«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

Course à la direction du PQ

Détournement de parti appréhendé

Chronique de Gilbert Paquette
jeudi 22 septembre 2016
935 visites 7 messages

Dans les rassemblements du Parti québécois, les militants imaginent, parlent et veulent agir pour l’indépendance. Dans les caucus de l’aile parlementaire et sur la place publique (dans les media) les députés se comportent comme une opposition loyale de sa majesté, un gouvernement provincial en attente. C’est un phénomène de double personnalité dont le Parti québécois n’arrive pas à se défaire.

La peur du référendum, cet argument fédéraliste débilitant, a contaminé les esprits d’une bonne partie des membres de la famille indépendantiste à un point tel qu’il faudrait, selon certains, sonner la retraite pendant quelques années. Et pourtant, aux mêmes causes, les mêmes effets ! En 2018, une autre campagne électorale comme celle de 2014 et les précédentes va conduire inévitablement aux même résultats : la division du vote entre les partis d’opposition, l’absentéisme électoral et la réélection d’un parti libéral, minoritaire dans la population, mais majoritaire à l’Assemblée nationale.

Il faut déconstruire ces arguments « dé-missionnaires » où on invite le Parti québécois sur tous les tons à s’amputer lui-même de sa mission première pour dix ans au profit d’une démarche provincialiste. En répétant à satiété ces arguments, trois des candidats à la direction du Parti Québécois et leurs partisans font le jeu des fédéralistes et hypothèquent l’avenir. Ils détournent le parti de sa raison d’être.
Voici ma critique de dix de ces soi-disant arguments.

Argument 1 : La mise au rencart du référendum va permettre de sauver le Québec du démantèlement libéral. Cet objectif est prioritaire sur celui de l’indépendance.

Bien sûr, il faut se libérer des libéraux, mais aussi du Canada. Mais en évacuant l’indépendance du débat pré-électoral et électoral, les votes indépendantistes ou nationalistes se distribueront encore davantage entre les trois principaux partis d’opposition, favorisant ainsi la réélection des libéraux. Beaucoup plus d’indépendantistes qu’en 2014 voteront QS, CAQ ou ON ou carrément s’abstiendront de voter. Le seul antidote consiste plutôt à mobiliser le maximum d’électeurs par une démarche indépendantiste claire, visant à faire passer les 25% d’appui actuels au PQ, à proximité des 40% d’électeurs favorables à l’indépendance, tous partis confondus. Sans cela, même en évacuant sa raison d’être, le PQ ne pourra gagner la prochaine élection sans son option.

Argument 2 : L’engagement de tenir un référendum dans le premier mandat est suicidaire pour le Parti Québécois ; si on s’entête, « nous serons le troisième parti au Québec en 2018. On se sera marginalisé. » (J.F. Lisée)

On retrouve ici presque mot pour mot une déclaration de Pierre-Marc Johnson en 1984 au Conseil des Ministres qui a mené à l’approche dite « d’affirmation nationale », cet autre détournement du parti, selon lequel l’indépendance résulterait par magie de l’essor du Québec dans le régime canadien. Si on veut parler de « suicide », parlons de celui vers lequel se dirigeait le PQ sans le retour de Jacques Parizeau en 1989. Les indépendantistes seront-ils réduits à faire l’indépendance sans le PQ ? C’est plutôt par la mise en veilleuse de l’indépendance que le PQ se viderait de ses meilleurs militants vers d’autres partis.

Argument 3 : La peur du référendum chez les citoyens nous empêche de leur parler du contenu de la souveraineté. On a besoin de 6 ans pour faire disparaitre la peur du référendum d’ici à 2022 et on pourra y revenir à l’élection de 2022.

Comment peut-on penser qu’en mettant en veilleuse le référendum, on ne mettra pas en veilleuse également la promotion de l’indépendance ? À toutes fins pratiques, pendant six ans, le principal véhicule de l’indépendance ferait essentiellement ce qu’il a fait depuis le référendum de 1995, attendre les « conditions gagnantes ». Selon toute probabilité, dans 6 ans, l’idée du Québec pays sera encore plus marginalisée que maintenant, car les adversaires ne se priveront pas de parler de « cette option néfaste que cache le PQ ». Le PQ, détourné de sa mission, deviendra-t-il un boulet pour l’indépendance ?

