«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

Les mystères de Sherbrooke

1969 : Une bombe explose à la Société Saint-Jean-Baptiste de Sherbrooke

Exclusif : entrevue avec une SSJB fédéraliste installée dans un « bunker »

Un groupe de citoyens demande publiquement sa dissolution

Tribune libre de Vigile
dimanche 30 juin 2013
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« Au coin des rues Queen-Victoria et Dominion du Canada, où est situé le « bunker » bétonné de la SSJB de Sherbrooke -avec abri anti-nucléaire au sous-sol, nous reviendrons là-dessus plus loin-, les Insoumis organisent une manif et un discours de dénonciation directement devant leur local, face au parc publique...  »

INSOUMIS : HISTORIQUE DU GROUPE

Un soir d’automne 2012, trois militants pour la langue française se font arrêter après avoir été pris en flagrant délit, à graffiter une affiche unilingue anglaise, illégale au Québec. À la suite d’une poursuite policière dans les rues de la ville de Sherbrooke, l’un des policiers leur dit : « Votre cause est noble mais votre façon de faire est illégale, vous êtes plus intelligents que ça, trouvez un moyen légal... »


Quelques mois plus tard, en janvier, le groupe des Insoumis commença à se former, les premiers membres construisirent un site Internet, le but : Dénoncer les entreprises fautives, braquer les projecteurs sur eux de façon que la population les connaissent tous, qu’ils puissent les dénoncer à l’Office québécois de la langue française.


Le 4 février 2012 se tient la première soirée d’information chez le membre fondateur, Sylvain Meunier, sept personnes deviennent membres ce soir-là et un sympathisant. En tout, cette année-là, c’est quarante-deux personnes qui s’ajoutent comme membres ou sympathisants.


Soirées festives se succèdent une fois par mois :
Dégustation de vins et fromages québécois ;
Partie de balle à la journée Nationale des Patriotes ;
Pique-nique à notre fête Nationale ;
Méchoui à l’anniversaire du drapeau fleurdelisé etc...


La raison : Tisser des liens d’amitié et faire connaitre nos revendications.


Le groupe des Insoumis n’a aucune hiérarchie, tous les membres ont droit de « proposition », c’est-à-dire que chacun apporte son idée, qui précède les pourparlers où les membres sont invités à discuter de la proposition, suivit du vote où la majorité tranchera la question. Nous avons pour opinion de croire en la puissance du nombre, plus nous serons nombreux à se pencher sur un problème, plus nous trouverons de solutions. Chaque membre voit le problème sous différentes facettes, avec la consultation du plus grand nombre, nous aspirons à trouver les meilleures solutions.


Ce n’est que le 26 février 2013 que le groupe est reconnu officiellement OSBL ( Organisme Sans But Lucratif - gouvernement du Québec ), les véritables actions peuvent dorénavant s’exécuter, une pétition visant la compagnie « The UPS Store » est lancée, une première sortie publique devant les bureaux de la Société Saint-Jean-Baptiste de Sherbrooke, sujet de l’article présent et plusieurs autres actions en préparation.

Plusieurs membres des Insoumis sont mobilisables et la distance ne compte pas, certains d’entre eux se sont rendus à Terrasse-Vaudreuil, suite à l’invitation d’une militante, afin de soutenir la mairesse aux prises avec quelques citoyens anglophones. La présence de quelques militants de différents groupes suffit à rétablir la paix à l’intérieur du Conseil de Ville, à tel point que le leader anglophone a présenté ses excuses publiques autant à la mairesse qu’aux francophones présents, et aucune question en anglais n’a été posé à la mairesse.

En ce début d’été 2013, le groupe des Insoumis, principalement basé à Sherbrooke, prend de l’expansion avec l’ajout de nouveaux membres et sympathisants venant de Lac-Mégantic, Montréal, Châteauguay, Laval, Verdun, Ste-Julie etc... [pour informations supplémentaires : info WWM insoumis.net]


RÉTROSPECTIVE

Suite à des informations reçues du membre Jean-Martin Champagne en mai dernier, le groupe des Insoumis décide d’investiguer plus profondément la SSJB de Sherbrooke afin de confirmer sa véritable orientation. La Journée nationale des Patriotes approchant, certains membres se rendent sur place, pour acheter des drapeaux et avoir un aperçu des lieux. Certains tentent aussi d’avoir une entrevue avec le directeur-général Marcel Bureau, qui est à ce poste depuis plus de 50 ans, mais ce dernier refuse.


Après quelques visites à l’improviste, certains constatent que le drapeau canadien domine partout dans le bâtiment, et que la SSJB de Sherbrooke n’a pas de drapeau à vendre, ni pour la journée des Patriotes, ni pour la Fête nationale du 24 juin. Seuls de petits drapeaux canadiens – unifoliés – sont disponibles. Des employés présents sur place, confirment que la SSJB ne participe pas à la journée des Patriotes, et ni à la Fête nationale du Québec. De plus, en entrant dans les locaux de la SSJB, qui ressemblent plus à un bureau d’un ministre fédéral fidèle au décorum britannique, un membre se fait offrir bêtement de l’assurance-vie…


Suite à quelques recherches historiques et certains échanges avec des membres d’autres SSJB au Québec, le groupe des Insoumis a finalement la certitude que la SSJB de Sherbrooke est purement fédéraliste. Le d-g, M. Bureau, grand ami de Jean Charest et Jean Chrétien (confirmation dans l’entrevue plus loin), et la présidente de la SSJB, Micheline Dupuis (ex-présidente de l’association libérale de Sherbrooke), proche de Paul Martin, entre autres, confirment solidement les appréhensions.


De toute évidence, une action s’impose et le groupe s’organise aussitôt. Il faut rappeler aux estriens et au Québec tout entier l’allégeance contradictoire de cette société, qui déroge clairement aux motifs mêmes des intentions du membre fondateur de la première SSJB : le Patriote Ludger Duvernay.

JOURNÉE DU 20 MAI 2013


Au coin des rues Queen-Victoria et Dominion du Canada, où est situé le « bunker » bétonné de la SSJB de Sherbrooke (avec abri anti-nucléaire au sous-sol, nous reviendrons là-dessus plus loin), les Insoumis organisent une manif et un discours de dénonciation directement devant la SSJB et face au parc publique. Des communiqués avaient été envoyés aux médias, et des tracts avaient été distribués les jours précédents pour annoncer cette manifestation faite le jour même de la Journée nationale des Patriotes.


Après quelques petits « pourparlers » avec des employés de la ville et des policiers, ces derniers décident finalement d’accorder quelques temps au groupe – moins d’une heure – pour tenir cette dénonciation. Plusieurs personnes, passants, promeneurs, badauds, etc. assistent à cette tribune.

TEXTE INTÉGRAL DU DISCOURS PRONONCÉ

Les Loups sont-ils dans la bergerie ?


Aujourd’hui, le 20 mai, est une journée nationale dédiée aux patriotes, ces valeureux canadiens-français, comme on les appelait jadis, qui ont combattu jusqu’à la mort pour défendre notre patrie, notre langue et notre culture. Ils se sont battus corps et âmes, contre l’armée loyaliste, l’armée britannique de sa Majesté.


