«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

INDÉPENDANCE POLITIQUE DU QUÉBEC 431

« Faire du Québec un pays » et réussir n’est pas n’importe quel objectif.

Les indépendantistes au tournant des années 1930 et suivantes

Chronique de Bruno Deshaies
mardi 23 juin 2015
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L’entrée en scène de Pierre Karl Péladeau dans le monde de la politique québécoise et canadienne soulève des questions nouvelles compte tenu de son statut d’homme d’affaires. Le slogan « Faire du Québec un pays » n’est pas n’importe quel objectif. Malheureusement, de nombreuses tentatives dans le passé ont échoué. L’affirmation du nationalisme du Dominion of Canada a déjà fait connaître son visage envers les Québécois-Français ou la nation québécoise malgré la Révolution tranquille. Le statut de nation indépendante est acquis pour le Canada depuis 1931. Le Canada-Anglais jouit majoritairement d’un État doté de la pleine souveraineté internationale. À ce jour, note Maurice Séguin, « on ne peut en dire autant du Canada-Français, minorité permanente et provincialisée à l’intérieur d’une nation britannique » (cf. Canada Français FACE au Canada).

Pour comprendre notre histoire, jetons un coup d’œil sur la vague indépendantiste des années 1930. Une certaine intelligentsia de Canadiens français avait aussi de grandes ambitions. Des individus, des groupes organisés et un journal, entre autres, celui de La Nation de Paul Bouchard (1) « commencent à ébranler le vieux dogme d’un triomphe politique en 1842 ou 1867 qui nous permettrait de corriger la débandade économique dont nous étions les principaux responsables » (dixit Maurice Séguin). La suite de cette histoire est résumée par Robert Comeau " (2) en ces termes :

Nous ne pouvons expliquer longuement ici comment ces séparatistes intransigeants en sont venus à promouvoir le maintien du statu quo, à mesure que les tentatives centralisatrices du gouvernement fédéral se faisaient plus pressantes et que la question de la participation au deuxième conflit mondial posait en priorité les rapports du Canada avec l’Angleterre. Le rôle qu’ils entendaient jouer dans la politique active et l’importance qu’ils accordaient à l’action électorale, contrairement aux autres intellectuels séparatistes des années trente, les ont obligés à amenuiser le caractère radical de leurs propositions en faveur du changement constitutionnel. Pour réaliser leur premier objectif, l’unité des nationalistes, ils ne pouvaient accepter la marginalité à laquelle le radicalisme de leur option les condamnait. Pour expliquer le ralliement de ces séparatistes à l’autonomisme, il ne faudrait peut-être pas négliger, en plus des circonstances politiques, l’influence de l’abbé Groulx.

Or « Faire du Québec un pays » dans l’optique indépendantiste ne sera pas plus simple que le combat autour de « Notre État français, nous l’aurons », ce slogan des années 1920-1930. Le Canada-Anglais est le maître du jeu à notre grand désespoir. Le régime provincial dans lequel nous vivons nous oblige à faire des prouesses incroyables pour survivre. À cet égard, Monsieur Jacques Parizeau (3) a été clairvoyant dans sa carrière le jour où il a compris que nous n’avions pas tous les leviers nécessaires pour faire de l’État du Québec le centre national des politiques québécoises. C’est pourquoi il a refusé le « beau risque » de René Lévesque après le premier échec référendaire du Parti québécois. Par contre, il a continué son combat avec ferveur mais il a subi un échec devant les forces fédéralistes réunies d’un océan à l’autre sans compter le combat mené systématiquement par l’État fédéral pour faire échouer le résultat référendaire à l’avantage des souverainistes québécois.

Les deux nationalismes et le besoin de créer l’unité québécoise

Pour faire comprendre cette situation, nous vous invitons à lire quelques pages de l’Histoire de deux nationalismes au Canada par Maurice Séguin. C’est le rapport (autrement dit, le conflit politique, économique et culturel) entre le Dominion of Canada et la Province de Québec (4). En 1995, Monsieur Parizeau avait compris qu’il fallait être solidement préparé pour faire face avec réalisme au référendum. Malgré tous les efforts possibles des souverainistes, le Canada-Anglais à réussi, in extremis, à mettre en échec cette deuxième tentative de séparation du Québec du Canada.

Les leçons du passé devraient nous servir et nous faire comprendre que la création de l’unité québécoise est essentielle à la réalisation de cette révolution politique ultime. Il faut dès maintenant créer cet Institut de recherche sur l’indépendance. Une équipe initiale devrait être formée avec toute l’objectivité nécessaire afin de s’assurer de la réussite du travail qu’elle aura à réaliser avec réalisme et clairvoyance. Cette équipe devrait être guidée par une idée et une seule : d’abord l’indépendance politique du Québec. Elle devrait surtout se rappeler que le Canada-Anglais n’hésitera pas à fourbir ses armes pour défendre l’unité canadienne à son corps défendant.