Argument 4 : Il faut mettre de côté l’approche référendaire dont la population ne veut plus. Le PQ ne doit plus être « référendiste ».

Nos adversaires fédéralistes ont voulu faire du référendum un épouvantail lors l’élection de 2014. Mais les évènements récents, en Europe particulièrement, démontrent l’importance des référendums pour dénouer démocratiquement les impasses politiques comme celle que vit le Québec. Jacques Parizeau avait l’habitude d’expliquer qu’il y a trois façons pour un peuple d’acquérir son indépendance : par les armes, ce que nous rejetons vigoureusement, par une élection ou par un référendum. Quiconque refuse toutes ces options ne peut prétendre être un indépendantiste sérieux. Pendant que le gouvernement du PQ que nous élirions en 2018 serait occupé à gouverner la province avec ses hauts et ses bas, il n’y aura pas un objectif proche, telle une échéance électorale ou référendaire, pour faire de l’indépendance une question d’actualité. En conséquence les idées souverainistes ne seront couvertes qu’à la marge dans les médias et écoutés distraitement par la population, comme cela est le cas depuis longtemps.

Argument 5 : Pour préparer la souveraineté pendant 6 ans, on ne pourra pas utiliser les fonds publics, mais cela va se faire quand même par les citoyens et les militants.
Utiliser les fonds publics pour faire la promotion d’une option dont la discussion est reportée, possiblement dans 6 ou 10 ans conduit à en transférer la responsabilité sur la seule société civile, laquelle dispose de moyens très modestes actuellement. Pourquoi alors vouloir gagner une élection avec le PQ si c’est pour se retrouver dans la même situation que maintenant ? En utilisant à d’autres fins les fonds que l’État met à sa disposition, lesquels sont basés sur les votes des électeurs indépendantistes, le Parti québécois détournerait des moyens importants qui ne serviront plus à faire avancer leur option.

Argument 6 : Le choix de la gouvernance provinciale va permettre au PQ de se concentrer sur un programme gagnant électoralement pour vaincre les libéraux en 2018.

Évacuer l’indépendance du débat électoral en 2018, c’est faire une autre élection sur un plan strictement provincial avec le champ limité de mesures à la portée d’une province. Au contraire, avec une position indépendantiste claire, chaque projet, comme la politique énergétique, pourrait avoir un volet « d’ici l’indépendance » et « après l’indépendance » : par exemple un combat défensif contre le Canada pétrolier d’ici à l’indépendance et un plan ambitieux de développement des énergies renouvelables et une lutte sans merci pour la protection du climat après l’indépendance.

Argument 7 : Gagner une élection pour enclencher une démarche vers l’indépendance nécessite une convergence des partis indépendantistes qui prendra trop de temps. On ne peut faire cela en deux ans.

On sous-estime tout le travail réalisé par la société civile qui a réussi à rapprocher les indépendantistes, quel que soit leur parti, à travers des initiatives comme Cap sur l’indépendance, les États généraux sur la souveraineté, le Congrès de convergence et le Rassemblement destiNation. Cette indispensable convergence deviendrait impossible si le Parti québécois la torpillait en évacuant l’enjeu de l’indépendance. Il se condamnerait ainsi lui-même à subir, comme en 2012 et 2014, la division du vote indépendantiste qui l’empêchera de battre les libéraux. Il y a des déclarations récentes très claires des dirigeants de QS et d’ON quant à leur volonté d’élaborer une feuille de route commune avec le PQ sous l’égide des OUI Québec, mais en même temps des prises de position tout aussi claires que cela deviendrait impossible si le PQ d’adoptait pas une position claire pour la prochaine élection sur l’enjeu de l’indépendance.