Aujourd’hui, en cette journée mémorable nommée en leur honneur, nous, les Insoumis (sympathisants, amis et compatriotes) tenons à rappeler quelques faits historiques, qui malheureusement sont tombés dans l’oubli, et sont parfois même bafoués.


Nous sommes actuellement devant la Société St-Jean Baptiste de Sherbrooke, pour justement faire certains rappels historiques et importants.


Ludger Duvernay, né le 22 janvier 1799 à Verchère a fondé en 1834 la Société « Aide-toi et le Ciel t’aidera ». Cette société est l’ancêtre de toutes les SSJB du Québec. Lors du 24 juin de la même année, en 1834, suite à la Société créé par le Patriote Duvernay quelque mois avant, il organise la tenue d’un grand banquet patriotique dans le jardin de l’avocat Jean-François-Marie-Joseph MacDonell, le jour de la fête traditionnelle de la Saint-Jean-Baptiste, qui devient la fête nationale des Canadiens d’expression française (le terme Québécois n’existait pas encore à cette époque).


Donc, le fondateur, le PÈRE des SSJB est un patriote, un homme qui s’est battu avec les armes en 1837. Donc, il est facile de comprendre tout le sens et les valeurs qu’il a donné à cette société qu’il a fondé. Il n’a pas fondé la SSJB pour des intérêts monarchiques britanniques, il n’a pas fondé la SSJB pour servir les intérêts fédéralistes du Canada, NON ! Il a fondé la Société St-Jean Baptiste pour des buts clairs et précis, soit :


La sauvegarde de la culture québécoise (canadienne-française, comme on l’appelait à l’époque). C’est-à-dire,
maintenir intact notre langue et nos lois, réunir sous un seul drapeau tous les canadiens français, et le jour de la fête nationale, leur rappeler l‘Histoire de leurs ancêtres et leur mission.


C’est donc un instrument de mémoire, de solidarité, de mutualité, de développement et de mobilisation pour soutenir le peuple dans ses efforts d’identité et de survie.


Duvernay, le fondateur, a souvent été emprisonné par le pouvoir britannique, devenu ensuite, avec la confédération en 1867, le pouvoir fédéré, les instances et institutions fédéralistes. OUI, à plusieurs reprises, ces institutions l’on emprisonné :
Cliquez et voyez son cheminement
-1828 : Diffamation ;
-1831 : Diffamation ;
-1836 : Outrage au tribunal ;
-1837 : Le 16 novembre, Gosford fait émettre des mandats d’arrestation contre Duvernay et 25 autres chefs patriotes ;
-1837 : Duvernay participe à la bataille de Moore’s Corner en tant qu’officier, et suite à la défaite il doit s’expatrier aux États-Unis pour ne pas être emprisonné ou tué…


Alors pensez-vous que le père fondateur des SSJB, un valeureux patriote, journaliste, imprimeur, député et défenseur des canadiens-français, appuierait aujourd’hui, la Société St-Jean-Baptiste de Sherbrooke qui se dit fédéraliste et pro-canadienne ?


Pensez-vous que le père fondateur des SSJB appuierait aujourd’hui une société qui arbore et expose à plusieurs endroits l’unifolié, le drapeau du Canada ?


Pensez-vous que le père fondateur des SSJB appuierait aujourd’hui une société qui se complait dans un décorum monarchique et fédéraliste ?


Pensez-vous que le père fondateur des SSJB appuierait aujourd’hui une société qui reçoit avec les honneurs patriotiques des politiciens fédéralistes, heureux que le Québec soit et reste une minorité ?


Pensez-vous que le père fondateur des SSJB appuierait aujourd’hui une société, cette Société St-Jean-Baptiste, qui est devenu au fil du temps, une simple succursale de compagnie d’assurances se cachant sous un pseudo service d’entraide ?


Mes amis, moi je ne le pense pas, nous les Insoumis, on ne le pense pas, on ne pense pas non plus que le Patriote Ludger Duvernay appuierait un tel dérapage d’une société issue de sa fondation.


Et pour toutes ces raisons nous demandons à la SSJB de Sherbrooke de revoir son image, de revenir aux raisons même de sa création ; soit : de retirer tout drapeau canadien de son bâtiment, de retirer tout décorum monarchique, de revenir au but premier de sa création. Sinon, nous demandons que cette société, indigne aujourd’hui de portée le nom qu’elle porte, soit dissoute. Qu’elle cesse ses duperies, de faire semblant de soutenir notre culture, notre langue et notre histoire. Et surtout qu’elle cesse de faire semblant de soutenir l’entraide patriotique !


ALORS AGISSONS, ET TOUS ENSEMBLE, NOUS VAINCRONS..!

SUITE À CETTE ACTION

Le lendemain, la radio locale 107,7 FM s’empare de la nouvelle, le chroniqueur Martin Pelletier interroge les Insoumis et une ligne ouverte s’en suit.
[voir plus bas le lien audio du 107,7 FM]


Nous savions d’avance que la Tribune de Sherbrooke, filiale de La Presse/Gesca, ferait le mort. Car rappelez-vous, 2 journalistes avaient été congédiés lorsqu’ils s’étaient emparés de l’affaire du salaire caché de Jean Charest il y a quelques années. Les loups bien domptés et échaudés obéissent au maître..!

PRINCIPAUX ARGUMENTS REVENDIQUÉS PAR LES INSOUMIS

La SSJB de Sherbrooke, au fil des ans, au fil des décennies, s’est complètement égarée des buts premiers et de valeurs initiales véhiculées par le fondateur de la première SSJB en 1834 ;


Nous trouvons indigne qu’une société qui porte ce nom, et qui arbore toujours le logo fédéré des SSJB, véhicule des valeurs contradictoires aux valeurs initiales, portées et défendues, lors de la mise sur pied de la 1ère SSJB… par le patriote Ludger Duvernay ;


C’est comme si le conseil du patronat du Québec se mettrait à défendre les syndicats, c’est comme si le Conseil de la Souveraineté se mettrait à soutenir ouvertement le fédéralisme canadien, c’est une aberration en tout point ;


Nous sommes conscients qu’il y aura toujours de gens fédéralistes, souverainistes, indépendantistes ou séparatistes, appelez les comme vous voulez, chacun a droit à son opinion…. Mais de là à se dire représentant d’un organisme, d’une institution, ayant des valeurs et des positions prédéfinies, y’a une marge… Pour nous, une SSJB qui refuse d’organiser ou de s’associer à une fête patriotique, à la Fête nationale du Québec, entre autres, c’est carrément renier ses racines, renier sa raison d’être ;


Le fait de porter ce nom implique, impérativement, des valeurs collées à cette appellation, il y a tout un patrimoine vécu indissociable autour d’une telle société, et nous croyons que la SSJB de Sherbrooke est complètement dissociée de la signification même du nom quelle porte ;


Devant un tel fait, il n’y a pas 36 solutions, soit qu’elle reprenne le flambeau initiale qui reflète l’état de la nature profonde d’une telle société, ou soit qu’elle se saborde, qu’elle se dissout et reprenne un nom qui lui soit plus approprié, et qui reflète ses valeurs et ses activités actuelles, et ce, sans ambiguïté, et sans manipuler l’opinion publique estrienne.