Par conséquent, il y aura un travail de sape de longue haleine afin de stimuler la population québécoise à porter un nouveau regard sur elle-même et constater que la société civile dans son entier a les moyens à sa disposition pour réaliser l’indépendance du Québec. Entre-temps, il faudra se défendre, répliquer et s’affirmer comme nous sommes, collectivement, pour mettre un terme à la dépendance, à l’annexion, au remplacement et à la subordination permanente. Ce sont des mots qui devraient résonner dans la conscience nationale populaire et dans l’esprit d’une majorité d’individus en droit de voter au Québec pour un gouvernement indépendantiste.

Les indépendantistes devront se parler, se comprendre et, surtout, s’entendre entre eux. Si la population québécoise hésite à donner son aval à l’optique indépendantiste, c’est principalement parce que les indépendantistes n’ont pas élucidé leurs idées. Pourquoi un peuple se lèverait pour défendre des idées confuses et un parti politique qui ne présente pas une unité de pensée bien définie contre un Canada-Anglais qui affirme quotidiennement que l’unité canadienne n’est pas négociable. La balle est dans le camp du Parti québécois et de tous les indépendantistes.

Résumons la situation générale.

Les échecs répétés de la cause du séparatisme dans le passé au Québec devraient nous rendre conscients que l’absence d’une unité solide des Québécois a failli pour atteindre l’objectif. Les jeux de stratégies sur les procédures d’accession à l’Indépendance ont fini par contrarier et dégoûter les indépendantistes fervents et sincères. Le phénomène de rejet doit être étudié sérieusement. Les deux échecs référendaires ont fait mal. Le Parti québécois doit réfléchir en profondeur sur ses propres méthodes d’action politique et électorale. L’enjeu dépasse la joute politique. La lutte est nationale.

Les années 1936-1939 sont révélatrices des comportements politiques des Québécois-Français. Il y a un nœud indicible, têtu et indénouable qui entraîne l’incompréhension et la mésentente entre les souverainistes et les indépendantistes. Il faudrait plus de clairvoyance et d’impartialité pour résoudre les imbroglios du sac de nœuds.

Cette situation ne peut être dénouée sans le dialogue sur l’essentiel au lieu de l’accessoire et des partis-pris tenaces et obstinément égoïstes. L’obstacle principal est dans une carence collective de notre pensée politique asservie sciemment ou inconsciemment à l’idéologie fédéraliste.

Pour se libérer vraiment, il faut croire à l’idée indépendantiste pour la diffuser et la défendre avec objectivité, sincérité et respect de la vérité. L’action exigera une cohésion et une cohérence à toute épreuve dans la pensée et dans les gestes. Jusqu’à ce jour, cette cohérence et cette cohésion dans l’action politique ne s’est jamais suffisamment matérialisée. Il serait utile de se rappeler que les indépendantistes autour des années 1930 ont échoué quant à leur ambition.

Le premier des mouvements d’indépendance par le Québec est certes celui des Jeunesses Patriotes du Canada français, lequel est né spontanément, en pleine rue, soit au pied du monument Chénier en 1935. Il y a bien les Jeune-Canada avec André Laurendeau, Gérard Filion, etc., mais ce mouvement n’est pas unanimement pour l’indépendance du Québec. Les Jeunesses Patriotes comprenaient des indépendantistes connus tels que W. P. O’Leary, Jean-Paul Robillard, Michel Chartrand, Philippe Vaillancourt, Dostaler O’Leary, Jean-Louis Gagnon, Jean Séguin, l’abbé Camille [sic] Brouillard, François Hertel, etc. Dès 1937, elles sont vite noyautées, puis divisées artificiellement en gauche et en droite. /. . ./ Nous pouvons citer aussi les Jeunes Laurentiens en 1937 (5).

Les illusions de la pensée canadienne-française après la Conquête se façonnent lentement mais solidement. Dans un essai historique, l’historien Michel Brunet a fait la lumière sur « La Démocratie et les Canadiens français (6). » Bien sûr, le Québec a changé depuis les années 1960. Mais le danger demeure de trop vouloir surestimer ou sous-estimer un facteur ou un autre dans le développement intégral de la société québécoise. Ce danger est en partie lié à nos restrictions collectives et notre privation d’agir par-soi collectif qui découlent de notre annexion au Canada et de notre subordination sur place permanente.

La vie collective des Québécois est incomplète. Elle demeure toujours en mode de survie. D’où les habituels réflexes du minoritaire. Un comportement acquis par la domination de l’autre et qui nous porte à adopter le ton plaintif au sujet de nos revendications nationales contre les injustices séculaires du Canada-Anglais. Pour reprendre une expression imagée, les Québécois pratiquent une « souveraineté rampante ». Par exemple, François Hertel, en 1967, parle de Cent ans d’injustice ? Un beau rêve le Canada (7). Il met le mot « injustice », pris au singulier, avec un point d’interrogation, puis d’une main tendue, pourquoi pas : « Un beau rêve : le Canada ». Et « le beau risque » a suivi et ensuite « le partenariat » a remplacé l’indépendance. Et dernièrement, Madame Louise Harel, lance spontanément au Téléjournal de Radio-Canada, le concept d’État-Nation.

