«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

Sortir les libéraux, mais avec éclat

Faut-il miser sur le PQ ou sur la CAQ ?

Chronique de Gilles Verrier
mercredi 28 juin
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Selon les derniers sondages (1) le PQ continue de reculer dans les intentions de vote des Québécois. La stratégie de Jean-François Lisée de regrouper les forces pour sortir les libéraux du gouvernement n’a pas donné les résultats escomptés. Cette stratégie, dite de la convergence, construite sur l’a priori que le PQ constituait au sein de celle-ci le noyau central ne va pas sans contradictions, c’est ce qu’exprimait déjà Denis Monière en mars dernier :

« Si battre les libéraux est l’enjeu essentiel de la joute électorale et qu’il faut renoncer à ses convictions pour y arriver, dès lors, quelle sera leur position si un autre parti est mieux placé que le PQ pour battre les libéraux ? Comme l’électorat est très versatile, rien ne garantit que le PQ constituera la solution de rechange aux libéraux dans six mois. » (2)

Rien ne dit en effet que cet avertissement que formulait Monière n’est pas en train de s’imposer dans l’actualité. Comme les élections se rapprochent, ll est tard pour changer d’équipe, probablement trop tard de toute façon pour que le PQ remonte la pente avec ou sans Lisée. La tiédeur des Québécois envers le Parti québécois est appelée à durer. J’expliquerai pourquoi plus loin.

À peu près au même moment que paraissait le dernier sondage confirmant le repli du PQ, Vigile publiait un éditorial de Richard Le Hir (3) qui rappelait avec exemples à l’appui les prouesses du nationalisme rusé que pratiquait Maurice Duplessis. Le topo se conclu sur un appel au PQ, l’enjoignant à emprunter le même chemin. Mais le PQ, dans l’éventualité d’une victoire qui semble s’éloigner à mesure que le temps passe serait dans le meilleur des cas handicapé par un mandat faible ou minoritaire. Dans un tel cas, qui relève du scénario le plus optimiste, aurait-t-il les coudées franches pour aller chercher « not’ butin », pour reprendre l’expression de Duplessis ? Dans la mesure où l’objectif stratégique de « sortir les libéraux » est vraiment sérieux, l’heure est peut-être venue de considérer l’offre politique et miser sur le cheval qui a le plus de chance d’infliger aux libéraux la plus cuisante défaite. C’est dans ce contexte où sortir les libéraux du pouvoir est défini comme une urgence nationale qu’il faut s’attarder sur la faveur croissante qu’obtient la CAQ auprès des électeurs.

En effet, l’implantation du parti de François Legault progresse dans le Québec profond francophone au détriment du PQ et des libéraux, comme le note le sondage cité plus haut. L’Homme n’est peut-être pas si loin que ça du rusé Duplessis et son populisme mâtiné d’un peu de démagogie politicienne pourrait compléter la ressemblance. Legault serait-il donc plus proche de la figure de Duplessis (même physiquement !) qu’un Lisée, qui ne voudrait même pas en entendre parler ? 

Au nombre de ses atouts, il s’adonne que François Legault est un produit pur jus de la mouvance péquiste, dont il est un ancien ministre. Il porte avec lui toutes les contradictions des Québécois nationalistes, avec sur le plan constitutionnel une perspective utopique d’entente avec le Canada semblable à celle que plaidait René Lévesque. Cette mollesse ambigüe à ce sujet fait de lui un de nos semblables, un vrai Québécois. Assurément, rien de très malin, et ce n’est pas, rassurons-nous heureusement, le fédéraliste inconditionnel et anti-national qu’est Philippe Couillard. Il s’adonne aussi que la CAQ propose un nationalisme économique, assez timide il est vrai, mais nous ne sommes plus à l’époque de Duplessis – mondialisme oblige et contraint. Ce parti, qui se compose de Québécois francophones, dit souhaiter travailler dans l’intérêt du Québec. On peut spéculer à savoir si un gouvernement de la CAQ ferait mieux ou pire que celui du PQ, en revanche on peut facilement être convaincu que le même vent de fraîcheur qui accompagnerait la défaite des libéraux pourrait souffler.

Pour le PQ, les perspectives ne sont pas réjouissantes. Les prochaines élections pourraient bien être celles de sa récusation populaire. Non par les anglos et les immigrés, c’est déjà fait, mais par les Québécois de souche. Dans la conscience populaire, le PQ est devenu le parti qu’on associe le plus facilement à l’échec et à la chicane, bref à tout ce que les gens détestent de la politique. Des décennies d’ambigüités sur la question nationale se sont traduites par d’incessantes courses à la chefferie, sans que le parti ne parvienne à s’en sortir durablement et par le haut. Le spectacle affligeant de ses contradictions internes étalées au grand jour a fini par donner une impression de faiblesse, celle d’un parti qui ne sait pas où il va. Dernier revirement, l’ajournement d’un hypothétique référendum qui était sa marque de commerce à un second mandat, lui permet de justifier à bon compte son silence sur la question nationale. Est-il différent des autres partis sur le multiculturalisme et le mondialisme ? Pas vraiment. Et comme il ne fait plus appel à sa base naturelle et ne lui parle plus dans les mots quelle veut entendre, il s’est condamné lui-même à l’érosion de son électorat. Dans les circonstances, la question à court terme devient parfaitement limpide. Pour sortir les libéraux, quel parti est le mieux placé pour leur faire subir une défaite historique ?

Pour revenir à la CAQ, on voit bien que ce parti dispose encore d’autres atouts qui manquent au PQ. La CAQ a la possibilité de refaire l’unité des Québécois francophones par l’élection d’un gouvernement confortablement majoritaire, elle souffre moins du plafonnement automatique du nombre de sièges qui plombe le PQ. Pour renouer un tant soit peu avec une forme de « duplessisme économique et constitutionnel », il faut donner au parti gagnant ce que Duplessis avait coutume de collectionner : une grosse majorité.

Ce bouleversement de l’échiquier politique aurait certes des conséquences. Sera-t-il un drame pour l’indépendance du Québec, m’objectera-t-on ? Je ne le crois pas. D’abord, l’indépendance n’est pas une option concrète dans l’immédiat, même si elle continue de vivre intensément dans le cœur et la tête de bien des Québécois. Pour argument, je vais reprendre le point de vue de Robert Laplante, directeur de la revue centainaire L’Action nationale, qui n’est donc pas le premier venu, pour bien asseoir l’idée qu’un indépendantiste peut voter aussi bien PQ que le CAQ et cela sans état d’âme et sans complexe.

« Longtemps après la Révolution tranquille on ne s’imaginerait pas avoir à citer Maurice Duplessis forçant le jeu pour créer l’impôt provincial ou encore Jean Lesage défiant Pearson pour créer la Régie des Rentes. Et pourtant, aucun des partis aspirant au pouvoir n’affiche le début du commencement de pareille détermination. » (4)

Autrement dit, Robert Laplante estime que les partis en lice sans exception sont en deça du duplessisme en ce qui concerne l’édification du Québec et ses revendications nationales. Il ne fait pas d’exception pour le PQ. Conséquemment, il n’y a aucune illusion à se faire sur aucun des partis. Ils ne valent guère mieux l’un que l’autre en ce qui concerne les grands enjeux, ce qui veut dire qu’il nous faut renoncer pour le moment à tout progrès de l’autonomie du Québec ou de l’indépendance et unir nos forces pour se donner une modeste victoire, mais une victoire qui pourrait avoir l’effet psychologique d’une grande tant elle arriverait à point pour briser un cycle interminable de défaites successives.

Après être allé de défaites en déception, les Québécois meurent d’envie de se prouver qu’ils peuvent encore agir ensemble, qu’ils peuvent faire cause commune. ils veulent renouer avec le sentiment d’exister comme communauté nationale et de sentir qu’ils ont un poids politique. Nous en sommes là : nous prouver que nous existons et que nous pouvons encore défendre nos intérêts. La seule façon, une raclée magistrale aux libéraux. Qui a le potentiel : la CAQ.

Je fais le pari que dans le creux d’une élection majoritaire d’un gouvernement de la CAQ loge une salutaire opportunité pour les indépendantistes. Celle de faire le ménage dans leurs idées et dans leurs actes. Une fois le PQ mis de coté, un peu d’air frais, une doctrine indépendantiste cohérente pourrait plus librement s’élaborer, débarrassée des scories laissées par des décennies d’ambiguité, de manque d’audace et de mollesse. La politique est un art que l’excès de partisanerie peut facilement gâcher. Si la géopolitique a son importance, elle ne peut donner sa pleine mesure que lorsqu’elle est irriguée par la dialectique. À mon sens, c’est le Québec avant l’indépendance et l’indépendance avant les partis. C’est pourquoi, dans les circonstances particulières dans lesquelles nous nous trouvons mon choix pour la CAQ est un choix pour le Québec. Je suis de ceux qui croient que pour se réaliser, l’indépendance ne doit pas nécessairement passer par le trou de la serrure d’un parti politique désigné, et les indépendantistes doivent éviter de se constituer en captifs d’un seul parti.

