«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

En plein délire

François Legault a formé une équipe de transition

vendredi 4 avril 2014

(Victoriaville) Même si aucun sondage n’a accordé plus de 20% des intentions de vote à la Coalition avenir Québec, François Legault a formé un comité de transition au cas où il prendrait le pouvoir. Et il envisage déjà une réorganisation de la haute fonction publique.

M. Legault se dit convaincu que la « tendance » qu’il observe dans l’électorat lui permettra de créer la surprise lundi soir.

« On a un plan et une petite équipe qui travaille sur la transition, a dit M. Legault lors d’un point de presse à Victoriaville. On a effectivement commencé à regarder ça. »

Qui en fait partie ?

« Je ne veux pas mentionner les noms, a-t-il répondu. Ça aurait l’air trop présomptueux. »

Le comité de transition se penche notamment sur une possible réorganisation de la haute fonction publique. Le chef caquiste, un ancien ministre au Parti québécois, dit connaître l’appareil de l’État, et a déjà une idée du jeu de chaises musicales qu’il souhaite opérer chez les mandarins.

« J’ai tout pensé, je sais qui est là, je sais qui je voudrais garder, je sais qui je ne voudrais pas garder, a-t-il dit. J’ai la chance d’avoir été dans la machine, donc d’avoir vu certains fonctionnaires qui ne sont pas à la bonne place et que je mettrais à la bonne place. J’ai une idée comment partir l’affaire. »

« Mon plan d’affaires est plus avancé que Porter Couillard », a-t-il ajouté à la blague, une pointe à l’égard de l’entreprise qu’a formée le chef libéral avec l’ancien directeur du Centre universitaire de santé McGill.

Conseil des ministres

Au cours d’entrevues éditoriales avec Le Soleil et le Journal de Québec, le chef caquiste a donné un aperçu du conseil des ministres qu’il souhaiterait former une fois élu. Il voit notamment un homme d’affaires commeChristian Dubé ou Stéphane Le Bouyonnec - et non un médecin - à la tête du ministère de la Santé.

Selon lui, l’idée de présenter ce conseil des ministres avant l’élection permet de confondre les sceptiques qui craindraient que son équipe manque de profondeur.

« Ma liste de 20-25 ministres que je pourrais nommer, je ne suis pas gêné de la comparer avec les deux autres, a-t-il expliqué. Sur papier, quand on regarde le CV de ces personnes-là, on a éventuellement le meilleur cabinet comparé au PQ et au PLQ. Ce ne sont p.as toujours des personnes connues, mais des personnes compétentes.

Espoir « réaliste »

Le dernier sondage Ipsos-CTV accordait 19% des intentions de vote à la CAQ, loin derrière le PLQ (37%). Mais M. Legault souligne que son parti a gagné dans la faveur populaire depuis le début de la campagne, tellement qu’il croit pouvoir coiffer Philippe Couillard au fil d’arrivée.

« La tendance et ce que je vois sur le terrain me montrent que c’est possible, c’est réaliste de penser qu’on pourrait avoir un gouvernement de la CAQ le 7 avril. »

100 premiers jours

Le chef caquiste a présenté vendredi les cinq mesures qu’il compte prioriser au cours de ses 100 premiers jours au gouvernement, s’il est élu lundi.

La première mesure d’un gouvernement de la CAQ serait le dépôt d’un budget dont la principale mesure serait l’abolition de la taxe santé pour les contribuables qui gagnent moins de 45 000$.

Viendrait ensuite l’adoption d’une « charte des contribuables » qui empêcherait le gouvernement d’augmenter les taxes et les tarifs au-delà du niveau de l’inflation. Ce serait la « loi 1 » d’un gouvernement caquiste.

La troisième mesure serait la mise en oeuvre du Projet Saint-Laurent, laquelle nécessiterait une révision du fonctionnement d’Investissement Québec. Ensuite, M. Legault souhaite mettre fin aux nominations partisanes.

Enfin, cinquième mesure, un gouvernement caquiste adopterait une charte de la laïcité au cours de ses 100 premiers jours au pouvoir.


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