«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

« Merci pour les hors-d’oeuvres. Où est le plat de résistance ? »

Identité québécoise

Derrière le débat sur la Charte, l’enjeu véritable... l’immigration !

Le gouvernement Marois face à son plus gros défi

Tribune libre de Vigile
lundi 30 décembre 2013
6 353 visites 31 messages

La Charte

Voilà déjà quelques mois que nous parlons de la Charte, et à mi-chemin, le débat a déjà fait un bon nombre de victimes. Certaines sont assez évidentes, d’autres moins. Dans le camp des premières, Maria Mourani et Dalila Awada, pour commencer par les plus spectaculaires.

Maria Mourani, confrontée à l’impossibilité de se faire réélire sous la bannière du Bloc Québécois dans son comté, s’est crue maligne en saisissant le prétexte de la Charte pour se repositionner politiquement. Mal lui en a pris ! Son opportunisme a été dénoncé de toutes parts, et Gilles Duceppe l’a même accusée sur les ondes de Radio-Canada de « hargne viscérale contre Israël », ce qui lui ferme définitivement la porte du PLC ou du NPD. C’en est donc fini de sa carrière au fédéral, et au Québec, il n’est même pas certain que Québec Solidaire lui tendrait une main secourable.

Quant à Dalila Awada, cette jeune musulmane aux traits flatteurs que Guy A. Lepage avait invité à son émission pour l’opposer à l’écrivaine et militante Djémila Benhabib, il n’aura fallu que la diffusion d’une vidéo sur YouTube reprise sur Vigile le 5 octobre sous le titre Ce qu’elle ne nous a pas dit à « Tout le Monde en Parle » pour démontrer ses liens avec le mouvement islamiste et démolir complètement sa crédibilité.

Notons au passage que cette vidéo et son texte d’accompagnement ont d’ailleurs valu à Vigile une affluence record qui lui a permis d’atteindre les 36 000 visiteurs le 8 octobre. Sur le seul site de Vigile, cette vidéo a été visionnée 120 000 fois en octobre, ce qui lui confère presque un statut viral, d’autant plus que ce calcul ne tient pas compte des chiffres de la source originale. Notons en passant que YouTube l’a retirée pendant quelques semaines, puis l’a remise en ligne en mettant son compteur à zéro. Entre-temps, elle était reparue sur le site Tag-Télé .

Parmi les autres victimes, notons l’ancienne journaliste et présidente du Conseil du statut de la femme Julie Miville-Deschênes dont on a appris qu’elle avait été nommée à ce poste en raison de ses liens d’amitié avec son ex-collègue à Radio-Canada, députée libérale et ancienne ministre libérale Christine St-Pierre. Son intervention fracassante aux tout débuts du débat sur la Charte était empreinte de partisanerie politique et ne reflétait même pas le consensus de l’organisme qu’elle préside. Du coup, elle a perdu toute crédibilité dans la suite du débat en plus de saper l’autorité morale du Conseil.

La même chose est arrivée au constitutionaliste Jacques Frémont, Libéral notoire, qui venait tout juste d’être nommé président de la Commission des droits de la personne, lorsqu’il a pris l’initiative de se prononcer sur le projet de Charte sans même que le Gouvernement ne lui ait demandé son avis. Ce faisant, il commettait une bourde inexcusable de la part d’un juriste de sa trempe, en plus de se discréditer pour la suite du débat et de miner complètement l’impartialité de la Commission. Pour plus de précisions sur son dérapage, je vous renvoie à mon article intitulé Un « cheval » sur la soupe, publié dans la foulée de son intervention.

Un débat comme celui-là n’allait évidemment pas laisser indifférents les deux comparses de la Commission Bouchard-Taylor qui allaient y voir l’occasion d’intervenir pour exercer leur magistère d’experts autoproclamés en la matière.

On se souviendra que leur performance n’avait pas impressionné outre mesure lors des travaux de leur Commission et que leur rapport comportait au moins une sérieuse lacune méthodologique en ce qu’il avait complètement escamoté l’examen des fondements de la doctrine des accommodements raisonnables, un exercice qui en aurait démontré toute la fragilité voire même l’ineptie. Comme je le soulignais dans un article publié sur Vigile en 2010  :

« Entièrement axé sur la promotion des droits individuels, le concept des accommodements raisonnables fonctionne à sens unique et impose tout le fardeau à la collectivité d’accueil, sans aucune obligation substantielle de contrepartie pour les personnes qui les revendiquent.

Habitués à l’agression et ayant développé quelques réflexes de survie, les Québécois ont tout de suite ressenti un malaise qu’ils se sont empressés d’exprimer de toutes sortes de façons plus ou moins maladroites, mais qui tranchaient singulièrement sur l’indifférence à peu près générale avec laquelle ce concept avait d’abord été accueilli à travers le Canada

Suite au tollé suscité par certaines demandes, et dans la foulée du Rapport Bouchard-Taylor, le gouvernement Charest a bien introduit un engagement moral à respecter les valeurs de la société d’accueil, la nôtre en l’occurrence, que les immigrants doivent signer avant d’être admis au Québec, mais cet engagement n’a aucune portée juridique alors que les droits que leur reconnaissent les chartes, eux, en ont toute une.

Il faut donc comprendre de cet engagement moral qu’il vise d’abord à calmer les esprits des Québécois en leur offrant une fausse sensation de sécurité pour leur avenir collectif devant le phénomène de l’immigration. Une sorte de Valium collectif, quoi.

Le plus surprenant, c’est que je vous mets au défi de trouver la moindre référence à cette problématique dans le Rapport Bouchard-Taylor. Comme si elle n’existait pas. On se serait attendu à trouver dans une étude sérieuse (l’expérience, ça compte !) une analyse des origines et de l’évolution du concept des accommodements raisonnables, de même que de ses forces et de ses faiblesses dans l’encadrement de la réalité québécoise. Mais rien de tout cela !

En fait, le Rapport Bouchard-Taylor est construit sur un a priori très discutable - le concept des accommodements raisonnables tel que développé par la Cour suprême dans le contexte que vous connaissez maintenant - qui ne résiste pas cinq minutes à une analyse sérieuse. Pour deux universitaires de la trempe de MM. Bouchard et Taylor, il s’agit d’une bourde monumentale qu’ils auraient été les premiers à mettre en relief dans les travaux de leurs étudiants de première année. En effet, dans une situation comme celle que nous vivons, le contexte constitutionnel et juridique comptait tout autant que le contexte sociologique, et peut-être même davantage.

Et la simple inclusion de ces deux paramètres dans l’équation vous permet tout de suite de comprendre sans aller plus loin que leur Rapport aurait été très différent s’ils en avaient tenu compte.

Au lieu de cela, un torrent de verbiage mollasson arrosé à la sauce politiquement correcte, si peu convainquant que le gouvernement Charest, pourtant pas le plus rigoureux sur le plan méthodologique, a immédiatement jugé prudent de prendre ses distances. Mais si l’on comprend pourquoi, on ne peut en revanche pas accepter qu’il laisse depuis les Québécois se dépatouiller tout seuls dans cette mélasse qui est devenue la référence à utiliser dans toute situation délicate survenant dans les rapports majorité/minoritaires au Québec.

Inconscient, irresponsable, coupable ? Probablement les trois à des degrés divers.

