«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

Chronique de la Croqueuse de mots

Dites : « Islamismophobe » !

Chronique de Thérèse-Isabelle Saulnier
mardi 28 mars
489 visites 10 messages

Aujourd’hui, je vais vous parler d’un mot qui n’est pas forcément nouveau, mais qui n’est pas suffisamment utilisé et qui devrait vraiment devenir d’usage courant chez chacun et chacune d’entre nous : le mot islamismophobie. (En fait, le mot actuellement existant est islamistophobie, mais vous allez voir, islamismophobie convient encore mieux !)

J’avoue qu’il n’est pas toujours facile à prononcer mais voici un petit truc : séparez-le en deux, comme vous pouvez le faire avec islamophobie. Islam-ophobe ; Islam-ophobie ; islamiste-ophobe ; islamiste-ophobie, ou islamisme-ophobe, islamisme-ophobie. Vous voyez ou entendez déjà la différence majeure entre ces deux termes, qui n’ont pas du tout le même sens. L’islamophobie, c’est la peur de l’Islam, de cette religion ; l’islamisme-ophobie, c’est la peur de l’islamisme radical et politique qui, ne nous voilons pas la face, et que les dirigeants du monde entier, particulièrement occidental, cessent de se la voiler, est bel et bien existant et de plus en plus présent, et qui fait peur à juste titre.

L’islamisme-ophobie n’est pas une peur irrationnelle ou irraisonnée, non fondée, comme peuvent l’être certaines phobies d’ordre psychologique comme la claustrophobie (peur d’être enfermé dans un endroit étroit), l’agoraphobie (peur de se trouver dans une foule) ou l’arachnophobie (peur des araignées), mais une peur tout court, et plus que légitime. La grande majorité des critiques de l’Islam, dont bien des arabo-musulmans, et de plus en plus de musulmans et de musulmanes, ne sont pas islamophobes mais bien islamismophobes.

Remettons donc les pendules à l’heure et faisons la promotion de ce mot jusqu’à ce qu’il fasse disparaître et remplace désormais le mot islamophobe. Dites et redites : « Je ne suis pas islamophobe, je suis islamismophobe, et j’ai bien raison, et bien des raisons, de l’être ! » Comme ça, vous cesserez d’être culpabilisés et dénigrés comme soi-disant racistes, xénophobes et islamophobes ! Vous cesserez de devoir vous défendre ou, à défaut de le pouvoir, de sentir qu’on vous accuse de ce que vous n’êtes pas.

Jean-François Lisée vient de faire une déclaration - c’était lundi dernier - qui n’est pas passée inaperçue et qu’on a tout de suite critiquée non pas sur le fond, c’est-à-dire sur sa véracité ou fausseté, mais sur le fait qu’il visait en particulier Radio-Canada et notre premier ministre Philippe Couillard et son gouvernement.

M. Lisée réagissait à l’annonce, la semaine dernière, de la nomination d’un comité-conseil devant établir les bases d’une consultation sur, je cite, « le racisme systémique ».

M. Lisée a qualifié ce comité de « procès en racisme qui va être organisé par l’État québécois contre les Québécois », en nous introjectant dans la tête que nous sommes effectivement racistes et xénophobes, et créant « un climat de culpabilisation de la discussion publique légitime sur les questions de laïcité et d’immigration », a-t-il dit.

Il estime que ce discours est une tentative « d’étouffer la volonté de l’immense majorité des Québécois de défendre la laïcité. /…/ Je trouve ça très inquiétant, parce que culpabiliser une population qui a des craintes légitimes, c’est préparer le terrain pour l’extrême droite, dit-il. /…/

Tout ce qui est une inquiétude légitime des Québécois sur l’intégration des musulmans, sur la laïcité, sur l’égalité des hommes et des femmes, est considéré par monsieur Couillard, par CROP et Radio-Canada comme du racisme et de la xénophobie. L’effet global de ces actions-là, c’est de tenter d’étouffer la volonté de l’immense majorité des Québécois de défendre la laïcité, de discuter des seuils d’immigration et de défendre l’égalité des hommes et des femmes.