Je crois avoir justifié que le choix de la CAQ est présentement le choix que tous les indépendantistes devraient considérer, une première victoire nationale avec un certain éclat, et avec un peu de chance le premier pas vers une stratégie indépendantiste de la maturité, non partisane, populaire et rassembleuse.

En terminant, peut-on demander au Parti québécois de faire ce qu’il demandait aux autres ? Comme l’évoquait Denis Monière, travailler à la convergence avec la CAQ, le parti qui détient la pôle position pour remporter une victoire éclatante contre les libéraux et contre Québec solidaire. Après avoir lu les sondages et fait le point sur les tendances, Jean-François Lisée ira-t-il s’asseoir avec François Legault ?

(1) http://www.ledevoir.com/politique/quebec/502025/un-nouveau-sondage-confirme-la-progression-caquiste-au-quebec

(2) Denis Monière, responsable politique du parti Option nationale http://www.ledevoir.com/politique/quebec/494680/s-allier-au-diable-pour-battre-les-liberaux

(3) http://vigile.quebec/Retrouver-le-chemin-de-l
(4) Robert Laplante, L’Action nationale, Juin-septembre 2017, Sans l’audace il n’arrivera jamais rien, p.7

Commentaires

  • 15 août 06h10

    Les semaines se suivent mais ne se ressemblent pas forcément. Grosse semaine pour François Legault en tournée aux Iles-de-la-Madeleine et sur la Côte-Nord ; il établit un record hebdomadaire depuis octobre 2016 avec 1160 j’aime et sans doute un record pour une journée le 9 août avec 396 clics. En avril, il avait fait des semaines de 394, 398, 365 et 466. En février, son meilleur score fut de 478 la troisième semaine ; la deuxième semaine de mai, il avait obtenu 644 mentions.

    Bernard Gauthier de Citoyen au pouvoir du Québec cède la dernière position chez les chefs et porte-parole à Manon Massé. Je suis sa page depuis le 25 mai ; première semaine notable avec un gain de 18 le 9 et une perte de 13 le lendemain. Contrairement à ses collègues, il ne s’agit pas d’une page Facebook officielle personnelle mais de groupe pour la circonscription de Duplessis. Il a fait la manchette pour avoir été associé à La Meute que Régis Labeaume ne vénère pas.

    http://www.lapresse.ca/le-soleil/actualites/les-regions/201708/11/01-5123844-rambo-la-ligne-de-pensee-de-la-meute-me-rejoint.php

    Chez les personnalités politiques, aucun changement dans le rangement. J’ai ajouté le nom d’Éric Tétrault à la liste, le candidat annoncé du PLQ dans Louis-Hébert.

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  • Robert J. Lachance, 8 août 19h49

    Jean-François Lisée s’en revient !

    Fort d’un gain de 86 mentions j’aime contre 47 pour François Legault et 33 pour Gabriel Nadeau-Dubois, Jean-François Lisée reprend la tête devant François Legault ; il avait été délogé par GND la première semaine de mars. François Legault détenait la tête depuis la semaine du 3 juillet.

    Le congrès s’en vient. J’ai hâte au discours du chef et je m’attends à un vote de confiance.

    « III. LE VOTE DE CONFIANCE

    22. Lors du premier congrès national qui suit une élection générale au Québec, les déléguées et les délégués procèdent à un vote de confiance au scrutin secret à l’endroit de la ou du chef du Parti. Dans le cas où la ou le chef du Parti n’aurait pas obtenu la majorité des suffrages exprimés, le Parti doit procéder à l’élection de la ou du chef du Parti selon les dispositions prévues à la section V du présent chapitre. Statuts du Parti Québécois, 2011. »

    La dernière élection générale a eu lieu en avril 2014, le dernier congrès national les 15-17 avril 2011. Pauline Marois y avait obtenu un vote de confiance de 93 % des délégués. C’est fou !

    Bernard Landry avait obtenu 76,2% en 2005 et avait claqué la porte au parti.

    http://www.delitfrancais.com/2011/04/18/xvie-congres-du-pq-confiance-et-renouveau/

    Chez les personnalités politiques, Catherine Fournier obtient un 60 mentions, une seule de moins que le chef de son parti. Je dois préciser qu’en altitude, elle est dans les 15 000 alors que son chef est dans les 43 000. En page Facebook, l’affection disponible se raréfie avec l’altitude comme l’air en montagne. Amir Khadir et Françoise David en savent quelque chose.

    À la même catégorie, PSPP avec 24 fait mieux qu’en première catégorie Manon Massé à 20, près de Philippe Couillard à 30 et GND à 33.

    http://www.tooclosetocall.ca/2017/07/le-pq-et-qs-egalite-statistique.html

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  • Robert J. Lachance, 15 juillet 10h02

    J’ai écrit que la priorité est au passage à un autre mode de scrutin et pour ce faire, l’urgence est de se défaire du PLQ, le seul parti majeur qui est contre.

    En 1970 et 1973, une campagne menée avec l’Indépendance en priorité a donné lieu à deux défaites. Il semble que la victoire de 1976 a été facilitée par l’adoption en 1974 d’une résolution qui reportait à une date ultérieure à cette élection la question de l’Indépendance. La priorité n’y était-t-elle pas de congédier le PLQ ?

    « Malgré leur confortable majorité parlementaire, les choses ne vont pas très bien pour les libéraux. Les débats sur la langue (loi 22) font rage, plusieurs grèves touchent différents secteurs de l’économie, le chantier de la baie James est saccagé lors d’un conflit inter-syndical, et le coût des Jeux olympiques de Montréal augmente en flèche.

    Le Parti québécois adopte en 1974 une résolution selon laquelle la souveraineté du Québec serait décidée par référendum, et non déclarée immédiatement lors de l’arrivée au pouvoir du Parti. Cette décision a un impact important, rassurant un grand nombre d’électeurs qui s’inquiétaient des intentions du parti. »

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Élections_générales_québécoises_de_1976

    Le référendum de 1980 a été perdu. Celui de 1995 aussi. La stratégie était un parti majoritaire d’abord, un référendum ensuite. Si on essayait autre chose : 55 % d’électeur.e.s ou 75 % de député.e.s par un vote sans ligne de parti pour défendre par patriotisme plurinational l’intégrité du territoire.

    Dans son discours sur l’état du PQ au Conseil national du 11 juin dernier, Jean-François Lisée élabore l’idée structurante que le Québec sera un territoire vert qui se distinguera de celui du Canada sans lui par une orientation économique verte.

    « Laissez-moi vous dire ce qui va voir le jour, sous un gouvernement du Parti Québécois.

    L’énergie verte. L’économie verte. L’innovation verte. Une nouvelle vague d’entrepreneuriat vert sur tout le territoire. Une nation verte. »

    http://jflisee.org/faire-du-quebec-une-nation-verte/

  • J. Binette, Montréal, 13 juillet 21h36

    à M. Lachance
    Pourquoi ? Pourquoi la priorité, c’est de battre le PLQ ? Pourquoi les indépendantistes devraient-ils avoir la même priorité que le NPQ-Québec ou la CAQ ? Et d’agir comme de simples valets dans le jeu canadian qui nous est offert ?Pourquoi la priorité n’est-elle pas l’indépendance, comme en 1970, comme en 1985, comme en 1994 ? Battre les Libéraux et les remplacer par un gouvernement provincialiste, un gouvernement qui ne veut que gérer la province, c’est tout simplement faire piétiner ou reculer le projet indépendantiste.
    Ne pas mettre l’indépendance de l’avant pendant, avant et après les élections, c’est en arriver à la situation calamiteuse que nous explique M. Verrier : est-ce que la CAQ ne serait pas mieux placée que le PQ pour battre les Libéraux ? Cette question ne se poserait pas pour les indépendantistes si les partis indépendantistes menaient le type de campagne qu’a déjà mené le PQ en 1970, 1973 ou 1976, par exemple. La priorité c’était l’Indépendance avec promesse d’agir par référendum ou autrement et pas la gestion du gouvernement, qui était parallèle, mais subsidiaire au PAys.

  • Robert J. Lachance, 13 juillet 19h50

    « Mais il me semble que pour les indépendantistes, quels que soient les jeux de politique et de pouvoir, ils doivent minimalement exiger que leur parti défende l’indépendance à chaque élection et qu’il agisse comme indépendantiste avant, pendant et après les élections. » J. Binette

    Pour faire 55 % d’ici 2022, Il y aurait six types d’indépendantistes qui se trouve actuellement respectivement au PI (Parti indépendantistes), à ON, au PQ, à QS, à la CAQ et au PLQ. Ils n’ont pas tous à défendre à la prochaine élection l’indépendance ni à agir comme indépendantiste, la priorité est au passage à un autre mode de scrutin et l’urgence est à une défaite du PLQ.