Encore une fois, on aurait voulu le faire exprès pour empêcher les Québécois de devenir la société distincte à laquelle ils aspirent qu’on ne s’y serait pas pris autrement. »

J’étais donc en alerte lorsque Charles Taylor, en août dernier, fut l’un des tout premiers à intervenir publiquement pour stigmatiser l’intention du gouvernement Marois de déposer ce qu’il appelait alors son projet de Charte des valeurs québécoises. Devenu conscient de l’ampleur du projet de Nouvel ordre mondial auquel nos élites ont souscrit, je n’eus aucune peine à découvrir la preuve que Charles Taylor appartenait à cette mouvance et qu’il était même financé par celle-ci :

« Pour que ce nouvel ordre advienne, les États nationaux et les différences identitaires doivent s’effacer au bénéfice de normes universelles permettant à tous de vivre en harmonie dans le même marché mondial qui, faut-il le préciser, ne profite qu’à ceux qui le contrôlent. Autrement dit, il faut renoncer à notre « nous » et à la part de contrôle qu’il nous procure sur notre environnement, pour passer en mode « moi » dans un monde sur lequel nous n’aurons plus aucun contrôle.

On appelle ça un marché de dupes !

Voilà l’enjeu qui se profile derrière l’adoption d’une Charte des valeurs québécoises. Et si le gouvernement Marois recule, le Québec et les Québécois franchiront un pas de plus vers leur disparition. [...]

Aujourd’hui, Taylor, récipiendaire en 2007 d’une bourse de plus d’un million de dollars de la Templeton Foundation, un organisme américain sans but lucratif ultra-conservateur aux prétentions pseudo-scientifiques qui propage des idées favorables à sa thèse, vient faire la leçon aux Québécois, pour le compte de ses amis américains ploutocrates et leurs affidés canadiens, et pour promouvoir leur agenda. Sa crédibilité est nulle !

Y’a toujours ben un « boutte » à prendre les Québécois pour des caves. »

Évincé du jeu dès le début du débat, Charles Taylor allait se faire discret par la suite. Restait son collègue Gérard Bouchard qui allait chercher à marquer quelques points pour son camp au cours de l’automne, sans grand succès.

Tout sociologue qu’il est, Bouchard est prisonnier d’une thèse qui l’empêche d’utiliser les règles de sa discipline pour faire une juste analyse de la situation, une analyse qui lui permettrait justement de voir que le modèle de société auquel il adhère ne correspond pas à l’expérience historique de la majorité francophone, ni à leur besoin d’affirmer clairement et distinctement leur identité face à une déferlante de valeurs étrangères aux leurs par lesquelles ils se sentent, à juste titre, menacés.

Ajoutez à cela une arrogance intellectuelle qu’il ne parvient pas à dissimuler et un attachement à un modèle d’autorité d’une autre époque, et vous avez là un joueur qui va se révéler davantage un fardeau qu’un atout pour son camp dans la prochaine manche.

À un moindre degré, d’autres intervenants ont également perdu des plumes dans le débat. Il a été très intéressant d’observer à quelle vitesse le PLQ et son nouveau chef Philippe Couillard se sont retrouvés sur la défensive, parfois même de l’intérieur avec les objections de la députée Fatima-Houda-Pépin, et le contexte général tout autant que le nombre de dossiers ouverts donnent à un observateur bien informé tout lieu de penser que la série des malheurs du PLQ amorcée avec la défaite de Jean Charest en 2012 va se poursuivre en 2014.

Le débat sur la Charte a en outre l’inconvénient de placer les Libéraux dans la position d’avoir à faire un choix entre les anglos/allos et les francophones. L’électorat anglophone et allophone leur est acquis. Ils ne peuvent que le perdre. Pour reprendre le pouvoir, ils doivent conserver leur base et convaincre une proportion suffisante de francophones pour obtenir la majorité des sièges à l’Assemblée Nationale. Avec un enjeu comme la Charte, la partie va être très difficile pour eux, car toute concession aux francophones sera perçue comme une trahison par les anglos/allos », et vice versa.

Dans cette revue des joueurs, il ne faudrait surtout pas oublier les médias qui sont devenus des acteurs politiques de premier plan. Ainsi, Radio-Canada a l’obligation, en vertu de sa loi constitutive de promouvoir l’unité canadienne, et par conséquent le multiculturalisme qui est inscrit dans la Constitution en tant que valeur garante de cette unité. On comprend dès lors que l’information émanant de Radio-Canada risque d’être fortement colorée par cette obligation à un moment où un gouvernement provincial remet en question cette valeur. Or à quel moment l’information commence-t-elle à devenir de la propagande ? Et à quel moment un journaliste cesse-t-il de l’être pour n’être plus qu’un agent d’information ou un relationniste.

Jusqu’ici, le débat sur la Charte met en relief de façon très crue le biais politique de Radio-Canada et de certains de ses journalistes, et leur crédibilité professionnelle s’en trouve fortement écorchée. Ce débat va laisser des marques profondes, probablement encore plus profondes que celles du référendum de 1995.

Chez Gesca, on a bien tenté de nous faire croire au cours des ans que les interventions de la direction dans les orientations politiques de leurs journaux se limitaient à l’éditorial, mais tout observateur attentif de la scène politique québécoise depuis le milieu des années 1960 a depuis longtemps compris que l’entreprise prenait tous les moyens à sa disposition pour promouvoir son agenda politique fédéraliste et multiculturaliste, que ce soit dans ses éditoriaux, dans son choix de chroniqueurs, dans sa sélection des informations, dans sa sélection des opinions à publier, dans les titres et la mise en page, et jusque dans le choix des photos pour avantager certaines personnes ou nuire à d’autres, selon la thèse qu’ils favorisent.

À force de se retrouver à contre-courant du sentiment populaire francophone, les journaux de Power vont perdre à la fois du lectorat et de l’influence. Le fait qu’ils publient en langue française les prive de l’avantage du PLQ qui peut compter sur une base anglo/allo pour se perpétuer. Un jour sans doute pas très lointain, on apprendra que Bell, dans un souci de convergence pour maximiser le rendement de ses investissements dans les médias, souhaite acquérir Gesca.

Chez Québecor, les positions sont plus nuancées et la décision du grand patron Pierre-Karl Péladeau d’afficher ses couleurs a certainement contribué à rééquilibrer la couverture que plusieurs croyaient, à tort, acquise irrémédiablement à la droite néo-conservatrice, au courant mondialiste et au camp fédéraliste.

Par ailleurs, la participation très active de Julie Snyder, vedette de la télévision et conjointe de PKP, au mouvement des « Janette », a aidé à la promotion et l’acceptation de la Charte dans certains milieux qui auraient pu facilement être réfractaires.

Il est enfin frappant de découvrir que le Journal de Montréal rivalise désormais avec Le Devoir dans les analyses de haute tenue, comme le sont, par exemple, celles de Mathieu Bock-Côté qui s’est particulièrement illustré dans le débat sur la Charte.

L’immigration

Cela dit, nous abordons maintenant la seconde phase de ce débat qui risque de demeurer un grand exercice d’agitation sociale si ne s’y ajoute pas rapidement un second volet qui lui donnera tout son sens, l’immigration. Jusqu’ici, le gouvernement Marois ne s’est guère avancé, se contentant de réduire de 55 000 à 50 000 le quota annuel de nouveaux immigrants admis au Québec.

Or nous savons tous que le Québec peine à intégrer ses immigrants. Mais comme je le soulignais déjà à la mi-septembre de cette année au moment de la première sortie de Maria Mourani dénonçant le « nationalisme ethnique » à la base de ce que le gouvernement appelait encore sa Charte des valeurs québécoises,

[...] le projet de Charte des valeurs mis de l’avant par le gouvernement Marois n’est aucunement inspiré par le nationalisme ethnique, et je serais le premier à le dénoncer si c’était le cas.