Argument 8 : Le Projet d’indépendance est trop mal défini, il faut d’abord le mettre à jour avant de pouvoir parler d’indépendance. On n’est pas prêt. On ne peut réaliser en 2 ans ce que Parizeau a mis 4 ans à préparer.

M. Parizeau partait de zéro, les études n’avaient pas été réalisées. On y a maintenant accès et à tout ce qui a été écrits depuis : livres, articles, prises de positions, études de l’IRÉC, de l’IRIS, de l’IRQ et bientôt de l’IRAI. C’est sûr qu’il faut actualiser certaines données, mais on ne part pas de zéro, on part avec plus de la moitié du chemin. Dans tous les cas de figure, il ne peut y avoir de « référendum demain matin ». Il reste deux ans pour une campagne sur les bénéfices de l’indépendance d’ici l’élection et ensuite, un mandat de 4 ans pour réaliser une démarche constituante de l’État québécois, voilà un plan tout à fait réaliste et réalisable.

Argument 9 : « La souveraineté, ce n’est pas une date sur un calendrier, c’est un projet de société Plutôt que de « la mécanique référendaire » il faut parler de la pertinence de la souveraineté.

Il est remarquable que les députés souverainistes qui disent cela n’en ont pas trop parlé ces dernières années et n’en parle pas très clairement alors qu’ils ont les micros devant eux dans cette course à la chefferie du Parti québécois. En fait, il faut faire les deux, parler de la pertinence et de la démarche. Car pour marquer des points quant à la pertinence de faire du Québec un pays, il faut des projets concrets crédibles qui ne le deviendront que s’il y aura un plan concret pour s’en donner les moyens, soit une échéance référendaire.

Argument 10 : Ce n’est pas le bon moment de parler de référendum ou de souveraineté alors que les québécois sont désabusés, cyniques à l’égard de la politique.

La meilleure façon pour le Parti québécois de contrer le désabusement et le cynisme à l’égard de la politique est de cesser de mettre de côté son option fondamentale pour gagner des votes à chaque élection. C’est la seule façon de faire de la politique autrement. Il faut que le Parti Québécois redevienne le parti du changement, d’une autre façon de faire de la politique, qu’il le fasse avec audace, avec conviction, parce qu’il croit que l’indépendance est le meilleur projet, le plus mobilisateur, le plus urgent pour notre avenir.

***

Toutes ces prises de positions cachent mal la peur de perdre la prochaine élection alors qu’on doit craindre bien davantage le maintient de la dépendance actuelle du Québec pour possiblement un autre dix ans. En répétant à satiété ces positions, trois des candidats à la direction du Parti et leurs partisans font le jeu des fédéralistes. Même si ce n’est pas leur intention, ils hypothèquent l’avenir de leur parti, et plus important encore, l’avenir du Québec.

Le Parti Québécois aura cinquante ans en 2018 et l’option indépendantiste fait du surplace, auto-enfermée depuis le référendum de 1995 dans la gouvernance provincialiste. À l’exception de Martine Ouellet, les autres candidats à la chefferie de ce parti, et celles et ceux qui les appuient, veulent essentiellement poursuivre dans la même voie sans issue. Le plan vers l’indépendance que Martine Ouellet a présenté n’est ni « référendiste », ni suicidaire. C’est un plan clair, réaliste et déterminé pour réaliser l’indépendance en misant sur la souveraineté du peuple québécois et l’intelligence des gens. Faisons-nous confiance !

L’auteur est ex-ministre du Parti québécois et professeur à la Télé-université

Commentaires

  • Bernard Desgagné, 4 octobre 2016 06h44

    Monsieur Haché,

    M. Paquette vient de nous faire la démonstration que l’argument le plus rassembleur et mobilisateur du Parti Québécois, c’est l’indépendance, et vous lui répondez qu’il ne faut surtout pas parler d’indépendance parce qu’on pourrait nuire au Parti Québécois. Ma foi, c’est d’une logique imparable !