    L’électorat devrait choisir 75 député.e.s capables de se lever pour une déclaration d’indépendance. J’étudie la suivante de Robert Dutil insérée dans son livre La Juste Inégalité : essai sur la liberté, l’égalité et la démocratie, 1995 :

    « Nous proclamons les vérités qui suivent comme évidentes en elles-mêmes, que tous les hommes et toutes les femmes sont nés inégaux, qu’ils sont dotés par leur Créateur de capacités intellectuelles et physiques dissemblables, qu’ils sont plongés à leur naissance dans des milieux sociaux et culturels disparates, et qu’ils ne bénéficient donc pas des mêmes chances.

    La justice réclame toutefois que soient reconnus à tous des droits inaliénables, parmi lesquels se trouve la vie, la liberté et la poursuite du bonheur. Les gouvernements sont institués parmi les humains, obtenant leurs justes pouvoir du consentement des gouvernés, pour sécuriser ces droits, pour permettre une juste égalité des chances, pour encadrer la collaboration entre les citoyens et pour s’assurer que les inégalités économiques et sociales soient au plus grand bénéfice des plus désavantagés.

    Lorsque quelque forme de gouvernement que ce soit empêche l’atteinte de ces buts, il est du droit du Peuple de le modifier ou de l’abolir, et d’en instituer un nouveau, faisant reposer ses fondations sur des principes tels et organisant ses pouvoirs d’une forme telle, qu’il lui semblent plus aptes à assurer sa sécurité et son bonheur. »

  • Marcel Haché, 11 juillet 10h30

    « Le PLQ et la CAQ sont deux partis qui couchent avec Desmarais » F. Ricard.

    Coucher avec Desmarais n’est pas bien. O.K. Mais…

    Mais est-ce tellement mieux, comme le font les péquisteux, de se coucher devant le West Island ?

    Contrairement à ce que vous semblez croire (avec bien des péquisteux), l’Indépendance n’a rien à voir, n’a jamais rien eu à voir et n’aura jamais rien à voir avec un "programme politique", qu’il soit de droite ou de gauche. Je l’écris comme je le pense : le "programme" des programmeux et des péquisteux... c’est la vielle merde qui empeste tout partout autour de la question nationale.

    Par pour rien que le P.Q. soit à la veille de devenir moribond. Salutations.

  • Francois Ricard, 9 juillet 09h07

    @Marcel haché
    Le PLQ et la CAQ sont deux partis qui couchent avec Desmarais.

  • J. Binette, Montréal, 8 juillet 20h32

    À M. Robert Lachance, à M. Verrier ...et aux autres
    IL est tout à fait vrai qu’en un an, tout peut changer. Le Pq peut remonter et coiffer les Libéraux au poteau ; la CAQ peut grossir, grossier et prétendre au pouvoir ; le PQ et la CAQ peuvent décider d’une entente pour chasser les Libéraux ; QS pourrait monter suite à une fusion avec Option nationale et les Libéraux pourraient s’effondrer à 35 sièges...Difficile de prévoir. Mais il me semble que pour les indépendantistes, quels que soient les jeux de politique et de pouvoir, ils doivent minimalement exiger que leur parti défende l’indépendance à chaque élection et qu’il agisse comme indépendantiste avant, pendant et après les élections. Toutes les affaires de stratégie et de programme ou de personnalités du chef sont secondaires par rapport à cette exigence minimale. Se tenir debout et proclamer le Pays, beau temps, mauvais temps.
    Une chose me sidère cependant. Des indépendantistes membres du PQ sont outrés que certains d’entre eux lorgnent soudain du côté de la CAQ. C’était prévisible, non ? On a vu des gens comme Pierre-Marc Johnson, Rebello et Legault, etc... passer du "côté obscur de la force". Ce n’est pas surprenant s’il y en a d’autres. En tout ças, ça se discute depuis pas mal de temps.

  • Robert J. Lachance, 8 juillet 07h16

    @ Jean-Claude Michaud d’abord,

    Il s’agit de projections fantaisistes plutôt que de prédictions. Mes dernières prédictions établies au simulateur de Bryan Breguet le 1 avril 2017, étaient les suivantes : PLQ 48, PQ 48, CAQ 23 et QS 6. Elles sont fondées uniquement sur les réponses des 44 % de sondé.e.s par Léger entre les 13 et 16 mars 2017 qui disent que leur choix est définitif. 33 % d’autres prévoient changer d’avis alors que 22 % ne le savent pas. Ainsi, presque tout peut arriver. J’ai mis presque pour me distinguer de Denis Monière.

    Si l’on fait la moyenne des deux dernières projections de Breguet, mai et juin, on obtient PLQ 51, PQ 25, CAQ 43 et QS 6.

    http://www.tooclosetocall.ca/2017/06/nouveaux-sondages-mainstreet-et-leger.html

    « La formation souverainiste est en train de se faire manger sur la gauche par QS et sur la droite par la CAQ. L’élection n’est pas demain mais le temps presse pour ce parti. Le PQ est rendu au point où seuls les "purs et durs" sont encore avec lui alors que le reste des électeurs sont allés voir ailleurs. Au-delà de la tendance récente (montée de la CAQ et de QS), il y a la tendance lourde depuis 1998 avec un parti en déclin et qui n’a gagné qu’une seule fois en 20 ans - et encore, une petite minorité par 4 sièges. »

    Je demeure optimiste et contrairement à Bryan, je ne sens pas que le temps presse ; le PQ devra prendre le temps de son après-congrès. Le PQ a un excellent chef, il mérite un fort vote de confiance des 2000 délégué.e.s prévu.e.s du 8 au 10 septembre en congrès national.

    En 2015, trois mois avant l’élection, le PLQ était derrière le NPD, devant les Conservateurs en demande aux sites des partis politiques fédéraux. Le dernier mois, la demande au site du PLC a doublé celle du NPD, coup de volant magistral à gauche en faveur de la classe moyenne et il a été élu majoritaire dans l’enthousiasme.

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  • sylvain, 7 juillet 22h07

    Mais pourquoi pas investir le PLQ directement pour le changer de l’intérieur tant qu’à y être. De toute façon tout ce qui entre à la CAQ fini au PLQ. Ça va vous sauvez du temps.

  • Marc el Haché, 7 juillet 20h06

    @ François Ricard

    Non mais...M.Ricard, la différence entre la C.A.Q. et le P.L.Q. est fondamentale, rien de moins que fon-da-men-ta-le.

    Je suis surpris que vous n’y voyez pas cette différence énorme, radicale et décisive : l’électorat du West Island.

    Un gouverment de la C.A.Q. signifierait que ce n’est plus (enfin) ce dernier électorat ( celui du West island) qui est au pouvoir. Sans cet électorat hostile, le P.L.Q. serait autrement plus léger qu’il ne l’est maintenant.

    Quoi qu’en pensent les péquisteux, l’isolement politique de cet électorat hostile ( West Island) a toujours été, est et restera un passage obligé qui sera fait à la Marche de l’Indépendance. C’est ce que le P.Q. n’a précisément jamais voulu assumé. Avec les résultats qui vont avec...

  • François Ricard, 7 juillet 14h48

    @Marcel Haché
    Et vous pouvez me dire la différence qu’il y a entre le PLQ -Couillard et la CAQ-Legault ?
    Blanc bonnet=bonnet blanc
    Plutôt que de hair le PQ, pourquoi n’employez-vous pas vos énergies à le changer ?

  • Marcel Haché, 6 juillet 19h59

    @ François Ricard

    Personne ici ne voit François Legault comme un sauveur. Mais il y en a plusieurs ici qui voient assez clairement qu’il y a un naufrageur actif à la tête de la maudite province de Québec, le seul « état » qui Nous reste. Quoi faire alors ? Croire encore et encore et encore tous ces péquisteux qui ne croient pas eux-mêmes à leur victoire ?

    Le temps file…et joue en faveur de la gang à Couillard. N’y a-t-il pas maintenant, maudite misère maudite, cette immense nécessité d’un méchant wake up call ?

    Attendu que la Cause n’appartient à aucun parti politique, si - j’insiste sur le si- si le P.Q. se révèle maintenant être incapable de prendre le pouvoir lors de la prochaine élection, on jase n’est-ce pas, dépendant alors des positions (pour ne pas tout perdre…) qu’il avancera auprès de l’électorat, ne risque-t-il dans la réalité du Nous, qu’il nie et qu’il renie au nom d’une insouciance coupable et d’un progressisme à la noix, de compromettre alors l’avenir de tout un mouvement ? Ne risque-t-il pas davantage, dans les faits- et c’est un fait que le West Island ne votera pas pour le P.Q., comme c’est un autre fait probable que si le P.Q. se faisait sortir du 450, il serait alors dedans l’abattoir- ne risque-t-il pas d’être lui aussi, pour ne pas tout perdre, un naufrageur perfide et d’autant plus redoutable de notre Cause ?

