouvernements. Il ya un juste milieu.”

    Autant pour l’individu que pour la nation, le libre-échangisme fait partie de la normalité..Il ne nie pas l’identité collective ; au contraire, il est décidé au nom de et par la nation. Du libre échange, j’en fais à tous les jours dans ma vie

    “ On sait que le libre-échange tous azimuts à mner à la délocalisation du secteur manufaturier du Québec (entre autre). Ne pourrions-nous pas nous enrichir en renversant cette tendance en utilisant du protectionnsime ?”

    Si vous parlez de nation populeuse comme les USA, la Chine, l’Inde c’est une chose. Si Trump impose une taxe à l’importation, que va-t-il arriver ici. Mettons une taxe sur les wagons produits par Bombardier, sur les remorques fabriquées ici par des PME ; cela signifie que, peut-être, il serait plus avantageux pour les clients américains d’acheter chez eux.

  • Jean Lespérance, 3 mars 22h41

    On dirait qu’il fait exprès pour ne pas comprendre. Il nous radote toujours les mêmes inepties sur le FAUX libre-échange. Un échange n’est pas un achat, c’est échanger valeurs égales contre valeurs égales. Pas vendre 100 millions pour acheter 100 milliards. Il fait exprès pour ignorer que ce qui est vendu , propagé comme idéologie de libre-échange et qui est totalement faux. Ce que l’UE nous propose comme libre-échange n’a rien de libre et n’a rien d’échanges.

    Il joue le jeu de l’UE. Ou on est pour l’UE ou on est contre, il ne peut exister de juste milieu avec l’Union Europaïenne, c’est un marché de païens où on tente de faire de nous des esclaves. Moi, je déteste les gens qui marchent sur la clôture en prétextant être neutres car au dernier moment ils sautent du côté du plus fort. Genre Claude Ryan avec une démarche de serpent, dès le départ je lui ai dis qu’il jouait au plus rusé. Des beaux parleurs qui finassent, on en a vu d’autres. Qu’il aille se faire foutre avec son FAUX libre-échange. Moi, j’en ai ras-le-bol de me faire radoter les mêmes arguments. J’en ai rien à cirer de son Écosse dirigée par des banquiers contre le Brexit.

    Dix ans sous le joug de l’UE , et il ne nous restera plus que la peau et les os. Notre existence économique est trop importante pour la laisser saboter de l’intérieur par un tel inconscient ou un libéral qui s’ignore ou qui est au service de ce parti. Même si on est 100 à tenter de le raisonner, on n’y parviendra jamais, il se fait l’avocat du diable sur tout ce qui nous irrite. Il est sourd d’une oreille et il n’entend pas de l’autre. Rien à faire, c’est un saboteur.

    Le supplice de l’UE a assez duré et Marine Le Pen va y mettre fin. Ce qui ne veut pas dire que nous sortirons indemnes des séquelles. Il y aura toujours des imbéciles qui par la suite accuseront notre refus de nous faire torturer par l’UE, d’être la cause de nos maux économiques. Et je serais prêt à parier qu’il va être du nombre. Certains vont me dire qu’il est poli et que je dois le respecter. Quand quelqu’un menace notre survie, ce n’est pas le temps d’être poli, c’est le temps de lui répondre à la manière de Michel Chartrand. S’il continue à polluer le site, c’est ce qui va arriver.

  • pierre-yves dubreuil, 2 mars 15h26

    ’’A l’heure de la traite des vaches robotisée, du système Accès D et de ses pairs, de véhicules moteurs robotisés, de la gestion d’entreprises via internet assis devant l’ordinateur, du commerce électronique, d’enseignement à distance, des médias sociaux….on ne peut pas s’isoler.’’

    - C’est justement le rapprochement des gens via les technologies qui rendent le protectionnisme plus attrayant et utile qu’avant, et ce pour tous le pays, aprce que ces technologies sont jsutement des vecteurs naturels et intrinsèques de libre-échange. Ce n’est pas parce qu’on a inventé le téléphone qu’on a pu tous vivre ensemble sous un seul toit, au contraire.

    - La tendence globale est à l’indépendance, le nombre de nation ayant passé d’environ 50 à environ 200 en environ 70 ans, si ma mémoire est bonne.

    - Le libre-échangisme est en soi une idéologie qui contient une négation totale d’ue identité collective. Si il bien de toujours se garder des portes ouvertes, il ne faut pas être naif non-plus. La réaction protectionniste actuelle est surtout une réponse au libéralisme impérial prôné par certains gouvernements. Il ya un juste milieu.

    - Il y a une différence entre libre-échange économique, culturel, civilisationnel, informatique, d’humains, etc. Un peut être enrichissant tandis que l’autre, non.

    - On sait que le libre-échange tous azimuts à mner à la délocalisation du secteur manufaturier du Québec (entre autre). Ne pourrions-nous pas nous enrichir en renversant cette tendance en utilisant du protectionnsime ?

    - comme vous dites rien n’est tout blanc tout noir, et surtout ce n’est pas la persévérance en l’idéologie radicale libérale qui va sauver le citoyen du Québec.

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