Cela dit, il faut comprendre que la situation en 2013 est très différente de ce qu’elle était en 1996 au moment de l’adoption de ma motion [condamnant le nationalisme ethnique sous toutes ses formes] par l’Assemblée Nationale. Le contexte n’est plus du tout le même. Le projet de Charte des valeurs vise à rassurer les Québécois sur une évolution démographique et sociale dans laquelle ils ne se reconnaissent pas, et ils n’ont aucune confiance, à très juste titre comme je l’ai démontré dans un article récent, et comme mon analyse est confirmée ici , dans la capacité du modèle multiculturel à les protéger contre ce qu’ils perçoivent comme un envahissement et une dépossession.

En cela, ils ne sont guère différents des Anglais, des Européens du sud, et notamment des Français, dont les gouvernements ont ouvert toutes grandes les portes à l’immigration pour favoriser une croissance rapide de leur économie.

Mais hélas, les recettes qui ont fonctionné dans le passé ne fonctionnent plus aujourd’hui. Tant qu’il s’agissait d’ouvrir les portes aux ressortissants issus du même bassin de civilisation et de culture, l’immigration s’est révélée facile et très utile.

Mais lorsque l’immigration en provenance de pays de ce bassin a commencé à se tarir, les dirigeants politiques, aveugles à toute autre réalité que la croissance du PIB, ont pensé que les humains étaient tous interchangeables, et se sont lancés dans ce que j’appellerai, pour les fins de cette démonstration, « l’immigration panachée ». Quelques dizaines de milliers de ceux-ci, quelques dizaines de milliers de ceux-là, un zeste d’une autre provenance, et on brasse le tout pour la plus grande joie et le plus grand profit des promoteurs immobiliers de banlieues et des opérateurs de grandes surfaces. Je caricature, mais à peine.

Les problèmes de tous ordres n’ont pas tardé à apparaître. Les problèmes liés à l’étalement urbain, au transport en commun, à l’accroissement de la demande de services sociaux et de santé, etc. Les bénéficiaires des politiques de l’immigration s’en déchargent bien entendu sur l’État qui est justement là pour ça, n’est-ce pas ? C’est ce qui nous vaut ces situations détonantes qui sont en train d’éclater un peu partout dans le monde.

Et la difficulté se présente partout de la même façon. Certaines communautés ne parviennent pas à s’intégrer ou le font difficilement à cause de différences trop grandes en termes d’éducation, de niveau social, de culture, de langue et de valeurs.

Le Canada a connu un exemple parfait de ce genre de drame d’intégration avec l’affaire Shafia lorsque les valeurs traditionnelles des membres de sexe masculin d’une famille sont entrées en conflit avec celles de leur milieu d’accueil, et se sont soldées par un crime « d’honneur » (sic) au cours duquel quatre membres de sexe féminin de la même famille ont trouvé la mort.

Bien entendu, des drames de cette ampleur ne se produisent pas tous les jours, mais pour un seul comme celui-là, combien d’autres plus petits qui laissent des cicatrices, physiques ou psychologiques, tant sur les immigrants eux-mêmes que sur leurs milieux d’accueil ?

Et la crise économique que nous vivons depuis maintenant cinq ans ne fait qu’aggraver les choses. Dans un contexte où les finances publiques sont serrées et les déficits s’accumulent, les choix et les réflexes de solidarité deviennent plus difficiles. La prospérité est facile à partager, mais quand vient le temps de répartir la misère, le réflexe humain naturel est de limiter la solidarité aux siens les plus proches.

Ainsi, au Canada, une étude récente de l’Institut Fraser commentée largement au Canada anglais, mais à laquelle Vigile a été le seul média au Québec à y faire écho
, révélait que l’immigration imposait aux contribuables canadiens un fardeau budgétaire additionnel de 20 milliards $ par an.

La somme est colossale, et pour le Québec seulement, elle s’élève à environ 4 milliards $ par an, largement de quoi remettre en question, sur sa seule base économique, le bien-fondé de nos politiques d’immigration, sans même parler des conséquences sociales, culturelles, linguistiques et politiques.

On comprend dès lors que les apôtres du multiculturalisme au Québec se soient bien garder de diffuser une telle information dans le contexte du débat sur la Charte des valeurs, car cette étude nous place devant une conclusion à laquelle il n’y a pas moyen d’échapper : ce sont les mauvaises décisions de nos dirigeants politiques en matière d’immigration ces vingt dernières années qui sont à l’origine de ce sentiment que partagent une majorité des Québécois d’être menacés dans leur identité et dans leur survie en tant qu’entité distincte.

Et l’on comprend aussi que la déclaration de Maria Mouriani dénonçant la prétendue dérive de la société québécoise vers le nationalisme ethnique est cousue de fil blanc [...]

La problématique de l’immigration, c’est celle-là. C’est à cette problématique que la Charte tente d’apporter une réponse. Mais devant son énormité et sa gravité, force est bien de constater que la Charte ne constitue qu’un timide commencement de réponse. Et je doute fort que les Québécois trouveront suffisant le seul argumentaire de la laïcité pour les convaincre que le gouvernement Marois a à coeur la défense de leur identité.

Pour rester dans l’atmosphère des Fêtes...

Merci pour les hors-d’oeuvres. Où est le plat de résistance ?

Commentaires

  • Jean Lespérance, 5 janvier 2014 18h40

    En réponse à Lison qui se questionne sur la prise de position de Mme Harel concernant l’immigration, j’émets l’hypothèse suivante : peut-être que sa prise de position est influencée par le fait qu’elle habite avec son ami de coeur qui est musulman. Ce secret s’il en est un me fut révélé par un ancien professeur d’école ou d’université lors d’une manifestation. Il déplorait que la fille de Mme Harel ait obtenu un poste de direction à la Commission scolaire de Montréal. Suite à cette révélation, j’avais envoyé un courriel à M.Le Hir lui disant que cette info pourrait être utile dans l’avenir. Il y a toujours des choses ou liens qui aident à comprendre.

  • Patrick Bastien, 5 janvier 2014 16h38

    Pierre Bourassa : « J’ai changé de poste après le premier numéro du Bye Bye à Radio Canada hier soir,celui qui se permettait à cout d’effets spéciaux,de ridiculiser le projet de société de la charte des valeurs sur la laïcité dans l’espace publique. »

    Cela fait des décennies que Radio-Canada sert les intérêts soit du Federalisme Canadien, mais pire encore, celui d’une gauche libertaire "altermondialiste" à la sauce néo-marxiste Quebec Solidaire. On a rien vu encore avec les transfuges Christine St-Pierre (gauche liberale) ou un Pierre Duchesne (gauche pequiste). Aujourd’hui les maîtres-penseurs (ceux qui gouvernent au-delà des élus) n’ont rien trouver de mieux que de pervertir notre jeunesse dans un retour à l’idéologie marxisante. L’espace mediatique offert à Radio-Canada aux idées gauchistes, ecologistes et altermondialistes en disent long sur leur visée.

    L’heure est grâve, car bientôt nos jeunes (aux cerveaux lessivés par les cours d’Ethique et Culture Religieuse) feront de l’urticaire juste á entendre un discours pequiste qu’ils jugeront racistes et xenophobes.

    D’ici quelques années, la question nationale deviendra objet de risée chez les jeunes et sera complètement évacués des sujets de sa salle de classe. Dans un mélange de solidarité internationale et de je-men-fouttisme, tout ce qu’a rêvé la génération « boomer » deviendra chose du passé, comme ce fût le cas pour la lutte des catholiques. Cela relèvera du folklore !!!

