«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

Dénonciateurs en latence, abstenez-vous !

Tribune libre de Vigile
lundi 3 avril
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Vous êtes témoins d’actes immoraux dans votre milieu de travail ? Vous vous voyez dans la peau d’Edward Snowden ? Vous pensez dénoncer ? Pensez-y deux fois.

D’abord, la probabilité que vous changiez quoi que ce soit à la situation qui vous inquiète tend vers zéro. Ensuite, la probabilité que votre dénonciation vous attire des difficultés professionnelles aussi durables que néfastes et presque unitaire. Au plan statistique, donc, la décision devrait être claire.

Mais, supposons que vous décidiez quand même d’aller de l’avant. Il vous sera alors difficilement possible d’éveiller l’opinion publique à votre cas sans l’appui des grands médias. Or, la probabilité que ces derniers vous aident est, au mieux, très limitée.

Laissez-moi, à ce sujet vous raconter une anecdote. Dans le cadre de mon programme de maîtrise en droit à l’Université d’Ottawa, au début des années 1980, j’étais inscrit à un cours sur les organismes administratifs avec le professeur Ed Ratushny. Les étudiants devaient, à tour de rôle, inviter une personne qui, elle, devait nous faire part de son expérience en lien avec les tribunaux administratifs.

L’un d’eux avait invité Jennifer Lewington, alors journaliste au Globe and Mail. Dans le cadre de son exposé, elle souleva le problème suivant : « You know, a lot of plaintiffs get railroaded in those tribunals. They’re up against a very powerful opponent and, sometimes, it shows. » À ce point, je suis intervenu pour lui dire : « Regarding what you just said, shouldn’t the media step in and alert the public to those situations ? » Sans même me regarder, elle me répondit, sèchement : « It’s not the role of the media to do that. » Ah, bon.

Plus loin, dans son exposé, elle ajouta ceci : « You know, you have to be nice to the people involved in the administrative tribunals. As a reporter, you need information and if you’re not nice, well, you just won’t get the information. » Là, j’ai échappé : « I think that I’m beginning to understand the role of the media, here. » Elle a feint de ne pas entendre. Ratushny, lui, a difficilement réprimé un éclat de rire. La leçon aurait dû porter, mais je l’ai ignorée, au prix d’énormes difficulté professionnelles par la suite.

Maintenant, supposons que les médias acceptent de vous appuyer. Vous aller changer quoi ? Pensez-vous qu’Edward Snowden a mis fin aux excès de surveillance de la part des agences de renseignement ? Et il est où, aujourd’hui, Edward Snowden ? Il est plus ou moins en résidence surveillée en Russie, à la merci de Vladimir Poutine.

Pensez-vous que Julian Assange et Bradley (Ashley) Manning ont mis fin à la duplicité diplomatique ? Et ils sont où, aujourd’hui, ces gens-là ? Assange est prisonnier à l’ambassade de l’Équateur à Londres depuis près de quatre ans et Manning croupit dans une prison américaine.

Pensez-vous que j’ai changé quoi que ce soit à la situation du français à la Justice ou à ce qu’est la Cour suprême du Canada ? Et regardez ce qui m’est arrivé aux plans professionnel et financier.

Oui, mais, c’est là faire bien peu de cas de l’intérêt public, répondra-t-on. Dans la plupart des cas, le public, il ne veut pas la connaître votre histoire. Quant à la classe dirigeante, elle ne veut absolument pas la connaître, votre histoire.

Si les dénonciateurs ne sont pas véritablement protégés, c’est que les politiciens n’ont pas intérêt à les protéger. Le Barreau du Québec ne s’est-il pas opposé à leur protection ? L’Autorité des marchés financiers ne s’est-elle pas opposée à ce qu’on les récompense, alors que l’Ontario verse jusqu’à cinq millions de dollars ? Et, dire que je me suis mis à risque pour protéger la position de ces gens-là dans le dossier de la Commission fédérale des valeurs mobilières. Petit peuple pétri dans la corruption...

