«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

La gouvernance souverainiste

En illustrer et diffuser le pourquoi et le comment

Tribune libre de Vigile
dimanche 13 octobre 2013
594 visites 1 message

Présentement, on a un peu de difficulté à voir ce qu’une gouvernance souverainiste a de différent par rapport à une gouvernance du PLQ.

Soyons indulgent, et disons que la gouvernance souverainiste ne peut s’exprimer que bien timidement dans le contexte d’un gouvernement minoritaire.

Si l’appui à l’indépendance semble stagner, ou même régresser, c’est que l’on a totalement abandonné la pédagogie de la souveraineté. Alors, remettons nous au boulot. Surtout que c’est nous qui tenons maintenant les cordons de la sacoche. Ottawa ne se gêne pas pour financer des programmes destinés à bloquer toutes velléités indépendantistes. Alors, prenons exemple !

Voici quelques initiatives qui seraient digne d’une vraie gouvernance souverainiste.

Histoire du Québec en bandes dessinées.

On parle beaucoup de l’Histoire du Québec à l’école dernièrement. De la manière que c’est engagé, on va se retrouver dans des débats, consultations, commissions, etc… où les fédéraleux feront tout en leur pouvoir pour saboter le processus. Beaucoup de temps et d’efforts qui ne mèneront nulle part, comme d’habitude. Il faut sortir de cette méthode « canadienne » de faire les choses.

Vous souvenez-vous de l’émission "Les mystérieuses cité d’or" dans les années 1980.? Hé bien, trente ans plus tard, cette série reprend du service. On pourra la voir bientôt à Télé-Québec. Grâce à cette émission. Les vingtenaires et trentenaires d’aujourd’hui en savent probablement plus sur les Olmèques que sur leur propre histoire.

Vous me voyez venir sans doute : Pourquoi ne pas produire une série similaire sur l’Histoire de l’Amérique française ? Télé-Québec est là, et ne demande qu’à ce qu’on s’en serve. Ils ont besoin d’un mandat et de financement. Ça tombe bien, c’est nous qui détenons la sacoche ! Voilà une émission qui saurait attirer jeunes et moins jeunes. De plus, dans le cadre d’une politique de développement économique, voilà qui serait créateur d’emplois. Pas en Chine, en Inde, ou à Toronto, mais ici même !

En prime, on pourrait la doubler en anglais, et tenter de la diffuser dans le ROC. Évidemment, trouver un acheteur ne serait pas facile. Mais si la qualité y est, et que le prix est attrayant, sait-on jamais ? Toutefois, on aurait peut-être plus de chance en France.

Les Capsules de la Souveraineté.

Pourquoi s’arrêter là ? Vous souvenez-vous des "Minutes du Patrimoine" ?
On pourrait difficilement nous critiquer de faire exactement ce que nos grands démocrates canadiens n’ont pas hésité à faire eux-mêmes. Imaginez une capsule sur la révolte des patriotes, sur Louis Riel, ou sur cette récente gifle de la Cour Suprême..

Cela pourrait en réveiller quelques-uns ! Ce genre de capsule d’une minute serait tout à fait approprié pour les bidules auxquels nos ados semblent accros.

Un bulletin de nouvelles à Télé-Québec.

Pourquoi s’arrêter là (bis) ? Bien peu de québécois savent que le CRTC ne permet pas à Télé-Québec de produire un bulletin de nouvelles. Ottawa veut se garder un strict contrôle sur l’information que les canadiens et les québécois ont le droit de recevoir. À cet égard, le CRTC est le bras armé d’Ottawa. Alors, endossons notre carré bleu, et mettons Ottawa au défi.

Depuis plusieurs années, Ottawa a déplacé le combat contre la souveraineté du niveau politique au niveau judiciaire. Alors, jouons le jeu. Donnons à Télé-Québec le mandat et le financement pour produire un bulletin de nouvelles journalier. Amenons Ottawa jusqu’en Cour Suprême sur les arguments légaux qu’ils vont sans doute opposés à cette initiative. La polémique sera tellement vive que les québécois ne pourront faire autrement que d’essayer de comprendre ce qui cause un tel boucan.