    Expliquez-nous donc, Monsieur Haché, comment le Parti Québécois devrait s’y prendre pour battre le Parti libéral du Québec et la CAQ. Faudrait-il continuer de reprocher aux militants de QS et d’ON de « diviser le vote » dans l’espoir qu’ils sabordent leur parti pour aider les députés du Parti Québécois à poursuivre leur carrière à l’Assemblée nationale ? L’argument ultime consiste-t-il à trouver un sauveur comme Lucien Bouchard, André Boisclair ou PKP ?

    Pensez-vous que Jean-François Lisée ferait un bon sauveur, lui qui est spirituel comme pas un ? Croyez-vous qu’il ferait une belle joute oratoire contre M. Couillard, vu son aisance d’ex-journaliste ? Je suis plutôt d’avis que M. Lisée, chef d’un parti indépendantiste, passerait son temps à se défendre de vouloir réaliser l’indépendance du Québec, ce qui susciterait un grand scepticisme parmi les électeurs, sinon l’hilarité générale.

    Si le Parti Québécois ne propose pas l’indépendance, la saignée déjà commencée se poursuivra au profit des partis politiques qui ont les idées claires et qui les assument, comme QS et ON. Le vote sera plus divisé que jamais, et le Parti Québécois aura très peu de chance de battre les libéraux.

    Voilà ce que M. Paquette s’efforce de vous expliquer.

  • Pierre Vincent, 25 septembre 2016 00h25

    Note à Mme St-Pierre-Otis,

    Bravo pour votre commentaire que j’appuie entièrement. Cette Martine Ouellet elle a du ’’Bourgault’’ dans l’nez ! C’est elle qu’il nous faut et personne d’autre à la tête du PQ et du futur pays du Québec

    Vive Martine

  • Jean Brilland, 23 septembre 2016 13h20

    Excellent texte, monsieur Paquette.

    Je mets en exergue votre réponse à l’argument 9 :

    "..pour marquer des points quant à la pertinence de faire du Québec un pays, il faut des projets concrets crédibles qui ne le deviendront que s’il y aura un plan concret pour s’en donner les moyens, soit une échéance référendaire."

    Cette absence de vision porteuse chez une partie (importante ?) des indépendantistes/souverainistes est sidérante. Nous faisons effectivement le jeu des fédéralistes. Comme l’exprime si bien Renaud Lapierre (http://vigile.quebec/Sortir-des-sentiers-battus-pour#forum ), cette impasse peut être brisée en remettant ce référendum entre les mains des citoyens.

    Le feu est pris dans la chaumière et pas à peu près ! Et ce qui est le plus choquant (mais pas surprenant) dans le contexte, c’est de constater le niveau élevé de cynisme et de désengagement des citoyens par rapport aux ignominies dont nous sommes témoins à l’Assemblée nationale.

    Je vous rappelle qu’une partie importante des Québécois est "pognée" dans la poutine du quotidien, cartes de crédit à payer, divorce/séparation à assumer, problèmes familiaux chroniques, dépression, etc.

    C’est ça, le contexte des familles québécoises. Ils n’ont plus de temps et courent partout comme des poules pas de tête. C’est une triste mais implacable réalité avec laquelle nous devons efficacement composer.

    Pour les ramener à la table de réflexion et de discussion, ces projets porteurs et inspirants doivent être ramenés de l’avant. Le monorail TrensQuébec, par exemple, est un projet fantastique qui répond à ce souhait des Québécois d’être plus autonomes sur le plan énergétique.

    Mais voilà, le compresseur médiatique roule pour l’establishment, et les Québécois croient encore à ce qu’ils lisent et entendent dans les médias. La démarche référendaire doit donc tenir rigoureusement compte de cette donne fondamentale.

    La création de l’alliance des Organisations unies pour l’indépendance (OUI) est une excellente idée, mais sans portée véritable si on ne révolutionne pas leur façon de faire et leur mode de collaboration entre eux. Cette alliance doit être large, vibrante et porteuse au sein de toutes les sphères de la société québécoise.

