«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

Les Anglos touchés par l’angoisse de l’extinction

Écoles anglophones désertées, bilinguisme réclamé

jeudi 1er septembre 2016

Pendant que les élèves s’entassent dans les écoles publiques francophones de Montréal, leur nombre est en chute libre dans les écoles anglophones. Et les prochaines années ne s’annoncent guère mieux avec des établissements qui deviendront carrément vacants, selon des données obtenues par La Presse. Une situation qui n’est pas étrangère à la loi 101 sur la langue française, estime la Commission scolaire English-Montréal, qui entend promouvoir le bilinguisme.

Chute du nombre d’élèves

En 18 ans, le nombre total d’élèves a chuté de près du quart dans les écoles primaires et secondaires de la Commission scolaire English-Montréal (CSEM), la plus vaste commission scolaire anglophone de la province avec environ 80 établissements. Cette semaine, à peine un peu plus de 19 000 jeunes ont fait leur rentrée, comparativement à 25 000 en 1998. La chute d’inscriptions est plus importante au secondaire et dans certains arrondissements, notamment dans Saint-Léonard et Villeray. À l’école secondaire John-F.-Kennedy, rue Villeray, le nombre d’élèves a chuté de près de la moitié, avec à peine 300 élèves, comparativement à près de 600 en 2010. Ironiquement, la Commission scolaire de Montréal (CSDM) est en manque criant de classes pour ses élèves dans ce secteur de la métropole.

« Être bilingue, c’est gagnant »

Sous le nouveau slogan « Être bilingue, c’est gagnant », English-Montréal entend donner le coup d’envoi à une vaste campagne de promotion du bilinguisme. Elle en dévoilera les détails, aujourd’hui, à l’école primaire Pierre-de-Coubertin, dans Saint-Léonard, où on note une centaine d’inscriptions en moins depuis cinq ans, avec 492 élèves. « La loi 101 et l’impossibilité pour les immigrants de fréquenter nos écoles sont les principaux facteurs de la baisse d’inscriptions, estime la présidente de la CSEM, Angela Mancini. On constate cependant que des parents qui seraient admissibles choisissent des écoles francophones. Il faut faire comprendre qu’il est possible d’apprendre les deux langues de façon soutenue dans nos écoles. On a d’ailleurs un des plus hauts taux de réussite dans nos écoles », fait-elle remarquer.

> Lire la suite de l’article sur La Presse


Suggérer cet article par courriel
Le français, langue d’État depuis 1663
Statut jamais modifié depuis 1663 et pourtant...

Financement de Vigile

N’hésitez pas à contribuer à sa production

Joignez-vous aux Amis de Vigile

Objectif 2017: 60 000$
12 860$  21%
Paiement en ligne
Don récurrent

Contributions récentes :

  • 21/08 Gilbert Paquette: 10$
  • 20/08 Marius Morin: 25$
  • 20/08 Jean Lussier: 5$
  • 20/08 Carole Smith: 5$
  • 19/08 Alain Tousignant: 5$
  • 18/08 Laurent Chaubart: 10$
  • 17/08 Anonyme: 50$
  • 17/08 Henri-Paul Simard: 25$

Toutes les contributions

Merci beaucoup!

Publicités