C’est certain qu’en Cour Suprême on sera débouté. Qu’importe, le message sera passé !

La cerise sur le gâteau !

Enfin, rêvons un peu. Une gouvernance souverainiste pourrait accorder un crédit d’impôt aux dons fait à Vigile.

Les québécois passent quasiment plus de temps devant la boîte à images, qu’à dormir. Alors, si on veut leur parler, c’est là qu’il faut le faire.

La pédagogie de la souveraineté et la gouvernance souverainiste, c’est ainsi que cela devrait s’exprimer !

Commentaires

  • ChristianP, 14 octobre 2013 21h54

    « Ce qui permet d’entrevoir un rapport de force favorable dans le conflit de légitimité (qui viendra : charte contre charte), avec le fédéral. Une contribution pour nourrir une dynamique politique de rupture : ce qu’est la stratégie de base de la gouvernance souverainiste. Et le seul chemin qui mène à la souveraineté. » - JCPomerleau

    La même logique s’applique dans la réouverture forcée de Télé-Québec à la conscience et l’éducation politique des Québécois(es).

    Un redressement essentiel est exigé, lequel s’applique autant à l’État, ses sociétés, qu’à Télé-Québec : clientéliser le secteur privé et les milieux d’affaires.
    C’est à l’État de traiter avec le privé, non le privé à traiter l’État comme il veut. L’inverse est une perversion.

    Cette resocialisation des rapports entre fonds publics et intérêts privés est urgente pour une démocratisation réelle des biens publics et de notre société de droit. Ce ménage rétablira le chaînon entre l’argent public et son utilisation au profit de l’ensemble des contribuables.

    Télé-Québec doit être le reflet, « l’image » fidèle de cette démocratisation du politique par le médiatique.

    Après avoir défini en comité spécial l’état des lieux et développer une stratégie juridique d’ensemble, le mandat de ce réseau national devra être prescrit, obligeant le milieu des affaires à servir l’intérêt de la nation une fois pour toutes.

    De fait, il s’agit d’une législation nationale du droit inaliénable et public à l’information. Le gouvernement Marois saisit-il cette urgence pour l’advenance d’un Québec indépendant ?

    Actuellement, aucune politique n’existe au niveau provincial sur la radiodiffusion et les télécommunications. Et rien n’interdit au gouvernement de légiférer, tous les communicateurs le demandent, de même le cadre inconstitutionnel dans lequel le Canada a placé le Québec.

    Télé-Qc constitue un rapport de force puissant à l’endroit du fédéral pour rapatrier nos pouvoirs et sortir de Nous le Canada définitivement.

    Ce front est d’une force telle, si ouvert/ouvrant sur la nation québécoise, qu’à l’utiliser, non seulement la légitimité juridique est ébranlée, mais le corps social lui-même est soulevé dans sa légitimité identitaire, son intégrité la plus intime : le droit à l’information la plus vraie, juste, et libre d’intérêts d’argent.

    Ce droit fait la conscience d’un peuple et sa libération de l’analphabétisme chronique. Rappelons ce taux, n’en déplaise à SRC/TLMEP qui laissait hier soir Marie Laberge limiter les dégâts à 1 million de québécois : il s’agit plutôt de 49% d’analphabètes, donc, si ma calculette est exacte, 3 920 000 de citoyens sur 8 millions d’habitants.

    Pour sortir de cet absentéisme citoyen, un droit par la vue et l’ouïe deviendra politiquement lisible par Télé-Qc. Et l’analphabétisme ne doit pas être si sélectif qu’il exclut les anglo-allophones ?

    Télé-Qc mérite un président proactif et une gouvernance en contrôle VOULU de l’information !

    ChristianP

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