« Faire du Québec un pays » ou faire du Québec un État-Nation ou un État souverain ?

D’entrée de jeu, les indépendantistes vont devoir clarifier ces concepts aux yeux et aux oreilles des Québécois(e)s. Cette fois-ci, il sera nécessaire de rompre avec la mauvaise attitude scolastique qui consiste à dresser l’inventaire des avatars de notre pensée politique. Un constat de nos épreuves historiques parmi lesquelles nous parvenons à nous satisfaire d’une description de nos observations des courants du néo-conservatisme, du néo-libéralisme et de la post-modernité ou même du néonationalisme qui s’acheminent vers une nouvelle sensibilité historique, puis vers l’idée de république au Québec. Qu’en sera-t-il demain du « pays » ou de l’« État-Nation » ou de l’État souverain ? D’autres cours universitaires nous en feront la description froide et distante. La recherche scientifique est impartiale. L’histoire n’est que du passé dont « Je me souviens » ! Une histoire morte.

Les citoyennes et les citoyens au Québec sont rendus à une autre étape de leur réflexion. Ils savent que le Québec a plein de potentiel, d’énergie et de créativité. Par contre, les fédéralistes les font déchanter. Ils les subissent plus qu’ils ne les admirent. Par ailleurs, ils sont conscients que les indépendantistes sont trop désunis malgré leurs bonnes intentions. Ils veulent savoir où les politiques veulent les entraîner par leurs actions politiques. Ils aimeraient aller au fond des choses. Ils veulent savoir si leur élite indépendantiste joue dans une lutte de pouvoir ou une lutte nationale pour aboutir à l’indépendance du Québec.

« Âgé de 440 ans cette année, écrit Doris Lussier [en 1974, aujourd’hui 481 ans], le peuple québécois sait qu’il est maintenant assez grand pour décider lui-même de son avenir et faire sa vie politique. Il est majeur et il veut se conduire comme tel (8). »

La nécessité de l’histoire pour agir au présent selon une vision du futur

Le politique qui fait face aux réalités courantes du présent, qui comprend son passé et qui se demande où conduire la société québécoise pour tout un chacun et pour le bien commun d’une collectivité nationale ne peut se contenter des descriptions intellectuelles de notre pensée politique québécoise traditionnelle. S’il suit une ligne de conduite claire, il fera des choix. Et les choix se tournent vers le pays, l’État-Nation ou l’État souverain et une nation indépendante. Il faut clarifier tout ça.

L’homme d’action ou le décideur ne peut pas se dire impunément à la croisée des chemins. Être dans le confort et l’indifférence. S’il opte pour l’État souverain avec le self-government complet, lui et toute son équipe de politiques auront la responsabilité d’expliquer, de faire comprendre et de faire agir collectivement une majorité démocratique forte et stable qui participera à cette ambition politique collective. Alors, les indépendantistes devront s’entendre clairement sur l’objectif unique de la libération nationale québécoise.

Le Parti québécois doit démontrer à la société québécoise que cette ambition est soutenable et qu’elle est une fin en soi intelligente, légitime et possible. Si telle est profondément l’intention de Monsieur Pierre Karl Péladeau, des discours il en aura à prononcer jusqu’à perdre le souffle. Car le Québec-Français face au Canada d’aujourd’hui n’est pas différent essentiellement de l’histoire du Canada-Français face au Canada britannique d’hier. La décision du Chef du Parti Québécois de créer un Institut de recherche sur l’indépendance comblera un immense vide d’un savoir précis et spécifique qui guidera l’action à court, moyen et long terme pour la politique publique nationale d’indépendance du Québec. Cette politique porte sur le régime tandis que les politiques publiques sociales se font dans le régime (ce qui est dans le régime pour le Québec selon son statut politique d’État fédéré de province). Telle notre souveraineté actuelle en héritage.

Notre présent

Les Éditions du Boréal viennent de publier un nouvel essai de Jacques Beauchemin : La Souveraineté en héritage (9). Voici ce que l’on entend depuis trois générations et que nous nous répétons. Il a déclaré dans son entrevue avec Francis Vachon ce qui suit :

« Les stratégies, ça a ses limites. Si les gens ne veulent pas y aller, il faut en prendre acte, dit-il en soupirant. Oui, je suis fatigué. J’ai dit aux membres de mon entourage que c’est la dernière fois que j’écris un livre sur le Québec, parce que j’ai tout dit. »

Outre cette réaction d’abattement, j’aimerais plutôt retenir de son entrevue à Radio-Canada un second son cloche. Alors, on peut retenir qu’il a souhaité que les décideurs politiques doivent évoquer l’histoire et sa mémoire surtout s’il s’agit « d’une minorité qui ne veut pas mourir ». Ces mêmes décideurs peuvent aussi tabler, d’une façon générale, sur le fait que « les Québécois veulent un Québec fort, plus autonome possible ». Par contre, on peut aussi poser la question suivante : Les Québécois vont-ils se décider ?

