«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

Où irons-nous comme peuple ?

Et maintenant, qu’allons-nous faire ?

Tribune libre de Vigile
jeudi 24 avril 2014
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Et maintenant, qu’allons-nous faire ?
Où irons-nous comme peuple ?

Depuis l’élection du 7 avril, il est maintenant évident, pour un Parti indépendantiste, quel qu’il soit, qu’il est urgent de sortir de son champ d’action la gestion de l’accession à l’indépendance du Québec.

En effet, la mise en marche du processus d’affirmation de notre pays est indissociablement liée à cette phrase :
« Tant que les Québécois ne seront pas prêts ».

Merci madame Marois, vous venez, enfin, de sortir de l’impasse le mouvement indépendantiste du Québec.

Ce ne sont plus les partis politiques qui ont la responsabilité d’enclencher le processus de notre libération.

C’est le peuple.

Vous les partis politiques, quelques soit votre orientation idéologique, allez pouvoir l’assumer pleinement et vous pourrez nous la proposer sainement.
Que vous soyez de droite, de gauche, du centre, centre droit, centre gauche, des extrêmes de droite, de gauche et tien, pourquoi pas, de l’extrême centre.
Pour vous enfin ! Ce sera comme dans tout les pays du monde.
Vous allez faire de la vraie politique sans confusion et, ce qui est certain, c’est que les joyeux fédéralistes ne pourront plus vous accuser d’avoir un agenda caché, de comploter pour faire un référendum pendant votre mandat.
Fini la grande mesquinerie qui permettait de noyer "les vraies affaires".
Avec ce nouveau contrat social, vous pouvez afficher pleinement votre couleur indépendantiste. Il n’y a plus d’obligation partisane dans le style de l’article 1 du Parti Québécois :
« Aspirant à la liberté politique, le Parti Québécois a pour objectif premier de réaliser la souveraineté du Québec à la suite d’une consultation de la population par référendum tenu au moment jugé approprié par le gouvernement ».

Maintenant c’est au peuple de déterminer le moment approprié.

J’ose même affirmer que si le peuple veut mettre en marche le processus de sa libération par un référendum alors qu’un Parti fédéraliste forme le gouvernement, celui-ci aurait l’obligation morale et politique de faire cette consultation.
Puisqu’actuellement, selon la procédure parlementaire du Québec, tout citoyen à la possibilité de lancer une pétition sur support électronique selon la procédure parlementaire de l’Assemblée nationale (RAN, art. 63, al. 2)

+++++

Mais surtout je pense que ce nouveau cheminement vers l’indépendance du Québec pourrait s’effectuer par la mise en place d’une structure novatrice favorisant l’application de cette démarche.

Je conçois très bien la création d’un organisme de gestion du processus d’accession du Québec à l’indépendance.

Cet organisme regrouperait la totalité des partis politiques reconnus par le Directeur général des élections ainsi que tous les citoyens qui voudraient devenir membres de cette instance semi-gouvernementale.
Cette instance aurait à coordonner l’ensemble des actions citoyennes vers l’indépendance.
Deux mandats lui seraient confiés.
• La gestion du processus d’accession à l’indépendance avec, en sous mandat, effectuer les analyses sur les impacts, politiques, sociaux et économique.
• Élaborer deux projets de Constitution québécoise.
Un premier qui s’appliquerait dans le futur Québec État.
Un second qui, suite à une demande de référendum citoyen, devrait s’appliquer le plus rapidement possible dans le contexte de la Fédération canadienne actuelle.

Qui prendra le leadership ?

Prochain texte : Pour une renaissance du Parti québécois…

Commentaires

  • Chrystian Lauzon, 26 avril 2014 07h09

    M. Pfisterer,

    Texte à bonne hauteur. Votre premier projet de constitution du Québec coule de source. Mais pour le second, je ne vous suis pas du tout ou j’ai rien compris. Vous le définissez ainsi : « Un second qui, suite à une demande de référendum citoyen, devrait s’appliquer le plus rapidement possible dans le contexte de la Fédération canadienne actuelle. »

    Qu’est-ce à dire ?