Quelqu’un doit se lever et dire : “Ça suffit !” Ça suffit de culpabiliser les Québécois qui tiennent à la laïcité, qui tiennent à avoir un débat apaisé sur l’immigration, qui tiennent à défendre l’égalité des hommes et des femmes. Les Québécois sont un peuple ouvert, tolérant. On peut le démontrer. Il y a du racisme ici comme ailleurs, il faut agir. Mais ce procès permanent qui est fait aux Québécois est inacceptable », conclut-il.

C’est très vrai, ce qu’il a dit là : Bravo et merci, Monsieur Lisée. Continuez de l’affirmer et démontrez-le haut et fort. Les Québécois et Québécoises risquent fort, alors, de vous en être reconnaissants aux élections de 2018.

Commentaires

  • Francis Déry, 7 avril 15h28

    Homophobie, c’est la peur de ses semblables.

    Islamophobie est un calque sur homophobie, puisque nous reprochons à l’islam d’être homophobe. Et pourtant, cette culture qui pratique la polygamie, permet implicitement l’homosexualité avec l’apartheid des sexes et l’accaparement des épouses par les hommes riches. C’est au Proche-Orient que Lawrence d’Arabie s’est découvert homosexuel et dans une prison turque qu’il se fit sodomiser.
    Proust s’est découvert en Algérie. Breivik semble avoir eu une passion pour Aslan, qui se serait radicalisé dans l’islam.

    Mais bon, retour au terme islamophobie et au sujet de la motion d’Ottawa.

    https://youtu.be/6uSNUkRA97w

    Je déteste la chaîne Clairon Projection, parce que c’est la justification de la guerre contre l’islam radical, qui mène par extension à une guerre de l’Occident contre l’Islam pour le petit état d’Israël. Cette guerre à venir sera génocidaire.

    Aujourd’hui, nos médias reprochent à Assad d’utiliser des armes chimiques contre des civils quand ce pourrait être un dépôt bombardé, c’est-à-dire une cible légitime avec des boucliers humains. Assad se bat contre les djihadistes armés par Washington et soutenus par Israël.

  • Pierre Leyraud, 7 avril 07h48

    Vous écrivez fort justement "L’islamophobie, c’est la peur de l’Islam, de cette religion ; l’islamisme-ophobie, c’est la peur de l’islamisme radical et politique qui, ne nous voilons pas la face, et que les dirigeants du monde entier, particulièrement occidental, cessent de se la voiler, est bel et bien existant et de plus en plus présent, et qui fait peur à juste titre." mais contrairement à ce que vous semblez dire , je pense avoir de bonnes raisons d’avoir peur et de l’Islam et de l’Islamisme. J’ai peur de l’Islam comme j’ai peur de toutes les religions, de toute pensée irrationnelle et de toute adhésion à des vérités révélées. Comment dialoguer, et sur quelles bases, avec une pensée irrationnelle et avec des vérités révélées qu’on ne partage pas ? Par contre je n’ai pas peur des croyants, musulmans et je fais toujours la différence entre les gens et leurs croyances. J’ai de très bons amis musulmans qui connaissent mes idées et nous fonctionnons très bien dans le respect mutuel.J’ai peur, aussi et sans doute plus, de l’Islamisme qui vise une main mise politique de l’Islam sur nos sociétés et j’ai aussi peur des islamistes qui sont les combattants de l’Islam. Je trouve tout à fait pertinente la distinction que vous faites entre Islam et Islamisme.
    Cependant, je trouve dangereux une tendance qui semble se développer et qui consiste à nous demander de pratiquer une sorte d’autocensure dans notre critique de l’Islam au nom du "ressenti désagréable" qu’elle pourrait avoir sur des musulmans. Il me semble que la loi est déjà là pour condamner tout excès dans la critique et il ne faudrait pas demander plus que ce que la tolérance actuelle impose sachant que cette tolérance accorde déjà aux religions un traitement préférentiel.

    Pierre Leyraud

    l’Islamisme.

  • Diane Gélinas, 6 avril 00h05

    J’ai déjà exprimé mon opinion sur le site de femmes « Indépendantes » et je l’ai intitulée :
    Québécophobie libérale.