    Au vu de toutes ses incartades historiques, transformées en « stratégies », je ne doute pas quant à moi qu’il pourrait être lui-même alors, ce P.Q. tant respecté, bien plus corrosif et bien plus sournois que François Legault.

    Ce n’est pas un fait « alternatif » que le leadership péquiste actuel pose problème, un immense et redoutable problème… La bonne forme, surtout la bonne humeur de P. Couillard, cela devrait nous donner à le penser. On jase…

  • François Ricard, 5 juillet 18h12

    Il ne faut pas se conter d’histoires. Legault a formé la CAQ à la demande de Lucien Bouchard.
    Legault a formé la CAQ avec l’aide de Charles Sirois, un libéral notoire qui avait même la tâche de trouver des candidats libéraux. Charles Sirois qui, malgré des échecs retentissants, a réussi à gravir les échelons de la finance grâce aux Desmarais.
    Lors de la création de la CAQ, le PLQ était à son plus bas. C’était évident, tous les sondage, tous les observateurs le constataient : le PLQ se dirigeait vers un naufrage certain. Legault-Sirois ont sauvé le PLQ en allant surtout chercher le vote des libéraux mécontents. Le PQ-Marois a dû se contenter d’un gouvernement minoritaire.
    La CAQ-Legault est une imposture politique. Un Legault qui, deux ans au-paravant quitte le PQ parce qu’il n’avait pas assez vite vers l’indépendance. Un Legault qui s’allie à un libéral notoire, fédéraliste à tout crin qui s’était servi dans le programme FIER.
    Et le plus bête, c’est que plusieurs sont prêts à le voir en sauveur.

  • Pierre Bourassa, 5 juillet 14h11

    Au-delà de l’argumentaire des participants sur le thème présenté par M. Verrier ,demeure LA décision ’’démocratique’’ le jour du scrutin.

    Les sondages récents nous font ressasser en panique les bons vieux arguments rationnels pour remettre le pays du Québec sur la carte.Et nous nous crêpons le chignon au grand plaisir des tireurs de ficelles qui sont passés maîtres dans l’installation de la division entre nous.

    Et si l’orientation découverte à travers ces sondages dépassait le simple choix du chef où de l’option souverainiste,où même,du rationnel des arguments invoqués ?

    Si les technologies modernes étaient assez avancées pour prendre le contrôle du choix à faire par la population le jour du scrutin ?

    Marteler un non dans l’inconscient sans même que personne ne s’en rende compte.Au-delà de tout argumentaire.

    J’ai visionné le vidéo (en anglais) de James Corbett,Psychographics 101 https://www.youtube.com/watch?v=BoMI05ptLpk

    dans lequel il laisse entendre que maintenant,la société est programmée par une ’’boîte noire’’.

    Car c’est çà qui nous échappe.Nous discutons de ce que nous connaissons,mais qu’en est-il de ce qui influence le choix de la population à son insu ?Les technologies de manipulations de masses servent actuellement le mondialisme et la souveraineté du Québec n’est pas incluse dans le mondialisme.

    Et Couillard est un mondialiste mort de rire devant notre ignorance des enjeux globaux et de nos divisions.

    Nous avons donc intérêt à connaître les technologies utilisées servant à influencer une société au point où elle dit oui à sa propre disparition tout en se sentant coupable de contester une immigration de remplacement.

    On appelle çà programmer un suicide collectif,ni vu ni connu.

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  • Marcel Haché, 5 juillet 12h56

    C’est Gilles Verrier qui a raison : il faut faire nation avant de faire l’Indépendance. C’est une question de méthode politique. C’est la seule méthode politique que les canadiens-français connaissent parce qu’ils l’ont pratiqué très longtemps avant que les péquistes n’arrivent et que les péquisteux et les référendeux sévissent ensuite.

    Si le P.Q. ne comprend pas ce que cela signifie "faire nation", ce qui est très-très différent que de vouloir "faire référendum" et diviser la nation durablement, eh bien si le P.Q. persiste dans la péquisterie, charte, référendum et pipeline, l’élection de 2018 sera vite réglée. L’existence de la C.A.Q. ne tient pas à la promesse d’un chèque à la classe moyenne, elle tient à cet entêtement de procéder avec une autre méthode politique que celle pratiquée longtemps par les péquistes, et celle des péquisteux, quant à elle détestée pour très longtemps par un nouvel électorat.

    Une méchante mise à nouveau du P.Q. est requise ou sinon il s’en ira à l’abattoir. Et ne comptez pas trop que l’abattoir s’effondrera tout seul !

  • 5 juillet 12h49

    M Benoit :

    « Je ne sais pas si Lisée le sait, mais l’opposition à Énergie-Est est une véritable mine d’or. »

    Oui il le sait et a pris la seule position conséquente : utiliser tous les moyens de l’État pour bloquer Énergie Est.

    Ce qui va mené à une crise constitutionnelle majeur mettant en jeu l’unité du pays, selon les analystes du ROC. D’où l’importance d’être au pouvoir en 2018.

    Pour en faire la démonstration. Je vais publier un vidéo sur le thème de la géopolitique de l’énergie comme facteur de dislocation de l’ordre constitutionnelle sur Nomos TV d’ici une semaine.

    JCPomerleau

  • Peter Benoit, 5 juillet 09h28

    @ Messieurs Perrier et Verrier ("P&V")

    Tout ce discours pro-CAQ de P&V est naïf et inutile. Bien que je sois d’accord avec la théorie du souverainisme à la Jacques Sapir, il faut faire preuve de "realpolitik" ici. Je vous rappelle que tous les mouvements souverainistes ont connu des hauts et des bas, notamment le SNP écossais (qui ne récoltait que 3% d’appuis à un moment donné...) ou le parti catalan (peu d’appuis en 2000 avec l’entrée de l’Espagne dans l’UE) ; aujourd’hui, ils ont des référendums gagnants à portée de main.

    La CAQ est une créature essentiellement médiatique en ce moment et sa force relative dans l’électorat québécois tient essentiellement à la promesse de retourner un chèque de 1 000 $ aux ménages de la classe moyenne si elle était élue. Évidemment, le PLQ de Couillard, qui dispose d’une cagnotte électorale de plus de 3 G $, pourrait facilement annoncer dans le prochain budget une "remise" de 1 000 $ aux familles avec des chèques postés vers le 15 juin, à temps pour les vacances et les prochaines élections...

    Plusieurs idées de la CAQ ont été copiés par le PLQ qui perçoit, avec raison, que la présence de la CAQ sur l’échiquier québécois représente un courant auquel il faut s’inspirer. Évidemment, c’est toujours les mêmes ritournelles tant pour le PLQ que la CAQ ou même QS : Si le PQ a de la difficulté à nommer l’ennemi, soit le gouvernement canadien, ces autres partis n’hésitent pas à dire que l’ennemi des Québécois est l’État québécois lui-même. Bref, le peuple contre le peuple...

    Avec la CAQ, soyez assurés P&V, que le démantèlement de l’État québécois va s’accélérer : Fin des CPE, privatisation de la SAQ et possiblement Hydro-Québec, abolition des Cégeps, système de santé à deux vitesses, "vouchers" pour les écoles, etc. Pour la CAQ, il sera toujours plus facile de taper sur le citoyen québécois que sur Ottawa...

    Sans compter son aplatissement devant l’oléoduc, déjà caduc, Énergie-Est.

    J’ai toujours pensé qu’une nation avait une analogie avec la théorie de la relativité d’Einstein et son espace-temps (x, y, z, t). Si le temps "t" est le même, je dirais que la nation est un vecteur identitaire, social et économique qui évolue dans le temps.

    Si la mise en place de chartes de droits a rendu obèse la composante économique étant donné l’individualisme qui en découle, un tel déséquilibre ne saurait persister et, tôt ou tard, il y aura des corrections identitaires et/ou sociales.

    Pour bien agir sur la nation québécoise, il faut proposer à la fois des mesures économiques, identitaires et sociales et seul le PQ a un programme ou un embryon de programme dans ce sens. La CAQ vient d’abandonner sa position identitaire, convaincue qu’il pourra former un gouvernement, en courtisant et se rapprochant des anglophones.

    Je ne sais pas si Lisée le sait, mais l’opposition à Énergie-Est est une véritable mine d’or. S’il peut y greffer le volet économique, il peut sérieusement envisager la victoire en 2018. C’est à nous de lui soumettre des idées là-dessus et comptez sur moi pour lui faire parvenir un mémoire à l’automne s’il ne bouge pas assez...

