«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

Le Bloc en perdition ?

Éviter le pire

Le message c’est le messager

Tribune libre de Vigile
jeudi 28 août 2014
1 254 visites 15 messages

Je regarde évoluer la situation du Bloc Québécois à un an des prochaines élections fédérales et j’ai peur. C’est pour le moins inquiétant. Mais il reste encore du temps. Je dirais même amplement de temps pour imposer un correctif efficace à la route que suit le Bloc actuellement. En politique, un an c’est énorme. Et il nous reste un an. Mais il ne faut pas le gaspiller ce temps ; parce que la tâche elle aussi, est énorme.

D’entrée de jeu, je dois dire que je doute de la capacité de Mario Beaulieu de relancer le Bloc. Sa sincérité, sa bonne foi, son honnêteté, son désir de réussir, son esprit de travail, etc... ne sont pas en cause. Des qualités qui ne font pas de doute pour moi. Mais, il lui manque celle du porteur de flambeau, celle du chef d’équipe en qui on a confiance, celle du messager crédible. Et en politique, ces manques sont impardonnables.

Au delà de l’esprit et du cœur, il y a le charisme qui suscite la confiance, la crédibilité et l’adhésion spontanée. L’image doit être forte . Et nous vivons dans un monde d’images. Pour la majorité des gens peu politisés, et ils sont nombreux, c’est souvent l’image qui fait foi de tout.

Voici ce que je disais à propos de Pauline Marais au début de 2012. J’ai souhaité me tromper de toutes mes forces. Mon bonheur n’aura durer que 18 mois. La situation aurait pu être tout autre si l’arnaque sournoise des fausses accusations dirigée contre Gilles Duceppe n’avait pas été perpétrée juste au moment ou Pauline Marois, au plus bas dans les sondages, allait, selon mes informations, lancer la serviette. Le retrait forcé de Duceppe aura donner une chance à Pauline Marois. Mais quelle chance... désastreuse pour le PQ et pour elle

Voici donc ce que j’écrivais à propos de Pauline Marois. Je réédite pour Mario Beaulieu.

« Elle (Pauline Marois) semble ne pas avoir encore compris qu’en politique, comme dans à peu près tous les domaines de notre vie moderne, soumis au diktat du marketing et malheureusement de la superficialité, c’est la vision social de Marshall McLuhan qui prime encore. Le message c’est le médium (ou le messager) dit McLuhan. Le refus du contenant entraîne souvent celui du contenu ! C’est brutal comme affirmation, mais dans notre monde inondé d’images, c’est hélas la vérité. Et pourtant le message peut être des plus pertinents, justes et réfléchis. « ... »Combien de fois avons-nous constaté que de bons et valeureux messages sont perdus en raison d’un porte-parole trop peu convainquant. « ... »

Pauline Marois doit partir. Ce serait la meilleur façon de rendre service à son parti et à la cause qu’elle défend. Il faut éviter au PQ la fin qu’a connu l’Union Nationale dont la perte de popularité et le transfert de sa clientèle vers d’autres partis (dont le PQ), à ce moment-là, nous donne un bon indice de ce qui pourrait arriver au Parti Québécois. « ... »

Il faut espérer que Pauline Marois comprendra la gravité de la situation avant qu’il ne soit trop tard. Il est déjà 11 heures 59 ! Le temps n’est plus à la recherche de responsables ou de coupables. Il faut sauver l’option et son principal véhicule. Sa démission est un prérequis au ressaisissement et à la réfection de l’unité du Parti Québécois que je crois toujours possible. À moins que le travail d’autodestruction ne soit trop avancé ! »

L’insistance de Mario Beaulieu sur une forme d’indépendance pure et dure, sans peur et sans reproche, quelque peu romantique au niveau du verbe, confère à la cause un apparent caractère folklorique, ce qu’elle n’est absolument pas. Tout çà nuit à la cause et au parti. L’indépendance doit être reformulée, ré-articulée en des termes du 21ième siècle et se poser en objectif incontournable de nos plus grands intérêts dans tous les domaines. C’est principalement le rôle du PQ. Celui du Bloc est bien sûr de faire la promotion de la souveraineté, mais en raison de sa présence à Ottawa, c’est en se faisant d’abord et maintenant ardent défenseur des intérêts du Québec dans la capitale fédérale qu’il y arrivera le mieux ; et par la même occasion, en indiquant, exemples à l’appui, que la souveraineté permettrait beaucoup plus. Le Bloc doit marteler son objectif de défense des intérêts du Québec à Ottawa.