    Pour les intéressé-es, voici le lien : http://www.independantes.org/2017/04/04/a-vrai-dire-desinteret-liberal/

    Diane Gélinas

  • Arilés Bouktit, 30 mars 17h36

    Lorsqu’un pays est en guerre, il n’envoie pas toute sa population au front. Ceux qui vont au front sont des combattants et tous les autres forment ce qu’on appelle la population civile.
    De même dans le monde musulman, l’islam est la patrie. Quand il est en guerre, il n’envoie pas toute sa population au front. Les musulmans qui vont au front, armés ou non armés, s’appellent des moudjahidine. En Occident on les appelle des islamistes ou des djihadistes. Les autres sont simplement des musulmans. Si les moudjahidine gagnent la guerre, ce sont tous les musulmans qui récoltent les fruits de la victoire. S’ils la perdent, ce sont tous les musulmans qui payeront, d’une façon ou d’une autre. Ce qui explique pourquoi les musulmans ne prennent pas massivement les armes pour éradiquer les islamistes comme le souhaite l’Occident.

    La distinction entre musulmans et islamistes ne tient pas à une différence de doctrine mais à l’organisation socio-politique de l’islam lui-même.
    L’Occident a encore de la misére à comprendre l’islam. Les peuples occidentaux apprèhendent la patrie comme étant le territoire de la nation, sa langue et sa culture, tout cela dans un destin commun. L’islam est une patrie dont le territoire est extensible en permanence, donc sans frontiéres fixes. La nation (oumma) est une fratrie de croyants. La oumma n’a pas de langue, n’a pas de culture, n’a pas de valeurs propres et n’a pas de lois au sens où nous l’entendons. Il n’existe pas de recueil de lois islamiques rassemblées dans un corpus sous forme d’un livre appelé "charia", avec des articles de lois numérotés, identifiables et disponible pour tous. La loi est construite au fur est à mesure, selon la conjoncture, par les chefs, aidés de mufti. Cette loi est binaire : haram, hallal (licite et illicite). Les fatawi sont des avis juridiques qui n’ont pas force de loi, mais qui servent de guide au souverain local pour légiférer selon ce qui est juste, Et seul Allah est éminemment juste. Le concept de loi n’est donc pas le même en islam et en Occident. Le premier s’appuie directement sur la morale religieuse islamique (coran, sunna, sira, fatawi, fiqh). La justice et rendue au nom d’Allah. En Occident, le législateur est élu par le peuple et la justice est rendue au nom du peuple.

    Les intellectuels occidentaux ont beau se démener pour présenter l’islam sous un prisme occidental (judéo-chrétien ou greco-latin si vous préférez), ils ne font que compliquer les choses.
    Je viens d’une société, d’une culture, musulmanes. En Algèrie, pendant toute la guerre civile de la décennie 1990, il n’a jamais été question d’islamistes et de musulmans dans les débats publics. Ce débat islam-islamisme ne pouvait d’ailleurs avoir lieu du seul fait qu’il n’existe aucun terme désignant l’islamisme dans la langue officielle du pays (l’arabe). Le débat s’articulait autour d’une question islamo-islamique : Est-il haram ou hallal que des musulmans prennent les armes contre leur gouvernants ? la rebellion est-elle licite ou illicite ? Est-ce haram ou hallal que des musulmans prennent les armes contre leur fréres du peuple en les déclarant apostats ? Le coran permet-il à des musulmans de décreter le djihad contre leurs souverains et contre d’autres musulmans ? si oui , quelles en sont les conditions ?
    J’ai assisté ce genre de débats tout au long de la guerre civile, pendant que des dizaines de milliers de gens tombaient comme des mouches. Chacune des belligérants avait des arguments coraniques solides à opposer à l’autre et la guerre trainait en longueur pour finir par s’estomper, les deux ennemis étant épuisés et exangues.
    Il n’était aucunement question d’islamisme.
    C’est en arrivant au Canada que je vois cet acharnement des pouvoirs publics, des intellectuels et des média à sommer les citoyens de distinguer entre musulmans et islamistes. Y-a-t-il lieu de matraquer les canadiens pour les obliger à distinguer les citoyens canadiens des forces armées canadiennes ? non. Parce que cela n’a aucun intérêt.
    De même, les musulmans sont des musulmans pratiquants ou non, et les islamistes sont des combattants engagés pour répandre l’islam.
    La question interessante n’est pas de savoir si les canadiens amalgament les musulmans avec les combattants de l’islam, mais de savoir si ces musulmans sont d’accord pour que l’islam se propage au Canada (et en Occident) ou non. L’objet des débats et de la reflexion ne sont pas les canadiens et les québecois, mais les musulmans du Canada eux mêmes.

