«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

L’erreur de Lisée, Larose, Facal et Cie.

Défaite électorale appréhendée.

Pas de victoire du PQ sans son option.

Chronique de Gilbert Paquette
dimanche 5 juin 2016
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Évoquant les effets dramatiques de l’austérité libérale sur le démantèlement de notre État national qui « conduit à éroder le sentiment d’appartenance des Québécois et des Québécoises à leur État », Gérald Larose, ne croit pas le temps suffisant pour « converger vers l’indispensable feuille de route commune ». Il en conclu qu’il « faut d’abord sauver le Québec » et que « Lisée a raison ». Tout ceux qui appréhendent la défaite électorale du PQ négligent ainsi l’effet délétère beaucoup plus grave de ce qu’ils proposent quant à l’érosion du sentiment national au Québec.

Même au prix de cette mise en veilleuse de l’indépendance, justifiée par de nobles motifs ou non, le PQ ne pourra gagner la prochaine élection sans son option. Si la lutte provinciale devait primer la lutte nationale, les « enliseurs » du PQ ne pourront mettre fin au régime libéral et donc, à la destruction des acquis de l’État québécois qui se poursuivra un autre 4 ans. Seule une position indépendantiste assumée permettra de faire le plein des votes indépendantistes et de relancer le Québec. Le réalisme peut parfois se conjuguer avec clarté et détermination.

Premièrement. Sans son option, le Parti québécois continuera à être écartelé entre sa gauche et sa droite. Pourquoi un sympathisant souverainiste voterait-il en 2018 pour un parti qui ne fait qu’abandonner son option à chaque élection ? Pourquoi ne pas voter plutôt pour un parti qui offre des options beaucoup plus claires, soit à gauche, soit à droite. Ce déplacement de l’axe indépendance/fédéralisme vers l’axe gauche/droite est délétère pour notre projet de pays, mais aussi pour le vote au Parti québécois. Sans l’indépendance, le PQ cesse d’être une vaste coalition comme cela a été démontré à plusieurs reprises dans le passé. Encore plus que maintenant, les votes indépendantistes ou nationalistes se distribueront entre les trois principaux partis d’opposition, favorisant ainsi la réélection des libéraux.

Deuxièmement. L’effet à la baisse sur le vote PQ sera aggravé par l’abstention des électeurs indépendantistes déterminés qui, bafoués quant à leur option nationale, décideront de rester chez eux. La participation aux élections était faible avant l’arrivée du Parti québécois, mais elle a augmenté au delà de 80% jusqu’au record de 93,5 % au référendum de 1995. Depuis, elle est retombée à 71,43 % à l’élection de 2014. Un haut niveau d’abstention est la conséquence de l’absence d’enjeux forts et de la démobilisation électorale qui en résulte. Cela aussi favorise la réélection du parti libéral. Le seul antidote consiste à mobiliser le maximum d’électeurs par une démarche indépendantiste claire.

Troisièmement. Depuis plus de cinq ans, la société civile s’est mobilisée et a imposé avec raison le terme de « convergence » à travers de nombreuses initiatives auxquelles j’ai participé intensément : Réseau cap sur l’indépendance, États généraux sur la souveraineté, Congrès de convergence, Rassemblement destiNation. Cela nous a mené à la création des OUI-Québec et à un début de concertation entre les quatre principaux partis indépendantistes. Comme l’ont répété publiquement les autres partis, notamment Québec solidaire et Option nationale, cette convergence devient impossible si le Parti québécois la torpille par l’ambigüité de ses positions sur l’indépendance. Il se condamne ainsi lui-même à subir, comme en 2012 et 2014, la division du vote indépendantiste qui l’empêchera de battre les libéraux.

Quatrièmement. S’il se limite à la gouvernance provinciale, le Parti québécois sera restreint dans les projets qu’il pourra proposer aux électeurs, à cause du statut de dépendance législative, financière et internationale de l’État québécois. Un bel exemple est celui de l’indépendance énergétique, un objectif que partage la majorité des gens. L’indépendance énergique nécessite l’indépendance politique. Sans elle, le Québec est condamné à un combat défensif contre le Canada pétrolier et ses projets comme Énergie Est, plutôt que concentrer ses moyens dans le développement de ses énergies renouvelables et à la lutte pour la protection du Climat, comme le propose Martine Ouellet. Établir un lien fort entre indépendance et projet de société est un autre moyen de vaincre le parti libéral.

***
Ce n’est pas la première fois que des indépendantistes sincères, proposent de ne pas tenir de référendum et de n’enclencher aucune démarche vers l’indépendance dans un prochain mandat. Lévesque l’a fait en 1981. J’étais député à ce moment-là et j’étais contre. Une fois réélus, on s’est alors engagé sur la pente savonneuse de la « bonne gouvernance » sans les moyens d’un État complet, face à une crise économique qui frappait durement les finances de l’État québécois. Le recul des appuis au parti devait nous mener, en fin de mandat, au « beau risque », à l’éclatement du parti et à la défaite de 1985 sous la gouverne de Pierre-Marc Johnson où le Parti n’avait plus grand chose d’indépendantiste.

Je rappelle cette triste période de la vie du Parti québécois pour demander à Jean-François Lisée de se garder une petite gêne en invoquant ce précédent pour justifier l’erreur qu’il nous propose de répéter. Bien sûr, nous ne sommes pas dans la même situation qu’en 1981. Mais le Parti québécois doit-il, encore une fois, mettre notre avenir national en veilleuse ? Dans 6 à 10 ans, la veilleuse pourrait être éteinte et d’autres pourraient avoir repris le flambeau de ce parti « enlisé » dans la gouvernance provinciale.

Commentaires

  • Johan Henrik Nachmanson, 29 juin 2016 08h37

    La Dette de L’Union de 1840 ? Aujourd’hui ± $330 milliard. Commensons de regler cette question en allant devant La cour Int. à Haag, oublions toutes les autres arguments sans interets pour convaincre nos concitoyens et offrons un batiments à Rene Levesque. Merci ! Le Quebecois nee à Stockholm

  • Bruno Deshaies, 27 juin 2016 10h54

    « ...je ne partage pas l’optimisme de Luc Archambault de voir naître un véritable renversement des tendances à court ou moyen terme. » (Gilles Verrier)

    Moi non plus ! Maintenant, que faudrait-il faire ? Réfléchir au lieu de jaser. Voici ce que j’ai fait récemment en réponse à la dernière Chronique de Christian Néron.

    Mon sentiment, en ce moment, c’est que les indépendantistes sincères et fervents (mais écœurés) demeurent en réserve. (Il faut cesser de faire de l’âgisme.) Ils et elles ne demanderaient pas mieux que s’active un message indépendantiste qui ne se perde pas dans les cabrioles et les finasseries politiciennes.

    Comment peut-on sortir du discours dans l’optique fédéraliste pour entreprendre intentionnellement le combat dans l’optique indépendantiste ? Ce n’est pas sorcier que de se réorienter adéquatement face au Canada-Anglais.

    Un ami m’informait récemment que la Fondation Pierre Elliott Trudeau offrait des conditions mirobolantes à ses Lauréat. Parmi ceux-ci, un lauréat, directeur d’une Chaire du Canada, a reçu le prix du Lauréat 2006 de la Fondation Trudeau. Voici ce à quoi il a eu droit :

    « Chaque lauréat reçoit 225 000 dollars sur trois ans : un prix de 50 000 dollars, une allocation de recherche, de déplacement et de réseautage de 150 000 dollars et une indemnité de 25 000 dollars pour couvrir ses frais de participation aux événements de la Fondation. »

    Est-ce assez clair ? Le Canada s’occupe de ses ouailles ! La propagande fédéraliste travaille tous les milieux.

    Pour les référendistes, je leur recommanderais de lire ma chronique 450. Le débat qu’ils font en ce moment a été fait, en 1969, à l’occasion des États généraux du Canada français. L’élite indépendantiste a besoin de se faire secouer les puces.

    À cet égard, ce sont toutes les instances du Parti québécois jusque dans les bureaux de comté qui ont un urgent besoin d’apprendre leur histoire du Québec et du Canada. La grande politique ne se passe pas uniquement sur des questions d’actualité. Il faut un horizon plus large, une profondeur et un sens de l’histoire. Il n’y a pas que l’urne qui compte. La motivation du public suivra la ferveur de ceux et celles qui auront compris la hauteur des privations collectives d’une société provinciale fédérée – sans État souverain, puis superposée par l’État central canadien.

    Les privations sont décrites dans la consitution elle-même du Canada. Tous les lieux de chicane Canada Québec découlent du partage des pouvoirs. Il faut que le publique comprenne ça.

    Faut-il sortir ou rester ? Il faut choisir. Les Québécoises et les Québécois s’attendent que les souverainistes cessent de se perdre tout azimut sur des projets de société. LE projet de société est essentiellement dans l’indépendance politique et nationale. Déjà le dire ouvertement et publiquement changerait le climat de morosité. Sur ce point, Pierre Bourgault avait fait un bout de chemin en ce sens ainsi que Marcel Chaput avant lui.

    Malgré l’Article 1 du Parti québécois, l’idée d’indépendance est officiellement reconnue. Le processus devrait se passer entre le Parti et le public sur l’objet indépendantiste et non sur les tracasseries référendaires alimentées par tous les milieux fédéralistes, puis intériorisées finalement au discours péquiste. Du byzantinisme à défaut d’aborder le sujet proprement dit de l’indépendance du Québec. De montrer que l’indépendance est un bien en soi et que ce désir d’y parvenir comblera un besoin essentiel pour la vie de la nation québécoise. En d’autres termes, ce besoin d’être une unité politique internationale est quelque chose d’indispensable pour le développement intégral de la société québécoise en tant que nation.

  • Pierre Bourassa, 13 juin 2016 15h48

    Çà va pas ben.Drainville démissionne et s’en va travailler avec Éric Duhaime.

    Pour moi Bernard n’a pas visionné ce vidéo sur le retour d’Éric Duhaime,qui tombe à propos avec les évènements récents.

    Inusité : Le Retour d’Éric Duhaime

    https://www.youtube.com/watch?v=MM2NP7RnbNk

  • Gilles Verrier, 11 juin 2016 11h01

    Que ce soit du coté des « électoralistes » ou du coté des « référendistes », les deux nous mènent à un cul de sac tant qu’ils refusent de fonder leur action sur une analyse plus réaliste de notre situation nationale. C’est ce que s’efforce de faire Luc Archambault quand il écrit :

    D’abord, un énoncé de principe et une constatation...

    Pour RENVERSER un État de dictature d’occupation illégitime jamais validé par Le Peuple, il n’y a pas 36 moyens, il faut prévoir le RENVERSER... par la force ou pacifiquement et démocratiquement... Ici, il faudra que ce soit pacifique, parce que nous sommes seuls au monde et que nous vivons au coeur de l’Empire le plus puissant de toute l’Histoire de l’Humanité et que nous ne sommes que 8M contre près de 400M de personnes.


    En 1967, 4 mois après que de Gaulle fut accueilli ici en héros libérateur, René Lévesque a cru utile de lui tourner le dos et de faire l’économie de ce RENVERSEMENT nécessaire en proposant la Souveraineté-Association... : s’associer à une dictature sans prévoir la renverser... On connaît la suite : l’histoire lui a donné tort... résultat des courses, c’est tout sauf économique puisque 50 ans plus tard, la dictature d’occupation s’applique toujours... sous la forme de l’État illégitime unilatéral du Canada de 1982 qui n’a jamais été soumis à référendum.

    L’esprit « jovialiste-collabo » qui, de part et d’autre, ne cesse de se censurer sur la vraie nature du Canada ne permet pas que se forme une stratégie de libération nationale. Il faut reconnaître à Luc Archambault de s’attaquer à la racine du mal qui nous paralyse. Il évoque tout un scénario en plusieurs actes qui pourrait ensuite s’amorcer, ce scénario donne une idée d’une suite possible des choses, mais le premier pas (psychologique) est véritablement l’audace d’une analyse qui rompt avec la mentalité « collabo », pour reprendre son terme. Comme tous les candidats à la chefferie s’inscrivent dans la culture « collabo », je ne partage pas l’optimisme de Luc Archambault de voir naître un véritable renversement des tendances à court ou moyen terme.

  • Luc Archambault, 10 juin 2016 15h11

    @ André Gignac, 9 juin 23h27

    Vous me demandez de résumer une démarche capable de régler le problème constitutionnel qui a cours ici depuis 257 ans... Si je ne suis pas assez clair, n’hésitez pas à poser ensuite des questions...

    D’abord, un énoncé de principe et une constatation...

    Pour RENVERSER un État de dictature d’occupation illégitime jamais validé par Le Peuple, il n’y a pas 36 moyens, il faut prévoir le RENVERSER... par la force ou pacifiquement et démocratiquement... Ici, il faudra que ce soit pacifique, parce que nous sommes seuls au monde et que nous vivons au coeur de l’Empire le plus puissant de toute l’Histoire de l’Humanité et que nous ne sommes que 8M contre près de 400M de personnes.