Commentaires

  • Claude Lalande, 2 septembre 2014 12h19

    À Stefan- L’expression "Je préfère un soldat vivant à un héros mort" doit être prise au sens figuré seulement. Elle est des dirigeants du PQ, dont René Lévesque à l’endroit de P. Bourgault et de son entourage. Toute allusion, autre que celle visant les "sans peur et sans reproches" à quelque autre situation que celle-là est impensable.

    À Gaston- J’ai toujours trouvé intéressant le "recoupage" de chiffres comme vous venez de le faire. Des statistiques en somme. Mais attention. Jacques Parizeau disait à peu près ceci des économistes et de leurs statistiques" Les statistiques sont à l’économiste ce que le lampadaire est à l’ivrogne : plus un appui qu’une lumière". Fin de la citation.

    À Karine- Quelle énergie et quelle sincérité dans vos propos. Je vous demanderais cependant de relire mon message initial et de vous documenter sur le concept "message/messager" de McLuhan. Les indépendantistes que sont Marois et Beaulieu, chacun avec leur façon de véhiculer la souveraineté ne sont pas véritablement en cause.

    Ce sont leur perception et leur crédibilité dans le public qui importent ici. P. Marois, la richissime, l’irréfléchie qui va trop vite et qui doit faire marche arrière, celle qui s’est faite construire des toilettes luxueuses à l’AN, celle dont on n’aime la "face" (oui, les adversaires soulèvent encore des raisons comme celles-là), etc... était mal perçue dans la population ; elle n’était tout simplement pas aimée comme disait le regretté Jean Garon. Et ce n’est pas qu’elle fut sans compétence ou une femme ; mais placée madame Hivon (une hypothèse) à sa place et les résultats auraient été probablement très différents. Parfois le sourire et le geste changent bien des choses. N’oublions jamais qu’une population est d’abord émotive et superficielle ; une faible partie seulement sera capable d’objectivité. Nous vivons malheureusement depuis toujours dans un monde de superficialité imagière. Peut-être encore plus aujourd’hui qu’autrefois.

    Quant à Mario Beaulieu, il est malheureusement perçu actuellement comme aventureux un peu à la Don Quichotte. Il fait sourire ou laisse indifférent. Il ne passe pas. Sa crédibilité est faible. Pour ma part je ne mets pas en cause son intelligence ni sa sincérité, mais aura-t-il le temps de devenir le leader dont le Bloc a besoin ? Je ne le pense pas, mais sapristi que j’aimerais me tromper !

    Ma conclusion.
    1- Le messager Beaulieu (tout comme l’a été P. Marois) est actuellement trop peu crédible ou respecté ou aimé... Il n’est pas très bien perçu. Il n’est donc pas le porteur de ballon qu’il nous faut. Il ne passe pas. Et, malheureusement, le message s’en trouve amoché...

    2- Je persiste à croire que la cause de l’indépendance est mieux servie quand il y a grande proximité entre sa promotion et la recherche du mieux être pour le Québec. Promotion de l’indépendance et recherche et protection des intérêts du Québec sont indissociables pour un maximum d’efficacité. Les deux vont de pair, à égalité.

    3- Mon indépendantisme doublé de la sauvegarde des intérêts du Québec est aussi authentique que le vôtre et de tous ceux et celles qui contestent ma position. Qu’y a-t-il de répréhensible à parler du mieux-être du Québec et de la promotion de son indépendance dans un même texte ? L’important est de ne pas laisser l’un "tasser" l’autre !

  • stefan allinger, 1er septembre 2014 14h32

    Merci de m’avoir informé que Bourgault et Lévesque avaient aussi dits qu’un soldat vivant est mieux qu’un soldat mort.

    Par contre, en 2014 il n’est nullement question de parvenir à l’indépendance par la violence comme il l’était en 1970 alors on ne peut utiliser cette formulation aujourd’hui. Il n’y a pas de combat armé en vu alors aucune mort. Nous pouvons être des héros vivants.

    Il s’agit maintenant de parler d’indépendance et d’en faire une normalité. Il n’est pas radical ni extrémiste de vouloir l’indépendance. Je comprends votre propos mais avec une approche aussi indirecte depuis 19 ans il faut avouer que même les pseudo-souverainistes pragmatiques ne vote pas pour le flou indépendantiste qu’on leur propose.