Sur cette question, dans son entrevue à La Presse, il en présente une autre : « Peut-être qu’on n’a pas absolument besoin de la souveraineté. Certains diront : on vit dans un beau pays, on parle français, c’est quoi le problème finalement ? » Et, plus loin, il donne une explication : « On a échoué à transmettre ce désir de survivance à nos enfants et à nos petits-enfants. » Pourquoi militer pour le pays ? La réponse de la nouvelle génération serait : « Ce n’est pas une question de vie ou de mort pour eux. » Un beau sujet de discussion sur les concepts de liberté individuelle et de liberté collective qui n’est pas que socio-syndical mais NATIONAL.

Le professeur Beauchemin croit que : « À cause de notre indolence, la souveraineté ne se produira pas. » Cette conclusion serait provoquée du fait que les Québécois ne sont pas motivés – plus fatigués devant la question nationale – d’où une lassitude, un épuisement des souverainistes ». Cette explication soulève un problème qui pourrait s’énoncer ainsi : Faut-il culpabiliser la société, la population ou les individus de la responsabilité de nos élites quant à l’objectif qu’elles ne parviennent pas à atteindre ?

Les Québécois(e)s veulent comprendre

Ils attendent ce moment depuis longtemps. Ils désirent agir en conséquence. Ils veulent RÉUSSIR. Pour répondre à cet immense besoin de savoir, il faut former une élite indépendantiste capable de comprendre l’histoire dans l’optique indépendantiste. Elle devra être déterminée à occuper l’espace public en ayant les moyens de s’impliquer auprès de la collectivité nationale québécoise. Où sont les cours universitaires qui osent aborder l’histoire nationale des Québécois autrement que par la lorgnette fédéraliste ?

Peut-on imaginer qu’on en serait encore à la croisée des chemins si on savait ce que signifie l’INDÉPENDANCE D’UN PAYS ? Les universitaires devraient cesser de se voiler la face sans surveiller leurs propres normes. Et le niveau universitaire au Québec débute au collégial. Nous saurons que nous voulons cette indépendance politique d’abord quand on cessera d’étudier le passé pour le passé en nous complaisant avec la description maladive de nos défaites. Le champ à explorer est le futur. Ce temps historique nous impose à fonder un nouveau regard avec de nouvelles normes : celles de l’indépendance du Québec comme finalité.

Une commune pensée pour un objectif commun

L’histoire et la mémoire doivent être rappelées avec lucidité. Un peuple au bout de sa patience doit être stimulé. L’opinion publique n’est pas forcément hostile mais elle veut un éclairage lumineux − quelque chose de limpide. Un discours intelligible. Elle souhaiterait que les péquistes mettent de l’ordre dans leurs idées. Un vocabulaire qui exprime une commune pensée qui rassure. Bref, un objectif commun qui cimente l’unité nationale québécoise. L’aboutissement d’une volonté collective tangible qui se donne tous les pouvoirs d’une nation indépendante et d’une souveraineté nationale.

(30)

P.-S. L’auteur de cette chronique a été, de septembre 1969 à juillet 1977, le directeur de la Division des sciences de l’homme à la Direction générale de l’enseignement élémentaire et secondaire (DGEES) au Ministère de l’Éducation de l’État du Québec. L’élaboration des Programmes d’enseignement en sciences de l’homme pour toutes les écoles publiques et des écoles privées, du primaire et du secondaire, devaient suivre les programmes élaborés pour tous ces établissements au Québec. (Voir ce survol qui permet de connaître l’ampleur de la tâche.) Tout cela avant l’élection du gouvernement du Parti québécois, en 1976, et avant le référendum de 1980. Près de 20 ans plus tard, le même problème [cf. « Historiens et histoire nationale » (1998)]. En 2015, il faut comprendre que l’aventure de 1997 des réformes des programmes de sciences humaines ont échoué. Elles étaient trop orientées vers des finalités socio-éducatives et pédagogico-idéologiques : l’histoire, entre autres, au service d’objectifs sociaux qui faisait fi des quatre autres dimensions de l’acte pédagogique.

APPENDICE

Programme du Parti québécois


Les indépendantistes doivent relire attentivement l’article 1. Si vous y voyez l’ombre de l’indépendance politique du Québec, il faudra en discuter entre quatre yeux. « Agir en gouvernement souverainiste », ça vous dit quelque chose. Le paragraphe 1.1 peut-il vous inspirer confiance ? Que pense la population québécoise d’un tel discours ? Comment peut-on expliquer les échecs des souverainistes ? Avons-nous des réponses ? Mais dans quel sens faut-il agir efficacement (10) ?

Article 1 du Programme du Parti québécois.

1. Agir en gouvernement souverainiste

Le projet de souveraineté du Québec prend sa source dans une histoire nationale marquée par la ténacité des défenseurs de la liberté. Dans la foulée de la Révolution tranquille, René Lévesque créait le Parti Québécois et conviait le peuple québécois à la conquête de sa liberté collective. Cette histoire de courage et de détermination s’est transmise jusqu’à nous et de nouvelles générations de souverainistes reprennent à leur tour ce projet porteur de liberté.