    En 1967, 4 mois après que de Gaulle fut accueilli ici en héros libérateur, René Lévesque a cru utile de lui tourner le dos et de faire l’économie de ce RENVERSEMENT nécessaire en proposant la Souveraineté-Association... : s’associer à une dictature sans prévoir la renverser... On connaît la suite : l’histoire lui a donné tort... résultat des courses, c’est tout sauf économique puisque 50 ans plus tard, la dictature d’occupation s’applique toujours... sous la forme de l’État illégitime unilatéral du Canada de 1982 qui n’a jamais été soumis à référendum.

    RECTIFIER notre tir souverainiste !

    Il faut donc revenir sur nos pas et cesser de tourner le dos à De Gaulle, comme l’a fait René Lévesque en 1967 après que de Gaulle se fut écrié VIVE le Québec LIBRE ! Cette fois il faudra suivre son exemple puisque l’Histoire lui a donné raison... Suivre ses pas consiste pour nous aujourd’hui et toutes choses égales par ailleurs, à donner l’occasion au Peuple Souverain du Québec de RENVERSER démocratiquement, méthodiquement et clamement la dictature d’occupation canadian qui, sans rupture, s’impose sans OUI au Québec depuis la Conquête.

    Pour ce faire, il faut comme De Gaulle en juin 1940, ROMPRE avec la « gouvernance collabo » qui a cours ici depuis la Conquête, depuis 257 ans, à savoir : il faut REFUSER de former un gouvernement qui va accepter d’être lui-même gouverné par une légalité constituante ILLÉGITIME canadian qui n’a jamais été démocratiquement validée par les voix référendaires du Peuple.

    Pour ce faire, il faut faire l’UNION des démocrates, de gauche à droite en passant par le centre. On ne peut pas la faire sur la gouvernance collabo provincialiste, mais on peut la faire sur la Raison démocratique de l’État, autour d’un Programme COMMUN d’État démocratique républicain.

    Ce Programme COMMUN d’État (à distinguer des concurrents Programmes de gouvernance des partis), transcende, sans les faire disparaître, les concurrents programme de gouvernance des partis, plus à droite ou plus à gauche... Ce Programme COMMUN d’État s’engage à ROMPRE avec la gouvernance collabo... pas question de faire comme si de rien n’était de l’État de clair déni démocratique canadian...

    On règle la question d’une façon ou d’une autre dans la première année suivant l’élection de 2018... c’est réglé avant la fin de 2019, d’une façon ou d’une autre... On cesse de perdre une énergie folle et un temps fou en rivalités constituantes totalement improductives...

    Une année constituante

    On prend une année pour régler le problème qui perdure depuis la Conquête, depuis 257 longues années. C’est une année constituante... cependant que le gouvernement expédie les affaires courantes, l’ANQ | Assemblée nationale du Québec étudie et adopte 2 Actes constituants fondamentaux et modifie les lois référendaires en fonction de la nouvelle donne et des leçons héritées de nos expériences passées.

    Ensuite un plébiscite à 2 Proclamations constituantes se tient. Le résultat d’un OUI OUI gagnant à ces deux Proclamations constituantes permet de régler le problème et de fonder la République démocratique du Peuple Souverain du Québec. Le statu quo canadian est INVALIDÉ, le Canada ne peut plus s’appliquer au Québec. Les Premières élections à la Présidence de la nouvelle 1re République du Qc se tiennent, en même temps que les premières élections à la Chambre des régions ( un Sénat élu au suffrage universel ), cependant que la députation à l’ANQ termine son mandat.

    Dès après, s’ouvre un large processus constituant populaire pour disposer SOUS RÉPUBLIQUE, ce qui aura été hérité de 257 ans de dictature d’occupation britannio-canadian... comme le souhaite avec raison QS, à la différence que ce processus ne se tient pas sous dictature, mais sous république.

    Que sont les Proclamations constituantes décisives soumises au Peuple ?

    2 Actes constituants fondamentaux

    Le Premier permet au Peuple de se prononcer sur l’État concret présent du Canada, pour l’INVALIDER puisqu’il n’a JAMAIS ni sollicité ni obtenu le clair OUI référendaire des Québécois,es, ce qui est une première HISTORIQUE.

    Le Deuxième permet de VALIDER la Constitution primordiale de l’État démocratique devant succéder à l’effondrement du statu quo étatique illégitime canadian actuel.

    0 référendum... UN Plébiscite...

    Un référendum... Du latin referendum (« ce qui doit être rapporté »), lui-même gérondif du verbe referre (« rapporter, faire un rapport »). Vote direct des électeurs, qui doivent répondre par « oui » ou par « non » à une question posée.

    Ce qui permet de prendre une décision fondée sur l’expression de la Volonté libre du Peuple.

    Un plébiscite Le Peuple adopte un Acte, une loi...
    Du latin plebiscitum, composé de plebs (« peuple, plèbe ») et scitum (« décret »). Vote par lequel le corps électoral ( Le Peuple ) approuve/réprouve directement son organisation politique ( Constitution de l’État ) ou l’équilibre des pouvoirs, ou se prononce sur une résolution, une loi, une proposition qui lui est soumise.

    Ce qui permet au Peuple de faire LOI, d’adopter lui-même et DIRECTEMENT 2 Actes constituants fondamentaux qui font s’effondrer l’État sans OUI du Canada et qui adopte la Constitution primordiale de SON État démocratique républicain...

    Un plébiscite à double Proclamation constituante

    DEUX Actes constituants fondateurs

    1ier Acte constituant | proclame INVALIDE au Qc tout État qui n’a pas le OUI référendaire des Qcois,es

    - Nous, Le Peuple Souverain du Québec, Proclamons INVALIDE au Québec, tout État qui, tel l’État illégitime du Canada, n’a pas tenu de référendum pour obtenir pour ses Actes constituants le clair OUI référendaire majoritaire des Québécois,es ( 50% + une voix ).

    OUI / NON

    La proclamation suivante ici-bas permet de fonder l’État démocratique valide devant succéder à l’effondrement de l’État illégitime du Canada tel que le OUI à la première proclamation l’engage.

    Les souverainistes partisans du Comité du OUI-OUI, pourront affirmer, que la fondation de cette République démocratique du Peuple Souverain du Québec ne veut pas dire que Le Canada n’aura pas encore sa chance de proposer de former un État fédéral démocratique canado-québécois, si tant était que le Canada accepte de se donner une Constitution qui soit agréable aux Québécois,es, qui auront le choix d’y adhérer ou pas...

    Ce qui n’empêche nullement de la fonder cette République démocratique du Peuple Souverain du Québec, partie ou pas d’une éventuelle fédération du Canada-Québec... ou d’une Europe d’Amérique, avec le Canada, les États-Unis, le Mexique et les pays des Caraïbes et pourquoi pas d’Amérique centrale...

    Tout reste ouvert, non sans fonder l’État Souverain du Peuple Souverain du Québec.

    Le Comité du NON-NON, pourra bien prétendre le contraire.. mais reste que Le Peuple souverain reste maître du jeu... ce sera à lui de décider... personne d’autre...

    2e Acte constituant | proclame seule VALIDE au Qc la Constitution primordiale de la République démocratique du Peuple Souverain du Québec

    - Nous, Le Peuple Souverain du Québec, Proclamons seule VALIDE au Québec, la Constitution primordiale de la République démocratique du Peuple Souverain du Québec adoptée par sa députation siégeant à l’ANQ | Assemblée nationale du Québec et qui prendra effet dès après la tenu d’un référendum ayant dit OUI à ces Actes constituants.

    OUI /NON

    ET... on passe à un autre appel...


    Il s’agit d’un résumé, que j’espère clair... mais si ce n’est pas le cas, n’hésitez pas à demander des clarifications, ou à poser des questions...

    Vous pouvez aussi consulter les documents accessibles aux liens précités

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  • Robert J. Lachance, 10 juin 2016 14h22

    Deuxièmement. « Le seul antidote (à un haut niveau d’abstention des électeurs indépendantistes) consiste à mobiliser le maximum d’électeurs par une démarche indépendantiste claire. »

    - La démarche référendaire de 1995 l’était-elle ? Le Gouvernement du Canada s’est posé la question et la réponse de la Cour suprême celle que vous connaissez mieux que moi. Elle a divisée en deux 93,5 % des votants. Elle n’a pas eu la continuité qu’elle méritait.

    J’ai en tête un antidote à l’abstention tourné vers notre régénération qui serait plus efficient pour un Québec vers 2046.

  • André Gignac, 9 juin 2016 23h27

    Monsieur Archambault

    Il y a un an environ, la Catalogne a organisé une élection référendaire pour pouvoir se séparer de l’Espagne. Les résultats qui étaient de 46% de votes ou près en faveur de la séparation n’étaient pas suffisants mais, au moins, ils ont essayé de s’en sortir.

    J’aimerais connaître votre solution pour que le Québec s’en sorte une fois pour toute à la prochaine élection en 2018. Dans un commentaire simple, court et pas trop compliqué, expliquez-moi votre point de vue, svp, j’aimerais le connaître. Il faut arrêter de se mettre à corder du bran de scie, vous me suivez ?

    André Gignac 9/6/16

  • Luc Archambault, 9 juin 2016 17h15

    @ André Gignac, 9 juin 12h36

    Une élection et un référendum ce n’est pas la même chose... une élection, le mot le dit, consiste à élire une députation... il est question de choisir entre des personnes, des programmes électoraux des partis... concernant l’ensemble de toutes les questions politiques en jeu... non pas seulement sur UNE question...

    Un référendum... Du latin referendum (« ce qui doit être rapporté »), lui-même gérondif du verbe referre (« rapporter, faire un rapport »). Vote direct des électeurs, qui doivent répondre par « oui » ou par « non » à une question posée.

    Ce qui permet de prendre une décision fondée sur l’expression de la Volonté libre du Peuple.

    Un plébiscite Le Peuple adopte un Acte, une loi...
    Du latin plebiscitum, composé de plebs (« peuple, plèbe ») et scitum (« décret »). Vote par lequel le corps électoral ( Le Peuple ) approuve/réprouve directement son organisation politique ( Constitution de l’État ) ou l’équilibre des pouvoirs, ou se prononce sur une résolution, une loi, une proposition qui lui est soumise.

    On peut tenir en même temps une élection et un référendum, une élection et un plébiscite... mais une élection-référendaire ça n’a pas plus de sens qu’un référendum-électoral... c’est n’importe quoi et son contraire... c’est constituer l’État par-dessus la tête du Peuple sans référendum, comme l’a fait l’État illégitime du Canada... on ne peut faire ce que l’on dénonce...

    En 2018, ce sera une élection, seulement une élection, puisque les libéraux n’organiseront pas de référendum-électoral, ni d’élections-référendaires, et ne tiendront pas un référendum en même temps qu’une élection... enfin, le contraire serait surprenant...

    DONC... forcément, il faut élire une députation majoritaire DÉMOCRATE, qui s’est engagée à donner l’occasion aux Québécois,es de se prononcer sur la DÉMOCRATIE, contre la dictature d’occupation canadian... sans condition ni délai, dans la première année du mandat électoral de la Coalition DÉMOCRATE multipartite.

    Rompre avec la gouvernance collabo

    Toutes choses égales par ailleurs, il faut suivre l’exemple de De Gaulle, et REFUSER de former un gouvernement provincial qui ne peut qu’être gouverné par une légalité canadian démocratiquement ILLÉGITIME... le gouvernement va plutôt expédier les affaires courantes et engager un processus constituant autour de 2 Actes constituants fondateurs... qui règlent la question d’un côté comme de l’autre...

    Ou bien l’État illégitime sans OUI du Canada a droit de s’appliquer, ou il ne l’a pas... c’est au Peuple de décider... on lui donne l’occasion de le faire par référendum... le reste coule de source... on passe enfin à la démocratie...

  • André Gignac, 9 juin 2016 12h36

    Monsieur Paquette

    Il n’y a qu’une solution pour sortir définitivement de cette camisole de force fédérale ou du Canada si vous voulez ; c’est par une élection référendaire et par la création d’une constitution québécoise adoptée et votée par le peuple. En prenant le pouvoir en 2018, le gouvernement indépendantiste déclare le Québec indépendant et demande sa reconnaissance aux Nations Unies. Le gouvernement "canadian" devra s’asseoir avec celui du Québec et négocier D’ÉGAL À ÉGAL pour le rapatriement de tous nos impôts et de nos avoirs payés au gouvernement fédéral au pro rata de la population du Québec.

    DEPUIS 1982 QUE LE QUÉBEC EST INDÉPENDANT ; il n’a qu’à faire valider son nouveau statut avec une élection référendaire ce qui aurait dû être fait après le geste illégal d’Ottawa envers le Québec. Trudeau nous a sortis du Canada en 1982 et c’est au peuple québécois de s’assumer. Nous avons assez perdu de temps à tourner en rond ; le temps joue contre nous. Ne pas oublier que l’assimilation est à nos portes et que le Québec est sur le point d’imploser si nous n’agissons pas rapidement.

