«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

En faveur de l’usage de la liste des patriotes

Par la commission de toponymie

Tribune libre de Vigile
vendredi 5 février 2016
552 visites 1 message

Saviez-vous qu’il existe des listes exhaustives des centaines de patriotes qui ont courageusement défendu la nation durant la rébellion de 1837-1838 ? Pourquoi alors ne pas en faire un usage judicieux ? Il est grand temps de réhabiliter ces centaines de héros de la nation en se servant de leurs noms dans les diverses commissions de toponymie de la province. Rendons-leur enfin l’hommage qui leur est dû.

Il arrive de lire que certaines commissions de toponymie locales ont épuisé leurs banques de noms de rue dans nos villes sans cesse grandissantes.

Pourquoi alors ne pas recourir à cette liste de patriotes pour commémorer ces héros de la nation, martyrs sacrifiés pour la patrie, pour la défense de notre identité collective ?

Nommer les rues de leurs noms complets serait une façon appropriée d’honorer ces vaillants patriotes. Il me semble que ça sonnera bien à nos oreilles, la rue François-Nicolas, patriote condamné à l’échafaud qui avant sa mort déclarait : « Je ne regrette qu’une chose, c’est de mourir avant d’avoir vu mon pays libre ». Et ça sonne du moins tout aussi bien que la rue des colibris ou la rue des méandres.

Les noms pourraient entre autres être attribués dans les villes et quartiers où ils ont habités ou là où résident leurs descendants.

Selon l’importance du personnage, on pourrait attribuer leur nom à une rue, une école, un parc, un bâtiment public, un bâtiment gouvernemental, et pourquoi pas à tout un quartier ?

En effet, un nouveau quartier complet pourrait même s’appeler le Quartier des patriotes et comporter un réseau de rues entièrement formées de ces noms valeureux, avec des panneaux explicatifs disposés aux endroits appropriés.

Ce serait faire oeuvre de mémoire et de réhabilitation de tout un pan de notre histoire en l’honneur de ceux qui en furent les protagonistes, tous ceux qui défendirent leurs convictions profondes pour que nous puissions à notre tour jouir d’un monde meilleur.

Tant qu’à être sur le sujet, et aussi consternant que cela puisse paraître, saviez-vous qu’une bonne demi-douzaine de rues du quartier Montcalm à proximité des Champs-de-bataille à Québec, portent encore le nom des sanguinaires généraux du conquérant anglais Wolfe de 1759 ?

En effet, tout un lot de rue adjacentes se nomment Saunders, Fraser, Murray, Holland, Brown, Moncton, toute la garde rapprochée de l’état-major de Wolfe. Comment peut-on vouloir glorifier de cette manière la mémoire des abjects conquérants d’un pays ? C’est un non-sens absolu et une injure offensante visant à consolider notre assujettissement et notre état de peuple conquis. Il n’y a pas de "considérations historiques" qui tiennent pour maintenir une telle ignominie.

C’est un peu comme si lors de l’occupation de Paris en 1940 les nazis avaient donné aux Champs-Élysées le nom de l’Avenue Adolf-Hitler, et que la chose n’ait pas été corrigée une fois la libération advenue. Qu’attend-on pour les remplacer par les noms beaucoup plus appropriés de valeureux généraux et soldats français morts au combat qui ont vaillamment défendu la patrie au prix de leur vie ? En voici quelques-uns aux noms chevaleresques qui font rêver : Pierre-André Gohin de Montreuil, Fiacre-François Potot de Montbeillard, Pierre de Rigaud de Vaudreuil .

Honneur à nos valeureux défenseurs !

Commentaires

  • François A. Lachapelle, 5 février 2016 12h16

    C’est une excellente suggestion que nous présente Réjean Labrie : réhabiliter notre histoire via la toponymie des rues et des quartiers que nous habitons.

    Cette suggestion de réhabilitation de l’histoire du Québec trouve aussi une application chez Hydro-Québec. Sauf erreur, Hydro-Québec n’a pas de poste d’historien(ne) dont les conseils seraient très utiles au niveau de la toponymie des lieux où Hydro-Québec intervient.

    J’ai souvenance de l’ouverture d’une rue à nommer dans le parc scientifique de Laval pour les besoins d’un projet de construction d’un centre de repli de gestion du réseau, projet associé à la Ministre Lise Bacon.

    Dans plusieurs dossiers d’Hydro-Québec, la dimension historique est très importante. Sans le suivi professionnel d’un(e) historien(ne) en résidence, les recherches historiques sont toujours à recommencer. J’ai déjà fait la proposition au pdg de l’ouverture d’un poste "historien" chez Hydro-Québec.

    Toute la valeur de notre histoire, le courage de nos prédécesseurs(RES) sont des sources de motivation pour nous devant l’adversité qui combat le futur Pays du Québec.

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