=> Écoutez le chroniqueur Martin Pelletier du 107,7 FM Estrie échanger avec les Insoumis : > cliquez ici <

LES INSOUMIS REVIENNENT À LA CHARGE : ENFIN UNE ENTREVUE

Loin d’être découragés de l’inertie et de l’indifférence de la SSJB de Sherbrooke, les Insoumis tentent de mettre fin à cette imposture, à cette grotesque tromperie, qui perdure depuis des décennies. L’initiative est prise au début de juin 2013 d’envoyer une lettre recommandée – avec signature – à ladite société, pour demander à nouveau une entrevue avec les dirigeants, afin d’apporter des réponses et éclaircissements aux multiples revendications. Devant l’insistance et l’ampleur des faits, le directeur-général, Marcel Bureau, et la présidente Micheline Dupuis, acceptent finalement une rencontre (entrevue enregistrée) avec 2 membres des Insoumis le 20 juin 2013.

DES RÉVÉLATIONS STUPÉFIANTES ET RENVERSANTES DE LA DIRECTION

Lors de l’entrevue, la présidente, Mme Micheline Dupuis, s’empresse de préciser qu’elle n’était pas l’organisatrice de Paul Martin du PLC, mais plutôt la présidente de l’association libérale fédérale de Sherbrooke, rien de moins, avant de terminer sa carrière – comme par hasard – à la SSJB de Sherbrooke. Mme Dupuis dit qu’elle a toujours fait partie de la « grande famille libérale ». Et Mme Dupuis, qui a l’âge de la retraite, est très bien rémunérée pour son poste de présidente… Non, non, ce n’est pas du bénévolat !

Écoutez l’extrait de l’entrevue - cliquez ici


Remarquez le beau décorum pour une SSJB
M. Bureau a lui-même insisté pour être photographié près de son drapeau canadien. (beau décorum arrière)


Micheline Dupuis affirme avoir été libérale depuis 1972, selon un article du Devoir datant 2004, elle était toujours très active dans l’association libérale fédérale de Sherbrooke :

[extrait : Le Devoir-2004]
« Le succès lui colle à la peau. Il suffit de le voir, il déborde de dynamisme et c’est un très bon communicateur. Il rassemble des gens », a fait valoir Mme Dupuis (parlant de Bruno-Marie Béchard, candidat du PLC).
« Le carême a assez duré », a lancé en riant Mme Dupuis.
[fin de l’extrait] [article complet ici]

Une question se pose : Si Micheline Dupuis est présidente de la SSJB (présidente permanente avec salaire nous a-t-elle dit) a-t-elle utilisé les locaux de la SSJB pour servir son association libérale, dont elle était aussi présidente..? Rappelons-nous que Justin Trudeau a justement été invité à une rencontre militante privée à la SSJB de Sherbrooke récemment... un hasard ?


Notez que dans l’extrait audio suivant, Mme Dupuis propose de laisser tomber ses préjugés (si souverainistes), et de plus elle semble se mélanger lorsqu’elle parle de « nos membres » attribuant cette appellation aux membres de l’association libérale fédérale et non aux membres de la SSJB... Encore une confirmation de ses activités libérales actives ?

Écoutez l’extrait de l’entrevue - cliquez ici

SSJB DE SHERBROOKE : UN « BUNKER » AVEC ABRI ANTI-NUCLÉAIRE, CONFIRME MARCEL BUREAU

Marcel Bureau, ami de Jean Chrétien, de Paul Martin et de Jean Charest (pour ne nommer que ceux là) affirme qu’il avait invité Pierre-Elliot Trudeau en 1969 à cette même SSJB, car on ne voulait plus de Trudeau à Montréal depuis l’année précédente (1968). Suite à cette invitation, une bombe explose le 17 juin 1969 derrière le local de Sherbrooke, causant 32,000$ de dégâts, selon les dires de M. Bureau. La SSJB a dû annuler les festivités et la cérémonie avec P-E Trudeau, qui n’est finalement pas présenté.
M. Bureau nous explique aussi dans l’extrait audio suivant que le bâtiment de la SSJB de Sherbrooke est en réalité un « bunker » tout bétonné, avec murs et cloisons intérieurs aussi en béton armé (il frappe lui-même sur le mur derrière lui pour nous montrer qu’il est en béton), et que le sous-sol est un abri anti-nucléaire avec une structure de béton de plus d’un mètre d’épaisseur... Pourquoi pensez-vous que ceux qui se sentent menacés au Québec vont à Sherbrooke..?

On nous a permis de visiter les locaux, nous avons pu remarquer des photos de Jean Charest et des coupures de plusieurs sommités, une lettre de remerciements de Paul Martin encadrée sur un mur, mais aussi des cadres d’Alphonse Desjardins et son épouse, un buste de Dollard, etc. Mais aucune photo de la Reine comme on nous avait dit. Par contre, on n’a pas voulu que l’on descendre au sous-sol, nous disant que l’endroit servait à la société d’histoire comme lieu d’entreposage et à la SSJB pour serrer des choses. Certains diront : « ils savaient que vous veniez, ils ont déplacé des choses, décroché des cadres, etc. »…

Écoutez l’extrait de l’entrevue - cliquez ici

RAPPELS HISTORIQUES CONNEXES À L’ENTREVUE DE MARCEL BUREAU

Rappel de 1968 [excusez les publicités inévitables] | Lundi de la Matraque :Wikipédia

Lundi de la Matraque: cliquez pour plus de détails

Vidéo : Émeutes de la St-Jean-Baptiste de 1968 à Montréal

[extrait : Mémoire de Maitrîse en Histoire de Marc Ouimet - Janvier 2011, UQAM]

De son côté, la SSJB de Sherbrooke n’en est d’ailleurs pas à ses premiers ennuis, elle
qui s’est désaffiliée de la Fédération nationale après avoir refusé d’adhérer aux 14
recommandations issues des assises nationales des États généraux de l’automne précédent,
les jugeant trop nationalistes. Certes, le conservatisme de la SSJB de Sherbrooke (et d’autres
sections également) a pu agacer plus d’un militant nationaliste, cependant l’invitation faite à
Trudeau apparaît-elle sans doute inacceptable pour certains, puisqu’une bombe explose le 17
juin au bureau de la section locale de la SSJB. Déploré à la fois par les organisateurs des
célébrations officielles comme par ceux des célébrations populaires, cet attentat entraîna
l’annulation de toutes les festivités. Encore une fois, la violence clairement politique de
certains groupes ou individus prenait l’espace de la fête comme terrain et enjeu d’affirmation
d’un nouveau nationalisme québécois militant et s’opposant frontalement au fédéralisme
centralisateur et négateur de la spécificité québécoise incarné par Pierre Elliott Trudeau. Ce
dernier se montra par ailleurs des plus offusqué par cette attaque, y voyant la démocratie
bafouée par un petit « camp armé »
.
[fin de l’extrait : cliquez ici pour consulter le texte entier]


cliquez pour voir le vidéo

REVENUS DE LA SSJB DE SHERBROOKE : VENTE D’ASSURANCES-VIE

Comme mentionné plus haut, les revenus substantiels de la SSJB de Sherbrooke sont issus de la vente d’assurances. Après vérification sur place, la première chose qu’on nous offre en entrant est : « Avez-vous besoin d’assurance-vie ? » Marcel Bureau parle de cette source de revenus de façon simpliste, même candidement [écouter extrait audio]. Il est vrai que dans les années 40’ et 50’, l’entraide philanthropique était assez répandue et pouvait vraiment aider les plus démunis. Mais de nos jours, avec ce que nous connaissons des multinationales de l’assurance de toutes sortes, on ne parle plus de la même chose..! L’industrie a vraiment évolué et assurances = « business » = argent = placements et gros revenus.