    Il faut aussi rappeler qu’à la démission de PKP, le PQ dépassait 30% et la CAQ tanguait en bas de 20%. De plus, l’élection partielle de St-Jérôme, qui devait être un pique-nique et une victoire assurée pour la CAQ, a plutôt montré sa caricature médiatique avec l’aide de la pressetitution.

    Quant "au parler d’une même voix", on l’a vu aux élections fédérales avec Jack Layton et ... Justin Trudeau. Et comme toujours, les mots de Wilfrid Laurier à la fin du 19ième siècle qui résonnent encore : "La province de Québec n’a pas d’opinions, que des émotions."

    J’ai noté plus de vigueur de la part de Lisée après l’échec de la convergence avec QS, mais également plus de vigueur des médias essentiellement fédéralistes à l’ignorer...

    Quant à la macronite aiguë dont souffrirait le PQ, je pense qu’il n’est pas possible en ce moment de s’opposer au libre-échange et à la mondialisation tant que justement Macron ne se casse pas la gueule avec son programme de destruction accélérée de la France ; il semble que la solution de Macron à la mondialisation consiste à plus de mondialisation...

    Là-dessus, il ne faut pas moins de libre-échange, mais un libre-échange sur la parité des échanges et une approche gagnant-gagnant qui va demander à policer les multinationales ; ce qui n’est pas une mince tâche. Par ailleurs, autant la CAQ et le PLQ sont des fervents de mondialisation débridée.

    Enfin, j’ai trois enfants dans la vingtaine et ils ont pratiquement plus voyagé que moi ! Ils sont imprégnés de réseautage, de voyages, de mondialisation, etc. et ne perçoivent pas encore les effets destructeurs et déstructurants de la mondialisation à outrance.

    il faut rappeler qu’avec un taux de chômage à 6% avec presque le plein-emploi, des finances publiques "apparemment" bien gérées et l’absence de chicanes avec Ottawa, pourquoi ne pas reporter le PLQ au pouvoir et "parler d’une même voix..." ?

    Le chaos canadien approche et soyons patients. Nous y arriverons avec notre pays !

  • gilles verrier, 4 juillet 05h02

    Que ce soit sous Lévesque, Parizeau ou maintenant Lisée, le PQ n’a jamais voulu doubler la mise quand "le bluff était callé". Le parti se retrouve avec les mêmes ennemis mais de moins en moins d’amis, notamment chez les indépendantistes sérieux.
    En 2018, il importera moins de voter pour une ligne économique, les pouvoirs minimes du Québec ne permettent à aucun gouvernement de jouer l’État stratège, au moment où l’urgence commande bien davantage de "faire nation", soit de voter en bloc. Ne pas le faire après des décennies de morcellement du vote francophone nous expose à devenir inaudible à jamais. Il faudrait se prouver et prouver aux fédéralistes purs et durs que le Québec peut encore parler d’une seule voix. C est pourquoi le parti francophone qui aura le plus d’avance dans les sondages pourra servir à tous de parti refuge et de parti de convergence. Il faudra de nouveau faire nation avant de faire l’indépendance.

  • Patrice-Hans Perrier, 3 juillet 22h56

    Me revoici, sans pour autant désirer jeter de l’huile sur le feu, mais, simplement, mettre les points sur les i :

    Il n’est pas impossible que la CAQ puisse constituer le SEUL véhicule performant susceptible de DÉGOMMER la dynastie libérale.

    Alors, pourquoi s’en priver ?

    La CAQ, comme toutes bonnes formations politiques, n’est qu’un INSTRUMENT, une entité politique qui peut servir un but circonstanciel.

    Par delà la joute politique et politicienne anticipée - printemps ou automne 2018 ou même avant ? - un fait demeure :

    La horde d’abstentionnistes pourrait se gonfler au point de dépasser les 40 % d’électeurs potentiels.

    La démocratie est au bout de son rouleau, voilà pourquoi il convient de mettre un terme à la gabegie actuelle et d’installer un garrot sur l’état québécois qui se vide de son sang à vive allure.

    Redonner à l’état ses prérogatives ne signifie pas d’augmenter les dépenses ou d’engraisser l’appareil d’état ou de créer de nouveaux programmes de politiques fictives qui ne sont qu’autant de bandages temporaires qui ne règleront jamais les problèmes en profondeur.

    Il s’agit de faire en sorte que le Parlement ne SOIT PLUS confisqué par la classe politique actuelle (incluant tous les grands partis en lice) et que le peuple puisse avoir SON mot à dire à travers des référendums d’initiative populaire et d’autres mécanismes de médiations EFFECTIVES.

    La CAQ représente un OUTIL qui peut être salutaire à court termes. Après, nous aviserons.

    Nous, ce n’est pas les militants péquistes, ni caquistes par ailleurs, non. Nous, c’est le peuple au grand complet.

    Bloquer les libéraux signifie mettre un terme à l’hémorragie qui menace l’état québécois dans ses fondements, alors que la grande région métropolitaine de Montréal est en train (de facto) de devenir un territoire autonome !

    S’il faut arrêter ce train fou ... il faut, en deuxième lieu, que les passagers (nous, les citoyens) démarquent du train une fois pour toute.

    Et, il faut mettre en branle ce grand chantier que certain nomme la CONSTITUANTE.

    C’est à travers ce grand chantier que les termes et ententes d’un futur pays du Québec (Républicain ou autre ... on s’en contrefout) seront mis en place.

    Nous avons des bases, des institutions, un parlement et un appareil d’état semi-effectif. Il ne reste à la POPULATION qu’à mettre en place un PUISSANT DIRECTOIRE qui impulsera la marche à suivre pour le nouveau millénaire.

    Et, ça, ce n’est pas le PQ ou la CAQ qui vont le réaliser.

    Pour l’instant : ou bien le PQ tend rapidement la main à la CAQ.

    Ou bien on oublie ça et la CAQ devient LE véhicule prioritaire pour l’échéance prochaine.

    C’est tout.

    Mais, Lisée est atteint de macronite aiguë, il n’y a rien à en tirer de bon.

    Que faire ?

    Je ne suis pas un militant péquiste, alors je m’en lave les mains. Complètement.

  • yves corbeil, 3 juillet 11h13

    Pour en finir avec Tremblay à matin.

    Tu as choisi le chèque de BS fédéraliste multiculturel, faut que tu t’assume maintenant mon homme. T’es pas tu seul au Canada, faut que tu SÉPARE avec les autres ethnies qui composent la diaspora que tu as choisi en te reniant et surtout en reniant ceux qui sont arrivé avant toi et ceux qui te survivront dans ce fouillis multi.

    Un conseil libéral pour toi mon Michel ; Ouvre toi une école de théâtre privé ethnique pour nouveaux arrivants, de cette façon tu va touché les subventions recherchés, le peewee avec la Joly ministre ainsi que le bouffon Couillard seront à ton inauguration avec leurs gros chèques pour prendre des photos et après tu pourra faire faire la rallonge que tu désire pour ta roulotte en Floride.

    Bonne chance à toi avec tes projets, nous autres ont stick sur le même.

    http://quebec.huffingtonpost.ca/2017/07/03/notre-gouvernement-est-compose-d-incultes-dit-michel-tremblay_a_23013720/

  • Marcel Haché, 3 juillet 09h55

    Cela serait-il la fin de notre Cause s’il fallait, selon bien des probabilités, que le P.Q. en mange "une maudite" lors des prochaines élections ?

    La force de notre Cause ne tient pas au nombre de députés du P.Q. à l’A.N. Cette force tient essentiellement à la fidélité de l’électorat indépendantiste, qui n’est pas si grand que tous les vigiliens l’espèrent volontiers.L’électorat indépendantiste restera fidèle au P.Q. seulement si lui-même reste fidèle à ses prétentions, selon lesquelles il serait capable de former un "osti de bon gouvernement".

    Quoi qu’il en dise maintenant- maintenant qu’il est trop tard- JFL ne s’est pas comporté comme un chef politique mais comme un blogueur, capable de jongler avec toutes les stratégies alors que l’électorat est en demande d’un chef capable de tenir le cap auquel il croit.

    Ce n’est pas du tout du tout- mais alors pas du tout - le bon message que les péquisteux ont délivré à l’électorat en général et à l’électorat péquiste en particulier, à cette occasion ratée (du départ) de la Convergence.

    Le P.Q. est maintenant déstabilisé. Son chef s’est déstabilisé lui-même. Peu importe ce que ce dernier aura à dire désormais, il ne sera pas écouté. Quelle promesse électorale JFL pourrait-il faire maintenant à l’électorat, maintenant qu’il a admis que son parti ne pourrait pas former un gouvernement ?
    Plus encore : le plus JFL dénoncera P. Couillard, le plus il amènera de l’eau au moulin de la C.A.Q. Le plus il dénoncera F. Legault, le plus il en gonflera la notoriété. Voilà où le P.Q. aura été mené par une gang de progressistes à la noix, se croyant modernes de se défier de son électorat naturel.