1.1 Réaliser la souveraineté du Québec

Aspirant à la liberté politique, le Parti Québécois a pour objectif premier de réaliser la souveraineté du Québec à la suite d’une consultation de la population par référendum tenu au moment jugé approprié par le gouvernement.

1.2 Un gouvernement souverainiste

D’ici là, pour rompre avec l’attentisme et en déployant le Plan pour un Québec souverain, le Parti Québécois agira en gouvernement souverainiste, cherchant à acquérir toujours plus de pouvoirs et de moyens pour le Québec et les Québécois.

Un gouvernement souverainiste :

a) Utilisera tous les moyens à sa disposition pour mettre fin aux ingérences du gouvernement fédéral dans les domaines de l’éducation, de la culture, des programmes sociaux, de la santé et de toute autre compétence exclusive du Québec ;

b) Assumera pleinement tous les pouvoirs du seul État de la nation québécoise et repoussera à sa limite le carcan constitutionnel canadien ;

c) Occupera tout l’espace possible dans les domaines de son identité et de son économie pour assurer son plein développement, exigera de nouveaux pouvoirs, le rapatriement d’espaces fiscaux et les budgets dans des domaines comme la langue, l’environnement, la culture, le développement économique et régional ou l’immigration ;
d) Prendra tous les moyens politiques et juridiques pour atteindre ses objectifs, tels le recours à la clause dérogatoire ou l’adoption de modifications constitutionnelles ;

e) Prendra les moyens techniques et juridiques nécessaires pour parachever les études, préciser les projets et en assurer la diffusion dans le public ;
f) Déploiera une politique étrangère ayant pour objectif de promouvoir et défendre les intérêts du Québec sur la scène internationale. Il exigera de négocier et de signer les traités internationaux dans les matières de sa compétence. Il préparera la reconnaissance internationale de la souveraineté du Québec.

1.3 Une Constitution, une Charte de la laïcité et une citoyenneté québécoises

Les Québécois formant une nation à part entière, il est nécessaire et normal qu’ils se dotent d’instruments juridiques encadrant la vie publique.

Un gouvernement souverainiste :

a) Fera adopter, par l’Assemblée nationale, une Constitution québécoise pour affirmer et établir juridiquement les éléments essentiels de l’identité québécoise. Ce texte fondamental intégrera une version amendée de la Charte des droits et libertés de la personne de façon à ce que, dans son interprétation et son application, il soit tenu compte du patrimoine historique et des valeurs fondamentales de la nation québécoise : la prédominance de la langue française, l’égalité entre les femmes et les hommes et la laïcité des institutions publiques ;

b) Créera une assemblée constituante à laquelle seront conviés à siéger tous les secteurs et les régions de la société québécoise ainsi que les nations autochtones et inuites du Québec afin d’écrire la constitution d’un Québec indépendant ;

c) Élaborera une Charte québécoise de la laïcité. Cette charte affirmera notamment que le Québec est un État laïque, neutre par rapport aux croyances ou non-croyances des uns et des autres en matière de religion ; que la liberté de religion ne peut être invoquée pour enfreindre le droit à l’égalité entre les femmes et les hommes ou le bon fonctionnement des institutions publiques et parapubliques ; que les agents de la fonction publique et parapublique doivent s’abstenir, dans l’exercice de leurs fonctions officielles, du port de tout signe religieux ostensible ;

d) Instituera une citoyenneté québécoise et adoptera, après consultation, une loi précisant les modalités d’attribution de la nouvelle citoyenneté, ainsi que les droits qui y seront rattachés.

Source : http://pq.org/programme/#c-1

NOTES

(1) Robert Comeau, « Paul Bouchard et La Nation », revue Cap aux Diamants, no 53, printemps 1998, p. 26-29. ; Voir « Les indépendantistes québécois, 1936-1938. » Thèse de M. A. (histoire), Université de Montréal, 1971, 213 pages et 206 pages d’appendices.

(2) « Lionel Groulx, Les indépendantistes de La Nation et le séparatisme (1936-1938) », Revue d’histoire de l’Amérique française, 26 (juin 1972), no 1 : 86-87. Complémentairement, consulter cette réaction, 43 ans plus tard, de Robert Comeau, « Quand on se fonde sur une erreur historique. L’analyse de l’historien Maurice Séguin est encore fort pertinente pour tous ceux qui veulent comprendre les raisons qui justifient le combat pour l’indépendance du Québec. » Dans Le Devoir, lundi 2 août 2010.

(3) Voir l’hommage de Rodrigue Tremblay au sujet de sa carrière de haut fonctionnaire et d’homme politique ainsi que le commentaire de Bruno Deshaies.

(4) Voir Maurice Séguin, LEÇON XVII : « Maîtrise de la vie politique et économique au Canada-Anglais et au Canada-Français 1867-1964. » Dans Histoire de deux nationalismes au Canada.