Alors, dénonciateurs en latence, où en êtes-vous ? Au plan statistique, c’est clair : ABSTENEZ-VOUS ! Au plan moral, n’avez-vous pas une obligation de préserver votre gagne-pain ? Même si vous dénoncez, cela ne changera rien à quoi que ce soit. Si le problème qui vous tracasse est important, il finira bien par se manifester de lui-même. Et, là, on mettra un sparadrap.

Commentaires

  • Louis Côté, 8 avril 15h21

    Je vous invite à prendre connaissance d’un texte intitulé Why you probably shouldn’t snitch on your employer, publié sur le site du Globe and Mail le 7 avril dernier....Ils accompagnent leur texte d’une photographie d’Edward Snowden. Ils ne disent pas carrément de s’abstenir, mais c’est tout comme.

    Maintenant, demandez-vous ce que cela signifie à propos de la condition humaine. Ils ne font pas la chasse aux coupables. Ils font la chasse aux dénonciateurs.

    La Commission Chamberland, c’est une méprisable mascarade.

  • Jean Brilland, 7 avril 22h24

    Sans les coquilles. - merci à l’équipe de Vigile de remplacer le précédent commentaire par celui-ci.


    « Je vous assure chers con-citoyens, au PLQ on s’occupe des vraies affaires, les vôtres nous tiennent à coeur... »

    - _______________

    Dénoncer. Du lat. class. denuntiare « notifier, annoncer, déclarer ».

    Une partie de la population a une bonne idée du type et de l’ampleur de ce qui est "dénonçable" dans notre civilisation.

    Malheureusement, certains d’entres-nous ne parviennent par à révéler le courage qui les habite... Nous ne parvenons pas à reconnaître et s’admettre à nous-mêmes, que la responsabilité est pleinement nôtre pour tout ce qui a trait à notre façon de réagir aux abus dont nous sommes témoins ou même victimes.

    Parfois, notre regard porte sur autre chose que l’essentiel. Nous nous distrayons pour ne pas voir. Nous détournons la tête dans une haute direction, croyant la douleur du déni moins pénible que celle des conséquences de l’action franche et transparente.

    Heureusement, les Québécois, et dans une proportion non négligeable, prennent conscience que leur choix de se taire et se terrer n’était pas le meilleur. D’autres sont en train de se lever comme vous l’avez fait par le passé.

    À l’instar de Mandela, mais à une autre échelle, ces Québécois prennent leur courage à deux mains et se dressent devant l’opposant. Ils savent qu’ils peuvent tomber une fois, deux fois, trois fois, quatre fois. Ils ne savent même pas s’ils se relèveront. Ils savent qu’ils auront fait ce qu’ils fallaient faire. Suivre leur conscience et porter attention aux leçons tirées des petites victoires et des grandes défaites.

    Ces Québécois, tout comme vous, agissent malgré leurs peurs. Ils développent l’habitude de la résilience, de la proactivité et de l’engagement citoyen.

    Je crois en eux. Allumez une chandelle dans une salle privée de lumière. Vous verrez le lien avec cette masse critique d’hommes et de femmes qui font/feront du Québec une Nation phare pour le monde.

    On peut se sentir révoltés, dénoncer ceci, dénoncer cela... pour au final, récolter ce que l’on a semé. Et la plupart du temps, ce sera plus de colère.

    Pas de changements, sinon 4 vingt-cinq sous pour une piastre...on change que la couleur, l’intensité et l’expression de la misère intérieure. La colère reste la même. Des révoltes sanglantes ont éclaté pcq les hommes qui se croyaient libres, ne l’étaient pas. On leur a imposé une guerre ou une révolution. Rarement pour plus de paix.

    Par peur, on peut en effet, se taire et se terrer. Étant profondément attristés, déprimés et paralysés par les effets anticipés/craints de la "dénonciation, nous regarderons l’abus passer. Grincements de dents garantis...

    Ou on se responsabilise et on agit.

    Certes dénoncer, peut faire mal, très mal. Mais je vous assure, "siffler l’alarme" de façon intelligente (comme l’a fait (dans une certaine mesure) Snowden) fait bien moins mal que de ne pas informer nos proches et moins proche de l’abus qui persifle à nos oreilles, choque nos yeux et brise notre coeur.

