«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

Maltraitons le français

Dehors le français ?

Les jeunes s’en foutent

Tribune libre de Vigile
mercredi 8 mars
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La belle langue française. Mais au fait est-elle si bien utilisée et défendue ? Rien n’est moins certain me direz-vous ! Par exemple, regardons la très basse qualité du français écrit dans les commentaires des lecteurs du Journal de Québec et le Journal de Montréal au bas des articles présentés dans l’édition internet. UNE PITIÉ ! Rien de moins. Ça fait peur.

Les francophones doivent se présenter les premiers au banc des accusés. Les jeunes Québécois, dans la grande majorité, se foutent du français. Pourtant, un jour, ils devront porter le flambeau que nous leur tendrons.

Pour ma part, tout ce qui concerne la cause du français au Québec me touche profondément, cela provient de notre ADN et nous identifie socialement et politiquement. Depuis fort longtemps, je ne compte plus mes interventions pour faire avancer cette belle et noble cause. La nôtre. J’ai toujours dit que nos écrits reflètent notre personnalité et nos connaissances. Bref, c’est un portrait qui parle aussi fort, sinon plus, que notre photo.

La présence et surtout la popularité grandissante de la langue anglaise sur notre territoire ( Montréal et sa région ), la démographie anglophone sans cesse croissante, le manque de respect du français au travail et dans la rue ajoutés au désintéressement du français par nos jeunes qui se contentent de peu à ce niveau. Le résultat n’est pas compliqué, on recule, on se fait tasser chez-nous. Oui, chez-nous ! Peut-on parler de gangrène très active au niveau de notre société ? Personnellement, je crois que oui. Vivement un remède de cheval et une vitamine d’éléphant pour éradiquer ce fléau.

Pour le manque de respect envers le français, je prendrai comme exemple la compagnie d’aviation Air Canada qui, surtout dans l’ouest, engage à tour de bras des employés unilingues anglophones. Cette compagnie, sans cesse au banc des accusés et pointée du doigt pour ses manques au bilinguisme envers sa clientèle francophone, est à l’image de bien d’autres compagnies. Pendant ce temps, le francophone, lui, doit être absolument bilingue pour obtenir le même poste. Les exigences de l’emploi changent selon que l’on soit anglophone ou francophone !. Est-ce normal ? C’est d’une aberrante stupidité qui s’éloigne de notre logique. On repassera pour la volonté réelle de nous respecter. Mais cela n’est qu’une goutte dans l’océan.

Cette réalité linguistique en est une essentiellement Montréalaise et sa région. Ailleurs en province cela n’existe pas, si quelqu’un parle anglais il est touriste. Les réalités et besoins sont très très diversifiés dans le Québec. On ne peut parler d’une seule solution. Nos amis de Montréal sont face à un défi colossal que même des lois ne parviennent pas à freiner. C’est vous dire...! L’ampleur augmente à vue d’oeil. Nous devons comprendre que le Québec n’est absolument pas monolithique.

Je ne vous apprendrai rien en disant qu’un anglophone n’a jamais besoin de forcer pour se faire parler dans sa langue, cela où qu’il soit au Québec. C’est choquant car il ne ressent pas du tout les conséquences de ne pas parler la langue du milieu, soit le français !

Mais au-delà de tout ceci, je me demande vraiment si les jeunes Québécois d’aujourd’hui à la vision internationale possèdent l’amour de notre pays ( le Québec ) au point de combattre avec nous ? Peut-être ont-ils besoin de voyager pour mieux découvrir le Québec au retour ? J’aimerais vous répondre mais...!

Un des nombreux problèmes parmi tant d’autres demeure et demeurera la mollesse et l’indifférence des jeunes Québécois face à la qualité du français écrit et parlé. À mes yeux, c’est une tristesse immense et désolante. Les jeunes entrent à l’université avec un niveau de français écrit nettement insuffisant qui s’approche à peine de la 4è année au primaire de notre temps, pis encore ! On peut donc s’interroger sur l’importance de l’enseignement du français par le ministère de l’Éducation face aux élèves Québécois ; nos propres enfants. Pourquoi tolérer une telle disgrâce ?

Peut-être que ce qui suit est utopique ? Pourrions-nous exiger de nos gouvernements ( fédéral et provincial ) d’obliger les immigrants de parler obligatoirement dans la rue et au travail en français. Dans le cas contraire ou un refus, ils n’entrent pas ici. Cela peut paraître drastique mais nous en sommes là. Pourquoi accepter des immigrants ici, chez-nous, alors qu’ils désirent nous poignarder dans le dos ( au sens imagé ) en utilisant l’anglais contre nous alors que nous les accueillons ? Pourquoi ne vont-ils pas à Toronto dans ce cas-là ?

Commentaires

  • ouhgo St-Pierre, 8 mars 19h20

    Les immigrants arrivent au Canada. Ils se font dire que cette minorité non anglophone ne parle pas le véritable français mais un dialecte qui les mène à un cul-de-sac. On les convainc qu’ils n’ont rien à gagner à s’en approcher.
    Le seul fait d’observer l’usage du français dans les médias donne raison au Kénada. Ces médias étant orientés pas ce même pays, on comprend le plan : le peuple suit les us et coutumes pratiqués en autorité. La Nation étant présentée comme un repoussoir et l’idéal, la mondialisation... le but est atteint : merci à Durham, on s’assimile !

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