    André Gignac 9/6/16

  • Gaston Carmichael, 9 juin 2016 09h49

    Tiré d’un texte de Xavier Barsalou-Duval, député du Bloc Québécois, sur le Huffington Post :

    « Il n’est pas question d’empressement, d’urgence, d’être des « purs et durs » ou, pire encore, d’être irréalistes ou de cultiver une obsession pour une date ou un calendrier. Il est simplement question de s’assumer. Soyons fiers. Soyons solidaires. Et, surtout, cessons de nous travestir : nous sommes indépendantistes. »

  • Gaston Carmichael, 9 juin 2016 09h13

    « Le PQ et l’Indépendance ne sont plus présents nulle part. »

    Vous avez raison, M.Ricard. Toutefois, il faut prendre en considération que tous ceux qui ont une carrière la mettent en jeu en s’affichant ouvertement comme indépendantiste.

    Dans le temps de René Lévesque, une majorité d’artistes n’hésitaient pas à l’appuyer ouvertement. Aujourd’hui, si vous espérez pouvoir aller chanter une toune à gros cachet sur la colline parlementaire le soir du 1er Juillet, vous êtes mieux de garder vos convictions pour vous mêmes.

    Des Loco Locass, il y en a de moins en moins.

    Maires et dirigeants d’organisme communautaires. Même chose. Ils dépendent de subventions provinciales et fédérales. Il ont donc intérêt à ne pas s’afficher indépendantistes.

    Au niveau du militantisme indépendantiste, la grande majorité se retrouve dans les personne retraités, qui ne craignent plus d’afficher leurs convictions, ou des jeunes qui n’ont pas encore débuté une carrière. Surtout pas dans la fonction publique provinciale ou fédérale.

    En affaire, même chose. Si vous dépendez de contrats gouvernementaux, mieux vaut garder le profil bas.

    Donc, la majeure partie des indépendantistes est "invisible". Toutefois, lorsqu’ils ont l’opportunité de s’exprimer par vote secret, on peut s’attendre à ce qu’ils se manifestent. Maintenant, il s’agit de leur proposer un projet en accord avec leur conviction profonde.

  • Luc Archambault, 9 juin 2016 03h33

    @ Ouhgo (Hugues) St-Pierre, 8 juin 23h45

    Il n’y aura pas de fraude référendaire la prochaine fois, parce que nous disposerons d’un outil pour la contrer... Nous ferons en sorte que la tenue du référendum pourra être suspendue, reportée, dans le cas où il y a fraude appréhendée... comme ce fut le cas à la toute dernière minute en 1995... L’effet de surprise ne pourra pas indéfiniment piper les dés... De plus, nous demanderons surveillance de l’ONU, pour qu’Ottawa respecte les lois référendaires du Québec.

    Le fatalisme débilitant qui carbure à la fatale victoire canadian ne peut tenir lieu de politique, d’autant s’il est question de VALIDER l’État canadian qui NIE la primauté démocratique de la souveraineté du Peuple comme nous le faisons depuis 257 ans, et plus particulièrement au nom de la Souveraineté de l’État depuis que René Lévesque a lancé le MSA | Mouvement souveraineté association...

    C’est parce que NOUS avons VALIDÉ nous-mêmes la dictature d’occupation qu’elle peut avoir cours CONTRE la volonté libre du Peuple... le jour où nous cesserons de le faire CONTRE la volonté LIBRE de ce Peuple, il saura reconnaître les siens... comme il a reconnu en de Gaulle un héros libérateur en 1967... lui à qui l’Histoire a donné raison... de REFUSER de gouverner Le Peuple quand le gouvernement est gouverné par une légalité constituante canadian illégitime qui n’est pas celle du Peuple.

    C’est pourtant simple à comprendre...

    Si on NIE la suprématie constituante du Peuple, comment serait-il justifié de nous accorder sa confiance !? Il ne l’est pas... il ne nous l’accorde pas... avec raison... Nous ne sommes pas à sa hauteur, nous NIONS sa suprématie démocratique constituante, nous l’empêchons de se prononcer sur l’État concret actuel... il a parfaitement raison de ne pas faire confiance à de si inconséquents libérateurs...

    La calme Raison d’État démocratique ne peut se conjuguer à l’aulne de la NÉGATION de la souveraineté du Peuple... Ce qui est déraison, c’est de penser qu’en NIANT la Souveraineté du Peuple, on peut convaincre Le Peuple de valider la Souveraineté de l’État du Peuple. Élémentaire... En NIANT la primauté de la souveraineté du Peuple, c’est l’existence même du Peuple que nous NIONS, c’est Le Peuple lui-même... comment Le Peuple pourrait-il accepter d’endosser le projet d’un groupe qui Le NIE... ?

    D’autant qu’il ne saurait il avoir une telle chose que la Souveraineté de l’État du Peuple, quand la Souveraineté du Peuple est NIÉE...

  • Luc Archambault, 9 juin 2016 03h33

    @ Ouhgo (Hugues) St-Pierre, 8 juin 23h45

    Il n’y aura pas de fraude référendaire la prochaine fois, parce que nous disposerons d’un outil pour la contrer... Nous ferons en sorte que la tenue du référendum pourra être suspendue, reportée, dans le cas où il y a fraude appréhendée... comme ce fut le cas à la toute dernière minute en 1995... L’effet de surprise ne pourra pas indéfiniment piper les dés... De plus, nous demanderons surveillance de l’ONU, pour qu’Ottawa respecte les lois référendaires du Québec.

    Le fatalisme débilitant qui carbure à la fatale victoire canadian ne peut tenir lieu de politique, d’autant s’il est question de VALIDER l’État canadian qui NIE la primauté démocratique de la souveraineté du Peuple comme nous le faisons depuis 257 ans, et plus particulièrement au nom de la Souveraineté de l’État depuis que René Lévesque a lancé le MSA | Mouvement souveraineté association...

    C’est parce que NOUS avons VALIDÉ nous-mêmes la dictature d’occupation qu’elle peut avoir cours CONTRE la volonté libre du Peuple... le jour où nous cesserons de le faire CONTRE la volonté LIBRE de ce Peuple, il saura reconnaître les siens... comme il a reconnu en de Gaulle un héros libérateur en 1967... lui à qui l’Histoire a donné raison... de REFUSER de gouverner Le Peuple quand le gouvernement est gouverné par une légalité constituante canadian illégitime qui n’est pas celle du Peuple.

    C’est pourtant simple à comprendre...

    Si on NIE la suprématie constituante du Peuple, comment serait-il justifié de nous accorder sa confiance !? Il ne l’est pas... il ne nous l’accorde pas... avec raison... Nous ne sommes pas à sa hauteur, nous NIONS sa suprématie démocratique constituante, nous l’empêchons de se prononcer sur l’État concret actuel... il a parfaitement raison de ne pas faire confiance à de si inconséquents libérateurs...

    La calme Raison d’État démocratique ne peut se conjuguer à l’aulne de la NÉGATION de la souveraineté du Peuple... Ce qui est déraison, c’est de penser qu’en NIANT la Souveraineté du Peuple, on peut convaincre Le Peuple de valider la Souveraineté de l’État du Peuple. Élémentaire... En NIANT la primauté de la souveraineté du Peuple, c’est l’existence même du Peuple que nous NIONS, c’est Le Peuple lui-même... comment Le Peuple pourrait-il accepter d’endosser le projet d’un groupe qui Le NIE... ?

    D’autant qu’il ne saurait il avoir une telle chose que la Souveraineté de l’État du Peuple, quand la Souveraineté du Peuple est NIÉE...

  • Ouhgo (Hugues) St-Pierre, 8 juin 2016 23h45

    F.R., vous récapitulez l’histoire comme un excellent prof. Ne laissez aucune grossièreté, aucune finasserie vous démonter. Même si personnellement je crois que la nation québécoise n’existe plus (on verra bien les drapeaux rouges cet été comme au 375ième) vous logez du côté de la raison calme et si vous en avez le courage, vous empêcherez que nous voyions le drapeau blanc se lever après la prochaine fraude référendaire kénédian.

  • Luc Archambault, 8 juin 2016 22h26

    @ François Ricard, 8 juin 19h55

    Je vous cite :

    « Aujourd’hui, au moins 90% des maires de nos municipalités sont d’allégeance fédéraliste. Même la grande majorité des conseillers et échevins est fédéraliste. Et ce phénomène est aussi semblable dans nombre d’organismes sociaux. »

    Bien sûr ! Le Régime ne peut compter que sur ça, prendre le contrôle des institutions, si possible... parce que ce qui est de la VOLONTÉ LIBRE des Québécois,es, ça ne passe pas... Le Régime est INCAPABLE d’obtenir le clair OUI référendaire des Québécois,es...

    A contrario... il serait si puissant que vous dites et s’abstiendrait de tenir un référendum pour obtenir le clair OUI du Peuple, pour régler le problème une fois pour toutes ? Soyons sérieux !

    Il s’abstient, parce qu’il est CERTAIN qui ce serait NON... Le Canada du statu quo de 1982 ne passe pas au Québec... et ne passe pas même auprès des soi-disant fédéralistes que vous identifiez...

    Les fédéralistes, les vrais, savent qu’il n’y a de fédéralisme que librement consenti, non pas IMPOSÉ... Les fédéralistes dont vous parlez sont plutôt des fédéralistes-rénovateurs... qui n’adhèrent pas au statu quo qu’appelle à renverser Nicolas Marceau... Seule une infime minorité est en faveur de ce statu quo...

    Un référendum Proclamant INVALIDE au Québec l’État illégitime actuel du Canada emporterait le OUI non seulement des souverainistes, mais aussi celui des autonomistes et des fédéralistes-rénovateurs, en somme de tous les DÉMOCRATES... au pire, au moins leur neutralité...

    La PQ n’est « plus présent nulle part. Depuis vingt ans nous ne faisons rien. »

    OUI, les souverainistes sont désorganisés, divisés, c’est lamentable... Sauf que... en mettant de l’avant la DÉMOCRATIE et ce qu’elle engage, autour d’un Programme COMMUN d’État démocratique républicain qui ROMPT avec la gouvernance collabo de l’État sans OUI démocratique du Canada... sous Coalition DÉMOCRATIE multipartite... c’est autre chose...

    « Et l’on ose croire qu’en deux ans, il sera possible de renverser la vapeur et d’avoir un référendum gagnant. Un miracle ! Que je souhaite de tout mon coeur....mais auquel je ne puis croire. »

    PANTOUTE ! Ce ne sera pas un miracle, ce ne sera que le résultat de 257 ans de Résistance d’un Peuple ; 257 ans de patient et constant travail de résurgence de soi... ; dont 60 ans d’essais-erreurs décourageants, mais salutaires...

    Nous pouvons GAGNER un référendum qui INVALIDE l’État illégitime du Canada qui s’impose sans OUI au Québec... ce ne sera pas un miracle... la MAJORITÉ n’en veut pas ce cet État du Canada auto-constitué par dessus la tête des Québécois,es alors qu’il s’applique au Québec...

    En 2 ans NOUS POUVONS nous entendre là-dessus... NOUS POUVONS former une Coalition multipartite DÉMOCRATE... suffit de le vouloir...

  • Luc Archambault, 8 juin 2016 22h02

    @ François Ricard, 8 juin 18h36

    Je vous cite :

    « Un univers mental cherche toujours à persévérer dans son être et ne renonce jamais de lui-même à lui-même si des forces extérieures considérables ne l’y contraignent pas. »

    Certes... nous sommes tout à fait d’accord là-dessus... l’univers mental des Neufrancien,nes que nous avons été pendant ± 150 ans en Nouvelle-France, ne nous a pas quitté sous prétexte que nous avions été Conquis, puis cédés ( comme si un peuple pouvait être un objet, et un objet de Cession !? )

    Même si « des forces extérieures considérables » ont voulu nous contraindre à disparaître, force est de constater qu’elles ont échoué... Nous ne sommes pas disparus... pire ( ou mieux selon le point de vue ), nous avons su et pu, à même cet « univers mental » qui était le nôtre, nous reconstituer des élites propres pour remplacer celle qui avaient quitté après la Conquête... ce Peuple que nous sommes n’a non seulement JAMAIS « renoncé de lui-même » mais il a su contrer ces « forces extérieures considérables » qui ont tenté en vain de nous contraindre et de ratatiner jusqu’à néant notre « univers mental » neufrancien... Ni en 1759, ni en 1840, ni en 1867, ni en 1982...

    AUCUN référendum n’a été tenu pour que nous APPROUVIONS les Actes constituants des États qui se sont succédé ici depuis la Conquête... mais pourquoi donc alors qu’en Australie, une série considérable de référendums constituants se sont tenus depuis 1900 et qui a donné à l’Australie un État légitime VALIDE, validé nommément par référendum par Le Peuple...

    Pourquoi en Australie et pas ici ?

    - Parce que si la question avait été posée c’eut été NON. Et.. les canadianisateurs savent qu’ils ont échoué, parce qu’ils se gardent bien de poser la question, parce qu’ils savent que si la question était posée, ce serait NON...

    - Parce que vous avez parfaitement raison... « Un univers mental cherche toujours à se préserver dans son être »... et... même l’usage « de forces extérieures considérables » ne parvient pas toujours à transformer l’être...

    « Un univers politique ne saurait se modifier ni en quelques mois ni par quelques discours si éblouissants soient-ils. »

    Tout à fait... et il n’est absolument pas question de modifier l’univers mental politique des Québécois,es en quelques mois... Il est question au contraire de tenir compte de cet « univers mental » québécois... celui que ne sont jamais parvenues à changer les pressions considérables exercées depuis 257 ans par les Conquérants britanniques et par la Couronne canado-britannique...

