«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

Mais le pire, c’est qu’elle enseigne le français !

Emmanuella préfère l’anglais

mardi 14 mars

Il s’est passé quelque chose, la semaine dernière, à Montréal, lors de l’investiture libérale dans Saint-Laurent, l’ancienne circonscription de Stéphane Dion.

Petit rappel : Emmanuella Lambropoulos, une inconnue totale, a vaincu Yolande James, qui pensait réussir un retour faci­le en politique.

Mme Lambropoulos a bénéficié du vote massif de la communauté grecque qui, dans un réflexe communautariste, s’est rangée derrière elle.

Anglais

Mais l’essentiel était ailleurs. Lorsqu’elle a pris la parole après sa victoire, elle a commencé son discours en anglai­s seulement, comme si cela allait de soi.

Nous sommes pourtant au Québec, où le français est la langue officielle et il est d’usage de faire au moins semblant de respecter ce principe.

Le Devoir lui a demandé pourquoi elle avait fait son discours en anglais. Elle a répondu simplement : je préfère l’anglais.

Réponse candide, mais terrible, qui nous donne peut-être un bon portrait du rapport au français chez les jeunes issus de l’immigration.

Ils parlent souvent français, mais qu’on le veuille ou non, le français n’est pas chez eux une nécessité existentielle, ancrée dans une histoire, comme il l’est pour les membres de la majorité francophone.

Pour cela, il faudrait que l’intégration fonctionne vraiment. Ce n’est malheureusement pas le cas.

Ils parlent français de bonne foi lorsque c’est nécessaire, mais ce l’est de moins en moins souvent dans une ville qui s’anglicise. Entre eux, l’anglais est souvent la norme.

Le français n’est pas au cœur de leur identité. La bataille pour le français non plus.

Immigration

L’immigration massive, malgré la loi 101, contribue à l’anglicisation du Québec.

À travers une telle déclaration, l’avenir du Québec se dévoile.

Peu à peu, le français y deviendra une langue sur deux, celle des « anciens Québécois », à qui on accordera quelques accom­modements linguistiques, mais qui devront comprendre qu’ils sont désormais presque des étrangers chez eux dans le pays qu’ils ont fondé.


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Le français, langue d’État depuis 1663
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