  • yves corbeil, 3 juillet 09h10

    Diviser pour régner, la recette de ceux qui veulent, souhaitent la disparition des canadien français. Depuis le début de cette conquête par les armes ces gens là se sont appliqué à diviser pour régner sur la Canada unis par le bas et le haut. Ils ont depuis toujours utiliser tous les moyens et les gens prêts à vendre leur âme pour arriver à leur fin.

    Aujourd’hui nous assistons au dernier coup de la partie d’échec. La CAQ, QS, ON puis on entends parler d’un NPD Québec. Ajouter la commission Bouchard-Taylor pour nous diviser encore plus et dernièrement l’arme de destruction massive qui nous arrive avec l’immigration massive sans aucune planification autre que de noyer le canadien français dans ce multiculturaliste canadien. ECR : Éthique et Culture Religieuse.

    Yvan Lamonde : est un historien québécois. Il enseigne la littérature québécoise à l’Université McGill. Intellectuel, il mène des recherches sur la sociographie du Québec, notamment son américanité.

    Il vient de sortir son livre, Un coin dans la mémoire. L’hivers de notre mécontentement.

    Je conseille à tous de lire ce livre et de reformuler sa pensée parce que je crois que l’heure est grave et que si on ne donne pas un gros coup de barre, la partie d’échec est sur le point de se terminer par un échec et mat du québécois qui ne sera jamais venu au monde parce que diviser comme jamais auparavant par ses nombreux ennemis et faux amis.

    Où se situe Vigile et ses nombreux porte étendard dans ce moment critique de notre survie. On redresse la barque ou on lâche l’ancre à l’intérieur, ce qui revient à jouer leur jeu.

    M.Le Hir,

    Dans une chronique plus haut, je vous ai demandé une interprétation de tous ce que rapporte monsieur Lamonde dans son livre ou il fait référence à plusieurs ouvrages pour nous exposé son essais. Je crois sincèrement qu’il a mit le doigt sur la bactérie mangeuse de canadien français et qu’il vous revient en tant qu’éditorialiste en chef de nous expliqué la marche à suivre pour éradiquer la maladie qui nous ronge de l’intérieur depuis les deux défaites référendaire.

    Merci.

  • Francis Déry, 3 juillet 02h41

    Michel Chartrand déclarait que le Parti Libéral et le PQ se ressemblait comme la fesse gauche et la fesse droite, tandis que l’ADQ faisait office de trou de cul. Il avait conservé la verve des héritiers d’Adrien Arcand.

    Ma source est feu Benoît Perron.

  • François Ricard, 2 juillet 19h35

    ""Donner une chance à la CAQ""
    Jamais je n’aurais cru lire une invitation aussi morbide. Surtout pas dans Vigile.
    La CAQ, comme le PLQ, est une créature sortie tout droit du think tank des Desmarais.
    Surtout aller jusqu’à prétendre qu’élire Fran çois Legault premier ministre vengerait Pierre Bourgault.
    C’est à se demander si ce n’est pas Vigile qui devrait disparaître.

  • Patrice-Hans Perrier, 2 juillet 12h59

    J’abonde dans le sens de mon camarade Verrier !

    J.F. Lisée souffre de macronite aigue et le PQ est investé par la vermine d’une horde de parvenus et d’idéocrates qui se désintéressent totalement du peuple et de la nation.

    Nous, journalistes ou chroniqueurs non-adoubés par le système nous avons fait des pieds et des mains depuis 2010 afin que le vaisseau amiral péquiste colmate ses brèches et jette par-dessus bord les mondialistes qui ont sabordé l’embarcation. ..

    Mais c’est peine perdue, le PQ est macronisé de haut en bas.

    Pourquoi ne pas donner une chance à la CAQ ?

    Le temps que les momies péquistes se désintègrent le plus naturellement du monde ...

    Après, une fois que la mémoire du frère Bourgault aura été vengée, nous allons procéder à une nouvelle création politique.

    J’ai dit !

  • micheline st-Piere Otis, 1er juillet 23h14

    Il y a un M. Bouchard qui m’a interpellée ci-haut.Je veux être brève et lui répondre ceci. Je ne sais lequel des deux a tort, mais je n’arrive pas à croire

    ici que des gens sont tellement peu courageux et confiants en un grand parti tel que le

    PQ qu’ils sont prêts à vendre leur âme au diable. Je suis bien d’accord que le PQ ne semble pas s’ajuster autant que nous le voudrions à la réalité politique et qu’il

    donne l’impression de ne pas nous écouter. Mais demandons nous donc s’il n’y a

    pas d’autres facteurs qui lui font échec et le rendent de plus en plus marginal, hélas.

    Quelqu’un parle justement de la création de la CAQ, ce poison créé par un ancien péquiste, simplement désireux de se créer son parti (comme la petite madame Françoise avec QS) et qui a fini par émerger grâce à un sauveur en la personne de Charles Sirois ce financer sans scrupule. Messieurs, réveillez-vous. Il est temps que vous cessez de jouer le même jeux que ces personnages de tout acabit. Pensez à la grande noblesse d’esprit qu’a été René Lévesque idem pour Parizeau. De grâce

    préservez votre intégrité. Soyez résiliants et, pour employer un terme du général Dallaire : ne vous associez pas avec le diable ! Prenons notre bâton de pèlerin et tâchons de convaincre 2 personnes durant l’été. Un début.
    Attaquons nous à cette gangrène que sont le médias en voyant à leur adjoindre , par nos relations, de bons journalistes ou chroniqueurs afin que ceux-ci viennent annuler les effets pervers des Luc Lavoie, Michel David, Mario Dumont,

    Lise Ravary, etc Au lieu de maugréer après nos élus et le chef du PQ, travaillons d’arrache-pied à améliorer nos moyens d’information car le mal se trouve justement là, dans ces médias qui n’ont rarement de bons mots pour le
    PQ et qui vont même jusqu’à l’ignorer au profit des petits partis et de la CAQ.
    Au final, cessons de développer des réflexes de colonisés dès que des sondages
    de qualité douteuse se pointent. S’associer à un parti comme la CAQ, ce serait d’accepter de traverser un rivière avec une mauvaise embarcation. Rendus l’autre côté de la rive, que ferions nous avec ce véhicule qui ne répond à aucunes de nos attentes, un moyen devenu gênant. Ce serait une véritable régression S.V.P. Réveillons nous !

  • Claude Richard, 1er juillet 19h28

    J’avais un certain respect pour vous M. Bouchard. Il vient de fondre comme neige au soleil.

    Critiquer le PQ ne me dérange pas du tout. Revoyez mes textes anciens sur Vigile. Quand Pauline Marois disait qu’on pourrait songer à enseigner l’histoire en anglais aux petits québécois francophones, je lui ai envoyé une poignée de bois vert. Quand Lucien Bouchard a condamné sans appel Yves Michaud, j’ai cessé d’être membre du PQ.

    Mais de là à faire l’éloge de la ruse et de l’hypocrisie en politique, à courtiser la CAQ, un ramassis de conservateurs fédéralistes, à dire son admiration de Poutine, un dictateur sanguinaire, il y a une marge que je me refuse à franchir. Libre à vous de la faire, mais ne venez pas me faire la leçon du bon positionnement politique.

    Merci du qualificatif "idiot utile". C’est complètement gratuit dans le contexte. Utile à qui ? À Couillard ? À Nadeau-Dubois ? Réfléchissez donc vous-même avant de parler. Verrier, tout indépendantiste affiché soit-il, fait le jeu des fédéralistes de la CAQ, qui, au pouvoir, seraient probablement pires que les libéraux. C’est la pépinière à la fois des libéraux de Couillard et des conservateurs fédéraux.

    Ouvrez vous les yeux : l’idiot le plus utile n’est-il pas l’indépendantiste qui appuie des fédéralistes pour nuire à d’autres souverainistes ? C’est ce que vous et Verrier êtes, malheureusement, portés par votre idéologie de droite.

  • Jean-Claude Michaud, 1er juillet 15h17

    @Robert J. Lachance,

    Merci pour avoir mis le sondage avec les prédictions pour 2018 selon la tendance actuel­le. Dans ce cas là, il faudrait espérer un gouvernement de la CAQ autonomiste et que les indépendantistes envahissent QS et même un peu la CAQ pour s’assurer que l’indépendance avance et que l’autonomie du Québec soit respecté.

    Il est possible que la disparition du PQ à l’assemblée nationale soit rendu nécessaire pour faire table rase et que le mouvement pour l’indépendance renaisse débarrassé des problèmes que traînent le PQ comme un fardeau. Un Québec Solidaire avec plus d’indépendantistes à l’intérieur et avec un programme amélioré pourrait devenir les conditions gagnantes pour le projet de Pays du Québec.