    Cette seconde constitution n’est plus québécoise, c’est une souveraineté-association, non ? N’avons-nous pas déjà assez tombé dans ce piège… c’est le secret, connu maintenant, des libéraux provinciaux et fédéraux de s’accointer pour neutraliser l’indépendance par de faux compromis, qui revient toujours à la domination unilatérale de la constitution canadienne, inclusive et multiculturalisante, oppressive et finalement exclusive de toute autodétermination. Clarifiez ce point M. Pfisterer.

    Pour le reste, en visant une coalition hors des partis politiques, un organisme de gestion d’actions structurées vers l’indépendance, de la consultation populaire, je partage vos idées, d’autant qu’elles sont pratiques.

    Aller-vers, non plus attendre-que

    Pour ce qui est de la conception du peuple, le mode attentiste Marois/Lisée est passif, neutralisant : on n’attend pas qu’une conscience se fasse par magie, on la nourrit quotidiennement, la provoque positivement sans arrêt – c’est ce que pour endormir, le régime fédéral fait sur un mode propagandiste à souhait, sans aucune gêne et en complicité avec les médias. Il fut plus gagnant de dire « je » suis prêt, qu’il l’est d’entendre encore Lisée dire du peuple qu’il ne l’est pas. Charest en se valorisant, Marois en démotivant le peuple, quelle image vous représente en mieux ? Et la vérité n’est pas en cause, que du faire-croire. Le vendeur a tort, pas l’acheteur !

    Le peuple est maintenu par cette vision attentiste…en attente (de lui-même), baigné dans la médiocrité fédéraliste croissante, avec la matraque d’une peuralysie (sic) ajoutée et des « aliens » libéraux à tous les niveaux, fonctionnaires, cabinets d’avocats, partenaires privés, leviers de décision, composantes institutionnels et sociétés d’État. L’attentisme est un mouchoir blanc brandi pour tuer un éléphant dans la pièce !

    C’est en mode éveil de conscience du peuple par tous les moyens que l’indépendance peut devenir un FAIRE pour aboutir à l’ÉTAT de souveraineté. Cela s’appelle praxis : penser la parole en actes, faire suivre les babines immédiatement des bottines. L’agir synchro avec notre devenir.

    Article 1 : FAIRE l’indépendance par tous les moyens démocratiques de conscientisation du peuple.

    Article 2 : Abroger toute allégeance autre qu’au peuple en développant une constitution concrète, détaillée, incluant les moyens de rester debout quand on porte serment d’allégeance, 1 seul, au peuple, en entrant dans le Parlement, devenant Nôtre. Allégeance au peuple pour le peuple=congruence de représentation.

    La Vie nous parle, « nous dit » tel que nous pouvons être organiquement, solidairement :

    Quand on veut qu’une chenille avance plus vite il faut la faire advenir papillon, c’est la seule voie possible pour voler (et voter) librement.

    Puis peut, comme dans « pouvoir », se créer l’effet papillon... bleu lys au pays de nos merveilles.

  • Danièle Fortin, 24 avril 2014 17h47


    M. Pfisterer,
    S’il est question de Contrat social, donc de Constitution, si vous avez bien lu Du Contrat social de J.-J. Rousseau, justement il n’y a PERSONNE AU MONDE, à partir du principe de l’égalité de TOUS, si cher au célèbre Citoyen de Genève, PERSONNE, dis-je n’est plus habilité qu’un autre à décider des termes et des articles de notre future Constitution. Assimilez bien ce principe d’Égalité et la Liberté vous tendra les bras. Il ne restera qu’à invoquer la Fraternité ( la solidarité de TOUS ) et nous aurons les ingrédients nécessaires pour établir la République libre du Québec.
    _

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