    - Cette Couronne canado-britannique n’a jamais été et n’est tjrs pas la nôtre ;

    - Jamais quelque OUI que ce soit à cette Couronne et à sa légalité usurpatrice n’a été obtenu ;

    - du Chevalier de Lévis aux souverainistes, autonomistes et fédéraliste-rénovateurs d’aujourd’hui en passant par les Patriotes, JAMAIS nous n’avons renoncé à ce que nous sommes, à savoir, des Neufrancien,nes inventant en Amérique du Nord, du Golfe de notre fleuve-océan St-Laurent au Golfe du Mexique en passant par les Pays-d’en-Haut, une Nouvelle-France pacifiste, égalitariste, vivant en harmonie avec la nature et avec les Premières nations alliées qui nous ont appris à survivre à la mortelle morsure de l’hiver boréal, avec qui nous avons mêlé intimement nos fluides corporels et spirituels, un Peuple Sans Souverain depuis la Conquête, 15 ans avant l’indépendance des États-Unis et 30 ans avant la Révolution française, distinct de tout autre, qui n’a jamais accepté de vivre Conquis, soumis, subordonné, même seul au monde, abandonné de toutes et tous, y compris par son amère patrie.

    « Le Québécois vit en la fédération canadienne depuis cent cinquante ans. »

    PANTOUTE ! Le Peuple Souverain du Québec ( élites comprises ), vit dans son univers mental neufrancien... dans l’Amérique française... suffit de lire Lisée... pour le comprendre... suffit de constater ce qu’est la fête du 1er juillet pour en palper toute la tangible réalité...

    1er juillet ! Pourquoi la fête est-elle si triste !?

    Le Peuple Souverain n’a jamais vécu dans une fédération puisqu’il n’y a pas, il n’y a jamais eu une telle chose qu’une fédération du Canada...

    Foedus = Alliance traité

    Quand donc ce Peuple Souverain du Québec que nous sommes a-t-il signé de sa main référendaire quelque traité que ce soit avec quelqu’État que ce soit ? JAMAIS. Il n’y a ni vraie, ni symbolique fédération faisant partie de l’univers mental des Québécois,es. C’est une forfanterie que de le prétendre...

    Il n’y a qu’un État de clair déni démocratique plaqué, là, sans réelle consistance... qui ne survit que par défaut de n’avoir jamais été mis aux voix, pour cause de NON...

    « Cette fédération fait partie de son être. Cette fédération lui appartient. On la lui a, petit à petit, introduite en ses veines.  »

    PANTOUTE ! Elle s’impose sans OUI par-dessus l’être démocratique que nous sommes... l’État illégitime actuel n’appartient pas au Québécois,es, il appartient à qui a contrôle exclusif sur lui, à savoir, le seul et unique Parlement d’Ottawa, sur lequel les Québécoise,es n’ont pas de prise majoritaire, du sommet duquel il,elles sont exclu,es...

    Vous souffrez du syndrome de Stockholm qui vous fait endosser une réalité fabriquée qui n’est pas dans « l’univers mental » de ce peuple... qui est seulement dans le vôtre...

    Il ne le serait pas que dans le vôtre, si, et seulement si les canadianisateur avaient pu un jour obtenir le consentement du Peuple, ils ne l’ont JAMAIS obtenu... ni à la Conquête, ni après... ni en 1982, ni en 2016( Cf Histoire des États s’étant succédé ici depuis la Conquête n’ayant jamais été soumis à référendum. )

    ... et ce n’est pas près de changer, parce que vous avez parfaitement raison... l’être ne change pas, il est ce qu’il est... Ce qui aurait seul pu le changer, c’est d’avoir été une fois, une fois seulement, admis à la table des décisions, pour DÉCIDER, pour dire OUI... ce qui n’a JAMAIS été admis...

    « Et l’on pense que, juste en criant "abracadabra", il oubliera tout cela. Un référendum triomphateur suffira ! »

    PANTOUTE ! Ce qui suffira, c’est de se brancher sur ce que vous dites qui est crucial...

    «  Un univers mental cherche toujours à persévérer dans son être et ne renonce jamais de lui-même à lui-même... »

    Ce qui suffira, c’est de prendre acte de l’échec de l’Empire... il est, malgré toute sa si considérable force, malgré toutes les innombrables ressources militaires, intellectuelles, cléricales, juridiques, financières, sociétales et politiques qu’il a engagées depuis la Conquête pour nous faire disparaître, puis par dépit ( parce qu’il a échoué), pour nous entraver, ralentir, diviser, abrutir, diminuer, minoriser, disqualifier, discréditer, culpabiliser, il a été, il est et il sera TOUJOURS incapable d’obtenir pour ses Actes constituants usurpateurs sans OUI, le clair OUI référendaire des Québécois,es.

    NOUS AVONS GAGNÉ !

    L’Empire est IMPUISSANT ! INCAPABLE !

    Il a été et est toujours dans l’incapacité d’emporter notre libre et démocratique consentement... La minorité canadianisatrice dinosaure autocrate est aux abois, dans les cordes... et ce n’est pas de la littérature, ce n’est pas abracadabrantesque de le dire, c’est tout bête... c’est le réel politique qui est bêtement le nôtre... seulement 71% des électeur,trices a voté pour le PLQ et encore moins pour le PLC...

    Et, ce réel politique est le résultat de ce que vous décrivez très bien... et qui n’a rien à voir avec « rêver au grand soir »... C’est le résultat d’un travail séculaire, qui de à Conquête à ce jour, de génération en génération a permis de travailler à NOTRE affranchissement, à NOTRE développement économique, sociétal, culturel, artistique, scientifique, technique, artisanal et entrepreneurial « à petite journée, de jour en jour, de semaine en semaine, d’année en année. » Une somme sur laquelle se bute l’Empire... désespérément, un jour à la fois, comme un intoxiqué incapable de rompre avec sa millénaire dépendance à un absolutisme débilitant... pré-historique, accro au contrôle de l’autre... à qui il faut résister... et... ça s’adonne que nous avons su comment résister... comment user sa détermination, son endurance... Seule NOTRE division lui permet de survivre, il s’y accroche désespérément... espérant qu’on ne s’organisera pas de sitôt pour le mettre au voix ce statu quo de contrainte canadian qui est répudié par les Québécois,es.

    La proposition de Nicolas Marceau va dans ce sens... Cf : Du nouveau !

    « ... comme la goutte d’eau, vient à bout du rocher le plus dur » notre séculaire travail a fait le travail... nous les avons eus à l’usure... nous avons su comment fissurer la dureté de leur mental autocrate débilitant... La DÉMOCRATIE s’est IMPOSÉE, ici, comme ailleurs... la dictature d’occupation n’a pas d’avenir, elle a fait long feu, ne reste qu’à en convenir... qu’à incarner dans des Actes, la réalité de notre être foncièrement et farouchement DÉMOCRATE ! Anti-IMPÉRIALISTE !

    « On n’enseigne même plus l’histoire à nos jeunes. Qu’à cela ne tienne, nous aurons un référendum. »

    PIS APRÈS ! Seules quelques rares élites pouvaient pendant plus de 200 ans avoir accès à notre histoire au cours de ses études... la MAJORITÉ du Peuple était illettrée, soi-disant sans culture, sans éducation, sans instruction, est-ce que cette condition a permis à l’Empire d’obtenir le clair et libre consentement du Peuple... ? Certainement pas... et ce n’est pas près de changer... Pourquoi ? Parce que vous avez raison... « Un univers mental cherche toujours à se persévérer dans son être et ne renonce jamais de lui-même à lui-même...  »

    « La loi 101 est en lambeaux. Pas important. »

    PIS APRÈS ! Cela ne fait que prouver et démontrer que le fait de concentrer des populations immigrantes à Montréal seulement, relève du nettoyage ethnique, rien d’autre. 50k immigrant,es/an à Mtl pour ± 2M de personnes, c’est 7 fois le taux immigratoire prévalant en France et aux États-Unis... Faut que ça cesse, et c’est pas la promesse d’un 40k/an qui va changer quelque chose...

    D’autant si on règle la question dans l’année suivant l’élection d’une Coalition DÉMOCRATE multipartite républicaine... Cf Programme COMMUN d’État

    Il faut démontréaliser le Québec, immigratoire, comme il faut démontréaliser le Québec économique, politique, sociétal, médiatique et culturel et cela ne peut se faire que si Le Peuple Souverain du Québec a l’occasion de RENVERSER l’État de clair déni démocratique canadian, que si Le Peuple Souverain du Québec refuse de partionner le Québec, refuse de séparer le Québec de sa Métropole et de ses autres régions... C’est possible...

    « Un référendum comme programme d’action. »

    PANTOUTE ! La DÉMOCRATIE comme programme d’action... Celle qui fait en sorte que Le Peuple incarne dans le réel son « univers mental » radicalement démocratique, anti-impérialiste, féminhumaniste, de par l’expression de Sa Volonté LIBRE, jamais aussi clairement et directement exprimée que par référendum. Que ça ! Tout ça !

    « Le grand projet du PQ : un référendum. Et on se demande pourquoi la population n’est pas emballée par un projet aussi "grandiose". »

    Vous avez parfaitement raison... Le problème du PQ, c’est qu’il n’a pas encore mis de l’avant un projet radicalement DÉMOCRATIQUE qui ROMPT avec la gouvernance collabo d’un État de dictature d’occupation canadian et qui donne l’occasion aux Québécois,es de d’abord RENVERSER tel État canadian de clair déni démocratique canadian, avant de faire ce qu’il faut pour que lui succède un État vraiment démocratique qui soit compatible avec leur propre « univers mental  » démocrate.

    Le Grand projet, c’est la DÉMOCRATIE vs la DICTATURE canadian !

    Lisée dit que si le PQ met de l’avant un référendum sur la Souveraineté de l’État du Québec, il risque d’être battu en 2018... il a sans doute raison...

    Mais il a tort de ne pas considérer l’alternative démocratique, à défaut, il va mettre de l’avant la formation d’un autre gouvernement collabo de plus qui va encore mettre de l’avant pendant au moins 4 ans, plus les 2 qui nous séparent de l’élection... la NÉGATION de la primauté de la souveraineté démocratique constituante du Peuple... Comment concilier telle NÉGATION de la souveraineté du Peuple à la promotion de la Souveraineté de l’État du Peuple ? Ça n’est juste pas possible...

    On ne peut encore et encore continuer à dire une chose et faire le contraire... ça ne marche pas... on le sait... puisque c’est ce qu’on fait depuis 60 ans... avec le résultat qu’on connait... l’IMPASSE... ce, depuis que René Lévesque nous a proposé la Souveraineté-association... S’associer à une dictature sans prévoir d’abord la RENVERSER... ce, 4 mois après que de Gaulle, accueilli ici par Le Peuple en héros libérateur se fut écrié VIVE le Québec LIBRE ! Le pendant du cri qui terminait ses appels à la LIBÉRATION de la dictature d’occupation de l’État collabo d’exception PÉTAIN/Laval...

    Le Peuple sait reconnaître le siens... de celles et de ceux qui tiennent compte de son « univers mental »... comme vous dites... suffit pour vous de décider d’en tenir compte... ;-)

    La question est : quel est son « univers mental » ?

    Il est résolument DÉMOCRATE... ! Suffit que ses élites citoyennes et politiques connaissent leur histoire et celle du Peuple qu’il veulent défendre, non sans devoir se gouverner en conséquence...

    Comme l’a bien observé Louis-Joseph Papineau dans ses déclarations constituantes de 1837 et 1867

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  • François Ricard, 8 juin 2016 19h55

    Avant le référendum de 1995, on estimait qu’au moins 25% des maires des municipalités du Québec étaient favorables à l’indépendance. Aujourd’hui, au moins 90% des maires de nos municipalités sont d’allégeance fédéraliste. Même la grande majorité des conseillers et échevins est fédéraliste.
    Et ce phénomène est aussi semblable dans nombre d’organismes sociaux. Le PQ et l’Indépendance ne sont plus présents nulle part. Depuis vingt ans, nous ne faisons rien. Et l’on ose croire qu’en deux ans, il sera possible de renverser la vapeur et d’avoir un référendum gagnant. Un miracle ! Que je souhaite de tout mon coeur....mais auquel je ne puis croire.

  • François Ricard, 8 juin 2016 18h36

    Un univers mental cherche toujours à persévérer dans son être et ne renonce jamais de lui-même à lui-même si des forces extérieures considérables ne l’y contraignent pas.Un univers mental ne se modifie que sous une grande et persistante pression. Un univers politique ne saurait se modifier ni en quelques mois ni par quelques discours si éblouissants soient-ils. Le Québécois vit en la fédération canadienne depuis cent cinquante ans. Cette fédération fait partie de son être. Cette fédération lui appartient. On la lui a, petit à petit, introduite en ses veines. Et l’on pense que, juste en criant "abracadabra", il oubliera tout cela. Un référendum triomphateur suffira !
    C’est, je crois, le problème du PQ depuis toujours : rêver au grand soir et ne pas travailler à petite journée, de jour en jour, de semaine en semaine, d’année en année. La formule magique du référendum gagnant plutôt que la besogne régulière qui, comme la goutte d’eau, vient à bout du rocher le plus dur.
    On n’enseigne même plus l’histoire à nos jeunes. Qu’à cela ne tienne, nous aurons un référendum. La loi 101 est en lambeaux. Pas important. Nous aurons un référendum. Les immigrants n’adoptent ni notre langue, ni notre histoire que nous n’enseignons pas, ni nos valeurs. C’est bien correct. Nous allons leur demander de voter pour nous lors d’un référendum.
    Un référendum comme programme d’action. C’est comme le plombier qui part le matin et qui déclare qu’il va se servir de sa fiche à déboucher les égouts durant la première heure de son quart de travail. L’outil devient le but de son activité.
    Le grand projet du PQ : un référendum. Et on se demande pourquoi la population n’est pas emballée par un projet aussi "grandiose".