    Nous avons opté pour ne pas dénoncer les abus systématisés chez les autochtones (ou dans nos familles) du Québec perpétré par le clergé et la couronne. Regardez le résultat. Un peuple amoché, et pas à peu près.

    Mes ancêtres, frères et sœurs autochtones n’ont jamais demandé d’être violés de leurs corps, de leur esprit, de leur territoire, de leur culture et de leur existence. Les gouvernements en place sont complices d’un système génocidaire.

    Les premiers prototypes du multiculturalisme et de l’immigration massive furent testés sur les autochtones. On les a presque éradiqués de la surface de la terre. C’est pour dire...

    Je m’encourage à vous savoir là, à me savoir là, à savoir l’équipe de Vigile, là, les Desjardins du Québec, les Séguin, les Michaud, les Miron, les Monet.... Le Québec est une pépinière de héros et d’héroïnes toutes origines confondues qui fait la différence aujourd’hui et qui fera la différence demain. Je porte donc mon attention sur les petites victoires et les grands échecs, c’est par eux que nous avançons.

    Je vous invite à prendre connaissance du projet de société dont parle Serge Bouchard, pour l’Abitibi. http://www.lechoabitibien.ca/actualites/societe/2015/5/27/-l_appartenance-passe-par-un-projet-.html - Ce dont il parle est nécessaire, et ce, à l’échelle du Québec.

    La nécessité invite le possible. Ce possible est arrivé, monsieur Côté.

    Ce que vous appelez, ce que j’appelle, ce que nous appelons, c’est cette assemblée constituante qui protège les droits fondamentaux des Québécois, toutes origines confondues. Parce que lorsque l’ on arrête de dénoncer les abus, ces derniers se multiplient. Et nous en arrivons, où nous en sommes. Tout près du "reset".

  • Louis Côté, 7 avril 08h24

    Ce n’est pas une question d’avoir le moral « à terre », monsieur Brilland. Il faut voir les choses telle qu’elles sont. Dénoncer, c’est un suicide professionnel et un passeport vers la misère.

    À l’époque, moi, il y a des gens qui m’avaient prévenu. Je me suis dit que sur une question linguistique, que j’aurais certainement des appuis au Québec. Je me trompais dangereusement, sauf pour Vigile. Aujourd’hui, c’est à mon tour de prévenir les autres...Probablement avec le même succès que ceux qui m’avaient prévenu à l’époque.

  • Jean Brilland, 6 avril 18h54

    Merci monsieur Côté pour votre cri du coeur. Il est bien entendu.

    Et il fait du bien, beaucoup de bien.

    Votre texte m’a allégé d’un poids.


    Je vous invite à regarder un magnifique film de Coline Serreau (La Belle Verte : https://streaming-films-hd.com/la-belle-verte/ ) ainsi que son documentaire (Solutions locales pour un désordre global : https://www.youtube.com/watch?v=Z96wBvXvKv0 ) Ca vous remontera le moral...en tous les cas, ça m’a remonté le mien...

    Pour le reste, soyez patient. Des hommes comme Nelson Mandela...se réveillent ici au Québec...

  • Gilles Verrier, 5 avril 16h36

    Je reviens pour apporter quelques précisions et peut-être vous redonner espoir.
    Vous écrivez « Poutine lui a ouvert la porte ». Il ne faut pas oublier que c’est Snowden qui s’est trouvé coincé à l’Aéroport de Moscou-Cheremetievo pendant plus de 29 jours, n’ayant nulle part à aller. Les États-Unis, son pays, ayant annulé son passeport.

    Or, en dernier ressort, l’Uruguay a refusé la demande d’asile de Snowden, qui était la destination de son choix. Snowden n’avait d’autre option que de demander, en désespoir de cause, à la Russie de l’accueillir. Même s’il semble en éprouver aucune reconnaissance, l’esprit américaniste est tenace, la Russie répondit OUI généreusement.

