«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

Une dictature, c’est à ça que ça ressemble

Emmanuel Macron se nomme chef des services secrets

lundi 12 juin

En créant une unité de pilotage des services secrets, l’Elysée vient de prendre la tête des services secrets alors que le terrorisme fait rage. Une véritable révolution destinée à éviter certains couacs entre la Défense et les renseignements.

Le milieu des renseignements est réputé pour être clos et relativement opaque. C’est pourtant une petite révolution qui vient d’être opérée en son sein, relate le Journal du Dimanche (JDD) dans son édition du 11 juin. Le président Emmanuel Macron vient en effet de prendre la tête des services secrets en refondant leur organisation.

L’Elysée a décidé de créer un Centre national de contre-terrorisme, faisant du président le coordinateur du renseignement. Il prend la tête d’une équipe composée de 19 personnes qui s’occuperont de définir la stratégie des services secrets dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. Lors du conseil des ministres qui aura lieu le 21 juin, Emmanuel Macron devrait par ailleurs annoncer d’autres mesures et de nouvelles nominations pour compléter cette décision.

« On sort de décennies de non-dits, pendant lesquelles l’Elysée pilotait ces questions sans vraiment apparaître : maintenant, Macron a l’air de vouloir assumer », explique un proche de l’Elysée à l’hebdomadaire. En réalité, il s’agit surtout d’éviter les couacs et les rivalités, comme celle qui aura marqué la présidence de François Hollande. Pendant plusieurs mois, le président de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE), Bernard Bajolet, n’adressait plus la parole au directeur de cabinet du ministre de la Défense, préférant s’adresser directement au président. Cette tension était née de l’affaire des otages retenus au Niger, en 2010, lorsqu’une opération montée par les services secrets s’était vue doublée par une seconde opération organisée par la Défense.

Reste la question de la mission et de l’efficacité de ce Centre national de contre-terrorisme. Une telle structure avait déjà été mise en place en 1982 par François Mitterrand, dans un contexte de menace terroriste faisant suite à l’attentat de la rue des Rosiers à Paris. Elle avait principalement servi à espionner différentes personnalités de la politique, du spectacle et des médias, notamment grâce à des mises sur écoute. Plusieurs dirigeants de cette cellule ont été condamnés par la justice en 2005.


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