«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

« La cour est pleine »

Députés en thérapie

Philippe Couillard n’a aucunement été visé par une fronde fomentée à l’intérieur du caucus des députés libéraux.

Un certain nombre d’entre eux sont simplement critiques à l’égard de la gestion parfois erratique des crises en cascades traversées par le gouvernement et leur parti depuis décembre dernier.

Des députés d’expérience sont aussi frustrés d’avoir été laissés à l’écart lors des remaniements ministériels alors que des ouvriers de la dernière heure, comme Sébastien Proulx et Dominique Anglade, venus de la CAQ, ont été accueillis au conseil des ministres.

Le directeur du cabinet de M. Couillard, Jean-Louis Dufresne et le secrétaire général du conseil exécutif, Juan Roberto Iglesias, deux vieux amis du premier ministre, sont des boucs émissaires. Au lieu de s’attaquer au chef, on vise toujours d’abord le fameux « entourage ». C’est un classique.

Inquiétude

L’incapacité du PLQ de gagner des points dans l’électorat francophone, qui détermine le vainqueur dans 70 % des circonscriptions, est aussi une source de grande inquiétude. Le PLQ, à quelque 25 %, se retrouve derrière le PQ et même la CAQ chez cette clientèle.

Le taux d’insatisfaction à l’endroit du gouvernement est élevé.

Chaque crise comme celles suscitées par l’arrestation de Nathalie Normandeau, le retrait forcé de Sam Hamad du conseil des ministres, les révélations de l’ex-ministre Robert Poëti sur des pratiques irrégulières aux Transports, mal gérées au goût de députés, alimente leurs craintes quant à la préservation de leur siège.

Ajoutez Anticosti, Uber et le registre des armes à feu et la cour est pleine.

Une aide psychologique

Les députés de l’arrière-ban d’un parti qui forme le gouvernement se sentent souvent ignorés et impuissants. C’est encore plus vrai lorsque l’actuel premier ministre avait déjà la réputation parmi les députés, d’être inaccessible lorsqu’il était ministre de la Santé.

Ces députés avaient besoin d’une aide psychologique, a senti le PM. Il leur a donc organisé une thérapie de groupe lundi.

 


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