    Le comble de la bêtise c’est lorsque les pouvoirs publics font appel à des imams pour lutter contre la "radicalisation" c’est à dire contre les combattants de l’islam. Si l’on applique le terme "islamiste", les occidentaux doivent savoir qu’il n’ y a pas plus islamiste qu’un imam. C,est normal, il enfage toute sa personne et toute sa vie à lutter pour que l’islam triomphe dans son expression la plus littérale (au point d’apprendre le coran par coeur pour savoir en "temps réel" ce qu’il faute faire à tout instant et en toute situation.
    La derniére blague en date est ce fameux "centre de déradicalisation" sous contrôle des islamistes. Le principe est déja en lui même ridicule. C’est comme prendre un GI engagé de son plein gré dans l’US Army et le "démilitariser" pour en faire un civil. On ne démilitarise pas un combattant. On le combat ou on le fait prisonnier de guerre.

  • Georges Tremblay, 29 mars 21h00

    @Yves Corbeil

    Le discours le plus dégradant et pathétique est celui de Lisée. Toujours en défensive comme un coupable.

    Couillard parle de racisme systémique et Lisée pointe "Les Québécois" ! Service rendu.

    Les Québécois ne sont pas un système et ne sont pas plus en contrôle de l’État. S’il y a un racisme systémique, c’est celui du commandeur du système, donc Couillard.

    Voilà le discours qu’aurait dû avoir Lisée. Il aurait pu en rajouter en exigeant que cette commission doit être indépendante puisque c’est le système d’État lui-même qui est en cause et donc le Premier Ministre.

    Mais ce n’est pas Lisée qui prend les décisions du discours sur ce sujet. Et sa conseillère est au service de Soros. Alors faut pas attendre grand chose de ce parti.

  • yves corbeil, 29 mars 16h38

    http://nomos-tv.com/entretien-avec-marine-le-pen-sur-le-danger-du-fondamentalisme-islamiste

    Cette femme tient des discours extrémiste de droite, j’aimerais bien voir un débat avec un de nos représentants sur ce que c’est le vivre ensemble.

    Et surtout que le PM Couillard lui explique c’est quoi sa vision du racisme systémique au Québec.

    http://www.journaldemontreal.com/2017/03/28/racisme-systemique-lisee-fait-du-negationnisme-dit-couillard

    Qui est-ce qui livre le discours le plus pathétique, le plus dégradant, le plus extrémiste. Et dire que nos médias main stream défendent cette vision et alimentent la dérive verbale de ces discours. Où veut-on vraiment en venir. Vous posez-vous la question.

  • Georges Tremblay, 29 mars 12h47

    @Yves Corbeil

    a) liberté de conscience et de religion ;
    b) liberté de pensée, de croyance, d’opinion et d’expression, y compris la liberté de la presse et des autres moyens de communication ;
    c) liberté de réunion pacifique ;
    d) liberté d’association.

    La laïcité n’interdit rien de tout cela.

    La liberté de conscience, de religion, de croyances, d’opinion, d’expression, et de s’associer pour les promouvoir, ne concerne pas la laïcité.

    La laïcité ne vise que les Églises. C’est à dire des institutions qui ont décrété des LOIS à leurs membres et ont posé ces lois en chartes.

    Il n’est pas question de croyances, d’opinions ni de religion. Mais de lois.

    Les Églises sont des États avec leurs lois, leurs tribunaux, leurs juges et leurs ambassadeurs.

    La laïcité assure l’indépendance de l’État national face à ces autres États au sein de la société civile.

    La situation actuelle est que nos partis politiques qui sont supposé être des instruments de l’État pour porter les voix des citoyens et associations de citoyens de cet État, portent plutôt les voix de ces autres États qui sont de plus tous liés à des États centraux extérieurs.

    Rien à voir avec des croyances. Ce sont des structures politiques bien réelles et aux intérêts bien sonnants.