  • Michel Grenier, 8 juin 2016 09h01

    Je suis du même avis,que M.Nantel.J’ai repris ma carte du parti,pour pouvoir voter pour l’indépendance,si l’option est mise au rancart,je vais la retourner ,et je ne voterer pas pour ce parti de vieux bleus.

    Michel Grenier

  • Luc Archambault, 7 juin 2016 17h26

    Michel J. Dion, 7 juin 12h21

    Je vous cite vous adressant à M. Gaston Carmichael :

    De plus, vous semblez coincé dans le paradigme d’un référendum rapide (le rêve du grand soir), ce qui serait suicidaire pour le parti, et donnerait le pouvoir aux libéraux (et autres fédéralistes) pour longtemps.

    Et vous dénoncer les appels à la peur ! Vous qui carburez à la peur de perdre le prochain référendum !? Soyons sérieux...

    Un référendum rapide après l’élection d’un gouvernement de Coalition multipartite majoritaire est tout sauf suicidaire, s’il est question bien sûr de mettre aux voix l’État concret actuel sans OUI du Canada pour le Proclamer INVALIDE au Québec...

    Mais ça, vous l’écartez d’emblée... accréditant l’idée que les libéraux seront indéfiniment au pouvoir si l’on ose remettre mettre de l’avant la primauté démocratique de la Souveraineté constituante du Peuple...

    Mais pourquoi en serait-il autrement en 2022 ?

    Gouverner c’est forcément déplaire à d’aucun,es... les gouvernements se défont eux-mêmes... et ce ne serait magiquement pas le cas d’un gouvernement présidé par JFL si tant est qu’il gagne le chefferie et gagne ensuite ses élections !? Soyons sérieux... le coup du bon gouvernement, ça fera... un fois ça va, deux fois passe encore, mais trois... BASTA !

  • Luc Archambault, 7 juin 2016 17h12

    @ Michel J. Dion, 7 juin 09h56

    Je ne sors pas du contexte vos dires, je dis que vous mettez de l’avant la politique de Jean Chrétien qui prétend que les souverainistes n’ont qu’à faire ce que le Canada a fait... en coupant un à un les liens... et que si les souverainistes l’avaient fait à compter de 1976 ( en lieu et place de tenir des référendums ), le Québec serait Souverain aujourd’hui.

    Vous récidivez en disant que le Canada a bel et bien réussi, parce qu’il a su ne pas tenir de référendum et su couper un à un les liens... ce serait là la preuve de l’intelligence anglo, face la l’imbécilité franco... la belle affaire... !

    Or, l’Australie, pourtant partie de la culture anglo, elle, a coupé les ponts d’un coup... avec une série de référendums tenus en 1900... 32 ans après l’adoption de l’AANB qui a fondé le Canada en 1867...

    Or, il n’y a pas de lien de cause à effet entre rompre ou pas un à un les liens et l’indépendance... ce n’est que fortuit... d’autant que... si Trudeau-Chrétien n’avaient pas fomenté un coup d’État, l’indépendance du Canada n’aurait jamais été des nôtres, pas davantage en 1982 qu’aujourd’hui...

    Ce n’est pas le Canada qui a coupé les liens un à un avec la Couronne canado-britannique, c’est le Parlement de Westminster qui ne voulait plus de son Empire... ni aux Indes, ni ailleurs... et qui l’a démembré... Comme l’a fait l’Empire français dans les années 60, sous l’impulsion de De Gaulle. Est-ce là la volonté de la Couronne canado-britannique ? CERTAINEMENT PAS ! Et c’est là que la théorie ne fonctionne ABSOLUMENT PAS, puisque le Canada met toute la gomme pour qu’aucune espèce de lien ne soit ne serait-ce que questionné, imaginez s’il était question de le rompre... Le plus insignifiant des liens est tenu pour être indissoluble, autant en ce qui concerne par exemple la poussière rouge émanant du Port de Québec sous juridiction de la Couronne canadian, qu’en ce qui concerne l’affichage bilingue sur les Plaines d’Abraham...

    Elle sera OÙ la coupure ? Quel lien peut être coupé comme ça... mine de rien ? Quel lien pourra être coupé sans provoquer un drame national ? Le fait de vouloir limiter l’absolutisme de la Charte canadian des droits individuels par l’adoption d’un Charte des valeurs et des droits COLLECTIFS du Peuple Souverain du Québec ? VRAIMENT !? PANTOUTE et au contraire. On va se SERVIR, on va INSTRUMENTALISER toute petite bataille pour en faire un drame, afin d’obtenir à l’usure, ce qu’on désire... IMPOSER un statu quo de blocage étanche...

    La théorie du coupage de lien boutte par boutte ne tient pas la route... ni dans la bouche de Jean Chrétien, ni dans la vôtre, ni dans celle de quiconque... Elle ne fait que donner de l’importance à qui n’en n’a pas, sauf pour fomenter des coups d’État...

  • Gaston Carmichael, 7 juin 2016 13h41

    @M. Dion,

    « Aucun des autres candidats, si bien intentionnés soient-ils, n’a ce qu’il faut pour battre les libéraux en 2018. Donc, pas de pouvoir, pas d ’indépendance, »

    Avec Lisée, vous aurez sans doute le pouvoir, mais pas d’indépendance. Je vous signale qu’un parti indépendantiste au pouvoir ne sera pas comme une marche dans un jardin de roses. Ottawa fera tout en son pouvoir pour le discréditer, et ils en ont les moyens. Alors, le jour où on prendra le pouvoir, il faut être prêt à aller à la guerre. Lisée propose de prendre le pouvoir, mais de jeter la clé de l’armurerie.

    « Alors svp, gardez-vous une petite gêne en disant faussement que J-F Lisée tasse l’option, et met au rancart notre projet de pays. C’est complètement FAUX ! »

    Je persiste, et signe. Lisée veut tasser l’indépendance jusqu’à au moins 2022. On parle du même horizon que pour Martine Ouellet, en cas de défaite électorale.

    « De plus, vous semblez coincé dans le paradigme d’un référendum rapide (le rêve du grand soir), »

    Je vais vous surprendre : PAS DU TOUT ! Je suis plutôt coincé sur l’idée d’avoir un référendum gagnant. Et, pour ce faire, il faut deux conditions :

    1- Prendre le pouvoir avec un mandat clair pour réaliser l’indépendance (Mettre la main sur la sacoche)
    2- Faire un référendum rapidement dans le premier mandat, comme Parizeau l’a fait. Frapper vite et fort.

    Donc, perdre l’élection de 2018 ne m’affole pas. S’il faut attendre en 2022 pour avoir les moyens de nos ambitions, alors je serai patient. La question devient alors : Qui de Lisée ou de Ouellet, nous rapprochera le plus de notre objectif pour 2022 ? Vous misez sur Lisée. Je mise sur Ouellet. Seul le temps dira qui de nous deux a raison, si tant est, qu’un de nous deux ait raison.

    « ... et vous, vous tentez de faire peur aux militants en disant, si pas de référendum rapide, pas d’indépendance... »

    Vous me faites dire des choses que je n’ai pas dites. Ce que je maintiens est plutôt une évidence : "Pas de référendum gagnant, pas d’indépendance". Il me semble qu’il n’y ait pas là de quoi effaroucher les militants.

  • Louis Emond, 7 juin 2016 13h08

    On ne fera pas l’indépendance lors de la prochaine prise de pouvoir du PQ c’est certain. En promettant un référendum pendant du prochain mandat on est battus et on assure la réélection du PLQ pour plusieurs mandats encore.

    La maison est en feu. Il faut chasser les libéraux et prendre le pouvoir au plus sacrant avant de retrouver devant une terre brûlée.

    Un fois au pouvoir on sera mieux placés pour rereprendre le temps perdu. Le PQ aura plus de latitudes pour clarifier son action auprès des québecois.

    Cessez de parler de référendum et organisez-vous pour prendre le pouvoir.

  • Gaston Carmichael, 7 juin 2016 12h39

    Pour faire suite à mon message précédent, je voudrais ajouter que pour ce qui est du volet de la promotion de l’indépendance de la stratégie de Lisée, cela pourrait se faire dès maintenant. Nullement besoin d’un PQ d’être au pouvoir pour initier le genre de mesures qu’il propose.

    Alors, si Martine Ouellet met l’indépendance au programme, et qu’elle perd l’élection de 2018, le même travail que propose Lisée pourra se faire, en autant que la volonté y soit.

    Certains prédisent qu’une défaite électorale en 2018 serait l’Armageddon du projet indépendantiste. Je n’ai pas cette vision pessimiste. Toutefois, j’admet que cela ne soit pas impossible. Il n’y a pas de risque zéro.

    Malgré tout, s’il me faut courir un risque, je préfère le faire avec Martine qu’avec Jean-François.

  • Michel J. Dion, 7 juin 2016 12h21


    M. Gaston Carmichael, soyez honnêtes dans vos propos, svp. Quand vous interprétez cette citation de J-F Lisée :

    « ... il sera clair pour tous qu’un gouvernement du Parti québécois élu en octobre 2018 ne tiendra pas de référendum, n’enclenchera aucune démarche souverainiste de gouvernement, ne dépensera pas un sou de fond public pour son option pendant ce mandat. Cet engagement doit être en fer forgé. La porte fermée à double tour ».

    ...vous savez très bien que l’indépendance fait partie du programme de ce dernier. Et je crois sincèrement qu’avec Lisée, l’indépendance sera présente plus qu’avec tous les autres. Vous savez que PKP a mis un 1 000 000$ dans l’institut de recherche, et que d’autres suivront. Les gens vont réaliser, pour une fois, qu’il est possible de promouvoir, de vendre, de convaincre, argumenter et faire avancer à grands pas notre projet de pays, sans piger dans leurs poches. C’est la magie de la chose, et la façon de regagner la confiance de plusieurs.

    Et quand vous dites :

    « M. Haché a bien raison de répéter que pour réaliser l’indépendance, il faut d’abord prendre le pouvoir... »

    Aucun des autres candidats, si bien intentionnés soient-ils, n’a ce qu’il faut pour battre les libéraux en 2018. Donc, pas de pouvoir, pas d ’indépendance, et ces candidats risque à 98% de couler le vaisseau amiral du PQ, et de nous conduire tous à abattoir.

    Vous savez très bien que Lisée à cette finesse intellectuelle, cette vision politique, et que pour lui, l’indépendance est impérative et non contournable... Alors svp, gardez-vous une petite gêne en disant faussement que J-F Lisée tasse l’option, et met au rancart notre projet de pays. C’est complètement FAUX !

    De plus, vous semblez coincé dans le paradigme d’un référendum rapide (le rêve du grand soir), ce qui serait suicidaire pour le parti, et donnerait le pouvoir aux libéraux (et autres fédéralistes) pour longtemps.

    Ce qui est drôle, c’est que votre technique d’apeurer, est la même que celle des libéraux, mais à l’inverse. Eux font peur avec la tenue d’un référendum versus la scission du Canada, et vous, vous tentez de faire peur aux militants en disant, si pas de référendum rapide, pas d’indépendance... Les deux techniques sont fausses, et vous le savez.

  • Michel J. Dion, 7 juin 2016 09h56


    J-F Lisée est le seul qui a compris la « game » politique actuelle. J’ai fait une entrevue avec Jean-Claude Pomerleau la semaine dernière, elle sera diffusée bientôt sur Vigile. À suivre...

    (extrait via Radio-infocité : voir le document des propos de JC Pomerleau)

    PS : M. Archambeault, vous sortez du contexte ce que j’ai dit, croyez-vous que je suis un disciple de Jean Chrétien ?
    Et oui le Canada a coupé un à un les liens avec les Britanniques pour être un pays, relisez votre histoire...

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  • Gaston Carmichael, 7 juin 2016 09h35

    M. Haché a bien raison de répéter que pour réaliser l’indépendance, il faut d’abord prendre le pouvoir. Pour la bonne et simple raison qu’en étant au pouvoir, on a accès aux ressources de l’état. Ainsi, on pourra alors piger dans la sacoche publique pour faire la promotion de notre programme, tout comme Ottawa le fait pour sa propagande fédéraliste.