    Pierre Falardeau avait vu juste, ils veulent rèéduquer les jeunes. Et paradoxalement Pauline Marois aura été la grande instigatrice de ce mouvement avec sa réforme scolaire de 1998 lorsqu’elle était ministre de l’éducation du gouvernement de Lucien Bouchard, le frêre de l’autre de la commission Bouchard-Taylors. Ceci aboutira par le cours ECR sus-mentionné dont on voit déjà les effets chez une certaine franfe de la jeunesse...

    Messieurs. Mesdames, nous avons bel et bien à faire à une entreprise de destruction nationale par la classe mediatique et politique.

  • François A. LACHAPELLE, 3 janvier 2014 23h42

    Très bon texte sur le substantiel dossier du projet de Charte de la laïcité du Québec et sur la récolte de commentaires des lecteurs de vigile.

    Il est clair que le nombre officiel d’immigrants au Québec en 2012 de 55 036 personnes est trop élevé, mais voulu pour submerger l’identité distincte du Québec. Par rapport au chiffre de 45 198 immigrants en 2008, le nombre de 2012 est inflationné de +22%.

    Le Québec, occupant un territoire immensément riche, a été construit par nos ancêtres depuis plus de 400 ans, oeuvre colossale que nous poursuivons en 2014. Les immigrants qui débarquent au Québec sont nos invités et doivent se souvenir chaque jour de leur vie que les Québécois arrivés ici avant eux leur offrent avec fraternité un immense cadeau : celui de s’intégrer dans une société évoluée et organisée pour leur plus grand bien-être.

    Les Québécoises et les Québécois sont débrouillards, courageux, travaillants et accueillants. Leur naïveté cependant est leur pire défaut.

    Avons-nous les mains sur le volant de l’autobus du Québec ou bien si les Québécois évoluent en circuit relativement fermé, société distincte oblige, comme un chauffeur de rame de métro ? Pour ma part, je crois que notre situation est multiple et que nous nous exprimons de plusieurs voix et sur plusieurs mélodies en même temps.

    Comme dans le dossier de la Charte de la laïcité du Québec (mon choix de titre ), les commentaires sont pluriels et c’est heureux ainsi. Aux commentaires molasses des Bouchard, Taylor, Dorion, Grey, il est agréable de lire les commentaires des Le Hir, Jeannette Bertrand, Lise Payette, Denise Filiatrault, Djemila Benhabib, Louise Mailloux, Aldo Sterone, Me André Sirois, Alexandre Delorimier, Roger Tassé, Me Jean Allaire, à l’internationale, le belge Me Collard, le jésuite né à Alexandrie le Père Henri Boulad, la plupart de ces témoignages disponibles sur youtube.

    Le texte de Monsieur Le Hir est une preuve supplémentaire, très bien documentée, de l’effervescence provoquée par le projet de loi 60. Je n’ai pas laissé passer l’occasion, j’ai produit un mémoire pro-charte pour la commission qui se penchera sur le projet de loi 60.

  • Luc Bertrand, 3 janvier 2014 00h49

    Pour ce qui est de la situation globale sur le "front", je reconnais qu’Option nationale s’est peinturée dans le coin en refusant de se positionner par rapport à la charte, que le parti, par électoralisme, s’est refusé de lever l’ambiguïté sur son programme pour assumer effectivement le "LIT" (lois, impôts, traités) et s’est défilé devant plusieurs questions importantes au congrès de mars 2013. Que le Parti indépendantiste a perdu beaucoup de ses membres depuis 2008 et le contrôle de son programme par ses crises intestines. Que Québec solidaire n’est, ni plus ni moins, que la filiale provinciale du NPD. Mais le Parti québécois n’aide pas la cause non plus en jouant le jeu de la carotte (la souveraineté comme hochet auprès des convaincus) et du bâton (appels au "vote stratégique" contre le diable libéral) pour arnaquer et rendre captifs les indépendantistes à ce parti, même s’il ne va nulle part.

    Nous sommes malheureusement toujours en face du néant. Pas étonnant que le PLQ - le parti des "autres" et du pouvoir qui s’assoit sur notre peuple - reste toujours en bonne position malgré toutes ses saloperies ! Si nous ne savons pas ce que nous voulons et tournons en rond à répéter les mêmes erreurs, nos ennemis, eux, le savent et le temps joue pour eux. Il est plus que temps de redevenir sérieux avant que les gens ne finissent définitivement par lancer la serviette avec l’indépendance !

    Comme l’a si bien souligné Henri Marineau, si nous voulons passer au "plat de résistance", il faudra bien un jour que ce gouvernement arrête de se contenter de nous servir des "hors-d’œuvre" et ait le courage de nous présenter son vrai menu !

  • Luc Bertrand, 3 janvier 2014 00h40

    J’ai lu le commentaire de René-Marcel Sauvé en qui j’ai beaucoup de respect et qui semble croire encore en "Sainte Pauline" pour mener le navire à bon port. Je n’ai rien contre elle comme personne et je suis heureux de la voir première ministre du Québec pour faire avancer la cause des femmes en politique. Mais j’ai lu des extraits de sa biographie "Québécoise !" qu’un de mes amis LinkedIn m’a partagé (une de ses nominations) et j’ai le regret de constater que ma perception de madame Marois est fondée. Bien qu’elle dénonce la situation d’impuissance de la province de Québec dans le carcan fédéral actuel, la seule politique qui compte pour elle sont les mesures qu’elle se propose de faire dans le cadre constitutionnel actuel, comme si la constitution de 1982 avait été signée par le Québec ou était légitime. Pour elle, les vrais indépendantistes sont des empêcheurs de tourner en rond, une nuisance pour le parti ou des gens déconnectés de la réalité. Sa motivation pour faire de la politique : changer le monde (page 228) ! Pourtant, ne sait-elle pas que seuls les pays ont droit au chapitre en politique internationale ? Que, sans pays, notre influence est NULLE, comme si nous n’existions pas ?

    Dans son livre (p. 229), Pauline Marois dit elle-même considérer le rôle de critique en relations internationales comme un dossier "léger" par rapport à ceux de la santé ou de l’éducation ! J’admets volontiers que le Québec province n’a que très peu d’influence en relations internationales, une compétence fédérale, alors que les ministères québécois de la santé et de l’éducation monopolisent la part du lion du budget provincial. N’est-ce pas indicatif de sa vision de la politique ? Il est où, son plan pour nous conduire à l’indépendance, à part de vagues promesses de tenir un référendum quand les 9 planètes du système solaire seront en ligne ? Comme si, avec ses 50 000 immigrants non intégrés à la majorité francophone à chaque année, le temps ne nous était pas compté pour obtenir une majorité ?

    D’ailleurs, Pauline Marois, encore elle-même (pp 217-219), analyse la course à la succession de Bernard Landry (en 2005) de la même manière que les médias nationaux (Gesca en particulier), traitant de "marginaux" les candidats voulant ramener l’indépendance au cœur du programme du PQ et critiquant la place que les règlements de la course leur accordait au détriment des candidats "sérieux" (André Boisclair et elle). Après avoir joué le rôle de "victime", elle reconnaît ensuite que "la démocratie avait parlé" (p. 223). Si les règles de la course étaient aussi douteuses qu’elle le prétend dans son livre, pourquoi alors parle-t-elle de "démocratie" ?

  • Luc Bertrand, 2 janvier 2014 23h39

    Merci beaucoup, monsieur Le Hir, pour cet excellent article de fond pour nous faire réfléchir en ce début de nouvelle année qui ne manquera pas d’être électorale !