    Pour se faire, la Vision des OUI doit être inspirante pour l’ensemble de la population et pas seulement pour les indépendantistes. Je vous invite donc à réfléchir sur la façon de changer la perception des Québécois à ce fameux (fumeux) référendum.

    Dans l’excellent article de Gilles Verrier (http://vigile.quebec/L-independance-faussaire ), je propose en commentaire, que ce référendum soit utilisé comme une opportunité d’unir les Québécois autour de questions qui leur tiennent à coeur.

    La première victoire que nous devons aller chercher, c’est celle de cette union des Québécois . Pour y parvenir, nous devons court-circuiter le politique et amener les citoyens à identifier leurs "dénominateurs communs".

    Dans le contexte de cette prise d’otage des Québécois, comme on l’a vu sous Bouchard et Charest et maintenant sous Couillard il est impérieux de briser la flagrante inertie démocratique actuelle par une consultation citoyenne digne de ce nom, en leur permettant d’affirmer haut et fort, leurs souhaits pour ces changements structurels qui nous permettront d’arriver aux fruits de l’indépendance .

    Ce référendum "intelligent" tant dans son processus que dans son contenu, doit donner aux Québécois l’opportunité de répondre ’Oui’, à un ensemble de questions, telles que :

    1. L’efficacité du système de santé (pour en finir avec ce système curatif versus préventif, le temps d’attente, les surcoûts pharmaceutiques, le monopole du collège des médecins, etc.) ;

    2. L’intégration des immigrants (pour en finir avec l’anglicisation et l’islamisation de Montréal - ou l’anglicisation ahurissante de Gatineau, l’absence de cours d’histoire à l’école, l’absence d’une promotion mur à mur de la culture, etc.) ;

    3. La mise en place d’un moratoire sur l’importation massive d’OGM (pour en finir avec l’invasion insidieuse actuelle d’OGM) ;

    4. La création d’une assemblée constituante (pour en finir avec les ignominies telles que l’assassinat politique des Michaud de ce monde, l’absence d’enquête sur la vente de la SOQUIP, moteur à roue, etc., l’absence d’enquête - digne de ce nom - sur la disparition de 40 milliards, la vente de Rona, la collusion entre le secteur pétrolier/pharmaceutique/informatique et les partis politiques ;

    5. La protection [gestion intelligente] de nos ressources d’eau potable [pour en finir avec la vente de nos ressources à des multinationales, le passage forcé de pétrole sale, la disparition de notre biodiversité forestière, etc.] ;

    6. La diplomation des garçons [pour en finir avec un taux de décrochage qui avoisine les 40 % ds certaines régions du Québec] ;

    7. Un mécanisme citoyen permettant la destitution [par le peuple] des premiers ministres ne respectant pas leur mandat [pour en finir avec les marionnettes tels Bouchard, Charest et Couillard qui font tout sauf ce, pourquoi ils ont été élus] ;

    8. Un projet porteur favorisant l’autonomie énergétique, l’électrification des transports (pour en finir avec cette dépendance aux combustibles fossiles) ;

    ...d’autres questions auxquelles nous sommes certains d’avoir un "oui" fort et vibrant des citoyens peuvent/doivent être trouvées. C’est la légitimité du mouvement et du résultat qui permettra enfin au peuple de reprendre sa juste place.

    Un grand nombre de petites victoires vaut mieux qu’un grand échec, qu’en pensez-vous monsieur Paquette ?


