«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

Un « deux poids, deux mesures » qui a toutes les apparences de la discrimination

Des immigrants français forcés de quitter le Québec

mercredi 9 août

L’arrivée massive de 2 600 migrants au Québec bouleverse bien des façons de faire dans le domaine de l’immigration. C’est notamment le cas pour une famille française bien établie du côté de Shawinigan, en Mauricie, qui vient d’apprendre qu’elle doit quitter le Québec.

Cela fait des mois que ces Français font des démarches pour devenir résidents permanents au Québec. Pour l’instant, ils détiennent un visa de visiteur qui arrive à échéance à la fin du mois d’août.

Ils ont fait une demande de prolongation de ce visa, mais s’ils n’obtiennent aucune réponse, ils seront obligés de quitter le Canada.

La dernière demande qu’ils ont faite, c’était pour un permis d’études fédérales. Il a été refusé, car selon le gouvernement, ils auraient dû le faire depuis leur pays d’origine, la France.

Ces derniers sont déçus de la situation, d’autant plus que le Canada accueille actuellement des milliers de migrants. « Ils fuient leur pays pour aller chercher quelque chose ailleurs. Peu importe où, c’est dans le premier pays d’accueil. Nous, c’est une volonté de notre part de venir ici. [...] On ne demande pas à être pris en charge », a expliqué Pascal Bourdot, en entrevue à TVA Nouvelles.

Le couple a acheté une maison ancestrale de Sainte-Flore, avec comme but de la rénover et revitaliser le village. Mais pour mener à terme tous ces projets, ils vont avoir besoin d’une prolongation de leur visa. Toute la communauté de Sainte-Flore les soutient et une pétition a été lancée pour interpeller le gouvernement.

Une situation similaire affecte une autre famille française établie à Québec depuis deux ans.

Loïc Bovis et Karine Vidal se sont acheté une maison qu’ils viennent de rénover à Val-Bélair. De leur union est né un garçon aujourd’hui âgé de un an. Il est donc Canadien de plein droit.

Mais mardi matin, le couple a eu une très mauvaise surprise en recevant un avis d’expulsion prochaine à cause de documents perdus ou mal complétés.

La situation provoque du questionnement : pourquoi on accueille actuellement autant de migrants haïtiens qui arrivent ici de manière illégale tandis qu’on menace d’expulsion ceux qui sont déjà établis et qui contribuent à faire rouler l’économie.

Amie du couple en difficulté, Renée-Claude Lessard leur prête main-forte. « On voit le gouvernement dépenser de l’argent pour les immigrants, avec nos impôts, je n’ai aucun problème », a d’abord indiqué M. Lessard.

Mme Lessard pense être face à un simple problème de communication entre la famille et Immigration Canada

« C’est une famille qui est établie, qui veut travailler. Ils sont heureux de payer leurs impôts », a-t-elle assuré.

Il existe un dernier recours qu’ils comptent exercer, mais, d’ici là, il leur est interdit de travailler.

 

 


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