Donc, la SSJB n’y échappe pas, il ne faut pas prendre les gens pour des niais. L’assurance-vie que vend la SSJB est en collaboration avec la Mutuelle La Survivance, une entreprise qui était québécoise jusqu’à pas longtemps. Cette compagnie, une Mutuelle de St-Hyacinthe, est devenue aujourd’hui HUMANIA. Elle est aujourd’hui démutualisée et devenue une compagnie à actions, maintenant cotée en bourse. Ce qui veut dire que ceux et celles qui avaient des parts, ont vu leurs portefeuilles grossir tout d’un coup..! HUMANIA est-elle américaine, pan-canadienne, étrangère, je ne sais pas, mais c’est sûrement une multinationale. Et le produit qu’offre la SSJB est inévitablement un produit répondant aux normes et critères actuels. Certains courtiers de Sherbrooke, dont je tairai les noms, m’ont personnellement dit que l’assurance qu’offrait la SSJB n’étais pas illégale (pas encore), mais représentait une concurrence déloyale, selon certains, considérant le statut corporatif de la SSJB. Et sans savoir si ceux et celles qui offrent ces produits sont soumis aux mêmes règlements que les agents et courtiers réguliers. Certains sont à vérifier ce modus operandi de près.

Écoutez l’extrait de l’entrevue - cliquez ici

LA SSJB DE SHERBROOKE : SA VISION DE LA FÊTE NATIONALE DU QUÉBEC


M. Bureau nous montre l’horaire des activités du Mouvement National des Québécois et Québécoises, décrit quelque peu les activités, les qualifiants de passives et de « pas fort »... M. Bureau et Mme Dupuis précisent même que les SSJB qui célèbrent la Fête nationale, ces SSJB font de la politique... incroyable ! Et eux à Sherbrooke, impliqués par dessus la tête avec les libéraux et divers organismes fédéralistes, tant le PLC que le PLQ, ne font pas de politique ????
En 1969, suite à l’attentat contre la SSJB de Sherbrooke, M. Bureau - « SA SSJB » - a cessé toutes festivités nationales (feux, défilés, artistes, contributions, etc.). La SSJB est aussi sortie de la Fédération cette même année (coïncidence : année où P-E Trudeau a pris le pouvoir).

Écoutez l’extrait de l’entrevue - cliquez ici

UNE SSJB FÉDÉRALISTE AVOUÉE DEPUIS 1969

Exact reflet de la SSJB de Sherbrooke
M. Bureau et Mme Dupuis nous précisent, lors du prochain extrait audio, que la SSJB participe à la fête du Canada, mais que pour la Fête nationale du Québec, la Société s’en tient à une St-Jean conservatrice et religieuse, sans aucune mention pour la Fête nationale des québécois. Ce qui est surprenant, c’est que M. Bureau devait nous remettre l’horaire des activités de la Fête du Canada dont participe la SSJB de Sherbrooke. Lorsque que j’ai moi-même, juste avant d’écrire cet article, contacté ce dernier par téléphone, M. Bureau a affirmé que la SSJB ne participait plus à la fête du Canada et qu’il n’avait aucune horaire à me remettre. Je lui ai rappelé que notre entrevue du 20 juin avait été enregistrée - avec sa permission - et qu’il nous avait bien dit, à plusieurs reprises, que la SSJB participait à la fête du Canada. Visiblement mal à l’aise, il a rétorqué que cette décision (ce revirement) était toute fraîche, et il s’est empressé de me transférer à une porte-parole, Mme Vézina, qui a coupé court à la conversation, précisant que la SSJB n’était pas impliqué dans les festivités du 1er juillet 2013.
Toute une contradiction...! Mensonges ou vérités, M. Bureau avait-il trop parlé lors de notre entrevue..? La SSJB a-t-elle reculé..? Pourtant des boites pleines de petits drapeaux canadiens (l’unifolié) étaient sous nos yeux le 20 juin dernier au local de la SSJB... Que doit-on penser ?


Écoutez l’extrait de l’entrevue - cliquez ici


Dans l’extrait suivant, Marcel Bureau nous dit qu’il prend en exemple Ludger Duvernay, qu’il le cite souvent, et du même coup, confirme que la dernière fois que le conseil d’administration de la SSJB de Sherbrooke a discuté de l’orientation fédéraliste de cette section remonte à au moins 20 ans..!

Écoutez l’extrait de l’entrevue - cliquez ici

CONFLIT ÉTUDIANT, MESURES DE GUERRE : MARCEL BUREAU LIVRE SA PENSÉE

L’extrait audio suivant est l’un des plus surprenant, on voit vraiment le côté « dictateur » de Marcel Bureau, un homme aux idées radicales, bien arrêtées, qui dit avoir conseillé Jean Charest sur des moyens à prendre pour sauvegarder son poste de Premier ministre. Et cet homme « contrôle » la SSJB de Sherbrooke comme son affaire personnelle, depuis plusieurs décennies... Qu’attendent les sherbrookois(es) pour se réveiller..?

Écoutez l’extrait de l’entrevue - cliquez ici

LA SSJB DE SHERBROOKE EN CHIFFRES

Mme Dupuis et M. Bureau nous confirment dans l’extrait sonore suivant certains chiffres reliés aux finances de la SSJB, mais aussi aux membres, au taux de participation aux assemblées annuelles, etc.

Il est encore surprenant d’apprendre que sur plus de 7,000 membres, seulement une centaine participe activement aux assemblées, qui semblent avoir lieux de moins en moins souvent, selon M. Bureau. La SSJB aurait en revenu annuel d’environ 350,000$ et de ce montant 217,000$ servirait à la masse salariale. Sachant que la SSJB a 3 employés (accueil, réception, secrétariat), mise à part Mme Dupuis et M. Bureau qui sont aussi salariés, il est possible d’estimer approximativement leurs salaires annuels… On nous a remis une copie papier du rapport financier annuel, ainsi que la liste des sections et le nombre de membres de chaque section.

Écoutez l’extrait de l’entrevue - cliquez ici

EN CONCLUSION

Nous avons récolté plus de 70 minutes d’enregistrement, d’échanges avec Micheline Dupuis et Marcel Bureau. Nous avons aussi de la paperasse qui reste à analyser, des photos, etc. Bref, nous aurions du contenu pour faire un second article.