    Je suis à 100% derrière vous sur le but de cet article. Effectivement, ça va prendre beaucoup plus qu’une charte de la laïcité ou des valeurs pour mobiliser les Québécois, que ce soit pour les conscientiser à notre situation d’extrême vulnérabilité comme peuple qui laisse à d’autres (Ottawa et les multiculturalistes canadians) le soin de décider des seuils d’immigration et à quelle société (québécoise ou canadian) ces immigrants s’intégreront ou simplement pour donner une majorité à l’actuel gouvernement péquiste.

    La véritable question que je me pose est la suivante : quelles sont les vraies intentions derrière cette charte pour Pauline Marois et ses porte-paroles pour la défendre et la promouvoir ? Ne sait-on pas ou feint-on ne pas savoir que ce projet est voué à l’échec ? Quand bien même le PQ parviendrait à passer cette charte par un vote majoritaire de l’Assemblée nationale, il est clair qu’Ottawa va tenter de la faire casser par la Cour suprême si elle ne respectait pas les dispositions de la charte des droits et libertés de Trudeau de 1982. De plus, cette charte ne changera rien à la réalité actuelle que le Québec reçoit trop d’immigrants pour sa capacité d’intégration et de francisation.

    Ça fait plus de huit ans que je critique le Parti québécois sur cette tribune et ailleurs pour son incapacité à penser plus loin que la simple - et illusoire - gouverne provinciale. Je ne suis pas un cave. Je n’ignore absolument pas les conséquences extrêmement graves que causerait le retour des libéraux au pouvoir. La question n’est pas là, même si trop m’accusent à tort de souhaiter ce scénario suicidaire en appuyant et en encourageant Option nationale ou le Parti indépendantiste. Je n’ai vraiment pas le goût de perdre encore une autre année à me faire servir la même litanie de mauvaises raisons - sinon d’insultes - de la part des "porteurs de la Bonne Nouvelle" du PQ pour clore toute possibilité de discussion, mais j’estime que ce parti ne nous approchera jamais de notre liberté s’il continue à jouer sur les nerfs de la population en donnant l’impression d’être davantage intéressé à ses chances d’élection à court terme qu’en la réalisation du seul programme électoral qui mettra fin à notre affaiblissement collectif : l’indépendance du Québec.

  • Pierre Bourassa, 1er janvier 2014 12h58

    Patrick Bastien :’’Un peu comme vient de faire monsieur Le Hir, le temps est venu de faire la nomenclature des groupes et personnalités « sympathisants du multiculturalisme » qui ont décidé de déclarer la guerre au peuple majoritaire du Québec.’’

    J’ai changé de poste après le premier numéro du Bye Bye à Radio Canada hier soir,celui qui se permettait à cout d’effets spéciaux,de ridiculiser le projet de société de la charte des valeurs sur la laïcité dans l’espace publique.
    Même Janette Bertrand y a passé.Tu ne peux pas avoir plus collé sur la vision de Trudeau-père avec sa propre charte frauduleusement imposée au Québec en 1982.
    Je me permet de remettre le passage de Janette
    à Tout le Monde en Parle :
    Janette Bertrand Tout le monde en parle 20 10 2013
    http://www.youtube.com/watch?v=2mFUX9g1Fkg

    Bonne année tout le monde.

  • Patrick Bastien, 31 décembre 2013 16h05

    Article étoffé avec références à l’appui. Bravo !

    L’immigration est une arme de destruction massive. Mise entre mauvaises mains, elle peut provoquer des catastrophes irréparables... sur le plan national.

    Des voix se lèvent au Québec, et ce malgré l’oppression des lobbys « multiculturalistes ».

    La charte aura ironiquement eu cela de bon, soit d’avoir permis de lever le « voile » sur plusieurs groupes et personnalitès publiques québécois qui se révélent des alliés inconstestables de groupes ethnico-religieux.

    Un peu comme vient de faire monsieur Le Hir, le temps est venu de faire la nomenclature des groupes et personnalités « sympathisants du multiculturalisme » qui ont décidé de déclarer la guerre au peuple majoritaire du Québec.

  • yvan , 31 décembre 2013 14h10

    Dans le courrier du Sud ,il y avait un article sur les besoins criants d’immigrants pour combler des emplois

    Divers intervenenants dont des chefs d’entreprise étaient inviter as un séminaire sur l’emploi pour donner leur opinion

    Un bien cuit en règle des québécois de souche

    Le travailleur immigrant est plus productif
    Le travailleur immigrant comble les postes que des québécois ne peuvent occuper par manque que de qualification
    Le travailleur immigrant est plus qualifier que le travailleur Québécois
    Le rendement du travailleur immigrant est meilleur que celui du travailleur québécois
    Contrairement au travailleur québécois ,le travailleur immigrant s’identifie aux valleurs de l’entreprise
    Contrairement au travalleur québécois le travailleur immigrant est plus fidèle a l’entreprise etc.. etc

    Une litanie de propagande en faveur de l’immigration ou le travailleur québécois est décrit comme un paresseux, un incompétent ,en manque de qualification et un moins que rien a leur yeux

    De l’anti racisme a plein nez qui vise le québécois de souche

    Faite le contaire et attibuer les tares que ces intervenants atribuent aux travailleurs québécois et mettez les sur les immigrants

    Vous allez déclancher une tempête des multiculturistes ..mais quand ce sont des québécois de souche qui en font les frais on peut leur lancer n’importe quel saloperie au visage et il doivent se taire

    Plus encore

    Dans la multiculturalité trudeauiste radio canadienne il est chic et de bon ton de vanter et valoriser les racinnes culturelles des immigrants et on les incitent a en être fier.... au nom du Canada

    Dans la multiculturalité trudeauiste canadian ,il très est mal aviser d’en faire autant chez le québécois de souche et de se dire fier de ses racines, de son identité québécoise francophonne et de ses ancêtres venus de France et qui ont construit et batis le Québec ,ses institutions ,ses écoles de savoir ,son système social ouvert a tous et le reste ..c’est présenter comme une honte qui exclus et divise

    C’est chauvin de sa part
    Il vit une crise identitaire proche du racisme
    Ce sont des relents des années 30 et 40 du nazisme comme disent les multiculturalisims french canadian
    C’est nauséabond et pathétique selon la novlangue multiculturaliste des gauchistes multiculturalistes
    C’est de la xénophobie répugnante
    Ce sont des ceintures fléchés
    De l’intolérance voir de la fermeture aux autres
    C’est le nous identitaire qu’il faut fuir a tout prix
    Ce n’est pas très rassembleur et même divisif face a l’autre ..et j’en passe

    La novlangue multiculturaliste est infini pour rabaisser le québécois qui se dit fier de ses racinnes

    Le multiculturalisme de droite est celui qui est rentable économiquement
    Le multiculturalisme de gauche est celui qui est rentable politiquement

  • G. Downs , 31 décembre 2013 11h26

    Nous sommes avec vous de tout cœur.

  • Claude Dion, 31 décembre 2013 07h04

    Merci M. Le Hir de nous rappeler cette étude économique de l’institut FRASER : "..... l’immigration imposait aux contribuables canadiens un fardeau budgétaire additionnel de 20 milliards $ par an....." .

    Pour ma part, je considérerais comme acceptable et raisonnable une immigration d’environ 10000 ou 15000 personnes par année au Quebec. Le critère de sélection devrait être la langue parlée (le français) pour 95 % de ces nouveaux immigrants.

    Quant a nos amis canadiens, ils devraient, a mon sens, être prudent et abaisser ce nombre a 40000 personnes.