    Toutefois, pour cela, il faudrait que l’indépendance fasse parti de notre programme. Or, M. Lisée a été très clair : « ... il sera clair pour tous qu’un gouvernement du Parti québécois élu en octobre 2018 ne tiendra pas de référendum, n’enclenchera aucune démarche souverainiste de gouvernement, ne dépensera pas un sou de fond public pour son option pendant ce mandat. Cet engagement doit être en fer forgé. La porte fermée à double tour. »

    Pour faire la promotion de l’indépendance, il s’en remet entièrement aux militants. Il propose une quinzaine de mesures, et il prend bien la peine de spécifier : « Ces mesures seraient entièrement financées par les militants, les citoyens, sans aide de l’État. »

    C’est là où je débarque de sa galère. Pour avoir la moindre chance de réussite, il faut qu’un gouvernement du PQ joue un rôle de leadership dans la promotion de notre projet.

    Peut-être que M. Lisée est un petit ratoureux, et qu’une fois au pouvoir, il se dépêchera à oublier ses promesses. Toutefois, je ne compte pas trop là-dessus.

  • Marcel Haché, 7 juin 2016 06h22

    « Vous faites les bons constats M. Ricard, mais refusez de changer la recette. » G. Carmichael.

    Quelle formidable formule. Il n’y a cependant que JFL qui propose de changer la « recette ».M. Ricard a raison.

    Au mieux, la proposition de G. Paquette ainsi que celle de la candidate Ouellet, cette proposition de garder envers et contre tout le cap vers l’Indépendance, au moyen de la proposition de tenir référendum, cette proposition est au mieux une fuite en avant.

    Si l’Indépendance était aussi mobilisatrice que G. Paquette le prétend, ni le P.I. ni O.N. n’aurait subi les retentissants échecs que nous savons.

    Au pire, selon encore la proposition de G. Paquette et la candidate Ouellet, ayant subi une défaite historique en 2018, le P.Q. ne s’en relèverait pas non plus que l’Indépendance elle-même : la gang à Couillard ainsi que celle de Justin Trudeau seraient dédouanées de procéder au rapatriement du Québec à la constitution de 1982. Cette maudite constitution est le résultat direct de la perte du maudit référendum de 1980, référendum qu’il n’aurait jamais fallu tenir.

    Ce que jamais le gouvernement Harper n’aurait pu essayer, le gouvernement Trudeau le pourrait, lui, pour la simple raison qu’il pourrait invoquer à nouveau (comme le défunt père de Justin) que la représentation électorale des partis fédéralistes sur le territoire du Québec lui confèrerait alors toute légitimité de procéder.

    La proposition de JFL a donc ceci de méritoire qu’elle propose aux losers d’oublier de se plaindre, et faire face à la réalité. Car, bien que réelle, parce que réelle, la nation n’est pas au prise avec une « théorie » de la légitimité, elle est au prise avec une réalité politique dans laquelle les indépendantistes participent bien involontairement à son blocage.

    Il est moins cinq. Les indépendantistes devraient prendre bonne note qu’Harper ne dirige plus la fédération et que c’est le West Island qui triomphe encore au Québec, exactement comme en 1980 puis 1981 puis 1982…

  • François Ricard, 7 juin 2016 05h48

    """À notre tour de consacrer les six années qui nous sont offertes à la campagne la plus méthodique de préparation et de diffusion de l’indépendance qu’on ait connue depuis la fondation de notre mouvement.
    Nous avons la mauvaise habitude de nous parler d’indépendance entre nous, les indépendantistes. Notre principal défi est d’en parler à tous les Québécois, de façon intéressante, continue, convaincante."""
    Voilà ce que Mé Lisée a dit.
    Sont-ce là les paroles de quelqu’un qui ne parlera pas d’indépendance pendant six ans ?

  • Luc Archambault, 7 juin 2016 00h33

    @ Michel J. Dion, 6 juin 21h15

    Vous croyez, votre idée est maintenant faite, que JFL

    « ... ne poussera pas le parti dans une gouvernance souverainiste « provincialiste », loin de là. Au contraire, il a compris qu’il faut sortir les libéraux d’abord, prendre le pouvoir majoritairement, et continuer de couper les liens un à un avec le Canada, l’indépendance sera un fait. »

    Vous croyez Jean Chrétien... !? On aura tout vu... tout entendu...

    Est-ce qu’il a suivi cette stratégie pour le Canada Jean Chrétien... ? PANTOUTE ! En 1982, il a unilatéralement forcé le rapatriement de la Constitution grâce à un coup d’État... Sauf que... il avait les moyens de le faire, la Couronne britannique et le Parlement de Westminster qui seul la contrôle, n’avaient pas d’autres choix...

    Un gouvernement du Québec ne pourrait pas agir comme il l’a fait, parce que le Canada a le choix... de forcer le Québec à suivre la parade... à coup de jugement de Cour suprême, à coup de Loi du Parlement d’Ottawa, à coup de propagande commanditaire illimitées, quitte à provoquer des troubles et sortir l’armée... et tout ce qui s’en suit...

    Seule l’expression référendaire démocratique du Peuple est en mesure de faire mal paraître le Canada à la face au Monde libre au point de le forcer à respecter la volonté libre démocratique du Peuple Souverain du Québec. Et Jean Chrétien le sait très bien, ce pourquoi il disqualifie le recours à ce qui seul peut faire mettre pied à terre à la Couronne canadian... le fait que la Constitution du Canada soit INVALIDÉE par référendum au Québec... ce serait l’arrêt de mort du Canada au Québec... final bâton...

    Il peut bien faire la leçon aux souverainistes Jean Chrétien, ça ne lui coûte rien... mais tout ce qui sera fait par un gouvernement du Québec sera systématiquement saboté par les autorités canadianisatrices... dans une guerre d’usure entre deux élites rivales qui tiennent TOUTE DEUX Le Peuple à distance du sommet de l’État, à coup de «  Flag sur le hood  »...

    C’est sûr que Jean Chrétien n’en veut pas de référendum... on le sait ça... il craint comme la peste celui qui dirait OUI à l’INVALIDATION au Québec de son État chéri du Canada AUTOCRATE né d’un coup d’État jamais sanctionné par Le Peuple, parce qu’on l’a privé de le faire, canadianisateurs et soi-disant souverainistes pareillement complices de ce déni démocratique irrecevable, abracadabrantesque !

    Le génie de Lisée va nous sauver de toute erreur déjà commise... MdR...

    Un chausson avec ça !?

    Jean Chrétien aurait avantage à appuyer la stratégie de JFL ? Ça sert sa cause ça... !? Soyons sérieux batinsse... de batèche !?

    Si Jean Chrétien dit une chose, forcément c’est le contraire qu’il faut faire... élémentaire...

  • Gaston Carmichael, 6 juin 2016 21h50

    "Trop souvent, dans le passé, nos élus, à part lors des rencontres avec les partisans, ne parlent pratiquement jamais de l’indépendance, ne relient pratiquement jamais les sujets d’actualités au grand sujet de l’indépendance.L’indépendance est un sujet qu’ils abordent en période électorale et très souvent du bout des lèvres. Pourtant combien de dossiers fédéraux ne pourrait-on pas contrer par des arguments d’indépendance."

    Là, je commence à avoir de la difficulté à vous suivre, M. Ricard. N’est-ce pas exactement ce que Lisée propose, et que vous dîtes appuyé ?

    Lisée dit vouloir gagner l’élection afin de faire le ménage après une décennie de PLQ. Pour ce faire il propose de ne pas parler d’indépendance, mais de faire le procès du PLQ. Parler d’indépendance serait une stratégie de looser, paraît-il. Une fois le grand ménage complété, on pourra en parler. Peut-être.

    Vous dites que le PQ n’aborde l’indépendance qu’en période électorale, et seulement du bout des lèvres. Lisée va faire encore mieux. Il ne l’abordera pas du tout. Mieux, un gouvernement Lisée ne dépensera pas une osti de cenne pour faire la promotion de l’indépendance. Pendant qu’il gérera la province, il comptera sur des bénévoles dans la société civile pour préparer un référendum qu’il dit vouloir faire après 2022. Colbert serait fier de lui.

    "...pas de programme ni de planification à long terme. On pense toujours en vue de l’élection prochaine."

    Comment voulez-vous avoir un programme ou de la planification quand vous refusez d’en parler de crainte de perdre la prochaine élection ?

    Vous faites les bons constats M. Ricard, mais refusez de changer la recette.

  • Michel J. Dion, 6 juin 2016 21h15


    M. Paquette, votre démonstration m’éclaire, et je vais vous dire pourquoi :

    1- Vous dites que René Lévesque a tassé l’option et fut réélu en 1981 (exact, je me souviens, car j’ai aussi et toujours voté PQ).

    Ce n’est pas la première fois que des indépendantistes sincères, proposent de ne pas tenir de référendum et de n’enclencher aucune démarche vers l’indépendance dans un prochain mandat. Lévesque l’a fait en 1981.

    2- Vous dites, d’un autre côté, qu’il ne faut absolument pas abandonner l’option... qu’il ne faut pas repousser le référendum à un autre mandat (vos arguments de votre premièrement, deuxièmement, troisièmement et quatrièmement...).

    Donc, ce que vous dites en réalité se résume à deux choses :

    Soit on défend l’option, coûte que coûte, et l’on coule comme un bon capitaine avec son bateau RÉFÉRENDUM en 2018 devant le destroyer libéral ;

    Soit, on « oublie » le RÉFÉRENDUM pour un mandat, on vote pour JF Lisée, on sort les libéraux du pouvoir, puis on ne refait pas l’erreur de 1981...

    Merci, M. Paquette, vous venez de m’éclairer, je ne savais pas encore à 100% qui appuyer, mais maintenant c’est clair, j’appuie Lisée !

    Et je peux préciser ma pensée : JF Lisée ne fera pas les erreurs du début des années 80 (ce que, à vous lire, vous croyez fermement), car Lisée ne tasse pas l’option, bien au contraire (et c’est là votre grosse erreur), Lisée continue là où PKP a dû s’arrêter. Il ne poussera pas le parti dans une gouvernance souverainiste « provincialiste », loin de là. Au contraire, il a compris qu’il faut sortir les libéraux d’abord, prendre le pouvoir majoritairement, et continuer de couper les liens un à un avec le Canada, l’indépendance sera un fait. Une constitution provisoire, les écoles, l’IRAI, etc. Tous parleront d’indépendance sur le terrain, tous prépareront le terrain, et s’il faut se donner 4 ans de plus pour arriver à notre fin ultime - Québec un pays - alors, de loin, je préfère cette voie, car je sais que JF Lisée possède cette finesse intellectuelle, cette stature politique, et cet esprit d’analyse et de synthèse indispensable pour mettre à termes cette stratégie.

    Vous vous rappelez ce que PKP avait dit : « On ne remplace pas le référendum, on le place à la fin du processus, il demeure une modalité... »

    Je termine avec les propos du camarade Ricard : « Il nous faut un PQ au pouvoir qui prouvera que le PQ peut gérer et un PQ partisan qui travaillera vraiment à l’atteinte de son but : l’indépendance. Le PQ gouvernement main dans la main avec le PQ parti .Pour une fois, une véritable convergence. »

    Alors, OUI, je vote Lisée !

    N.B. : Chrétien avait dit, dans un de ses livres quelque chose comme cela :
    tant que les séparatistes feront des référendums, jamais ils ne deviendront indépendants. S’ils avaient continué, comme ils le faisaient, à couper les liens un à un avec le Canada, aujourd’hui l’indépendance serait faite et serait un fait.

  • François Chartier , 6 juin 2016 21h08

    Il n’est plus possible de gérer la province de Québec sans provoquer du mécontentement.
    Seuls les libéraux peuvent se permettre de se mettre à dos l’électorat francophone, sachant qu’ils sont assurés d’obtenir au moins 50 comtés quoiqu’il arrive.

    Et elle est là la faille de la proposition de Jean-Francois Lisé. D’une part elle produira du mécontentement en raison des contraintes financières, à moins de faire des déficits exorbitants. D’autre part, si l’indépendance n’est pas un enjeu, le vote indépendantiste va se diviser entre différents partis politiques. Et cela aussi va favoriser les libéraux.

    Nous n’avons besoin que d’une seule victoire alors que nos adversaires doivent l’emporter à chaque fois !

  • François Ricard, 6 juin 2016 19h52

    Il nous faut un PQ au pouvoir qui prouvera que le PQ peut gérer et un PQ partisan qui travaillera vraiment à l’atteinte de son but : l’indépendance. Le PQ gouvernement main dans la main avec le PQ parti .Pour une fois, une véritable convergence.
    J’aimerais revenir sur ce dernier point qui faisait partie de mon premier commentaire.
    Trop souvent, dans le passé, nos élus, à part lors des rencontres avec les partisans, ne parlent pratiquement jamais de l’indépendance, ne relient pratiquement jamais les sujets d’actualités au grand sujet de l’indépendance.L’indépendance est un sujet qu’ils abordent en période électorale et très souvent du bout des lèvres. Pourtant combien de dossiers fédéraux ne pourrait-on pas contrer par des arguments d’indépendance.

