«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

Minable à force d’être minée

Démocratie minée par les scandales

vendredi 26 mai

Les partis politiques québécois vivent tous, à leur façon, la longue saga qui a permis à Jean Chrétien et à Stephen Harper de se maintenir au pouvoir pendant une décennie. À Québec aujourd’hui, comme à Ottawa dans le passé, ce sont les scandales et les divisions qui minent le bon fonctionnement de l’exercice démocratique. Les similitudes sont remarquables.

Côté libéral, Philippe Couillard est soumis au même supplice qu’a connu Paul Martin quand il a succédé à Jean Chrétien en 2003. Confronté au scandale des commandites sous son prédécesseur, M. Martin avait tenté de rompre avec le passé trouble des libéraux en déclenchant une enquête publique. La commission Gomery a été un immense succès de télévision, mais elle a conduit à un lamentable échec libéral aux élections de 2006.

Depuis qu’il a pris la direction du PLQ, Philippe Couillard tente lui aussi de prendre ses distances des odeurs de scandales qui ont marqué le gouvernement de Jean Charest. Il a cru un moment que les conclusions de la commission Charbonneau feraient taire les critiques, mais c’était sans compter les enquêtes et les fuites calculées de la police qui continuent d’alimenter les soupçons.

Paul Martin a été premier ministre pendant trois ans avant de perdre le pouvoir aux mains de Stephen Harper. M. Couillard terminera son premier mandat de quatre ans en octobre 2018... Sera-t-il plus chanceux que Paul Martin ? Tout dépendra de la capacité de ses adversaires à rallier suffisamment d’appuis autour d’un même parti. Parce que si les temps sont durs du côté du pouvoir, la situation n’est guère mieux du côté des partis d’opposition à l’Assemblée nationale.

Le Parti québécois et la Coalition avenir Québec offrent les mêmes divisions qui ont permis aux conservateurs de Stephen Harper de conserver le pouvoir, malgré la faible popularité de leur chef. Partagés entre le NPD, le Parti libéral, le Bloc québécois et le Parti vert, les électeurs insatisfaits ont été incapables de s’entendre pour congédier le gouvernement conservateur avant 2015. Sous Stéphane Dion, les libéraux ont bien tenté de former une alliance avec le NPD et le Bloc pour renverser les conservateurs, mais le projet a avorté.

Il faut dire que Stephen Harper avait l’expérience de ces divisions, dont il a su profiter. Après le départ de Brian Mulroney en 1992 et la victoire de Jean Chrétien en 1993, le Parti progressiste-conservateur s’était fractionné avec la montée du Reform party de Preston Manning. Le parti est devenu l’Alliance canadienne sous Stockwell Day en 2000, avec le même effet. La division des forces conservatrices, combinée à la présence du NPD ailleurs au pays et à la force du Bloc québécois, a permis à Jean Chrétien de gouverner de 1993 jusqu’en 2003. C’est l’entente conclue en décembre 2003 entre Peter MacKay et Stephen Harper, qui a permis de regrouper les conservateurs et de déloger les libéraux en 2006.

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