Toutes des choses autant surprenantes les unes que les autres. Par exemple, M. Bureau se vante d’avoir francisé Sherbrooke, noms de rue, toponymie diverse, mais son local est situé au coin des rues Queen-Victoria et Dominion du Canada. Bien des aberrations de la sortes restent à éclaircir. Des documents, via la loi de l’accès à l’information, ont aussi été demandés. Nous ferons un suivi des choses, et restons ouverts à une collaboration avec quiconque voudrait, comme nous, aller au fond des choses...

MARCEL BUREAU ET MICHELINE DUPUIS TENTENT-ILS DE REDORER LEURS BLASONS ?

de la belle poudre aux yeux du public

Suite à notre passage du 20 juin dernier, M. Bureau et Mme Dupuis ressortent leurs drapeaux fleurdelisés du placard, encore un drôle de hasard. Le 24 juin, ils se font prendre en photo par le journal La Tribune (La Presse/Gesca) lors de remise de prix, bien entourés de drapeaux du Québec. Nous savons très bien que le drapeau canadien flotte partout dans la SSJB, très peu de drapeaux du Québec. Et Marcel Bureau qui nous confirme le 26 juin ne plus contribuer à la fête du Canada...


Que se passe-t-il ? Ont-ils besoin de refaire leurs images suite à nos allégations, ou continuent-ils sciemment de berner la population..?


Photo : source ici


Article intégral :Cliquez ici

Michel Dion, iiibooo sur Twitter
en collaboration avec Sylvain Meunier, et le groupe des Insoumis

Commentaires

  • Ginette Provost, 18 avril 2014 22h24

    Je viens d’ecrire a la societe St-Jean Batiste de Montreal en leur demandant des explications, sinon je cancelle.

  • Michel Duchaine, 28 juillet 2013 18h31

    Félicitation Michel Dion pour ce magnifique article,bien étoffé et qui cible précisément le problème de la SSJB "libérale" de Sherbrooke.
    Le rôle des Insoumis dans cette affaire est extraordinaire et je peux davantage apprécier leur travail.La lecture de l’article m’encourage à les appuyer et à les recommander à mes amis.
    Ensemble ,nous vaincrons !

  • Ernest Moreau, 12 juillet 2013 04h47

    Il y aurait lieu de vérifier si la SSJB de Sherbrooke a le droit d’utiliser le nom « Société Saint-Jean-Baptiste » ainsi que le logo qui caractérise la SSJB de Montréal.

    Autrement dit, j’y vois un problème au point de vue du droit de la propriété intellectuelle concernant le droit d’utiliser un logo et une marque de commerce. Toute société a le droit d’utiliser un nom et un logo qui la distingue et qui ne porte`pas à confusion. Il y a un problème à quelque part...

    À mon avis, il y aurait lieu d’avoir un avis juridique sur le droit de la SSJB de Sherbrooke d’utiliser le nom et le logo de la SSJB de Montréal.

    Bravo et merci à Monsieur Dion ainsi qu’aux Insoumis.

  • Francis Déry, 4 juillet 2013 19h54

    Les Patriotes en armes n’avaient-ils pas déclarés dans un texte aux accents clairement républicains l’indépendance du Bas-Canada le 28 février 1838 ? N’eut été de la provocation délibérée suivie d’une répression implacable menée par les autorités coloniales dès 1837 et avant, le Bas-Canada aurait vraisemblablement suivi le même chemin que les autres colonies d’Amérique et aurait rendu effective - dans le sens de suivi d’effets - son indépendance politique.

    Votre texte démontre que l’indépendance n’était pas le but initial du mouvement Patriote, mais une solution improvisée pour défaire la répression. Papineau n’a pas participé à l’invasion de 1838, mais il est resté en exil. Trois ans après son amnistie, il revient et il signe le manifeste de Montréal d’Annexion aux États-Unis avec un important groupe d’Anglos mené par le Shakspeare Club.

    http://www.mcgill.ca/files/maritimelaw/krieghoff.pdf

    Vérification faite, quatre signataires portent le patronyme Papineau, mais je n’y reconnais pas L-J Papineau. Il faut le signaler à Jacques Monet.

    Il n’y a plus de velléités d’indépendance durant ce siècle au Québec.

    Les indépendances sud-américaines sont reliées au retour des Bourbons en Espagne et à la répression des Carlistes.
    La fin de la mine d’argent du Potosí signifiait la fin d’une prédation importante des corsaires anglais dont dépendait la City pour échanger avec la Chine. La balance commerciale négative de l’Empire conduisait aux Lois sur le Blé (profitable aux Canadas). La fin du protectionnisme exigé par les Chartistes anglais conduisait aux accords échangistes en Amérique. L’Angleterre lance la Guerre d’Opium en Chine pour rétablir sa balance commerciale. Empire Strike Back.

  • 4 juillet 2013 14h21

    Entre 1810 et 1850 dix-sept pays des Amériques déclarèrent leur indépendance. Tous les pays les plus importants sont de ceux-là : Brésil, Argentine, Mexique, Vénézuela, etc. Les États-Unis d’Amérique avaient inaugurés ce cycle des indépendances républicaines dès 1776.

    On peut considérer d’autres influences et d’autres intérêts, comme le fait Francis Déry, mais il ne faut pas perdre de vue que l’attraction républicaine était un facteur de taille, sinon prépondérant, dans le mouvement politique des années 1834-1839, période close par le rapport Durham et l’Acte d’Union.

    Les Patriotes en armes n’avaient-ils pas déclarés dans un texte aux accents clairement républicains l’indépendance du Bas-Canada le 28 février 1838 ? N’eut été de la provocation délibérée suivie d’une répression implacable menée par les autorités coloniales dès 1837 et avant, le Bas-Canada aurait vraisemblablement suivi le même chemin que les autres colonies d’Amérique et aurait rendu effective - dans le sens de suivi d’effets - son indépendance politique. C’était la tendance forte de l’époque.

    Gilles Verrier

  • Francis Déry, 4 juillet 2013 06h30

    Vous me surprenez, les patriotes se sont battus pour tenter de reprendre le territoire conquis par les britanniques. Tous comme les américains au sud, ils voulaient « tasser » les loyalistes, les HABITS ROUGES, fidèles à la monarchie britanniques, et libérer le Bas-Canada. Mettez les mots que vous voulez, mais qu’on appelle cela indépendance, libération, reconquérir, etc...

    Pourquoi incluaient-ils des Anglais Protestants dans leurs rangs ?
    Pourquoi avaient-ils des alliés rebelles dans le Haut-Canada ?

    C’est plutôt un establishment qui a voulu « tasser » les Patriotes. Les premières violences venaient du Doric Club.

    Les Troubles ont plus à voir avec une révolution sociale pour tasser des cliques corrompues, mais autoproclamées fidèles à la Couronne britannique.

    Indépendance du Bas-Canada ? Ce n’est simplement pas assuré. Soit une union avec un Haut-Canada séparé de l’Empire, soit l’annexion américaine restait aussi plausible, si ce n’était plus.

    Au début, les résolutions visait à transformer la domination britannique. Il y a un parallèle à faire avec le mouvement chartiste britannique.


    Le chartisme est un mouvement politique ouvrier qui se développa au Royaume-Uni au milieu du XIXe siècle, à la suite de l’adoption de la « Charte populaire » (en anglais : People’s Charter).