  • Marcel Haché, 31 décembre 2013 02h58

    On sous-estime grandement les montants en cause et tous les services nécessaires et innombrables qui vont avec la loi de l’Aide Sociale. Dans la région de Montréal, cette loi agit comme un véritable parachute à l’égard de l’Immigration qui se pratique au Québec. Et ce qui se pratique n’a rien à voir avec le discours des Chambres de Commerce.

  • lison, 31 décembre 2013 01h39

    Me André Sirois, il faut absolument avoir un débat sur l’immigration.

    http://www.youtube.com/watch?v=So42D1pbd3I

  • Pierre Bourassa, 30 décembre 2013 23h51

    Ouf ! Quel article M. Le Hir.Vous êtes en feu et vous avez raison de l’être parce le temps presse.Bravo.
    Je retiens un détail qui semble annodin mais qui semble une technique répandue pour priver une collectivité de son miroir identitaire :
    ’’Quant à Dalila Awada, cette jeune musulmane aux traits flatteurs que Guy A. Lepage avait invité à son émission pour l’opposer à l’écrivaine et militante Djémila Benhabib, il n’aura fallu que la diffusion d’une vidéo sur YouTube reprise sur Vigile le 5 octobre sous le titre Ce qu’elle ne nous a pas dit à « Tout le Monde en Parle » pour démontrer ses liens avec le mouvement islamiste et démolir complètement sa crédibilité.
    Notons au passage que cette vidéo et son texte d’accompagnement ont d’ailleurs valu à Vigile une affluence record qui lui a permis d’atteindre les 36 000 visiteurs le 8 octobre. Sur le seul site de Vigile, cette vidéo a été visionnée 120 000 fois en octobre, ce qui lui confère presque un statut viral...’’Notons en passant que YouTube l’a retirée pendant quelques semaines, puis l’a remise en ligne en mettant son compteur à zéro.’’

    C’est cette dernière parti que je trouve importante.Remettre le compteur à zero. À défaut de le censurer complètement,priver les gens de leur solidarité-identitaire en remettant le compteur à zéro.Radio Canada fait la même chose dans les chiffres d’appréciation liés aux commentaire,et il y a 2 ans,je me souvient qu’Alex Jones avait porté plainte contre Youtube pour la même tactique.
    Mais en même temps ces Médias ont aussi le vrai décompte qu’ils ne publient pas mais qu’ils conservent précieusement à titre d’info qui pourrait être utile à quelqu’un mais pas nous,c’est clair comme de l’eau de roche.

  • ML, 30 décembre 2013 21h05

    55,000 immigrants par années c’est en effet deux fois plus que les É-U et c’est aussi plus que n’importe quel pays de l’OCDE. Il n’y a rationnellement aucune raison d’avoir des seuils aussi élevés.

    La seule explication d’un flot d’immigration si élevé pour le Québec est politique. C’est clairement dans un but Durhamien de noyer la nation dans un creuset incolore, inodore et dysfonctionnel.

    La Presse aime nous rappeler que les urgences débordent, mais est-ce qu’elle ne devrait pas plutôt s’interroger sur les conséquences concrètes de l’ajout de 55 000 nouveaux usagés par année dans les urgences Montréalaises qui, soit dit en passant, sont toujours les premières à déborder ?

    55,000 par année c’est un demi-million d’usagers en dix ans ! Cela veut dire que les urgences de Montréal doivent traiter un million de malades de plus qu’en 2003. Si on ajoute à cela les nouveaux nés et le vieillissement de la population, c’est évident que ça déborde. Même chose pour le transport en commun et tous les autres services.

    Le 23 décembre dernier, j’ai dû prendre l’autobus sur Jean-Talon en pleine heure de pointe. Rappelez vous, il venait de tomber 30cm de neige et c’était le chaos sur les routes. En deux heures j’ai assisté à deux altercations, dont une bataille aux poings, sang et police incluse. La raison : des bus surchargés de personnes ne parlant pas les mêmes langues, n’ayant pas les mêmes notions culturelles de respect ou de civisme.

    Je peux comprendre la frustration du type dont les ancêtres sont probablement comme les miens débarqués ici au XVII siècle et ont donné leur vie pour construire cette nation. Le type attend le bus depuis une heure parce que cinq ou six autobus bondés de nouveaux arrivants lui ont passé sous le nez sans pouvoir s’arrêter. Quand enfin un bus s’arrête, un jeune Jamaicain (donc anglo) sort d’on ne sait où et tente de se faufiler devant lui. Je comprends le type d’avoir vu rouge, je vis le même genre de frustration quotidiennement. D’autre part, je ne suis pas surpris de l’agissement du jeune noir. Pourquoi agiraient’il différemment ? Il lit la Gazette et dans ce journal c’est écrit noir sur blanc, jour après jour : les Québécois sont des raclures ! Écrasez-les !

    Les mêmes histoires se produisent dans le système de santé, d’éducation, à la SAAQ et partout ailleurs. Il est évident qu’une telle pression de nouveaux arrivants sur les différents systèmes que nous avons mis des siècles à bâtir les fragilisent et favorise l’apparition de prédateurs qui sont prompts à attaquer les organismes ainsi affaiblis. Cette immigration de masse ne favorise que le nouvel ordre mondial néo-libéral et les fédéralistes sans vergogne.

    Le PQ doit commander de vrais études sur notre capacité d’accueil une fois pour toutes. Mais il devra surtout avoir le courage d’appliquer une réduction de l’immigration aux taux normaux et usuels d’environs 15,000 immigrants par années. Tous les pays européens en viennent aux mêmes conclusions : l’immigration de masse n’est qu’un autre outil d’asservissement des nations.

  • Raymond Poulin, 30 décembre 2013 20h53

    Le taux d’immigration au Québec est en effet beaucoup trop élevé depuis au moins trente ans, compte tenu de sa population, des capacités d’accueil et d’embauche, du nombre de nouveaux arrivants mal préparés à leur nouvel environnement, y compris par le gouvernement québécois. En regard du nombre d’habitants, ce taux est d’environ trois fois et demie celui de la France et des États-Unis, qui en ont déjà plein les bras ; bref, c’est possiblement le taux d’immigration le plus élevé. Sur le plan économique, on a déjà prouvé qu’une telle politique coûte bien davantage qu’elle ne rapporte. Cela a pour principal effet, entre autres, d’exercer une pression à la baisse sur les salaires en général, sans compter les désavantages social et politique de recevoir une proportion de plus en plus élevée de gens provenant de cultures et de mentalités qui s’adaptent difficilement à une société occidentale, non que cette dernière soit nécessairement meilleure que les autres, mais c’est la nôtre et, pour une raison que nous connaissons tous, dans un milieu fragilisé par sa situation de peuple annexé, sans aucune souveraineté réelle sur lui-même et par lui-même.

    Le fait que le gouvernement québécois actuel continue à toutes fins utiles la politique d’immigration pratiquée par ses devanciers (passer de 55 000 à 50 000 est évidemment une plaisanterie qui ne trompe personne) m’incite à croire que, même sur le plan de ses propres pouvoirs théoriques, il n’a pas la liberté de faire ce qu’il sait parfaitement qu’il devrait faire. Et cela est inquiétant au plus haut point. Si le gouvernement du Québec est impuissant, qui lui a passé la camisole de force, et pourquoi ? Par ailleurs, je ne crois pas une seconde à une trahison de sa part.