    La Russie le sauva du triste sort de moisir après un procès bidon dans les prisons du pays de ses rêves. Je parle naturellement du pays pour lequel son patriotisme ne se dément pas.

    Imprévisible retour des choses, puisque Snowden ne voulait pas de la Russie et que la Russie ne voulait pas de lui. La Russie craignant, elle, que Snowden envenime par ses actions éventuelles les relations entre les deux puissances en transportant sur le sol russe des contentieux intérieurs aux États-Unis. Comparativement à Roy Jones, Gérard Depardieu, Steven Seagal, etc. devenus citoyens russes et amants de la Russie, le départ de Snowden, qui se vante de tout faire en anglais en Russie sans parler le russe, serait un soulagement pour la Russie. C’est en ce sens, en l’absence de toute affinité mutuelle, que la Russie a donné asile à Snowden et le laisse circuler sur son territoire et gagner sa vie sur l’internet anglophone. Il est jeune et intelligent. Il a dévoilé les codes de l’espionnage mondial furtif de la NSA, (une entreprise orwellienne sans antécédent historique), découvrira-t-il un jour les codes de compréhension de la Russie ?

    « Pour « emmerder » les Américains. », écrivez-vous.
    Comme si la diplomatie russe était affaire d’enfantillage, n’ayant d’autre passe-temps que d’emmerder les « partenaires », du type, « mon père est plus fort que le tien », sans autre perspective que de les faire ch... Heureusement que les corps diplomatiques ne fonctionnent pas (pas tous) à ce niveau élémentaire. Et, à cet égard, le corps diplomatique russe, sans être le seul, est exemplaire de professionnalisme. Suffit d’avoir les bons outils pour comparer.

    « Si ma mémoire est bonne, son permis de résidence est renouvelable aux deux ans. »
    Il vient d’être renouvelé pour trois ans.

    « Si Poutine décide de larguer Snowden, il est « cuit » Snowden. Je suis loin d’être certain que monsieur Snowden recommencerait si tout était à refaire. »

    Lui auriez-vous recommander de fermer sa gueule comme en Allemagne nazie ? De se soumettre à la tyrannie ?

    « À tout événement, espérons pour ce dernier que monsieur Poutine ne changera pas d’humeur à son endroit ».

    Naturellement, dans notre bonne éducation, on peut se fier à la parole des libéraux mais pas à celle de Poutine. En plus, il agirait selon ses humeurs !!! Je serais très inquiet de Poutine s’il avait passé des années nébuleuses de sa vie en Arabie saoudite et à ne pas répondre aux questions quand il s’agit de cela et de son argent. Mais là ce n’est pas Poutine mais Couillard. Les années de Poutine au KGB, on les connaît bien. Mais les années de Couillard au SCRS, les connaît-on ? Avant de condamner la Russie, ne vaudrait-il pas mieux enlever la poutre de son oeil ?

    « Vous dites vous-même, monsieur Verrier, qu’Edward Snowden n’a nulle part où aller. Ce n’est pas une forme de captivité, ça ? »

    C’est la captivité du jeune américain qui fantasme sur son pays qu’il croit libre mais qui l’emprisonnerait immédiatement. Il se trouve en fait dans un havre de liberté qu’il lui est offert mais qu’il ne voit pas. Tout ailleurs lui est néanmoins interdit.

  • Louis Côté, 5 avril 13h03

    Non, monsieur Verrier, Edward Snowden n’est pas en Russie pour des motifs humanitaires. Vladimir Poutine lui a ouvert la porte pour « emmerder » les Américains. Si ma mémoire est bonne, son permis de résidence est renouvelable aux deux ans. Si Poutine décide de larguer Snowden, il est « cuit » Snowden. Je suis loin d’être certain que monsieur Snowden recommencerait si tout était à refaire. À tout événement, espérons pour ce dernier que monsieur Poutine ne changera pas d’humeur à son endroit.

    Vous dites vous-même, monsieur Verrier, qu’Edward Snowden n’a nulle part où aller. Ce n’est pas une forme de captivité, ça ?