    En 1832, la réforme électorale (Reform Act) établit un système électoral censitaire, au détriment des classes prolétariennes. La Charte populaire est adoptée en 1838, à l’initiative de l’Association des travailleurs londoniens. Elle réclame le suffrage universel masculin, un juste découpage des circonscriptions électorales, l’abolition du cens électoral, la réunion annuelle du Parlement, le secret des votes et l’allocation d’une indemnité aux députés. Le mouvement reste actif et organisé jusqu’en 1848 et donnera lieu à l’apparition des mouvements coopératifs et des mouvements syndicaux.

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Chartisme

    Le mouvement a causé des Troubles en 1839 très parallèles aux nôtres.

    The Newport Rising was the last large-scale armed rebellion against authority in mainland Britain, when on 4 November 1839, somewhere between 1,000 and 5,000 Chartist sympathisers, including many coal-miners, most with home-made arms, led by John Frost, marched on the town of Newport, Monmouthshire, intent on liberating fellow Chartists who were reported to have been taken prisoner in the town’s Westgate Hotel.
    ...
    In the aftermath 200 or more Chartists were arrested for being involved and twenty-one were charged with high treason. All three main leaders of the march, John Frost, Zephaniah Williams, and William Jones, were found guilty on the charge of high treason and were sentenced to be hanged, drawn and quartered at the Shire Hall in Monmouth.

    After a nationwide petitioning campaign and, extraordinarily, direct lobbying of the Home Secretary by the Lord Chief Justice, Viscount Melbourne, the government eventually commuted the sentences of each to transportation for life.[3]


    http://en.wikipedia.org/wiki/Newport_Rising

  • Michel Dion , 3 juillet 2013 22h12

    Je peux saluer la démarche des Insoumis, mais affirmer que les Patriotes étaient des nationalistes canadiens-français qui recherchaient l’indépendance, n’est pas exact...

    À Francis Déry......

    Vous me surprenez, les patriotes se sont battus pour tenter de reprendre le territoire conquis par les britanniques. Tous comme les américains au sud, ils voulaient « tasser » les loyalistes, les HABITS ROUGES, fidèles à la monarchie britanniques, et libérer le Bas-Canada. Mettez les mots que vous voulez, mais qu’on appelle cela indépendance, libération, reconquérir, etc... c’est clair qu’ils voulaient se libérer de la domination britannique. Pourquoi pensez-vous que les Britanniques ont pendus, tués, repoussés, toutes les tentatives, et que les patriotes devaient fuir aux États-Unis (amis des Patriotes, car eux avaient réussis à repousser les britanniques) pour se réfugier..? Vous pensez que les Patriotes ne voulaient pas libérer le Bas-Canada de la domination britannique....? OUF..!!! Vous devez avoir 5 post-doctorats en histoire pour affirmer de telles choses... BRAVO !!!

  • Francis Déry, 3 juillet 2013 17h58

    Les « Insoumis » lèvent ici le voile sur une tradition cachée depuis plus de quarante ans à l’intérieur d’une institution que l’on croyait en dehors de tout soupçon. je comprends que certains se sentent déstabilisés et tentent peut-être de saboter la discussion.

    Déstabilisé ? Pas moi, en tout cas.
    Je peux saluer la démarche des Insoumis, mais affirmer que les Patriotes étaient des nationalistes canadiens-français qui recherchaient l’indépendance, n’est pas exact. Ils ont cherché à exploiter une institution anglaise qui se nomme le Parlementarisme pour faire de nous des Anglais parlant français et se gérant par un Code Civil fondé sur les coutumes ancestrales. De même, une institution en dehors de tout soupçon, c’est encore erroné. Il faut suivre le sens de mes interventions pour voir que ce n’est pas le cas.

    Je me considère comme insoumis moi-même, parce que je suis rétif à la propagande et aux récits historiques concoctés.
    S’il faut appuyer une action sur une tradition, il faut s’assurer de la véracité de la tradition affirmée.

    Concernant la SSJB de Sherbrooke, il faut apprendre son vrai rôle au niveau des trafics d’influence et de ses tractations. La rayer du décor n’est pas aussi utile que de la fouiller pour développer le renseignement sur les cliques fédéralistes et l’intelligence politique.

  • Danièle Fortin, 3 juillet 2013 14h55

    À l’instar de M. Dion, je crois aussi qu’il y a une tentative de noyer le sujet principal qui concerne une enquête sérieuse et qui se démarque par sa rigueur.

    Les « Insoumis » lèvent ici le voile sur une tradition cachée depuis plus de quarante ans à l’intérieur d’une institution que l’on croyait en dehors de tout soupçon. je comprends que certains se sentent déstabilisés et tentent peut-être de saboter la discussion.

    Ne soyons pas dupes.

    Bravo et merci, M. Dion ainsi qu’aux Insoumis.

    - 

  • S Sauvé, 3 juillet 2013 13h17

    Monsieur Dion,

    Reprenez-vous.

    Les commentaires de F. Déry sont très pertinents et sont loins de nous égarer, bien au contraire.

    Les loges maconiques font la pluie et le beau temps au Québec depuis plus de 2 siècles.

    http://complotquebec.blogspot.ca/

  • Gabriel Chevalier, 3 juillet 2013 09h27

    Excellent reportage ; ce genre de chose me répugne amèrement. Nos moutons vous auraient dit : « Bah, vous n’êtes que des théoristes du complot » si votre reportage n’était pas si détaillé et méthodologique.

    Bravo !

    J’aimerais aussi voir une cellule I ( Insoumis ) apparaître à Montréal...

    GC

  • Francis Déry, 3 juillet 2013 02h30

    ces valeureux canadiens-français, comme on les appelait jadis, qui ont combattu jusqu’à la mort pour défendre notre patrie, notre langue et notre culture. Ils se sont battus corps et âmes, contre l’armée loyaliste, l’armée britannique de sa Majesté.

    M. Dion, la franc-maçonnerie et ses disputes était au cœur des troubles de 1837, déclenché par les gars du Registre Anglais. Que vous le vouliez ou non. C’est votre discours qui ramène les faussetés historiques propagées depuis.
    Quand on parle des origines de la SSJB, c’est des actions maçonniques qu’il faut parler.

    Le drapeau de DeLorimier comportait deux étoiles. L’une représentait le Haut-Canada, L’autre, le Bas-Canada. Une troisième devait y être, mais la Nouvelle-Écosse n’a pas rejoint la lutte.

    L.-J. Papineau fut initié au Grand Orient lors d’un séjour en France. À l’image du Registre Anglais, une loge francophone de Montréal s’est détachée de l’obédience pour tenir un discours radical. En fait, c’est l’influence française et l’aboutissement de l’action maçonnique de Fleury Mesplet.

    Suite aux troubles, plusieurs Patriotes retournent collaborer et continuer une lutte pour la responsabilité gouvernementale et l’abolition du régime seigneurial (L.-H. LaFontaine). Ce qui leur sera obtenu, quoique...
    George-Étienne Cartier se bat pour le maintien du Code Civil distinct du Canada Oriental (qui fait partie de notre identité autant que la langue française) et donc d’une subdivision administrative qui aboutira à la province du Québec en régime confédéral.
    Bref, une révolution libérale qui démet un régime féodal au profit d’une classe bourgeoise pour embrasser le capitalisme corporatif.