    Il faudrait un nouveau RIN car le PQ a échoué et le RIN avait un côté révolutionnaire nécessaire à un projet d’indépendance. La gauche a un devoir d’être représenté non pas par des multiculturalistes à tout crin et politiquement correct sans limite mais bien par des gens du peuple qui veulent une société plus juste, plus démocratique, un état bien géré avec moins de corruption et un contrôle de l’État par le peuple et des fonctionnaires dédiés et honnêtes à son service.

  • Robert J. Lachance, 1er juillet 08h12

    Vaincre les libéraux m’apparait essentiel pour que l’on passe au Québec à l’adoption d’un nouveau mode de scrutin qui mettrait fin au bipartisme devenu archaïque comme formule de représentation politique maintenant que nous sommes plus de six milliards d’humain.e.s sur terre plutôt que moins d’un milliard, en république plutôt qu’en monarchie.

    La tactique du retrait du PQ dans la partielle de Gouin a été une occasion de démontrer qu’un nombre significatif d’électeurs libéraux ont préféré voter Vert plutôt que PLQ. Comment expliquer autrement le 4,57 % des votes à Alex Tyrrell le 29 mai. Dans Arthabaska en décembre 2016, il avait fait 2,11 % ; dans Chicoutimi en avril de la même année, 2,47 ; dans Lévis, en 2014, 1,1 ; à la générale de 2014, il avait obtenu 4,52 % des voix dans Notre-Dame de Grâce où Kathleen Weil en raflait 76,61 pour le PLQ.

    http://www.electionsquebec.qc.ca/francais/provincial/resultats-electoraux/elections-partielles.php?e=81&s=2#s

    Remarquez qu’à cette partielle, une première, Option nationale a fait mieux que la CAQ, Vanessa Dion sa candidate recueillant 7,83 % des votes contre 6,7 pour Benjamin Bélair de la CAQ, alors que Gabriel Nadeau-Dubois raflait 69,3 % d’indépendantistes, de fervents à pas contre forcément avec cette étoile politique. Avec un total de 77,13 % de votes indépendantistes dans une circonscription, je dirais qu’une tactique de retrait peut mener à une morale sur le chemin des victoires.

    Une partielle s’en vient dans la Capitale-Nationale, dans Louis-Hébert, après la démission de Sam Hamad du PLQ. En 2014, il l’avait emporté avec 49,22 % des votes sur Mario Asselin pour la CAQ, 25,92, Patrice Dallaire pour le PQ, 18,37, Pascal Minville pour QS 4,94, Dany Bergeron pour le PCQ/ÉAP, 0,83 et Patrick Côté, ON/PIQ, 0,71. Qu’arrivera-t-il si le PQ n’y présente pas de candidat ? Ce faisant, histoire de converger, ON/pour l’indépendance du Québec n’en présenterait peut-être pas non plus ?

    Oser, réussir, qu’il proposait en campagne à la chefferie.

    Un tableau caricatural prémonitoire avec ça ?

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  • Pierre Bouchard, 30 juin 20h52

    Je me permets de réagir ici à des commentaires très mal avisés, ceux de Claude Richard et de Micheline. Je ne les connais pas et je ne veux pas les insulter, mais à mes yeux ils représentent bien ceux qu’on appelle les idiots utiles (quelle expression prétentieuse). Ces gens pour qui critiquer le PQ équivaut à nuire à notre émancipation. Pour eux tout est simple : on veut l’indépendance alors on doit voter PQ, point final. Ceux qui n’aiment pas le PQ sont des ennemis.

    Ces gens (je ne vise pas M. Richard ni Micheline car je ne les connais pas) ne semblent pas réfléchir longtemps, ils ont des réponses définitives et sont remplis de certitudes. Il leur est impossible de comprendre qu’ils entretiennent le PQ qui pourtant, les ignore complètement.

    Ces gens ne comprennent pas : toujours plus de la même chose, toujours de plus en plus de défaites et de déceptions mais c’est pas grave, on continue de voter PQ sans se poser de question. C’est toujours de la faute des autres, pas question de se regarder aller.

    Les citoyens responsables devraient pourtant toujours être vigilants, voir ce qui se passe et agir en conséquence. Ceux qui défendent le PQ inconditionnellement, sans avoir d’argument (contrairement à JC Pomerleau par exemple, et plusieurs autres commentateurs ici), sont condamnés à répéter les mêmes erreurs et se faire avoir continuellement. Ils se feront manipuler toute leur vie, ils en seront amers mais ils semblent qu’ils ne comprendront jamais.

    Pour savoir ce que je reproche au PQ, lisez mes anciens textes. Si je critique l’action du PQ, ce n’est pas pour nuire à l’indépendance du Québec, voyons donc, c’est tout le contraire, c’est pour favoriser l’indépendance.

    Gilles Verrier est un indépendantiste authentique, c’est un sage, un esprit calme et éclairé. Il était là avant Vigile, il a contribué largement à Vigile et ce site ne serait plus le même si un jour il cessait d’y écrire. Mme Micheline, respirez par le nez et prenez le temps de lire les textes de M. Verrier, avec l’esprit ouvert, prêt à entendre des vérités qui défont nos certitudes.

    Pour ce qui est de Poutine, nous les occidentaux, nous avons été tricotés dans la détestation des russes, qui incarnent le mal. Nous avons grandi dans l’assurance que nous sommes le Bien et eux le Mal. On voit bien qu’encore aujourd’hui, ce n’est pas tout le monde qui est désintoxiqué.

    Dans le présent texte, M. Verrier est assez objectif pour examiner les choses autrement qu’avec le PQ. Je partage sa vision des choses : puisqu’il n’y a rien à faire avec le PQ, puisque, s’il ne change pas radicalement sa mentalité, le PQ va finir par mourir, et puisque toutes ces années de fausses représentations ont nui considérablement au mouvement (tout le voit bien aujourd’hui), la seule possibilité pour qu’un jour advienne le pays est de passer à l’après PQ. Et le plus vite sera le mieux.

  • jbrilland, 30 juin 20h11

    Là, monsieur Verrier, vous déraillez.

    Sirois, Bouchard et Desmarais ont créé la CAQ.

    Vous souhaitez la CAQ au pouvoir ?

    Quelque chose m échappe.

  • Marc Labelle, 30 juin 17h08

    On cherche tous ici une issue de secours pour mettre fin au règne du PLQ, presque assuré d’être réélu avec la prime de l’électorat non francophone dont il bénéficie. Lorsque le PQ et la CAQ étaient à égalité dans les intentions de vote, une alliance électorale était envisageable entre les deux partis pour accéder au pouvoir afin de réformer le système électoral tordu. La CAQ distançant maintenant nettement le PQ — surtout chez la majorité francophone —, elle sera tentée d’arracher seule le pouvoir aux libéraux. Cela correspond d’ailleurs au moyen alternatif à celui de la réforme électorale : les francophones voteraient massivement pour un parti francophone, afin de casser le pouvoir du bloc non francophone. (Ce bloc est tellement monolithique que même la CAQ ne pourra sans doute faire mieux que d’y grappiller quelques votes.)

    Certes, la conjoncture peut encore changer plusieurs fois d’ici le 1er octobre 2018. Cependant, à moins de se concentrer prioritairement sur le projet d’indépendance du Québec, le PQ poursuivra inexorablement sa chute parce qu’il s’agit du seul projet qui le distingue fondamentalement du PLQ et de la CAQ. Et quelle que soit l’option constitutionnelle, tous les partis peuvent revendiquer la « verdure ».

    Le PQ doit s’engager à accomplir des gestes d’affranchissement du régime politique canadien dès son accession au pouvoir. Le plus important étant l’établissement d’une assemblée constituante pour fonder la République du Québec au cours d’un seul mandat. S’il veut retrouver le soutien enthousiaste des souverainistes, il est urgent que M. Lisée sorte de la prison frigorifique qu’est devenu l’échéancier de réalisation de l’indépendance à compter de 2022 seulement. C’est comme l’obsession du moyen qu’est le référendum, la primauté accordée au calendrier brouille la volonté de réaliser l’indépendance. Si son chef devenait stratégique plutôt que tactique, le PQ attirerait en son sein la dynamique Option nationale qui lui servirait de levain. Et le PQ réintègrerait même les nationalistes tentés — c’est compréhensible — par la solution caquiste.

  • Jean-Claude Michaud, 30 juin 00h08

    @Peter Benoit,

    J.F. Lisée devrait ajouter dans son plan vert, l’agriculture comme principale source de développement durable dans la prochaine décennie, une agriculture plus naturelle, plus bio, alimentée par l’électricité du Québec avec des tarifs réduits pour la production en serre et les fermes. Il faudrait aussi encourager les fermes autonomes en énergie par le solaire et l’éolien. Revenir à des technologies plus simples mais efficace car l’agriculture avec la grosse machinerie et la production de masse actuelle appauvrie les sols et n’est pas si optimale que cela.