  • François Ricard, 6 juin 2016 19h41

    Colbert envisageait l’avenir du royaume sur des siècles en faisant , par exemple, planter des arbres pour construire les flottes futures. Nos maîtres à penser indépendantistes pensent leur action sur quelques années ou quelques mois, en fonction des prochaines élections. Et nous n’apprenons jamais d’une élection à l’autre. Nous répétons les mêmes schèmes espérant des résultats différents.
    Un univers mental cherche toujours à persévérer dans son être et ne renonce jamais de lui-même à lui-même si des forces extérieures considérables ne l’y contraignent pas.Un univers mental ne se modifie que sous une grande et persistante pression. Un univers politique ne saurait se modifier ni en quelques mois ni par quelques discours si éblouissants soient-ils. Le Québécois vit en la fédération canadienne depuis cent cinquante ans. Cette fédération fait partie de son être. Cette fédération lui appartient. On la lui a, petit à petit, introduite en ses veines. Et l’on pense que, juste en criant "abracadabra", il oubliera tout cela.
    C’est, il me semble, la grande faiblesse du PQ depuis sa naissance : pas de programme ni de planification à long terme. On pense toujours en vue de l’élection prochaine. Espérant le miracle...qui ne vient jamais.

  • Denis Ratté, 6 juin 2016 17h16

    Lisée a raison !!!

    Le référendum est une idée du FÉDÉRAL !!!

    http://www.radioego.com/ego/listen/22895

  • Jean-Jacques Nantel, ing., 6 juin 2016 15h14

    Au primaire, les chefs du PQ devaient être nuls en arithmétique car, dans un récent sondage, l’indépendance était à 41%, le PLQ à 35% et le PQ à 30%. Je fais peut-être erreur, mais il me semble que 41%, c’est plus grand que le 35% du PLQ et, surtout, que le 30% du PQ.

    Voici un autre exemple des pauvres aptitudes arithmétiques de nos ¨chefs¨. Ils nous disent en clair que l’indépendance est un projet nuisible qui va les empêcher de se faire élire avec 35% des voix tout en laissant entendre à leurs militants qu’ils pourraient peut-être le gagner avec 50% + 1 des voix dans un futur très lointain où les Québécois de souche seront devenus plus ou moins minoritaires dans leur propre patrie.

    La plate vérité ici est que le PQ a définitivement abandonné le projet d’indépendance, mais sans abandonner celui d’exploiter ses militants qui travaillent gratuitement depuis 50 ans pour le faire élire dans le futile espoir que leurs pitoyables chefs leur donneront un jour une chance raisonnable de gagner.

    Alors que les Anglo-Québécois, les immigrants, les braves qui croient au fédéralisme et les peureux restent regroupés au sein du PLQ, un parti dont la base électorale augmente de 1% tous les deux ans à cause de l’immigration massive, les francophones font comme si l’indépendance était déjà faite et se divisent en droite (CAQ), centre (PQ) et gauche (QS).

    Cette division d’un vote francophone en rapide diminution fait que la lutte prioritaire du PQ et de la CAQ pour battre le gros méchant Couillard aura pour seul effet, si l’un de ces partis parvient à former un très court gouvernement minoritaire de transition, de provoquer le changement du chef du PLQ. De nouveau ¨rajeuni¨, le PLQ reprendra alors le pouvoir majoritaire dès l’élection suivante grâce à une base électorale en croissance constante.

    Autrement dit, toute la lutte politique au Québec en ce début de troisième millénaire aura consisté à remplacer le gros méchant Charest par le gros méchant Couillard, puis par le gros méchant MacTavish, puis par le gros méchant Turner, puis par le gros méchant Barzotti, etc. etc. etc. Tous des Libéraux bien sûr, sauf quand il s’agira des gouvernements francophones minoritaires de transition !

    Quand je pense au gros méchant Barzotti qui prendra le pouvoir pour huit ans vers 2040, je partage déjà la rage du PQ et de la CAQ contre son futur ¨gouvernement toxique¨ !!!

  • Lise Reid, 6 juin 2016 14h56

    Bravo M. Paquette , vos propos tombent en plein dans le mille. Notre option n’est pas à cacher. Vive l’indépendance.

  • Gaston Carmichael, 6 juin 2016 12h44

    Vous avez totalement raison, M. Chartier.

    C’est quasiment de la fraude intellectuelle que de faire croire aux québécois que l’indépendance n’est nullement nécessaire afin de réaliser un Québec plus vert, plus prospère, moins inégalitaire, etc... N’est-ce pas ce que propose Lisée pour son premier mandat ?

    S’il réussi, il aura démontré que le fédéralisme est le meilleur système politique au monde. Toutefois, cela ne m’inquiète nullement.

  • François Chartier , 6 juin 2016 09h31

    Il y a un grand absent dans les discussions entourant la course à la chefferie du Parti Québécois : Les finances publiques !
    Or il ne se prend aucune décision dans le conseil des ministres sans en tenir compte.
    Et ces mêmes finances publiques sont en passe de devenir l’argument fondamental pour l’indépendance du Québec, devant la langue et la culture.

    Les attentes interminables dans les urgences d’hôpitaux, les délais pour une chirurgie, la moisissure dans les écoles, la pénurie d’orthophonistes pour les élèves en difficulté, la qualité des soins qui se détériore dans les CHSLD et l’état délabré de nos infrastructures partagent tous la même chose en commun : ils sont la conséquences du piètre état des finances publiques.

    Prétendre vouloir mettre de l’ordre dans la province avant de réaliser l’indépendance du Québec est un leurre dans lequel René Levesque nous a entraîné en 1981 et que Lucien Bouchard et Bernard Landry ont poursuivi entre 1998 et 2003.
    Au terme de cette gouvernance, est-ce que l’appui à l’indépendance a progressé ?
    Absolument pas ! Bien au contraire, le Parti Québécois a même été chassé du pouvoir en guise de récompense !

    Et la situation va aller en s’agravant d’un gouvernement successif à l’autre, fut-il péquiste, libéral ou caquiste. Certes avec un gouvernement du Parti Québécois il y aura moins de corruption mais la rigueur budgétaire persistera.

    Avez-vous déjà oublié l’incapacité de Pauline Marois de respecter son engagement d’éliminer la taxe santé de 200$ ? Et les mesures coercitives d’Agnès Maltais envers les assistés sociaux de plus de 50 ans ?
    Ce sera de pire en pire d’un gouvernement à
    l’autre. Il est désormais impossible de maintenir l’intégrité des programmes sociaux sans l’entièreté de ses recettes fiscales.

    Si vous ne maîtrisez pas cette question, alors vous ne savez pas pourquoi vous êtes indépendantistes !

    Et si vous ne savez pas l’expliquer à la population, alors vous ne servez pas la cause de l’indépendance.

    C’est l’indépendance ou l’austérité !

    Ajouter à cela le mécontentement des producteurs laitiers face aux importations de lait diafiltré que seul un Québec indépendant aurait la volonté de mettre un terme.

    Sans oublier, non plus ; l’imposition du passage de l’oléoduc Energie-Est sur notre territoire et dont la population ne veut pas.

    Enfin, et non des moindres, il y a la ratification prochaine de traités commerciaux transatlantique et Asie-Pacifique qui menacent gravement la souveraineté des pays et la qualité de nos emplois.

    Bref, les raisons ne manquent pas pour réaliser l’indépendance du Québec qui est plus urgente que jamais !
    Ce dont nous manquons, ce sont des visionnaires, des stratèges et des communicateurs...

  • Luc Archambault, 5 juin 2016 22h57

    @ Ouhgo St-Pierre, 5 juin 19h33

    De la prudence...

    René Lévesque a trouvé prudent de tourner le dos à De Gaulle en 1967, trouvé prudent de faire l’économie du RENVERSEMENT de l’État de clair DÉNI démocratique canadian... en proposant la « souveraineté-association » : s’associer à une dictature sans prévoir la renverser... la belle affaire que voilà !? On connaît le résultat...

    50 ans plus tard, pouvons-nous conclure que c’était plus prudent de procéder ainsi pour parvenir au RENVERSEMENT de l’État ILLÉGITIME du Canada ? Certainement pas, parce qu’il n’a toujours pas été renversé cet État de dictature d’occupation canadian, pire, il y est parvenu parce que rien ne l’a obligé à solliciter l’aval référendaire des Québécois,es ; si la question avait été posée c’eut été NON, il n’aurait pu s’appliquer en l’État... ; et l’État du Québec est encore sous contrôle canadianisateur... LIBÉRAL mur à mur à Québec et Ottawa, avec seulement 29% des voix des électeur,trices...

    C’est tout sauf prudent de laisser s’imposer un tel Régime inique qui parvient à gouverner la MAJORITÉ à même une minorité de blocage qui table sur la division de la majorité pour régner...

    Ce qui serait prudent c’est de ROMPRE avec telle politique imprudente qui assure la pérennité du Régime... Comment faire ? En cessant de priver les Québécois,es du droit de se prononcer sur l’État présent du Canada sans OUI... pour l’INVALIDER puisque la majorité n’en veut pas.

    Si la majorité n’en veut pas, ne reste qu’à donner l’occasion à la majorité de se prononcer... Pour ça, il faut faire l’UNION de la majorité démocrate... de gauche et de droite... sous Coalition DÉMOCRATE républicaine multipartite

    Ce qui serait prudent serait de faire l’UNION des forces démocratiques de ce Peuple pour lui donner MAINTENANT, sans condition ni délai, l’occasion de RENVERSER démocratiquement et pacifiquement l’État sans OUI du Canada dont il ne veut pas... le reste est tout sauf prudent... c’est suicidaire... c’est contradictoire, inconséquent, irresponsable.

    Sauf que, quoi qu’il en soit, il nous faut nous UNIR, à défaut... ce sera la défaite assurée... ce qui est imprudent c’est d’aller au combat sans préalablement faire l’union de nos forces démocratiques...

    On ne peut invoquer la prudence s’il est question de foncer, où que l’on fonce, sans UNION...

    Un Peuple divisé sera toujours vaincu...

    Cf : UNION démocrate multipartite

    Quant au leurre de la convergence, et l’IRAI, j’ai répondu à cela dans un envoi adressé à celui que vous félicitez... François Ricard...

  • Micheline st-pierre otis, 5 juin 2016 22h40

    Merci M. Paquette
    Je suis stupéfaite de lire les deux messages antérieurs et de constater qu’ils penchent vers la proposition de JFL.
    C’est votre message M. Paquette auquel il faut adhérer immédiatement. Ces pseudo-indépendantiste se révèlent par la timidité de leur ambition. Leur rêve est enterré par la peur.

    Il y a un très grand danger de mettre encore une fois le projet souverainiste en veilleuse. Battre le PLQ n’est pas un projet de société mais plutôt une invitation à se saboter .
    Regardez ce qui est arrivé à René Lévesque : il a d,abord proposé au Québécois d ’être un bon gouvernement. Tout en tâchant d’être ce bon gouvernement, il n’arrivait pas à trouver une date pour proposer son référendum. Les années passaient et le bon peuple commençait à trouver que le bon gouvernement avait du poids dans l’aile. Quand enfin il s’est décidé à annoncer ce fameux référendum, soit en 1980, les conditions gagnantes n’étaient plus là. IL l’a perdu à 40& contre 60%.

    Est-ce que JFL sait lire dans le futur et peut prévoir ce que sera le contexte au Québec 2022. 6 ans est une éternité en politique ?
    Il y a Mme martine Ouellet qui propose un référendum peu de temps après la prise du pouvoir du PQ. Et c’est là-dessus qu’il faut se brancher. Il faut se retrousser les manches et se mobiliser tous ensemble,dans les 4 coins du Québec pour y arriver.
    Il faut convaincre les autres aspirants-chefs à s’enligner eux-aussi pour convoquer les Québécois à se donner un pays peu de temps (1 an ou 2) après les élections.

    Trois ans pour rallier le maximum de Québécois est certainement suffisant. Pensez à l’adage : il faut battre le fer quand il est chaud. Si l’on hésite et on remet sans cesse, la ferveur se dilue.
    Je suis très agacée d’entendre ces grands discoureurs qui nous rabattent les oreilles avec ces impossibles convergences avec les tiers partie. Bien sûr que les figures de proue de ces parties dont le rôle principal est de faire du mirage feront tout pour s’y opposer. Mais bon sens, c’est pas eux qui nous intéressent mais bien les électeurs qui votent pour eux. Et ces électeurs ne sont pas attachés par le nombril ?
    C’est eux qu’il faut convaincre. S’ils ont déserté le PQ pour aller butiner ailleurs, ils sont bien capables de retourner là ou ils étaient auparavant en autant qu’on cesse d’être des peureux et des défaitistes.

    Oui cessons de prendre les Québécois pour des imbéciles ! Soyons convaincus et convaincants . N’oubliez pas que le temps joue contre nous. Voilà la leçon qu’il faut tirer de René Lévesque, de Lucien Bouchard et de Pauline Marois.

  • Luc Archambault, 5 juin 2016 22h33

    @ François Ricard, 5 juin 13h26

    - 1 - Le PQ qui met de l’avant un Programme d’État démocratique républicain, susceptible d’être COMMUN avec tous les partis démocrates ( ON, QS, Verts, CAQ ), n’a rien à faire d’un programme de gouvernance collabo provincialiste plus à droite ou plus à gauche... parce qu’il ne saurait y avoir de progressisme de gauche, quand on accepte de former un gouvernement qui accepte de gouverner Le Peuple alors que le gouvernement qui gouverne Le Peuple est gouverné par une loi Constituante AUTOCRATE canadian qui n’est pas celle du Peuple...