(5) Walter O’Leary, "Petite histoire de l’indépendance du Québec", texte publié par le Centre d’étude de la Table Ronde du Québec libre, s. 1. (avril 1961). Cité par Robert Comeau (cf. supra note 2)

(6) Dans Québec Canada Anglais. Deux itinéraires et un affrontement. Montréal, Éditions HMH, 1968, p. 106-122 (Coll. « Constantes » vol. 12). Il avait déjà abordé le même thème, en 1959, dans une communication devant la Société d’étude et de conférences à l’Hôtel Windsor à Montréal (cf. compte rendu de G. B. : « Histoire du Canada. Un aspect de l’histoire dont le réalisme peut être tonique. » Dans Le Devoir, 5 mars 1959. Comme les idées traditionnelles ont la vie dure, Robert Comeau est revenu sur le même sujet, 50 ans plus tard, en critiquant le point de vue de l’historien Éric Bédard (cf. supra la note 2).

(7) Montréal, Les Éditions du Jour. 95 p.

(8) « Pour la suite de notre histoire. » Le Rond-Point des sciences humaines.

(9) Cette publication a donné lieu à deux interventions publiques de l’auteur : A) Francis Vachon, « Le soupir d’un souverainiste fatigué. »Pierre Karl Péladeau est « l’homme de la dernière chance », croit le sociologue Jacques Beauchemin. Dans Le Devoir , 8 juin 2015. B) Daniel Mathieu a échangé avec le professeur titulaire au département de sociologie de l’Université du Québec à Montréal. Entrevue Radio-Canada, Émission « Les voix du retour »,Politique : Jacques Beauchemin « La souveraineté en héritage », une réflexion de Jacques Beauchemin. 10 juin 2015, durée : 08:30 min.).

(10) Charles-Philippe Courtois incite les péquistes (souverainistes ou indépendantistes) à clarifier leur objectif. Il soutient même que « le PQ paye le prix du manque de vision et de préparation sur sa raison d’être ». Cf. « Le PQ doit se recentrer sur sa raison d’être. » Dans L’Action nationale, avril-mai 2014.
http://www.action-nationale.qc.ca/index.php?option=com_content&view=article&id=521:le-pq-doit-se-recentrer-sur-sa-raison-d-etre&catid=205&Itemid=696 Des idées qui se rapprochent de l’ambivalence de la conception de Michel Brunet au sujet de l’union canadienne ou de l’unité québécoise. http://www.erudit.org/revue/haf/1969/v22/n4/302834ar.pdf

Commentaires

  • Ouhgo, 15 juillet 2015 09h07

    M. Haché prône désormais la contestation "dans" le régime... c’est dans la logique de "d’abord prendre le pouvoir"... quitte à proposer un programme mou.

    C’est aussi la logique de "n’y a plus assez d’indépendantistes au Québec" pour battre les corrompus par un franc programme de libération des fondateurs du pays.

    Or, les programmes de "p’têt ben", ils ont déjà échoué. Beau risque, bon gouvernement, démontrer nos capacités, ça seulement encouragé les porteurs de valises à accepter encore plus de valises. Si le nouveau P.Q. ne peut recharger ses batteries d’ici les élections, s’il ne peut convaincre une majorité de Québécois politisés qu’il faut sortir du Canada pour stopper l’hémorragie, nous en serons quittes pour la reddition, à l’irlandaise.

  • Marcel Haché, 14 juillet 2015 09h29

    M.Deshaies.

    Je crains qu’ils ne soit plus possible ( et même cela pourrait être contre-productif) de faire contestation sur le régime plutôt que dans le régime.

    "Dans" le régime, cela pourrait être le prix à payer pour accéder au pouvoir, hors duquel toute contestation frappe un Mur.

  • Bruno Deshaies, 8 juillet 2015 13h18

    Bruno Deshaies, 8 juillet 2015 13:15

    Bonjour M. H. St-Pierre,

    Pour les adeptes de L’Art de la Guerre de Sun Tzu, voici ce que j’ai trouvé :

    Si nous voulons que la gloire et les succès accompagnent nos armes, nous ne devons jamais perdre de vue : la doctrine, le temps, l’espace, le commandement, la discipline. [...]

    La doctrine fait naître l’unité de penser ; elle nous inspire une même manière de vivre et de mourir, et nous rend intrépides et inébranlables dans les malheurs et dans la mort. »

    Je comprends que les Québécois-Français n’en veulent pas de doctrine. Ils se satisfont du statu quo ante qu’ils pensent améliorer par la RÉFORME du statu quo. C’est inconscient mais non moins réel. Ils abhorrent cette définition du mot.

    Doctrine : « Ensemble de principes, d’énoncés, érigés ou non en système, traduisant une certaine conception de l’univers, de l’existence humaine, de la société, etc., et s’accompagnant volontiers, pour le domaine envisagé, de la formulation de modèles de pensée, de règles de conduite . »

    C’est bien beau la doctrine de L’Art de la Guerre mais encore faut-il savoir quel est le type de champ de bataille où le combat sera livré. La bataille est POLITIQUE DANS UN SYSTÈME DÉMOCRATIQUE, DANS UN ÉTAT FÉDÉRAL, UN SYSTÈME CAPITALISTE ET UNE FÉDÉRATION HAUTEMENT CENTRALISÉE ET, EN PLUS, NOUS SOMMES UNE MINORITÉ NATIONALE (AVEC UNE MAJORITÉ NATIONALE LOCALE).