  • Gaston Carmichael, 1er septembre 2014 13h55

    Donc, selon vous, M. Lalande, si le PQ tiendrait un discours plus "indépendantiste", celui lui ferait perdre des appuis. Voyons voir ce que disent les chiffres.

    D’abord, 25% : C’est ce que le discours "soft" de Mme Marois a rapporté en Avril. Heureusement qu’elle n’a pas fait un "Beaulieu" d’elle-même.

    Ensuite 36% : C’est le nombre de québécois qui affirment, selon ce sondage, qu’il voteraient OUI à un éventuel référendum.

    Comment expliqué ce 11% d’écart entre ces deux chiffres ?

    Hypothèse #1 : Ils ont voté CAQ ou PLQ. Cela serait un peu contre nature, et ne m’apparaît pas vraiment plausible.

    Hypothèse #2 : Ils ont voté QS. Tout comme le PQ, QS prône l’indépendance pour la semaine des quatre jeudis. Alors, si on penche un peu plus a gauche, peut-être...

    Hypothèse #3 : Ils sont resté chez-eux, jugeant que le PQ n’était pas vraiment sérieux dans sa volonté de faire l’indépendance.

    Enfin, un dernier chiffre : 29%. Ce sont les électeurs qui se sont abstenus de voter en Avril. C’est un peu absurde, mais l’opposition officielle devrait en fait être le regroupement des abstentions !

    Se pourrait-il que que le 11% qui manque au PQ soit dans ce 29% d’abstention ?

    Enfin, hypothèse #4 : Tous ces chiffres ne veulent absolument rien dire parce qu’en avril, ce n’était pas une élection, mais un référendum sur la charte des valeurs.

    Avez-vous d’autres hypothèses à proposer, M. Lalande ?

  • Gaston Carmichael, 1er septembre 2014 12h51

    Bonjour M. Lalande,

    Si je vous comprend bien, Mme Marois avait donc le profil idéal pour être chef du PQ. Si elle aurait été plus radicale, genre "Beaulieu" par exemple, les souverainistes "mous" l’auraient abandonné et la CAQ serait maintenant l’opposition officielle, et le PQ aurait disputé la quatrième place à QS en Avril.

  • Ouhgo, 1er septembre 2014 11h41

    "Mario Beaulieu est le bon chef au bon moment pour le Bloc. Il a su s’entourer des meilleurs éléments de la relève."

    Karina Boutin, vous êtes indispensable dans cette discussion. Ne vous privez pas d’y participer souvent.

  • Claude Lalande, 1er septembre 2014 11h04

    Madame Boutin,
    J’admire ce que vous écrivez et je travaille de mon mieux pour avoir tord !

  • Claude Lalande, 1er septembre 2014 11h00

    À Stefen

    "J’aime mieux un soldat vivant qu’un héros mort" Ces paroles sont de René Lévesque et de ses compagnons particulièrement à l’époque de Pierre Bourgault.

    Il y a deux "catégories" d’indépendantistes : ceux qui veulent arriver à l’indépendance comme une fin en soi. Nul besoin pour eux d’y greffer quoique ce soit. C’est la façon noble de voir l’indépendance. Vous êtes de ce nombre, mois aussi !

    Il y a aussi ceux qui voient dans l’indépendance un moyen d’améliorer leurs conditions économiques, sociales, culturelle et linguistique. Il ne sont pas des chevaliers sans peur et sans reproche comme vous et moi, mais ils sont des indépendantistes prêts à faire le grand saut pour peu que leur vie s’en trouve améliorer. Ils veulent qu’on leur dise comment un Québec indépendant vivra mieux qu’un Québec fédéré. Et ils sont nombreux à penser ainsi.... et nous aurons besoin d’eux pour réaliser la souveraineté.
    Les "concepts" d’indépendance et de défense de nos intérêts doivent être liés intimement. Leur intégration vaut plus que leur somme. La souveraineté prend appui sur les intérêts que nous devons défendre et les gains que nous pourrions réalisés et ces derniers n’apparaissent possibles que par l’indépendance.

    Ce qui se passe trop souvent chez nos élus souverainistes actuellement est à l’effet de les voir proclamer haut et fort nos intérêts et nos besoins, mais de constater leur hésitation à les lier à la réalisation de l’indépendance quand c’est clairement le cas. Nos élus sont dramatiquement timides quand il faudrait lier l’un et l’autre. Il faut faire en sorte que cela cesse.