  • Pierre Bourassa, 5 avril 10h34

    Mise à jour le 05-04-2017 10hres.

    Zambito n’est plus le seul lanceur d’alerte dans cette affaire.

    La Presse a joint Luigi Coretti, ancien patron de l’agence de sécurité BCIA, qui aurait assuré la sécurité lors de ces événements et transporté l’argent comptant. M. Coretti corrobore les allégations de Lino Zambito qui, lui, n’était pas présent lors de ces événements.
    http://www.lapresse.ca/actualites/politique/politique-quebecoise/201704/05/01-5085551-600-000-comptant-pour-le-plq-lors-de-deux-cocktails-benefices-dit-lino-zambito.php

  • Gilles Verrier, 4 avril 23h22

    M. Coté,

    Je réagis à votre article sur ce point :

    « Pensez-vous qu’Edward Snowden a mis fin aux excès de surveillance de la part des agences de renseignement ? Et il est où, aujourd’hui, Edward Snowden ? Il est plus ou moins en résidence surveillée en Russie, à la merci de Vladimir Poutine. »

    « À la merci de Vladimir Poutine ? » Il faut tout de même respecter les faits. C’est Snowdon qui a demandé de rester en Russie et non la Russie qui le retient. Libre à Snowden d’aller là où il veut. Le problème c’est que pourchassé par les États-Unis, il n’a nulle part où aller à l’exception du havre russe.

    Petit américain, il n’aime pas particulièrement la Russie, on s’en douterait, mais par la force des choses il y vivrait maintenant avec sa femme américaine. Il a visité St-Pétersbourg qu’il dit avoir aimé et serait libre de circuler sur le territoire. S’il commande ses pizzas en russe, il dit ne pas parler la langue. Il gagne sa vie en anglais, grâce à l’Internet, en vendant ses services dans l’anglosphère.

    Il s’avère qu’il est intervenu publiquement plus d’une fois pour s’opposer aux politiques décidées par son pays d’accueil, pas particulièrement élégant à titre d’hôte (ou de réfugié), mais cela est typiquement américain. Chez les autorités, on a laissé faire...arguant que chacun peut avoir son opinion.

    Loin de chercher à le garder, la Russie serait plutôt indifférente mais entre temps elle lui accorde l’asile pour des raisons humanitaires. Peut-on accorder ce mérite à la Russie de ne pas l’avoir refoulé vers le pays dont la population carcérale est la plus importante du monde per capita ?

    Et rassurez-vous, la Russie n’a nullement besoin de ses compétences, et je serais très surpris qu’elle ait même cherché à transiger avec lui en matière de renseignements ou autrement.

    Si vous avez besoin de liens crédibles, je suis prêt à vous en fournir une liste. Sinon, rien contre votre article, juste une volonté de ma part qu’on ne donne pas du grain à moudre à une russophobie un peu trop facile.

    Qu’on critique la Russie pour de bonnes raisons je veux bien, mais pour tout et n’importe quoi... c’est autre chose.

  • Louis Côté, 4 avril 18h43

    Monsieur Bourassa, ce n’est pas une question de courage, dénoncer, c’est un suicide professionnel, ou presque. La règle, c’est que les médias ne s’en occupent pas des dénonciateurs. ( Je ne parle pas de Vigile, ici.) J’en ai fait l’expérience personnelle. Évidemment, il y a toujours des exceptions ici et là. Il y a un prix à payer lorsque l’on « sort » un scandale et les médias ne veulent pas le payer.

    Mais, même lorsque les médias sortent un cas, il se retrouve où, le dénonciateur...après être passé à Tout le monde en parle ? La classe dirigeante est parfaitement corrompue et c’est elle qui a le sort des gens en main. Le dénonciateur est étiqueté « employé à problème » et il a des difficultés professionnelles pour le reste de sa vie.

    L’intérêt public ? La classe dirigeante, elle s’en « crisse » de l’intérêt public...et le peuple aussi, tant qu’il n’y a pas trop de chômage et que les salaires sont acceptables.

    La condition humaine, monsieur Bourassa, est sordide. Et, il faut en prendre acte.