    Le French Power se reconnaît ci-haut. Des initiations maçonniques de fédéralistes ont eu lieu sur la tombe de Papineau. Pierre Trudeau faisait partie de mouvements semblables au vôtre, et il était un radical. Il a glissé dans l’infiltration collaborative. La SSJB de Sherbrooke relève de l’infiltration collaborative et veut protéger un French Power que nous savons corrompu.

    Vous invoquez des luttes passées pour vous justifier. Mes commentaires sont appropriés pour jeter un éclairage sur cette période. Ces commentaires vous dérangent.
    Pourquoi ?

  • Michel Dion , 2 juillet 2013 20h09

    M. Déry, les loges ne sont pas le but de cet article, votre « dérape » intellectuelle, tend volontairement, je crois, à mélanger monsieur et madame tout le monde dans une propagande inutile au sujet actuel. La SSJB est de fondation patriotique canadienne-française, que cela vous plaise ou non. Vous semblez prendre un plaisir à tenter de mélanger les faits historiques concrets, même de les tordre pour passer votre message complètement inadéquat au sujet actuel.

    Alors, allez étayer svp, vos hypothèses d’ébats LOGES-istiques, sous des articles reliées au sujet, ailleurs !!!!

    Merci de respecter les lecteurs.

    Michel Dion

  • Francis Déry, 2 juillet 2013 19h53

    Revenu en 1768 d’un voyage qu’il fit en France, le négociant Pierre Gamelin *, dont parle Montgolfier dans sa lettre, apporta avec lui une demande faite par la Grande Loge de France à la Provincial Grand Lodge of Quebec d’enregistrer la constitution d’une loge francophone à Montréal - ce qui prouve que la maçonnerie française, en raison des changements politiques survenus en Nouvelle-France, avait perdu son autorité en Amérique. Le Grand Maître provincial Edward Antill, qui redoute une division des effectifs des loges, accorde cependant la dispense. Installée le 17 juin 1769, la St. Peter’s Lodge n o 4 * décidait le 24 juin 1771 de tenir ses travaux en français à l’une de ses deux tenues mensuelles *. Pierre Gamelin y était alors Second Surveillant ; le Vénérable Maître était Jean Rochat et le Premier Surveillant, François Picotté de Belestre, chevalier de Saint-Louis. Parmi les autres membres de la St. Peter’s Lodge se trouvaient d’anciens militaires, administrateurs et bourgeois du régime français : (...)
    Cette loge regroupait les notables de langue française à tendance extrêmement loyaliste, provenant en partie de familles nobles ou possédant des seigneuries. (...) Tous ces Frères avaient certainement été initiés à l’époque du régime français et désiraient poursuivre leurs travaux maçonniques dans leur langue. En 1770, une deuxième loge, St. Paul’s Lodge, était créée et une troisième, Select Lodge, en 1782 *.

    Les seigneurs se sont lancés massivement dans la Collaboration avec le nouveau régime. L’Acte de Québec (1774) les avantageait particulièrement pour récompenser leur fidélité.
    Pour collaborer, les seigneurs fréquentent les mêmes clubs que les Anglais, et envahissent les salles maçonniques.


    La Loge des Frères du Canada avait pris la relève de la Loge Les Francs-Maçons régénérés * qui avait eu comme marraine la Loge Amitié et Fraternité de Dunkerque fondée en 1743 *. Les Frères du Canada relevaient du Grand Orient de France *. Ils obtinrent toutefois en 1816 à Québec une charte de la Grande Loge du Québec, signée par le Grand Maître provincial Claude Dénéchau et contresignée par le Vénérable Maître de la Loge des Frères du Canada, Joseph-François Perrault, assistant du Grand Maître provincial *


    Claude Dénéchau était un négociant de céréales et officier de milice qui a participé à la guerre de 1812-1814. Il soutien le Parti Bureaucrate (la clique du Pouvoir) et devint membre du Conseil du Gouverneur en 1807. Il est élu Grand Maître de la Grande Loge du Bas-Canada en 1812, ainsi les bureaucrates anglais veulent s’assurer la fidélité des Canadiens-Français pendant le conflit. Une fronde s’établit chez les Anglais francophobes. Les loges St. Paul’s Lodge # 374 et St. George’s Lodge # 440 se retirent pour se rattacher directement à la Grande Loge Unie d’Angleterre (English Register). Ils organisent le Doric Club pour regrouper les vétérans anglais licenciés par le gouverneur en une force de combat contre le Parti Canadien.

  • Francis Déry, 2 juillet 2013 19h47


    si je ne me trompe pas la Grande Loge du Québec est née la même année que la Conquête ?


    — C Archambault

    Selon le site Rough Ashlar (Pierre Brute)
    http://www.glquebec.org/index.php/history/historique-de-la-glq

    Alors qu’ils venaient de conquérir Québec, en 1759, le premier geste des officiers du général James Wolfe fut de fonder une Grande Loge provinciale, c’est-à-dire d’établir une puissance maçonnique dans le territoire acquis à la Grande-Bretagne. Toutefois, il ne faut pas en déduire que cela constituait la première manifestation de la Franc-Maçonnerie sur ce territoire et que celle-ci n’existait pas auparavant sur les rives du Saint-Laurent *. Bien au contraire : parmi les plus anciennes loges de la Nouvelle-France qui existent encore aujourd’hui, l’ Antiquity Lodge n o 1 et la Loge Albion n o 2 avaient été créées respectivement à Montréal et à Québec en 1752* ; mais il faudra attendre 1788 pour que naisse à Québec la St. John’s Lodge n o 3, 1792 pour qu’apparaisse la Dorchester Lodge n o 4 à Châteauguay et 1803 pour que se forme la Golden Rule Lodge n o 5 à Stanstead *. Auparavant, les Francs-Maçons francophones se seraient réunis en Nouvelle-France dans la Loge des Francs-Maçons régénérés, dont la date de fondation nous est inconnue mais qui doit être postérieure à 1743, cette loge ayant été parrainée par la Loge Amitié et Fraternité fondée à Dunkerque cette même année. L’an 1752 marque donc pour nous le début de la Franc-Maçonnerie au Canada et l’année 1759 est celle de la naissance de l’obédience dont est issue la Grande Loge du Québec.


    Il existait des loges antérieures à la Conquête. L’obédience était française. Mais la Conquête brise le lien d’autorité de la Grande Loge de France. Les officiers de Wolfe ont fondé en 1759, la Provincial Grand Lodge of Quebec pour regrouper six loges militaires britanniques.
    Toutefois, cette obédience, improvisée sur le champ de bataille, ne fut pas reconnue par la Grande Loge Unie d’Angleterre pour se faire accorder une charte. Elle fut régularisée en 1760 avec un changement de Grand Maître.

  • Michel Dion , 2 juillet 2013 18h06

    Merci pour vos commentaires, et merci de diffuser à vos amis l’article. Comme certains le disent, OUI c’est connu qu’une SSJB soit fédéraliste, 4-5 au Québec sont désaffiliées de la Fédération, mais ne sont pas tous fédéralistes à l’extrême comme celle de Sherbrooke, qui bat tous les records.

