«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

Plutôt une volte-face qu’un assouplissement

Droit de vote des immigrants : Lisée assouplit sa position

dimanche 13 novembre 2016

Sous un gouvernement péquiste, les immigrants ayant obtenu leur citoyenneté canadienne de fraîche date auront le droit d’exercer leur droit de vote, lors d’élections ou d’un référendum.

Ils auraient donc les mêmes droits que tous les autres Québécois, a indiqué le chef péquiste Jean-François Lisée, lors d’une entrevue récente à La Presse canadienne.

Il s’agit donc d’une volte-face pour M. Lisée, sur cette délicate question. L’an dernier, dans son livre intitulé Octobre 1995 : Tous les espoirs, tous les chagrins, il affirmait au contraire qu’il faudrait imposer aux immigrants un délai d’un an, après avoir obtenu leur citoyenneté canadienne, pour avoir le droit de voter aux élections ou lors d’un référendum.

Le but de cette initiative consistait à éviter que le gouvernement fédéral puisse modifier les règles du jeu, en accélérant le processus menant à la citoyenneté en vue de bloquer un éventuel référendum sur la souveraineté, comme ce fut le cas en octobre 1995.

Or, il considère aujourd’hui que ce n’était peut-être pas une si bonne idée.

Lors de la récente campagne au leadership du PQ, ce scénario controversé n’avait d’ailleurs pas été repris dans la liste de ses « propositions » en matière d’immigration.

Après en avoir discuté avec son équipe de campagne, il dit avoir conclu qu’il valait mieux ne pas aller dans cette voie.

« On m’a convaincu que le remède pouvait être pire que le mal », explique-t-il.

Le chef péquiste maintient quand même que le camp du Non avait été financé illégalement en 1995 et il en conclut que le gouvernement fédéral n’avait pas respecté alors les règles établies, notamment en accélérant « de façon colossale » le traitement des demandes de citoyenneté présentées par les nouveaux arrivants.

Ainsi, de nombreux demandeurs auraient obtenu la citoyenneté canadienne, leur donnant accès au droit de vote lors du référendum, sans pour autant répondre aux critères.

Il qualifie ces manoeuvres de « pratiques fédérales scandaleuses ».

La prochaine fois, le cas échéant, il entend donc tout mettre en oeuvre pour empêcher le gouvernement fédéral « de refaire le coup de 95 ».

Il promet donc que lors d’une éventuelle campagne référendaire, « c’est sûr qu’on va être beaucoup plus vigilant que la dernière fois ».

Des juristes seront embauchés, des plafonds de dépenses seront imposés aux deux camps et on s’assurera qu’ils sont respectés.

> Lire la suite de l’article sur Le Devoir


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