    « Plus l’homme acquiert de la puissance, plus il devient vulnérable.Ce qu’il doit le plus redouter, c’est le moment où, la création entièrement jugulée, il fêtera son triomphe, apothéose fatale, victoire à laquelle il ne survivra pas. Le plus probable est qu’il disparaîtra avant d’avoir réalisé toutes ses ambitions. Il est déjà si puissant que l’on se demande pourquoi il aspire à l’être davantage. tant d’insatiabilité trahit une misère sans recours, une déchéance magistrale. »

    Emil Cioran

    « Tenter, braver, persister, persévérer, s’être fidèle à soi-même, prendre corps à corps le destin, étonner la catastrophe par le peu de peur qu’elle nous fait, tantôt affronter la puissance injuste, tantôt insulter la victoire ivre, tenir bon, tenir tête ; voilà l’exemple dont les peuples ont besoin, et la lumière qui les électrise. »

    Les Misérables - Victor Hugo

  • micheline St-Pierre Otis, 23 septembre 2016 13h04

    Bravo M. Paquet pour votre excellent communiqué. Il faut se mobiliser pour que Mme Martine Ouellet fasse un excellent débat et ait de très nombreux appuis ce dimanche à Mtl.
    À regarder comment les pros Lisée et Cloutier se comportent, il ne faut pas craindre de s’afficher publiquement.
    Ce matin,jusqu’à M. Duceppe
    qui fait une sortie pour défendre M. Cloutier. Je ne m,étonnerais pas qu’il ait eu
    une commande... Il est urgent qu’on réagisse haut et fort en faveur de Martine.

    Ceux et celles qui pensent que Mme Ouellet est rejetée par ses pairs et que cela
    va mettre le parti à terre, il faut leur dire que ces "suiveux " au PQ n’auront qu’à bien se tenir car ce sont les membres du parti qui vont élire Martine.
    C’est la démocratie du parti qui parlera. Il ne faut craindre rien de grave si nous, les membres du PQ, sachons nous tenir debout.

    En terminant, je constate que peu de gens sur Vigile ont réagi et surtout réagi positivement à votre exposé. Est-ce dire que nous avons plus de nationalistes
    qui penchent vers le statut quo sur ce site ?

  • Ouhgo St-Pierre, 23 septembre 2016 10h37

    Ce qui aurait dû rouvrir les yeux des Québécois(e)s en faveur de Mme Ouellet, s’ils avaient regardé Les coulisses du Pouvoir, dimanche dernier, c’est l’aplomb avec lequel elle répondait à la très Canadian Emmanuelle Latraverse : Comme si l’indépendance allait régler tous les problèmes du Québec ! -Justement ! Prenez les problèmes un par un... Et elle ne bégayait pas en reliant les problèmes de l’énergie, de l’environnement, etc... à notre dépendance au Canada ! Si Jean-François promet de nombreuses astuces à Couillanrd, Martine connaît 100% l’argumentaire indépendantiste pour répondre aux assimilés.

  • Marcel Haché, 23 septembre 2016 08h21

    @ Gaston Carmichael

    Comment qualifier tous ceux et celles qui consentent à précipiter le P.Q. dans la troisième opposition dès 2018 ? Le Bloc (et toute notre Cause) est-il maintenant plus avancé depuis qu’il a été déclassé aux élections ?

    Il en existe un valeureux petit parti indépendantiste, qui veut faire encore la Grande Bataille perdue du référendum en 2018 puis en 2022 puis en 2026 … Que ces indépendantistes-là qui n’en démordent pas s’y regroupent avec Martine Ouellet, qui elle-même n’en démord pas, plutôt que d’enquiquiner un grand parti à ce point qu’il a déjà cessé d’être un parti de gouvernement.

    Qui sont donc ces « indépendantistes » qui souhaiteraient que le P.Q. en mange une câlisse comme le Bloc ? Avec de tels amis, l’Indépendance n’a pas besoin d’ennemis… On jase.

  • Gaston Carmichael, 22 septembre 2016 20h04

    Voila qui devrait rameuter tous le éteingnoirs de Vigile.

    Merci M. Paquette de tenter de ramener les yeux en face des trous aux provincialistes professionnels. Cette semaine, on a compris que l’on essaie de dépeindre Martine Ouellet comme le mouton noir du PQ. C’est un peu compréhensible parce Mme. Ouellet fait un constat cinglant des vingt dernières années de ce parti.

    Tout ce que les trois autres mousquetaires ont à lui répondre est : "Continuons encore quatre ans. Le fruit n’est pas mûr". C’est pas fort.

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