  • Karina Boutin, 31 août 2014 23h20

    Votre propos est désolant M. Lalande. Vous reprochez à Mario Beaulieu son manque de charisme alors que pour ma part je trouve ça sexy un politicien qui ne parle pas pour rien dire et qui appelle un chat, un chat.

    Mario Beaulieu est un apôtre de la clarté et de la transparence. Un Spartiate qui ne vit que pour l’avancement de la cause indépendantiste.

    Quelle insulte de le comparer à Pauline Marois qui ne faisait pas « peuple »...et qui était une caméléon politique de première. Qui plus est, elle n’avait même pas le courage de ses convictions. L’exemple le plus patent est survenu lors de l’investiture de PKP : l’occasion était belle d’attiser le feu et de donner du momentum à la campagne du PQ. Elle a plutôt mis le couvercle sur la marmite de l’indépendance.

    Mario Beaulieu est le bon chef au bon moment pour le Bloc. Il a su s’entourer des meilleurs éléments de la relève. Des jeunes qui sont en mission, tout comme lui. Il saura travailler efficacement à la convergence nationale des forces indépendantistes.

    Le pire ? Ça serait que Mario Beaulieu baisse les bras devant l’élite bien-pensante de l’establishment souverainiste « bonne-ententiste » qui se complait à défendre les intérêts du Québec et à faire avancer la « Belle Province » au sein du Canada...

  • stefan allinger, 31 août 2014 10h49

    M. Lalande,

    Vous terminer votre commentaire en disant que vous préférez un soldat vivant qu’un héro mort. Je vous soumets respectueusement que votre argument est tordu car il sous entend que parler directement d’indépendance serait un geste héroïque mais voué à la mort alors que la défense des intérêts du Québec serait un acte de résistance plus viable.

    Les défenseurs de l’indépendance décomplexé, comme moi, n’ont pas parlés de prendre les armes et de vaincre ou mourir. Il s’agit de présenter les choses clairement et avec transparence. Vous seriez peut-être surpris des résultats que cette stratégie peut apporter.

    Une chose que nous savons est que les 19 dernières années de valse hésitation nous ont menées à un soldat vivant mais post-traumatisé et paralysé par la peur.

    Telle la métaphore utilisé par Pierre Falardeau, je vous invite à vous libéré des barreaux de prison dans votre cerveau qui vous empêche d’agir comme un héro vivant.

  • Claude Lalande, 31 août 2014 09h46

    À Stefan Allinger

    Un peu surprenant comme idée à première vue, mais au fond, pourquoi pas ? Des candidats pro-souveraineté du Québec partout au Canada ? J’avoue ne jamais avoir pensé à cette éventualité. C’est à y réfléchir ! Quel coup de tonnerre pour la classe journalistique qui rêve toujours de hors normes... de nouveau, de surprenant ! Il n’y a pas de doute, le Bloc ferait parler de lui !

    Mais attention, un couteau à deux lames ! On suscite la sympathie ou on devient ridicule ...Et quelle logistique !

    Des candidats en certaines régions de l’Ontario, du Nouveau Brunswick, du Manitoba, de C.-B.... Pendant que l’on nous croit en déclin, voilà que nous annonçons l’expansion.... Un bougie d’allumage possible ?

  • Claude Lalande, 30 août 2014 17h43

    Merci de votre commentaire Gaston.

    Les chiffres que vous énumérez redonnent espoir. Il faudrait s’attarder davantage à ce qui s’attache à la réalité chiffrée. Mais moi, qui carbure souvent à l’intuition - mon expérience m’y autorise - et souvent, malheureusement parfois, elle s’avère juste. Je persiste à soutenir mon point de vue à propos de Mario Beaulieu et du Bloc. N’y voyez pas de défaitisme, mais plutôt de l’espoir ; le temps y est encore. Qu’on fasse en sorte de faire mentir mon intuition et j’applaudirai. Je veux être défaitiste face à mon défaitiste !

    Claude Lalande

  • Claude Lalande, 30 août 2014 17h07

    Bonjour Pierre Cloutier

    J’aime vous lire

    Je m’attendais à votre commentaire. Que dis-je, à votre réplique ! Vous seriez demeuré discret que j’aurais été déçu. Comme vous le seriez vous-même si je choisissais le silence devant votre offensive...