    Dans un autre ordre d’idée, je trouve qu’on a tort de presque toujours taper sur le même clou. Les musulmans sont certes plus visibles que beaucoup d’immigrants, mais les extrémistes parmi eux sont un tout petit nombre : agissants voire agitateurs, certes, mais demandez au musulman ordinaire ce qu’il pense de ces derniers : il les honnit davantage, si c’était possible, que les quelques vigiliens qui nous annoncent le cataclysme islamique tous les jours ; il n’a pas quitté son pays pour les retrouver dans ses pattes, même si l’Arabie séoudite et le Qatar lui payent des mosquées et lui envoient des imams. Le danger ne vient pas de l’immigrant musulman en général mais de noyaux takfiristes et salafistes qui sont parfaitement identifiables et neutralisables, contre lesquels les autorités fédérales n’agissent pas alors qu’elles en ont le pouvoir et les moyens. On voudrait détruire le tissu social du Québec et même de l’Ontario qu’on n’agirait pas autrement.

  • Éric Lévesque, 30 décembre 2013 19h12

    Le PQ a procédé en l’envers au lieu de procéder en l’endroit, ça va être difficile d’être majoritaire à prochaine élection, à moins que le PLQ coule, mais vraiment profondément...

  • 30 décembre 2013 19h00

    Affirmation indentitaire
    http://gloria.tv/?media=546541

  • Marcel Haché, 30 décembre 2013 18h52

    Il y a plus comestible que la constitution et la république. Si les indépendantistes voulaient accompagner la nation plutôt que de vouloir tout lui dicter, l’immigration pourrait nous être un sérieux cheval de bataille, vous avez tout à fait raison Richard Le Hir. Mais avant, à court terme, il y aura la bataille de la majorité parlementaire à faire. Cette bataille est aussi incontournable qu’elle pourrait être décisive, quoi qu’on en pense.

    La majorité obtenue, nous serions à même de voir si le cheval est un pur sang ou une picouille… et si le jockey nous donnait l’heure juste, ou s’il nous promenait. Car il ne suffit pas d’avoir le meilleur cheval, il faut qu’en plus il soit bien mené. Pour l’heure, tous les espoirs sont permis. Les libéraux se confortent encore de la prime à l’urne. Au P.Q. de se confectionner l’union sacrée de tous les indépendantistes.

    Bonne année à tous. Bonne année à vous, Richard Le Hir, ainsi qu’à toute l’équipe de Vigile.

  • JPBélisle, 30 décembre 2013 18h29

    il faut relire attentivement les dispositions de l’Accord Canada-Québec relatif à l’immigration et à l’admission temporaire des aubains (5 février 1991) pour comprendre qu’il est futile, sinon intellectuellement malhonnête, de demander au gouvernement Marois d’abaisser notablement les niveaux d’immigration.

    Les niveaux d’immigration relèvent in fine du fédéral, et leur fixation procèdent même, au-delà, d’une "origine nébuleuse" comme l’a déjà aussi admis Jason Kelly lui-même.

    Le plat de résistance c’est la préparation de l’accession du Québec à l’indépendance. Tout le reste n’est qu’amuse-geule provincialiste, immigration incluse.

    "Tant qu’y m’restera queq’bières dans l’ frigidaire
    J’prendrai l’métro, j’fermerai ma gueule pis j’laisserai faire
    Mais y a quequ’ chose qui m’dit qu’un bon matin
    Ma Rosalie, on mettra du beurre sur notre pain"

    Bonne Année 2014 !

    JPB

  • Gilles, 30 décembre 2013 16h10

    Je crois que la réaction d’Alexis Brézet qui voisine votre chronique place bien les choses.

    Il me semble que ce document qu’il commente est une copie carbone de la situation que nous vivons ici présentement et que vous démontez comme un jeu de mécano.

    Mais à la question que vous soulevez à savoir si les Québécois en voudront plus je crains fort que l’enjeu échappe à la plupart d’entre eux. Ils ne voudront rien parce qu’ils ne savent pas ce qui leur manque.

    Un peu comme les nonnes de Brel, ils « ignorent ignorer ».

  • Gaston Carmichael, 30 décembre 2013 15h43

    Bonjour M. Le Hir,

    Comme d’habitude vous avez un texte clair et percutant.

    Est-ce que Vigile a déposé un rapport pour être entendu en commission ?

    Parce qu’on voit que les organisations religieuses, elles, elles s’organisent et ont déposé des rapports. J’imagine que l’on verra le même phénomène qu’avec la commission sur mourir dans la dignité, où une organisation se clonait en dix afin de pouvoir déposer 10 rapports convergents. Ainsi, ils pouvaient au moins faire valoir le poids du nombre.

    Il est donc important que les groupes pro-charte, tel que Vigile, puissent être également entendu à la commission.

  • Gaëtan Therrien , 30 décembre 2013 15h31

    Bonjour M.Le Hir, Je suis d’accord sur différents points.
    Oui, nous avons trop d’immigrants, et ils s’intègrent mal ou pas du tout.
    Le Fédéral avec Jean Chrétien en avait invité plusieurs, et ils sont venus. Comme plusieurs, je crois qu’ils ne sont pas conscients de nos valeurs ; et nous les laissons faire.
    Dans leurs religion, nous sommes tous à détruire....
    et voyez partout ou il y a du trouble à travers le Monde, il y a islamistes....qui prônent la chariat.
    Durant ce temps, le gouvernement marois, brasse la soupe, pour masquer son incompétence...ses petits professeurs et étudiants, devenus députés qui croient que c’est si facile, de l’enseigner....s’aperçoivent que la réalité n’est pas virtuelle....que la richesse faut la Créer, ce n’est pas automatique....pour moi, comme entrepreneur, c’est ma pire année....le pire : ou est l’alternative...?
    nous resteront comme disait françois Gendron, nous resteront petit pain....dans la Wagon de queue...Assez triste pour ceux qui veulent se faire un pays....n’est ce pas...un petit pays de quêteux, de bs, de petites pièces de Théâtre, comme la vécue la Ministre du Travail....Quelle formation ??? pour devenir ministre...
    SAlutations Bonne Année G.Therrien

  • lison, 30 décembre 2013 15h25

    Vous avez entièrement raison, c’est l’immigration qu’il faut s’attaquer, parce que c’est ce qui fait nos multiples problèmes.
    Même si on fait 10 Chartes et qu’on continue a laisser les flux d’immigration de culture intégristes religieux, cela ne règleras absolument rien, car aussitôt qu’ils seront en assez grand nombre, ils ne respecteront aucune charte et aucune loi.
    Cette immigration massive de gens de différences culturelles de la notre et non intégrables fut la décision la plus Anti-Démocratique de notre société, car cela fait plusieurs années que les sondages mentionnent que les Québécois sont contre cette immigration désordonnée et pourtant personne ne fait rien.
    Nos propres politiciens et intellectuels sont des TRAITES a notre nation et a leurs enfants, et ceux qui sont a naitre.
    Ce questionnent-ils ; Quelles sociétés, préparent-ils pour leurs propres descendants, enfants et petits enfants a naitre ?
    Combien d’entre eux veulent-ils que leurs descendants vivent dans une société islamique avec une charia comme système de justice ?

    Au mois de Mai 2011, Mme Harel dit ; "Que la fonction publique est trop blanche", donc elle réclame des étrangers dans la fonction publique de notre nation.
    Si nous demandions a Mme Harel ; D’après vous, Mme Harel est-ce qu’il est préférable que les Haïtiens, les Russes, les musulmans au Moyen-Orient ou au Proche Orient, les Africains, etc.. gèrent leurs pays par leurs propres concitoyens ou faire venir des étrangers d’ailleurs pour gérer leurs pays ? Mme Harel, nous répondrait surement par un gros OUI, qu’il est préférable que ces pays soient gérés par leurs propres concitoyens, plutôt que par des étrangers.
    C’est drôle, quand c’est nous qui voulons gérer nos pays, on veut nous faire croire que c’est immoral et anormal et en plus, on veut nous faire croire que nous sommes des anormaux d’accepter cela.
    Est-ce que Mme Harel se rend compte qu’elle travaille contre sa propre progéniture, qui est surement blanche ?
    Car aussitôt, qu’il y a un poste supérieur qui est attitré a un étranger, qui est de culture tribale, celui-ci aura de la pression de la part de sa communauté pour qu’il privilégie en un nouvel emploi sa propre communauté.