  • Pierre Bourassa, 4 avril 17h57

    L’entrevue Dutrisac-Zambito du 04-04-2017 a été retirée des ondes.

    Pourquoi le 98.5 FM retire l’extrait de Zambito !
    http://www.cliqueduplateau.com/2017/04/04/pourquoi-le-98-5-fm-retire-lextrait-de-zambito/#more-63994

  • Pierre Bourassa, 4 avril 16h48

    Y en a qui ont toujours le courage et le couteau entre les dents :

    Lino Zambito 04-04-2017

    Deux ans plus tard, alors que M. Charest était désormais premier ministre du Québec, le PLQ aurait amassé, en argent comptant, plus de 400 000 $, a affirmé l’ancien entrepreneur.
    « L’argent a été transporté par des gardes de sécurité [d’une firme privée]. Il a été [transporté par] la voiture de fonction de M. Charest », a ajouté M. Zambito.Selon ce dernier, des gardes du corps de M. Charest, fournis par la Sûreté du Québec, auraient été témoins de cette magouille alléguéeM. Zambito soutient que ce qu’il avance a été confirmé par plusieurs témoins, qui ont signé des déclarations sous serment. Ces documents auraient été transmis à l’Unité permanente anticorruption (UPAC).

    http://www.journaldequebec.com/2017/04/04/le-plq-aurait-ramasse-600-000--en-argent-lors-devenements-ou-jean-charest-etait-present-affirme-lino-zambito

  • yves corbeil, 4 avril 13h51

    Surtout citoyens, ne débarquez pas les libéraux du pouvoir au Québec. Un ou deux autres termes et les indésirables seront tous partis pis le Canada va nous mettre dehors, pu capable de fournir en péréquations. Lâche pas mon Couillard, tu va finir par privatiser la province du reste du Canada.

  • yves corbeil, 4 avril 13h38

    http://www.lapresse.ca/arts/nouvelles/201704/04/01-5085225-russell-peters-choque-melanie-joly.php

    Qu’est-ce que vous en pensez les anglais, elle as-tu raison de penser que ce gars là ct’un raciste sismique. Et vous M.Couillard vous en pensez quoi, Justin lui yattends qu’on lui prépare ça réplique.

  • yves corbeil, 4 avril 13h29

    http://www.lapresse.ca/le-soleil/actualites/transports/201704/04/01-5085260-bilan-routier-ameliore-mais-plus-de-morts-chez-les-pietons.php

    Je suggère que les compagnies d’assurance ne réduisent pas nos primes d’assurances. Et quelles envoient ces surplus aux docteurs qui auront moins de travail donc plus de disponibilité ça aidera à payer leurs vacances.

    Les piétons pis les cyclistes qui s’achète donc un char ou un truck comme tous le monde, regardez toutes les belles infrastructures qu’on se paye avec vos impôts.

    Après y diront qu’on n’est chiche au Québec.

  • yves corbeil, 4 avril 13h21

    « « J’étais allé à Hong Kong dans la même année à peu près pour des négociations de l’OMC (Organisation mondiale du commerce) et tous les buildings étaient éclairés en couleurs, à gauche, à droite, en haut, en bas, avec des variations. Je me suis dit : peut-être qu’on a manqué quelque chose. À Québec, on n’aime pas ça les échecs donc on va s’assurer que la prochaine fois si on va de l’avant là-dedans, on aura la meilleure équipe pour le meilleur projet », a fait valoir M. Lessard. »

    Vous ne pensez pas que ce gars là ainsi que son parti tout aussi nulle que lui devrait être mis en latence jusqu’à le fin du siècle présent. Coudonc, à l’écouter je me dis que ça fait peut-être plus de cinquante ans que le système scolaire est déficient et que ça va prendre plus que le trio big mac de Ricardo, Lavoie et Thibault pour M.Proulx le remette sur pied.