    Il y a un lien très pédagogique entre la défense des intérêts du Québec à Ottawa et la promotion de l’indépendance. La première ouvre la porte la porte grande à la deuxième. Les dernière phrase de mon texte le mentionne assez clairement. Si j’étais député à Ottawa, je ne manquerais pas d’exposer les besoins et les intérêts du Québec réalisables dans le cadre fédératif. Je les décrirais le plus objectivement possible, de manière à pourvoir mon argumentation du plus grand sérieux, de la plus grande crédibilité que même l’adversaire le plus coriace ne pourrait réfuter ; de manière à ce que le Québécois le plus inattentif ne fasse autrement que de s’arrêter devant ce que d’aucun dirait "le gros bon sens", de mes explications et salive au bienfait du besoin satisfait. Et qu’il voit dans ce dernier qu’une faible partie de ce que pourrait être la réalité sous un Québec indépendant. Je me servirais des assises de mon argumentation pragmatique pour propulser l’idée de l’indépendance avec tellement d’insistance et d’ardeur que les fauteuils des Communes passeraient du vert fédéraliste au bleu indépendantiste.

    Je suis un indépendantiste sans faille, pur et dur, mais sensible à la stratégie, Je préfère contourner un mur que de le frapper de plein fouet avec tous les risques inhérents. Je préfère le soldat vivant au héros mort

    Claude Lalande

  • stefan allinger, 30 août 2014 16h20

    Le Bloc devrait passer à l’offensive et présenter des candidats partout au Canada.

    Des milliers de québécois habitent hors Québec et des milliers de canadians souhaitent que le Québec parte.

    M. Beaulieu veut que le défaitisme arrête sous son règne alors qu’il présente le projet indépendantiste au plus de monde possible et qu’il augmente le pourcentage d’appui et le financement du Bloc. Il a tout a gagner. Il pourrait représenter les gens qui ne croient plus au bilinguisme institutionnel et parler d’une transition respectueuse entre deux nations.

    Qu’on ne me dise pas qu’il manque de temps. En quelques semaines on peut trouver des candidats pour tout le Canada.

    Je me propose pour Vancouver.

  • Pierre Cloutier, 29 août 2014 14h40

    Message à M. Lalande

    Bon, encore un autre qui a peur d’avoir peur de faire peur.

    Je ris quand j’entends l’expression : indépendance pure et dure. On est indépendantiste ou on ne l’est pas. Pas plus qu’on ne peut pas, pour une femme, être enceinte ou ne pas l’être.

    La défense des intérêts du Québec. C’est un euphémisme et cela ne veut rien dire. Quel parti politique actif au Québec, sur la scène provinciale ou fédérale, ne prétend pas vouloir défendre les intérêts du Québec ? Même le petit Trudeau, en voulant légaliser le pot, va clamer haut et fort qu’il défend les intérêts du Québec.

    Lâche-moi la grappe avec la défense des intérêts du Québec qui a permis à tous nos petits politiciens professionnels du PQMarois et du BlocDuceppe de surfer sur leur petite carrière tout en garnissant leur fond de pension.

    Pierre Cloutier

  • Gaston Carmichael, 28 août 2014 20h20

    En 2011, le Bloc a récolté 23.6% des votes. Aujourd’hui, un sondage du Devoir donne 36% qui voterait OUI à la souveraineté (page 8). Selon moi, le 12% de différence représente ceux qui se sont laissés séduire par la sirène du Bon Jack.

    En 2015, Jack ne sera plus là. Cela fera quatre ans que les partisans du Bloc se font chanter "Hey Hey Hey... Goodbye !". Vous en avez pas assez, vous ?

    En 2015, les partisans du PLC, du PCC, du NPD ou du parti (64% au total) voteront peut-être pour celui qui a la plus belle coiffure ou les dents les plus blanches, mais j’ai plutôt l’impression que les partisans du Bloc, cette fois, voteront selon leurs convictions. "Hey Hey Hey... I am back !"

    Les voyez-vous vraiment voter Justin ou Harper ?

    Alors, que ce soit Beaulieu, Pierre, Jean, ou Jacques à la chefferie, On s’en fout ! On vote Bloc, point-à-la-ligne !

    Récapitulons. 36% Bloc, 64% pour l’ensemble des autres. On devrait donc remporter la majorité des circonscriptions où il y aura une lutte à trois. Mon objectif : Quarante circonscriptions.

    Alors, s’il vous plaît M. Lalande, débarrassez-vous de ce chapeau de perdant qu’on essaie d’imposer au Québec.

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