    Nos décideurs ont fait entrer une quantité astronomiques de gens venu d’ailleurs, et par la suite, ils ont fait des lois pour leurs faire de la place et leurs attitrer nos meilleurs emplois. Ce fut les Québécois et les Québécoises qui furent sacrifiés pour permettre a des étrangers de travailler dans notre nation, ce fut la mesure la plus raciste et discriminatoire imposée au Québécois et Québécoises, et ce seront eux qui feront parti des pauvres de l’avenir, et les étrangers pourront se procurer des biens de toutes sortes et même de s’acheter des propriétés dans notre propre nation, alors que nos concitoyens Québécois, en auront été privé volontairement par ces lois.

    http://monarchomaque.org/2012/03/16/dubreuil/

    Mme Harel, la fonction publique est trop blanche.

    http://www.lapresse.ca/actualites/montreal/201105/24/01-4402376-la-fonction-publique-est-trop-blanche-estime-louise-harel.php

  • 30 décembre 2013 15h22

    Christianisme VS Islam
    http://gloria.tv/?media=386418

  • Philippe, 30 décembre 2013 14h48

    En ce qui à trait à Bouchard-Taylor, il faut savoir que ces « illuminés » ont recommandé dans leur rapport final que le gouvernement du Québec finance des organisations islamistes et des mosquées liés aux Frères Musulmans. N’est-ce pas incroyable voire scandaleux ? L’on peut se demander si ces intellectuels et grands défenseurs du multiculturalisme débridé sont réellement sains d’esprit...

    Voici :

    « La MAC fait partie de 23 organisations islamistes que la Commission Bouchard-Taylor a recommandé au gouvernement de financer dans son rapport final (p. 236). Ces 23 organismes auxquels réfère la note 91 de la page 236 du Rapport signèrent une lettre commune en 2007. »

    http://pointdebasculecanada.ca/articles/10002977-jamal-badawi,-sa%C3%AFd-fawaz-et-d%E2%80%99autres-leaders-islamistes-ont-particip%C3%A9-%C3%A0-une-campagne-de-financement-du-centre-communautaire-laurentien-de-la-mac-en-2010.html

  • Mario Goyette, 30 décembre 2013 14h03

    Maria Mourani laissera derrière elle son immense contribution au cynisme ambiant chez la population exaspérée par les politiciens.
    Tout au plus, elle peut espérée être recruter par l’insignifiant vendu Gilbert Rozon à son festival Juste pourrir.

  • Gilles Verrier, 30 décembre 2013 13h37

    Le Parti québécois a bien défendu ses positions sur la Charte mais je suis d’accord avec vous pour dire que la Charte sera insuffisante pour amorcer un revirement des équilibres en faveur de la majorité historique. Vous avez raison de cibler l’immigration. L’immigration relève de politiques publiques largement partagées par les pays occidentaux mais dont l’origine consensuelle reste toujours un peu nébuleuse. Peut-être des Bilderberg et autres officines discrètes du pouvoir mondialiste ?

    Le Parti québécois devra approfondir sa réflexion pour s’attaquer à cette pièce de résistance. Il devra se rendre compte en cours de route qu’il lui sera difficile de prendre la défense conséquente des intérêts nationaux sans s’aliéner des forces extérieures auprès desquels il cherche traditionnellement alliance ou « indifférence ». Heureusement, le mûrissement de la situation politique en France et en Europe, dont une composante vise à mettre fin à l’immigration de masse, devrait lui amener de nouveaux appuis internationaux, plus francs, des appuis qui ne se situent pas dans les cercles de pouvoir, qu’il courtise habituellement. Si le Parti québécois prend ce virage historique, il ne sera pas seul et la politique va alors vraiment se charger de sens. Haut les cœurs !

  • Henri Marineau, 30 décembre 2013 13h32

    J’ai l’impression qu’avant d’aborder le "plat de résistance", les Québécois devront terminer de manger les "hors d’oeuvre" qui garnissent encore la table !...Vous ne croyez pas ?

  • C. Richard, 30 décembre 2013 13h21

    Il n’y a rien comme les chiffres pour asseoir un point de vue. Le Québec reçoit à l’heure actuelle (à 50 000 ou 55 000) deux fois plus d’immigrants que les États-Unis et deux fois plus que la France. Pour une population très minoritaire en Amérique du Nord et déjà caractérisée par une portion de 20% de non-francophones. Vu que nous n’intégrons au mieux que 50% de ces immigrants, c’est la recette assurée du désastre si cela continue. Pauline, réveille-toi !

    Quant à Maria Mourani, j’aimerais que vous ayez raison monsieur Le Hir, mais nous avons affaire à une femme sans scrupule. Nous venons d’apprendre à nos dépens qu’aucun reniement ne la rebute. Il y a fort à parier que dans les prochains mois elle va sensiblement adoucir sa position vis-à-vis d’Israël tout en préservant ses acquis du côté des islamistes. Ce qui devrait lui ouvrir les portes du PLC et du NPD. Elle choisira le plus offrant.

    En passant, quelqu’un a-t-il des nouvelles de Jacques Noël, qui est devenu tout à fait silencieux depuis quelques mois ? Son point de vue sur l’immigration ne manque pas de valeur vu qu’il est bien documenté, comme la plupart de ses opinions, même si j’ai certaines réserves à l’occasion.

  • PI Québec, 30 décembre 2013 12h54

    Lorsqu’on parle d’immigration, c’est dommage qu’on n’invite jamais le Parti Indépendantiste (PI) à débattre. Tiré de son programme : -Contrôle entier de l’immigration : réfugiés, réunifications familiales, immigrants économiques, etc. ;

    - Réduction de l’immigration à un niveau maximum de 20,000 immigrants par année en fonction de notre capacité d’accueil et d’intégration ;

    - Sélection des immigrants en fonction de leur maitrise du français, du partage de nos valeurs et de leurs compétences ;

    - Abolition du multiculturalisme et des accommodements religieux ;

Écrire un commentaire

modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Votre message
  • Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Ajouter un document
Ajouter un document

Éviter les réponses à un autre commentaire, les commentaires s'appliquent au texte seulement.

Pas d'attaques personnelles ni de propos injurieux ou discriminatoires.

Vigile se réserve le droit de refuser tout commentaire sans avoir à justifier sa décision éditoriale.

Veuillez lire attentivement les consignes détaillées avant de soumettre votre premier commentaire.

Consignes détaillées

Immigration - enjeux et défis
Quels intérêts notre politique d’immigration sert-elle vraiment ?

Financement de Vigile

N’hésitez pas à contribuer à sa production

Joignez-vous aux Amis de Vigile

Objectif 2017: 60 000$
10 905$  18%
Paiement en ligne
Don récurrent

Contributions récentes :

  • 16/06 Richard Carrier: 50$
  • 16/06 Marc Labelle: 50 $
  • 16/06 Les Amis de Vigile : 350$
  • 16/06 Jacques Bergeron: 100$
  • 16/06 PeeWee Troodeau: 100$
  • 15/06 Réal Coutu : 50$
  • 15/06 Serge Labossiere: 100$
  • 12/06 Michel Pauzé: 25$

Toutes les contributions

Merci beaucoup!

Publicités