    Que voulons-nous faire ?

    Sommes-nous capables de le dire clairement, de l’expliquer et de le faire comprendre sans une adhésion commune à une doctrine indépendantiste que Séguin désigne comme étant l’optique indépendantiste dans la division 10 : « FÉDÉRALISME ET NATIONALITÉS » (Les Normes : Chapitre troisième : « Sociologie du national »).

    Les Québécois-Français feront le combat quand l’élite québécoise saura ce qu’elle veut dire par le FAIT d’être INDÉPENDANT. D’abord l’OBJECTIF. Ensuite des idées à faire comprendre à la masse. Une équipe indépendantiste déterminée doit entreprendre sur le fond cette lutte nationaliste avec la conviction et la sagesse de prendre les bons moyens pour y parvenir. Ainsi, les moyens seront au service de la FIN.

    Le combat que la nation québécoise veut entreprendre exigera de la part de l’élite indépendantiste un quartier général approprié pour mener le combat jusqu’au bout. Que ces personnes comprennent bien la conduite de L’Art de la Guerre ne serait certainement pas inutile. Par contre, croire que la manière de faire va remplacer la fin à atteindre serait faire fausse route. Par conséquent, cette élite doit s’entendre sur le concept de nation indépendante pour mettre fin à la persistance de l’idéologie fédéraliste qui désoriente la masse face à ce combat.

    APPENDICE

    Sun Tzu, L’Art de la Guerre.
    Source :

    Article II

    L’essentiel est dans la victoire et non dans les opérations prolongées.

    Le général qui s’entend dans l’art de la guerre est le ministre du destin du peuple et l’arbitre de la tournée de la victoire.

    Quels objets peuvent être plus dignes de votre attention et de tous vos efforts ! »

    Article XII

    La nécessité seule doit faire entreprendre la guerre. Les combats, de quelque nature qu’ils soient, ont toujours quelque chose de funeste pour les vainqueurs eux-mêmes ; il ne faut les livrer que lorsqu’on ne saurait faire la guerre autrement. ¸

    Lorsqu’un souverain est animé par la colère ou par la vengeance, qu’il ne lui arrive jamais de lever des troupes. Lorsqu’un général trouve qu’il a dans le cœur les mêmes sentiments, qu’il ne livre jamais de combats. Pour l’un et pour l’autre ce sont des temps nébuleux : qu’ils attendent les jours de sérénité pour se déterminer et pour entreprendre.

    S’il y a quelque profit à espérer en vous mettant en mouvement, faites marcher votre armée ; si vous ne prévoyez aucun avantage, tenez-vous en repos ; eussiez-vous les sujets les plus légitimes d’être irrité, vous est-on provoqué, insulté même, attendez, pour prendre votre parti, que le feu de la colère se soit dissipé et que les sentiments pacifiques s’élèvent en foule dans votre coeur. N’oubliez jamais que votre dessein, en faisant la guerre, doit être de procurer `a l’´État la gloire, la splendeur et la paix, et non pas d’y mettre le trouble, la désolation et la confusion.

    Ce sont les intérêts du pays et non pas vos intérêts personnels que vous défendez. Vos vertus et vos vices, vos belles qualités et vos défauts rejaillissent également sur ceux que vous représentez. Vos moindres fautes sont toujours de conséquence ; les grandes sont souvent irréparables, et toujours très funestes. Il est difficile de soutenir un royaume que vous aurez mis sur le penchant de sa ruine ; il est impossible de le relever, s’il est une fois détruit : on ne ressuscite pas un mort.

    De même qu’un prince sage et éclairé met tous ses soins à bien gouverner, ainsi un général habile n’oublie rien pour former de bonnes troupes, et pour les employer à sauvegarder l’État et à préserver l’armée.

  • Ouhgo, 5 juillet 2015 17h57

    "Le Parti québécois doit démontrer à la société québécoise que cette ambition est soutenable et qu’elle est une fin en soi intelligente, légitime et possible. Si telle est profondément l’intention de Monsieur Pierre Karl Péladeau, des discours il en aura à prononcer jusqu’à perdre le souffle. Car le Québec-Français face au Canada d’aujourd’hui n’est pas différent essentiellement de l’histoire du Canada-Français face au Canada britannique d’hier."

    M. Deshaies, savons-nous si quelqu’un place ces notions historiques essentielles sur la table de chevet de l’homme d’affaires expéditif que l’on sait ?... Quelqu’un se charge-t-il d’au-moins lui résumer L’ART DE LA GUERRE- SUN TZU : Le Plus Vieux Traité Militaire du Monde...?...