    Y viennent de dépenser 40 millions de nos impôts pour éclairer le pont Jacques Cartier de façon à ce que tous le monde voit tous les trous et les fuites d’eau du réseaux en roulant le soir à mouréal et là maintenant il faudrait faire la même dérive innocente pour faire plaisir au petit gouverneur de la nouvelle France à Québec. Ça s’arrête où cette maladie contagieuse là, une pandémie et ya pas de chercheurs qui se penche sur le dossier pour un antidote.

  • yves corbeil, 4 avril 13h04

    http://journalmetro.com/actualites/montreal/1112815/un-deficit-de-236-000-pour-le-parti-de-denis-coderre/

    Ça va lui en prendre des amis à $25,000 pour faire sa campagne électoral de 2017 le gros Coderre. C’est vrai par contre que la mode est au déficit et au consommer maintenant et payer plus tard.

    Des fois je regarde tout cela aller et je me demande si tout l’appareil n’est pas en faillite.

    La santé un trou sans fin et sans solution dans tête des quidams qui la dirige, le ministère des transports (...) on ne sait pas ce qu’il s’y passe et TOUS ceux qui le dirigent depuis des lunes non plus. Les infrastructure tombent en ruine et on continue à patcher le désastre. Les vieux on ne sait plus quoi faire avec et on attends qui meurent finalement, en continuant à discuter de comment mourir dans la DIGNITÉ, qu’est-ce que vous en pensez les pros religieux de toute confession ou les défenseurs des droits des animaux et des LGBT, on regarde aller ça. Les jeunes, on discute comment les faire bouger parce qu’on se rends compte qu’ils ne pourront pas soutenir le cirque assez longtemps dans l’état auquel ils sont, y vont mourir avant de payé leur loyer des CHSLD qu’on est en train de bâtir pour des générations à venir. On est quand même pas pour faire d’autres condos avec ça.

    Finalement le système, yé pourri, comme ceux qui le nourrit avec nos taxes et le dirige comme un aveugle dans une formule un.

    Une faillite provincial, ça se peux-tu. On pense qu’on a tout vu au Québec, peut-être pas encore.

    Je me demande qu’est-ce qu’on fait encore en latence ?

  • yves corbeil, 3 avril 18h27

    http://vigile.quebec/Succession-de-Paul-Desmarais-Sr

    La disgrâce des riches.

    Quand on dit que ces gens là n’ont aucune morale, même dans leur famille propre l’empathie ça n’existe pas. Des vautours, charognards qui laissent aucune miettes trop grosses tomber de leurs tables.

    Des vampires, alors vous pensez qu’on pèsent quoi que ce soit dans la balance des ces manipulateurs des pouvoirs partout sur la planète.

    On ne peut que ce réjouir de leurs déboires quand ils en ont et que certain le rapporte dans les faits divers.

  • yves corbeil, 3 avril 18h20

    Etk celui qui a dénoncé Coderre à marquer des points ce matin. Car son bégaiement et ses tergiversations devant les caméras étaient un régal pour le citoyen qui suit ce qu’il se passe. Le gros Coderre si sûr de lui en toute circonstance avait l’air de souffrir de la prostate à matin.

    Une farce le magouillage qu’il se passe partout, est-ce que toutes ces dénonciations vont finir par porter fruit...j’espère, on a pas d’autres solutions pour espérer du changement en attendant le pays qu’on devra blinder avec des lois à la hauteur des attentes.

    Ouin je souffrais pas mal, pis nous autres Coderre tu pense qu’on est insensible à toute vos malversations qui nous COÛTENT.

  • yves corbeil, 3 avril 18h10

    Tu rencontre un journaliste d’enquête et tu vide ton sac. Eux ils protègent leurs sources, enfin du mieux qu’ils peuvent et de toute façon tu ne parle pas de cela au téléphone si tu as vraiment quelque chose de gros. Après ce sera au journaliste d’enquête de mettre tous les morceaux du casse-tête ensemble puis après le semblant de justice que nous avons de mettre les bandits à l’ombre, ce qui arrive jamais avec les politiciens. Comment y disent déjà secret diplomatique politique.

    Ça prends notre pays, après on constitutionnalisera tout cela avec des lois intransigeantes, égales pour tous pas de passe droit.

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