    Oui, la Fédération pourrait sûrement s’en mêler, enfin je crois. Et de plus, bien des irrégularités ont été relevé au niveau administratif. Cette SSJB est franchement indigne de porter ce nom, et est un déshonneur pour tous les SSJB du Québec.

    Oui, ce n’est pas un commentaire qui va remédier à la situation, mais bel et bien un action, même des actions... On nous a déjà proposé bien des choses (bed-in sur le terrain avec nos drapeaux québécois et patriotes, carrément retirer le logo de la SSJB en place, etc...) Nous sommes ouverts à tous vos commentaires et vos idées.

    Pour ceux et celle qu’une action intéresse, communiquez en privé avec nous à info AROBAS insoumis.net et nous étudierons toutes les suggestions. Nous trouvons un peu déplorable que la SSJB-Mère (Montréal) ne s’est pas manifestée, mais nous comprenons toutes les obligations et implications actuelles du président, M. Mario Beaulieu, que nous estimons au plus haut point.

    Pour la SSJB de Sherbrooke, nous avons des documents et des dizaines de minutes d’entrevue pour écrire un second article, tellement, Marcel Bureau et Micheline Dupuis se sont laissés aller avec nous.

    Alors, OUI une action s’impose, et OUI elle aura lieu. Faites vos propositions en privé et confirmez votre participation.

    Merci à tous de votre appui !

  • Le Dauphin, 2 juillet 2013 14h08

    C’est pas un commentaire qui va changer la St-Jean-Batiste de Sherbrooke, c’est de l’action et vite

  • Patrice, 1er juillet 2013 10h00

    Bravo pour ce travail minutieux !

    Je me pose aussi la question à savoir si les statuts de la fédération permettent cela.

    Et quelle est la réaction de la permanence de la fédération ?

    C’est inconcevable que ce mouvement s’affiche SSJB !

    Continuez votre bon travail :)

  • C Archambault, 1er juillet 2013 09h31

    Bienvenue au Québec !

    @ Francis Déry,

    si je ne me trompe pas la Grande Loge du Québec est née la même année que la Conquête ?

  • Sylvain Meunier, 30 juin 2013 23h59

    Je pense que nous pouvons compter sur toi pour ouvrir cette "Section" de Montréal Rhéal, nous en reparlerons le 24 Août prochain, au méchoui...

  • Michel Dion (iiibooo sur Twitter), 30 juin 2013 23h09

    Tout d’abord, bien dit R. M. Le groupe prend actuellement de l’expansion, et fort probablement élargit son mandat, mais allons-y étape par étape ! La SSJB de Sherbrooke doit « tomber » nous veillons au grain ! OUI nous invitons tous les militants, à se joindre à nous... la force du nombre, tous UNIS, nous VAINCRONS ! Plusieurs sections (cellules) sont en formation actuellement, et le meilleur est à venir... Pour une voix FORTE, parlons le même langage, ensemble : NOUS VAINCRONS !!!

  • François A. Lachapelle, 30 juin 2013 21h13

    Peut-on expliquer aux vigiliennes et aux vigiliens comment il est possible que la SSJB de Sherbrooke puisse être fédéraliste et s’appeler SSJB ?

    On écrit que cet état de fait existe depuis 1968.

    Les statuts de la fédération des SSJB permettent-ils une telle contradiction ?

  • Francis Déry, 30 juin 2013 20h35

    SSJB fédéraliste ? Ce n’est pas une nouvelle. Radio-Canada nous l’avait dit lorsque le premier ministre Jean Chrétien reçut un prix de la SSJB de Sherbrooke.
    Côté assurance-vie, c’est souvent une utilité des loges maçonniques pour promouvoir la solidarité mutuelle maçonnique et qui s’étend pour faire ses frais à des membres non-maçonniques. La démutualisation devient naturelle. Un grand nombre de firmes américaines d’assurances sont d’origine maçonnique. Les loges maçonniques créent des firmes en utilisant les lois corporatives pour apporter des changements sociétaux, ou bien ils infiltrent les institutions déjà en place. Quels sont les loges maçonniques qui dominent Sherbrooke et l’Estrie ? Je connais entre autres la Golden Rule (anglophone d’origine) qui se réunit sur le mont Owl’s Head le 24 juin.

    La caractéristique du Parti Libéral fut d’avoir été dominé par la Patente (Ordre de Jacques-Cartier), dont le but avoué était l’infiltration canadienne-française dans le gouvernement fédéral et les grandes corporations de charte fédérale, dominés par les loges maçonniques anglophones pro-Orangistes. Après la rupture de 1965 (Révolution Tranquille/Vatican II), l’aile fédéraliste a continué cette infiltration pour des motifs plus égoïstes en s’alliant avec d’autres associations ethniques aussi catholiques telles que les Chevaliers de Colombs (irlandais), Opus Dei, Fils d’Italie (une couverture de la Mafia), etc.., ainsi qu’en partageant le pouvoir avec des associations juives (BnaïBrith, CJC) qui ont des moyens financiers démesurés.
    La SSJB de Sherbrooke est un reliquat de la Patente restée fédéraliste.

    Côté Patriotes, détrompez-vous. Ils n’ont pas lutté pour renverser la monarchie anglaise ou les Anglais. Leur but était de récupérer l’institution parlementaire britannique et de la responsabiliser tout en débarquant la Clique du Château. Derrière les Patriotes étaient les loges maçonniques en bute avec la loge St.Paul’s qui refusait l’obédience locale pour se rattacher directement à la Grande Loge d’Angleterre. L’alliance maçonnique les liaient aux frères maçons du Haut-Canada qui cherchaient à déloger le Family Compact. Les Frères Chasseurs sont dérivés de la Hunter Brotherhood qui a suppléé les Minutemen de la Révolution américaine. Aussi, les Fenians sont un dérivé des HB.

  • Pierre Bourassa, 30 juin 2013 12h08

    Bravo pour ce reportage exhaustif.Enfin de l’action.
    Je me pose aussi la question sur le choix des animateurs de la Fête Nationale du Québec tant à Québec qu’à Montréal.Est-ce que la SSJB a un mot à dire sur les choix des Normand Brathwait Guy A Lepage ou encore Gildor Roy ?
    Si oui,ce n’est peut-être que la pointe de l’iceberg.

  • Rhéal Mathieu, 30 juin 2013 12h07

    Travail magistral des Insoumis.

    Tout est clair, tout est dit.

    Que faut-il faire ? Devenir membre et se faire élire à des postes de direction. Il n’y a pas d’autres solution. Mais c’est difficile de se faire à l’idée de devenir membre d’une tel cloaque d’affairistes fédéralistes.

    Vivement, une section des Insoumis à Montréal. Pour le moment, leur domaine de lutte, c’est la défense de la langue française, mais ça ne devrait tarder qu’ils vont se transformer en mouvement d’action indépendantiste.

    Ce groupe me rappelle beaucoup les Chevaliers de l’Indépendance de Réginald Chartrand. Ils sont dans l’action et dans la rue, pas dans les concours de rhétorique et pas les grands manifestes.

    Continuez ce bon travail messieurs Dion et Meunier.

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