    C’est bien beau, le transport en commun et les autos électriques mais c’est pas demain que tous seront convertis à cela et actuellement il faudrait viser surtout l’efficacité énergétique en continuant d’améliorer la performance des moteurs qui réduisent la consommation d’essence et s’assurer d’une flotte automobile au Québec en bonne condition avec des routes en bonne condition et un transport plus fluide pour éviter le gaspillage d’essence. Certaines rues de nos villes et banlieues sont infestées de lumières rouges une après l’autre qui viennent ralentir le trafic et nous fait gaspiller de l’essence comme c’est pas possible, ce serait déjà un début de réviser cela.

  • 29 juin 08h49

    On a oublié à l’évidence ici que que l’un des commanditaires et promoteurs premiers de la CAQ est Charles Sirois, un banquier près de l’oligarchie canadian et porteur de la médaille du Gouverneur général du Canada. On le dit encore très près de la CAQ, il assisterait encore aux congrès et assemblées de direction. Il y a tout lieu de croire que ce parti à été fondé pour diviser le vote souverainiste et francophone, et tuer à tout jamais le projet d’indépendance nationale. Alors, si vous voulez voter pour ce parti, bonne chance ! Il y en a qui ne comprendront jamais la joute politique...

  • François Ricard, 29 juin 07h34

    Quand je regarde le programme de la CAQ, il m’est tout-à-fait impossible d’y voir les ooeuvres futures d’un "bon" gouvernement.
    À ce compte-là, je préférerait voter pour le PLQ.

  • Peter Benoit, 28 juin 23h05

    @ Gilles Verrier

    Je vous suggère de lire attentivement le programme de la CAQ avant de considérer la CAQ comme une véritable alternative. La CAQ, comme le PLQ, vise à diminuer, restreindre et charcuter le rôle historique de l’État québécois afin de baisser les impôts de la classe moyenne ; c’est la priorité absolue de ce parti.

    Il existerait au Québec une marge de manœuvre fiscale que la CAQ prétend retrouver en étant le parti de la "bonne gestion" avec un exemple, parmi tant d’autres, tel que le montant de 1,4 milliard de $ payé en trop à Hydro-Québec par les consommateurs.

    Pour François Legault, "not’ butin", c’est de diminuer l’état québécois pour récupérer les sommes de $$$ et les distribuer à la classe moyenne. Le PLQ fait la même chose, sauf que l’argent sert à engraisser les amis du parti, à accentuer les écarts entre les riches et les autres et, par le fait même, à vassaliser davantage l’état québécois. Pour Couillard, nous ne sommes que des canadiens français...

    Toutefois, la CAQ est devant une contradiction fondamentale : Comment peut-elle charcuter l’état québécois sans affecter la classe moyenne puisque celle-ci est constituée à au moins 50% de fonctionnaires et de serviteurs publics ? Et un autre exemple parmi tant d’autres : La CAQ abolirait le réseau des CPE et les "petites madames selon Legault" irait travailler dans une garderie privée broche-à-foin à 12 $ l’heure. Désolé dixit Legault, vous ne faites plus partie de la classe moyenne...

    Le reste du programme de la CAQ est une longue suite de litanies et de jérémiades qui transformerait une tragédie grecque à un désopilant spectacle de l’humour... La portion constitutionnelle est d’une naïveté déconcertante et montre très bien que cela ne sera jamais la priorité de la CAQ.

    La classe moyenne, c’est bien beau, mais comment la définir réellement et précisément ? Le niveau d’éducation, le salaire, la richesse des ménages, etc... J’imagine François Legault commencer son discours comme nouveau premier Ministre : "Je n’ai jamais été aussi fier de la classe moyenne que ce soir...". Je ne crois qu’on puisse unir les Québécois sur la base de la classe moyenne.

    En fait, le virage vert de Lisée, qui semble anodin et risible, est d’une incroyable puissance. Si le PQ peut y accoler une deuxième révolution tranquille à portée économique, non seulement il réussira à désintégrer la CAQ, mais pourra aspirer à diriger le Québec.

    Je ne sais pas si Lisée le sait. Il y a lieu de constituer un "plan d’affaires" sérieux basé sur le virage vert pour faire du Québec une des sociétés les plus avancées au monde. Il faudrait que Vigile sollicite les contributions de tous et chacun ici pour présenter ce plan à Lisée.

    Courage, on y arrivera.

  • Micheline, 28 juin 22h15

    Ce Gilles Verrier que fait-il sur Vigile ?

    Laisser ce type écrire des débilités, je me demande s’il y a une direction dans ce site...

    Les indécis ou lesparfaitement mêlés vont s’enligner pas à peu près.....

    Et ce site demande de l’aide ????? Gardez vous une petite gêne !!!!!

  • Pierre Bourassa, 28 juin 18h36

    Claude Richard ::Jamais plus je ne fournirai d’argent à Vigile tant que ce Verrier admirateur de Poutine, et maintenant de François Legault écrira dans Vigile.

    Pas de chantage svp.Développez vos arguments à la place.

  • Marcel Haché, 28 juin 18h34

    L’électorat du Nous cherche inconsciemment à se regrouper. Cet électorat sent bien qu’avec les libéraux, il est manipulé et qu’il est en perte constante de terrain…

    Si le P.Q. n’arrive pas à Nous regrouper, parce qu’il croit désormais plus à la « diversité » qu’à Nous-mêmes, il suffira à François Legault qu’il trouve les bons mots pour être celui qui sera mandaté pour Nous réunir. Le P.Q. aura couru à sa perte. Il court présentement très intensément à sa perte…

    Pour la campagne de F.Legault, les mots appropriés, les bons mots, les mots décisifs qui lui permettront enfin d’obtenir un mandat, les mots magiques appropriés et décisifs lui viendront d’autant plus facilement qu’aucun bon mot, par ailleurs, ne lui permettra d’atteindre l’électorat hostile du West Island.

    De la charte des valeurs à la convergence, le P.Q. se révèle encore, hélas, incapable de s’adresser à Nous convenablement . S’imaginer que l’Indépendance serait au bout d’un pipeline est une tragique erreur stratégique.

  • Gilles Verrier, 28 juin 16h50

    @ J-C Pomerleau

    Il y a le Parti du West Island et deux partis composés de Québécois. J’ai une question pour vous : Si la CAQ demeure en tête des sondages, ce qui est très vraisemblable, allez-vous quand même voter pour le PQ, quitte à reconduire les libéraux au pouvoir ?

    La question de la souveraineté ne se pose pas à la prochaine élection et, comme José Legault le dit fort justement :

    « ... en se réduisant à une offre de « bon gouvernement », le PQ libère les électeurs souverainistes. »

    Donc, on peut s’imaginer que beaucoup de péquistes qui veulent sortir les libéraux vont voter CAQ.

  • yves corbeil, 28 juin 16h13

    Jamais, jamais, jamais aussi bien crever encore un autre quatre avec le couillon que d’avoir ce danseur de cha-cha au pouvoir. Un riche qui pense en riche ça ne me représente pas du tout.

    L’Élisé va finir par se réveiller et y veut tellement s’asseoir sur le trône qui va retrouver ses repairs et recentrer ses actions.

    En attendant tous ceux-là qui travaille dans l’ombre à préparer la séparation continuez votre beau travaille car Lisée c’est juste un passage obligé avant de reformer le groupe qui va faire le pays.

    Legault cri...Legault pis Sirois, pis Desmarais et les autres du même accabit ça mange tous au même râtelier.

  • Claude Richard, 28 juin 12h50

    Jamais plus je ne fournirai d’argent à Vigile tant que ce Verrier admirateur de Poutine, et maintenant de François Legault écrira dans Vigile. Legault est un vire-capot, un ambitieux sans scrupule, un ami des constructeurs de pipelines. Quant à Duplessis, sa réhabilitation par Vigile est une honte. Pour deux bons coups qu’il a faits, il en a fait cent, cent cinquante qui ont nui considérablement au Québec, y compris et surtout d’avoir refusé de nationaliser les compagnies d’électricité. Son époque mérite bien le nom de "Grande noirceur".

  • Jean Claude Pomerleau, 28 juin 12h45

    La CAQ est elle crédible pour nous débarrasser de la collusion-corruption érigées en système par les libéraux, un enjeu majeure pour la prochaine élection ?

    La réponse est non. Démonstration :

    La trahison de François Legault

    http://vigile.quebec/La-trahison-de-Francois-Legault

    Nous n’avons qu’un choix véritable et c’est le Parti Québécois. Il reste deux saisons pour qu’il se recadre sur des enjeux qui vont le rebrancher avec le Québec , entre autre, la défense de la nation, et Énergie Est....

    JCPomerleau

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