    Est-ce par hasard que les cadres de certaines grandes entreprises ont l’obligation d’étudier cet ouvrage ? Certainement pas. Qu’il s’agisse de la vie économique ou d’un conflit familial, d’un divorce ou d’un conflit amoureux, d’un différend avec un voisin ou d’un procès avec son assurance, le plus vieux traité militaire du monde donne à celui qui le lit un avantage prépondérant sur ses adversaires.

    (ils ne s’en cachent pas, ils sont en guerre permanente contre Nous !)

  • Bruno deshaies, 27 juin 2015 16h00

    27 juin 2015 15:18

    Bonjour Ougho,

    J’apprécie beaucoup votre commentaire, car l’Institut pourra combler un grand vide laissé par les historiens de nos universités au Québec. Selon moi, les historiens du Québec sont rendus « ailleurs ». Pour vous convaincre, consulter les deux tableaux que je joins à ce message au sujet des programmes d’histoire à l’Université de Montréal et à l’Université Laval de Québec. Les programmes d’histoire de l’Université de Montréal ressemblent à une cafétéria avec un menu complètement éclaté. Les historiens de Montréal sont dans l’international. Le Québec, c’est trop petit ! Ouvrez les fenêtres. Fin du nombrilisme des débuts du Département d’histoire de l’Université de Montréal. Les bâtisseurs du département, ils les ont empaillés. Le système fonctionne depuis trente ans environ. Les historiens abandonnent aux départements de science politique le soin de s’occuper de « Nous ». C’est l’absence des historiens qui a rendu possible l’affreux programme d’éducation à la citoyenneté et à l’identité et à la démocratie et aux compétences sans vraiment étudier l’histoire comme discipline du savoir au même titre que le français, les mathématiques, la physique, etc.

    J’ignore si Monsieur Péladeau cherche des Historiens mais je sais que l’Appel n’est pas venu. Si cet Institut ne dépasse pas l’horizon des fabricants d’images ou de la vente d’un « produit », il frappera le mur du nationalisme canadian de plein fouet. L’unité canadienne est ni discutable ni négociable. Seule une forte unité nationale québécoise pourra surmonter les obstacles fondamentaux de cette lutte nationale. Michel Brunet avait raison d’écrire : « Deux itinéraires Un affrontement » en ce qui concerne le rapport de forces entre Québec et le Canada Anglais (titre de son ouvrage publié en 1968).

    En 2018, ce sera le même contexte et « toujours deux Canadas qui ne peuvent se fusionner » (Maurice Séguin, 1956). Devant ce dilemme, pourquoi faut-il encore attendre et se plaindre que nous sommes à la croisée des chemins ? Il faut agir maintenant. Quoi faire ?

    Le PQ doit comprendre qu’il devra s’assurer du support de la « masse » au Québec. Le marketing ne pourra réussir ce coup de force sans une préparation psychologique des volontés individuelles d’une forte majorité des Québécois(e)s.

    Cela dit, il faut sans faute un Institut dirigé par des personnes qui auront le sens de l’État et le souci du respect de la vérité. Les discussions seront certainement périlleuses. Il faudra de la franchise, de l’honnêteté et du respect. À partir de ces conditions d’esprit, les Québécois(e)s sauront comprendre si la bonne foi est au-dessus de tout. La sincérité comblera ce qui manque pour allumer l’étincelle qui fera éclore le besoin essentiel, la nécessité, de l’indépendance du Québec. Il faut aller jusqu’au bout. Je dis ce que je pense.

  • H St-Pierre, 27 juin 2015 08h37

    Ma grande amie Merlebleu m’indique un oubli majeur dans mon énumération des causes de retard à la création de l’Institut : le mariage princier du 15 août (fête des Acadiens).
    Mais il ne faut pas être trop sarcastique à ce sujet puisque les ROC, dans sa grande presse du week-end, manifeste une réelle peur vis-à-vis de Julie Snyder, l’arme de destruction massive du Canada. Réjouissons-nous donc nationalement.

  • Ouhgo, 26 juin 2015 16h51

    "Il faut dès maintenant créer cet Institut de recherche sur l’indépendance. Une équipe initiale devrait être formée..."

    Tout est là, en effet ! M. Deshaies, avez-vous été approché ?
    Nous sommes déjà un peu inquiets : L’Institut de recherche sur l’Indépendance, ça semble l’élément qui caractérise l’ère PKP. Mais qui s’en occupe ? On propose la tâche à tout un chacun, pour garder l’idée vivante, mais pas de retour d’ascenseur... D’abord, y’avait la course à compléter, puis, les funérailles, les Fêtes d’été et les vacances, Facebook comme scrapbook... Y a-t-il, malgré tout, des têtes pensantes, qui préparent la création de l’Institut ? Pierre-Karl a-t-il sollicité les Historiens, les penseurs, les Turp, Lisée, Aussant ?... Les jeunes "internationalistes" ou fatalistes seront-ils partant ? On attend peut-être la rentrée de septembre, ou l’année 2016, ou 17, l’année des 150 ans du Canada ? Ou la campagne électorale qui réveille les dépendants ?... C’est ben fatiquant...

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