«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

Emmanuel 1er à Versailles

Discours du président français à Versailles : une "innovation"

lundi 3 juillet

La France change de régime politique. C’est le grand discours programmatique du mandat du président français, Emmanuel Macron. Ce discours est attendu lundi 3 juillet à la tribune du Congrès, dans le cadre fastueux du château de Versailles. 

Le président Macron dit vouloir fixer les "priorités" de son quinquennat à la veille de la déclaration de politique générale du Premier ministre, ainsi devancé. Cette attitude a provoqué un levée de bouclier en France. 

Cette adresse solennelle aux parlementaires et, à travers eux, aux Français a vocation à devenir un "rituel" annuel, "conformément à un engagement de campagne", ajoute l’entourage du président français. Il s’agira d’une sorte de discours sur l’état de l’Union comme celui prononcé chaque année par le président américain. Au chef de l’État, "les grandes orientations", au Premier ministre, leur "mise en oeuvre", a-t-il résumé.

Première expression à large spectre d’un mandat entamé depuis un mois et demi, l’événement sera suivi avec d’autant plus d’attention qu’Emmanuel Macron a déjà fait savoir qu’il ne se prêterait pas à la traditionnelle interview du 14 juillet. Mais certains dénoncent une "dérive monarchique". En effet, si les présidents Sarkozy et Hollande ont déjà discouru à Versailles devant le Parlement, ce sera la première fois que le chef de l’État s’exprime juste avant son Premier ministre.

Depuis l’élection de Macron, le président de "France insoumise" (extrême gauche, NDLR) Jean-Luc Mélenchon s’en est constamment pris au président Macron et à son gouvernement. Dans une interview accordée au JDD, l’ex-candidat à la présidentielle n’a pas changé sa ligne de mire et n’a pas hésité à critiquer la manière dont Macron voit les institutions françaises et le rôle du Premier ministre. 

En effet, selon lui, Edouard Philippe "est un homme seul" qui aurait été "piégé" par le Président de la République. Il ajoute qu’il "n’a plus d’autres choix que de baisser la tête et de dire oui. (...) Il vient d’être réduit au néant politique." "Selon la Constitution, le Premier ministre dirige et conduit la politique de la nation. Là, le voilà rabaissé devant tout le Parlement au rang de ’collaborateur’ que Sarkozy voulait pour Fillon."

La France se dirige-t-elle vers une sixième République ou alors est-elle en phase de faire une mue monarchique ? 


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