«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

Le général De Villiers lâche Macron

Général de Villiers : « Je vaux ce que je veux ! »

mercredi 19 juillet

Le président Macron se veut être le « maître des horloges ». Mais avec la démission du général Pierre de Villiers, le chef d’état-major, qu’il devait rencontrer en tête en tête, le 21 juillet, pour prendre « ensemble » une décision sur l’avenir de ce dernier, le locataire de l’Élysée s’est fait surprendre.

Cela étant, à la lecture des différentes « Lettres à un jeune engagé », cette issue correspond parfaitement à l’état d’esprit du général de Villiers. Dans celle publiée le 7 juillet et ayant pour thème la suprise, le desormais ancien CEMA reprenait la devise du maréchal de Lattre (vendéen, comme lui) : « Ne pas subir ! ». Un antidote « salutaire », expliquait-il » car « qui « ‘l’oublie s’expose ». Et d’ajouter : « Celui qui n’écoute que ses certitudes s’engage sur la pente funeste qui conduit à la défaite. Combien de chefs, grands et petits, se sont laissé aveugler par ce qu’ils tenaient pour des évidences. Ils se sont laissé surprendre sur le lieu, le moment ou les modalités ; et parfois les trois en même temps. »

Une autre « lettre à un jeune engagé », publiée deux semaines plus tôt, évoquait « la liberté d’action ». Á l’opposé de cette dernière, écrivait le général de Villiers, on « trouve la passivité et le fatalisme » qui, « l’un comme l’autre conduisent à la défaite. »

« Une chôse est sûr : seuls les poissons morts suivent, scrupuleusement, le sens du courant ! », estimait-il dans cette lettre. « La liberté d’action, celle du contre-courant, est fille de volonté. Je suis libre d’agir à la condition, expresse et première, de l’avoir décidé. C’est la force du courage, de l’imagination et du caractère qui nous rend libres de décider et d’agir. A l’inverse, l’abîme de la défaite guette les moutons de Panurge », expliquait ensuite l’ex-CEMA.

Après avoir abordé le thème de la confiance dans son avant-dernière lettre, comme une réponse aux propos tenus par le président Macron à son égard lors de la réception donnée à l’Hôtel de Brienne avant le défilé du 14-Juillet, le général de Villiers a livré son ultime message dans le cadre de ses fonctions en évoquant le « départ ».

« L’heure du départ est arrivée, plus rapidement que prévu. Cela ne vous étonnera pas, vous dont l’imprévu est le pain quotidien », commence-t-il. « Depuis le premier jour, nous avons appris à avoir, avec nous, un sac prêt pour partir ‘au coup de sifflet bref’. Choisir d’être militaire, c’est accepter de ne plus s’appartenir, tout-à-fait », rappelle le général de Villiers.

« Nous appartenons à une patrie que nous aimons ; nous sommes les héritiers d’une histoire qui nous a façonnés ; nous sommes porteurs de convictions qui nous font avancer. Sortir de sa zone de confort, c’est s’exposer, mais c’est aussi se révéler ; à soi-même, pour commencer. ‘Je vaux ce que je veux !’ », plaide le général de Villiers, en citant le poète et essayiste Paul Valéry (« Les esprits valent selon ce qu’ils exigent. – Je vaux ce que je veux »)


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Géopolitique — France
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