  • yves corbeil, 29 mars 11h05

    Pour faire plus simple quand c’est pas compliquer tout est si clair.

    ISLAMISME

    http://perspective.usherbrooke.ca/bilan/servlet/BMDictionnaire?iddictionnaire=1618

    C’est ça qu’on combat, le reste c’est de la cri...de poutines propagandes des merdias et des innocents qui gouvernent à la petite semaine.

    Tout cela n’a qu’UN but, mêler et diviser pour que la population se crêpe le chignon et ces trous du continue à servir le dessein machiavélique des forces de l’ombre du pouvoir qu’ils mettent en place partout sur la planète.

    Suis pas parano et ni phobe de quoi et qui que ce soit, non juste réaliste et avec les yeux ouvert comme plusieurs mais pas encore assez pour faire cesser cette démagogie qui s’institutionnalise de plus en plus chez nous comme ailleurs.

    Je me demande c’est qui les déviants dans tout ce cirque, se poser la question ça devrait faire réfléchir et il faur se les poser ces questions là.

  • yves corbeil, 29 mars 10h41

    Attendu que le Canada est fondé sur des principes qui reconnaissent la suprématie de Dieu et la primauté du droit :

    La Charte canadienne des droits et libertés garantit les droits et libertés qui y sont énoncés. Ils ne peuvent être restreints que par une règle de droit, dans des limites qui soient raisonnables et dont la justification puisse se démontrer dans le cadre d’une société libre et démocratique.

    Chacun a les libertés fondamentales suivantes :

    a) liberté de conscience et de religion ;
    b) liberté de pensée, de croyance, d’opinion et d’expression, y compris la liberté de la presse et des autres moyens de communication ;
    c) liberté de réunion pacifique ;
    d) liberté d’association.

    Donc dans une société de droits avec des lois ceux qui les enfreignent sont jugé et condamné. Alors pas besoin d’en rajouter tout est là.

    On ne l’a pas signé mais elle est là quand même et quand on aura le courage de le faire on écrira la nôtre.

  • Georges Tremblay, 28 mars 19h46

    "d’étouffer la volonté de l’immense majorité des Québécois de défendre la laïcité." - Lisée

    Ce qui est faux, car les Québécois ne peuvent pas défendre une politique qui n’a pas encore été définie. Le PQ n’a jamais voulu décrire juridiquement le concept de laïcité qu’il a feint de vouloir appliquer en 2011 mais qu’il s’est refusé de définir, remettant cette tâche aux juristes fédéraux.

    C’est pour cette raison que les juristes ont condamné la première version de la charte et que le PQ (Marois) a été alors forcé d’en changer le nom. Ce fut alors la Charte des Valeurs.

    Or, la laïcité ne détermine ni n’impose de valeurs. Ce sont les Églises ou États religieux qui font celà. Pour ne pas interdire les rapports entre l’État et les Églises, le PQ a donc simplement entreprit une guerre de valeurs entre les Québécois et les communautés religieuses. Donc tout le contraire de la laïcité.

    Donc Lisée ne fait qu’entretenir la même arnaque envers les Québécois en sous entendant qu’il existe une définition juridique d’une laïcité québécoise.

    Les Québécois ne peuvent défendre ce qui n’existe pas.

    C’est pour les mêmes raisons et par la même stratégie que les concepts "islamophobie" et "racisme systémique" sont créés afin d’occuper les esprits à les définir pour s’en défendre juridiquement afin de détourner l’attention de la laïcité. Des leurres.

    C’est clairement une collaboration entre les partis, pour tromper les Québécois.

    Aucun parti actuel n’ose affronter les organisations religieuses. Elles déterminent les résultats électoraux, fragmentent la société, fomentent les rivalités, et surtout possèdent un avantage communautaire sur les droits de la personne auxquels sont réduits les communautés nationales sans État national.

    Des communautés religieuses qui peuvent se défendre en tant qu’individu. Le membre religieux représente sa communauté dans ses revendications mais se défend en tant qu’individu. Le Québécois ne peut rien réclamer ni se défendre en tant que communauté.

    Le Tribunal des Droits de la Personne a été créé pour ça. Un tribunal de communautés contre des personnes.

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