    - 2 - La mobilisation est forte quand les enjeux sont forts. Si c’est la DÉMOCRATIE l’enjeu, si c’est le RESPECT de la démocratie qui est en jeu ; si ce n’est plus seulement l’État à venir qui est en jeu, mais aussi et d’abord l’État concret présent... pour l’INVALIDER puisque les Québécois,es n’en veulent pas, la mobilisation de la MAJORITÉ sous Coalition multipartite va écraser la minorité AUTOCRATE canadianisatrice ;

    - 3 - Vous écrivez :

    « La convergence des partis indépendantistes est un leurre. Jamais QS n’acceptera de joindre son sort à celui du PQ. »

    De UN... nul ne peut prédire l’avenir ;

    De DEUX... il n’est pas question que QS lie son sort à celui du PQ, mais question que les partis démocrates s’unissent pour lier leur sort au RENVERSEMENT de la dictature d’occupation canadian...

    L’UNION ne pourra se faire sur un Programme de Gouvernement... mais elle peut se faire sur un Programme COMMUN d’État démocratique républicain...

    Comme elle s’est faite, toutes choses égales par ailleurs, à compter de juin 1940 autour d’un Programme COMMUN d’État de RÉSISTANCE... de l’extrême gauche communiste stalinienne internationaliste athée à l’extrême droite affairiste catholique patriotique, en passant par l’extrême centre socialiste de la gauche caviar...

    Tant que le PQ sera ambivalent... rien ne peut surgir de telle impéritie... par contre, si le PQ décide enfin de rompre avec la gouvernance collabo, décide de renverser le fardeau de la preuve référendaire... tout est encore possible...

    - 4 - Ça fait 60 ans qu’on remédie à l’inachèvement de l’État provincial du Québec... sans remédier au problème qui cause cet inachèvement... l’État ILLÉGITIME du Canada qui s’impose sans OUI... 1+1=2... faut faire ce qu’il faut pour RENVERSER le Régime, non pas seulement un gouvernement Libéral de plus...

    Vous poursuivez...

    « Je ne crois pas que J-F Lisée veuille mettre notre option en "veilleuse" mais bien plutôt mieux utiliser stratégie, tactiques et circonstances pour faire progresser notre option. Nous avons maintenant l’IRAI, financée par PKP, qui viendra nous fournir des arguments étoffés pour convaincre la majorité de nos concitoyens. Une élection suicidaire ne fera qu’enlever de la poigne à cet institut. »

    Justement, nous avons l’IRAI, alors pourquoi remettre à plus tard le respect de la Souveraineté constituante des Québécois,es quant à l’État présent de clair déni démocratique canadian... ? « Faire progresser l’option » de la DÉMOCRATIE ne peut plus souffrir que nous participions nous-mêmes à ce qu’elle soit foulée aux pieds...

    De Gaulle l’a bien compris en juin 1940... on ne peut pas être à la fois démocrate et à la fois participer à la négation de la démocratie... L’Histoire lui a donné raison, et a donné tort à René Lévesque qui a choisi en 1967 de tourner le dos à De Gaulle...

    « Il nous faut un PQ au pouvoir qui prouvera que le PQ peut gérer et un PQ partisan qui travaillera vraiment à l’atteinte de son but : l’indépendance. Le PQ gouvernement main dans la main avec le PQ parti. Pour une fois, une véritable convergence. »

    Le PQ a déjà fait la preuve éclatante qu’il peut gouverner... justement... il a prouvé qu’il peut mal gouverner, qu’il n’est qu’un parti comme un autre... dont on change selon son Bon Plaisir Souverain du moment... Gouverner c’est choisir de décevoir, c’est prendre des décisions qui forcément décevront... à force... les gouvernements n’obtiennent que l’appui d’une minorité... 71% des électeurs n’a pas voté pour les LIBÉRAUX...

    Si le but c’est l’indépendance... forcément le moyen ne peut être encore et encore la négation de la souveraineté constituante du Peuple, elle qui est NIÉE du seul fait pour le PQ de former un gouvernement qui accepte d’être gouverné par une loi constituante canadian qui n’est pas celle du Peuple, qui n’a pas obtenu le clair OUI référendaire des Québécois,es.

    Le gouvernement du PQ ET le PQ parti ce n’est pas de la convergence, ce n’est que de la partisanerie électoraliste monomaniaque... rien d’autre.

    Il faut faire l’UNION de la MAJORITÉ démocrate, de gauche à droite en passant par le centre et les Verts, sans oublier les forces démobilisées errant dans le champ du découragement... à force de contempler la division de la majorité... normal d’être découragé.

    Cf : UNION démocrate multipartite

  • Luc Archambault, 5 juin 2016 21h53

    Nous sommes d’accord, il faut prendre le pouvoir pour RENVERSER l’État de clair déni démocratique canadian, ce qui fait s’effondrer le Parti LIBÉRAL du Québec, probablement aussi celui du Canada, mais, ça, on s’en fout...

    Mais ce n’est pas tout de ne pas suivre JFL quand il promet de ne pas tenir de référendum avant les élections de 2022... encore faut-il prévoir cesser de soumettre à référendum le seul État du Québec Souverain à venir sans que ne soit jamais soumis à référendum l’État illégitime actuel du Canada qui s’impose sans OUI au Québec depuis la Conquête.

    L’État Souverain du Qc a été soumis à référendum en 1980 et en 1995 ; celui du Canada de Charlottetown a lui aussi été soumis à référendum en 1992, mais jamais l’État actuel ne l’a été... il a pu donc s’imposer du seul fait de fédérer les NON à tout ce qui était proposé... facile... suffit d’une seule objection pour obtenir un NON, alors que pour fédérer les OUI, il faut avoir rejeté un à un tous les NON... toutes les objections au OUI.

    Il y a quantité de NON à l’État illégitime du Canada actuel, autant de la part des souverainistes que des autonomistes que des fédéralistes-rénovateurs... et il faudrait continuer à laisser s’appliquer un État INCAPABLE d’obtenir pour ses Actes constituants le clair OUI référendaire des Québécois,es ? Mais en vertu de quel principe démocratique, de quel droit ?

    FINIES les FOLIES !

    Il faut RENVERSER le fardeau de la preuve référendaire

    Les souverainistes ne peuvent obliger le Canada à se soumettre à l’aval référendaire des Québécois,es ; ils ne peuvent pas non plus soumettre à référendum la Constitution d’un État du Canada qu’ils répudient, par contre, ils peuvent appeler les Québécois,es à Proclamer INVALIDE au Québec tout État qui, tel l’État illégitime du Canada, n’a pas obtenu pour ses Actes constituants le clair OUI référendaire des Québécois,es.

    Ce qui permet aux Québécois,es de se prononcer sans peur, sans avoir à craindre de représailles, puisque tout reste ouvert...

    - soit le Canada soumet à référendum des Actes constituants d’un État vraiment fédéral du Québec-Canada qui satisfasse les autonomistes et fédéralistes-rénovateurs du Québec et du Canada et qui soient en mesure d’obtenir le clair OUI référendaire des Québécois,es ;

    - soit les Québécois,es décident dans la foulée d’un référendum à double proclamation constituante de Proclamer SEULE VALIDE au Québec la Constitution primordiale de la République démocratique du Peuple Souverain du Québec.

    Dans tous les cas, le Québec est gagnant, la démocratie est gagnante et les souverainistes ont cessé de fouler aux pieds la souveraineté démocratique constituante et politique du Peuple Souverain du Québec.

    Voyons voir...

    - OUI OUI...

    Un double OUI à ces deux proclamations constituantes règle la question et fonde l’État Souverain du Québec ;

    - OUI NON...

    Un OUI à la première Proclamation constituante fait s’effondrer le statu quo de blocage qui empêche autant le renouvellement du Canada, que la prise de contrôle de notre État du Québec provincial, autant le développement du Canada démocratique que la Souveraineté de l’État du Québec.

    Un NON à la Constitution primordiale de la République du Québec ne fait que donner une chance de plus au Canada, de se constituer en tenant compte de l’avis des Québécois,es, pour avoir droit légitime de s’appliquer au Québec.

    Si en 2022 le Canada n’a pas soumis à référendum des Actes constituants d’un Canada renouvelé et vraiment fédéral, les élections se tiennent à Québec et suit un autre référendum portant à nouveau sur la Constitution primordiale de la République démocratique du Peuple Souverain du Québec éventuellement bonifiée par rapport à celle soumise en 2018.

    N’est-ce pas ce que JFL prévoit faire en 2022 ? Alors pourquoi ne pas commencer par soumettre en 2019 à référendum la Proclamation de l’INVALIDITÉ au Québec de la Constitution illégitime du Canada de 1982, pour en finir avec la gouvernance collabo d’un État du Canada qui NIE la souveraineté constituante des Québécois,es ?

    De quoi a-t-il peur ? Que les Québécois,es votent contre le fait que s’applique au Québec une Constitution du Canada sans avoir obtenu le clair OUI des Québécois,es ? Mais alors, si les Québécois,es approuvent la Constitution de 1982, pourquoi diable les canadianisateurs ne l’ont-il pas tenu ce référendum qui aurait validé tel État du Royaume de la Couronne canada-britannique soi-disant si bienfaisant ? Pour la bonne et simple raison qu’il savent que si la question avait été posée en 1982, c’eut été NON et parce qu’ils savent que si elle était aujourd’hui posée se serait toujours NON.

    - NON NON...

    Les Québécois,es voteraient NON à la primauté de la Souveraineté constituante du Peuple !? Vraiment !? Voteraient NON au principe premier de la DÉMOCRATIE elle-même !? Vraiment !?

    Alors, les AUTOCRATES auraient raison... Le Peuple ( élites comprises ) est trop idiot pour se gouverner lui-même... on passe à un autre appel... Rien ne sert de se préoccuper du sort d’un peuple idiot...

    Quoi qu’il arrive donc, la question est réglée... ! D’un côté comme de l’autre...

    NON pas aux calendes liséennes... mais au plus tard en 2019, ± six mois après les élections devant se tenir le 1er octobre 2018.

    Au pire, Lisée, chef du PQ et de la Coalition DÉMOCRATIQUE nationale, gouverne le reste du mandat le temps que le Canada se retourne pour mettre au point des Actes constituants susceptibles d’obtenir un OUI référendaire du Québec et du Canada, et en 2022 il fait ce qu’il prévoit faire aujourd’hui, soumettre à référendum la Constitution primordiale de la République démocratique du Peuple Souverain du Québec... quel est le problème ?

    Ne pas y avoir pensé... ?

    Le problème est résolu, c’est tout pensé... ne reste qu’à ROMPRE avec la gouvernance collabo de l’État de clair déni démocratique canadian et qu’à faire l’UNION des démocrates républicains sous Coalition DÉMOCRATE multipartite

    Cf : JFL fier partisan de la gouvernance collabo

  • Ouhgo St-Pierre, 5 juin 2016 19h33

    Merci, François Ricard. Je dis merci parce que quand M. Paquette met le paquet, avec son expérience de pionnier en plus de ses multiples implications des dernières années, il ébranle les colonnes du temple ! Tout le travail de rassembleur de Gilbert Paquette, je l’ai suivi à la trace, au point de me faire un guide de son rapport des États Généraux "Forger notre avenir". Mais je ne voyais pas là une contradiction avec la démarche de Lisée, puisque les opposants n’étaient pas crédibles : les suicidaires et les QS, indépendantistes d’occasion. Or, c’est justement là où vous marquez le point capital, M. Ricard : " La convergence des partis indépendantistes est un leurre.Jamais QS n’accepera de joindre son sort à celui du PQ." Ils visent à le remplacer, à l’usure, et ne s’en cachent pas. Et vous me confortez dans ma confiance en une approche prudente, contraire au fiasco fatal que serait un autre référ. perdant : "Le PQ, au gouvernement, peut remédier à une incurie qui nous coûte très cher, poser des gestes qui favoriseront son option principale:l,indépendance. Le PQ,en tant que parti, en même temps que sa gestion, peut et doit promouvoir par tous les moyens sonoption:l’indépendance."

    Et l’argument nouveau : "Nous avons maintenant l’IRAI, financée par PKP, qui viendra nous fournir des arguments étoffés pour convaincre la majorité de nos concitoyens. "

  • Gaston Carmichael, 5 juin 2016 19h12

    CQFD ! Merci, M. Paquette.

    Cinquièmement, après quatre ans de gouvernance provinciale à la Lisée, sous la tutelle d’Ottawa, les fédéralistes vont sortir le PQ de là à grands coups de pied au c*l : « Voyez, ils ne sont même foutu de gouverner une province, et ça prétend vouloir gouverner un pays ! »

  • François Ricard, 5 juin 2016 13h26

    1-Avec ou sans son option, le PQ sera toujours écartelé entre sa gauche et sa droite.
    Possiblement parce qu’il ne veut assumer pleinement une position de centre-
    gauche.
    2- La mobilisation est forte quand les enjeux sont forts. Si l’enjeu principal des prochaines élections est l’indépendance, un terme fort, il y a bien des chances que la mobilisation accrue favorise le parti au pouvoir.
    3- La convergence des partis indépendantistes est un leurre.Jamais QS n’accepera
    de joindre son sort à celui du PQ.
    4- Le PQ, au gouvernement, peut remédier à une incurie qui nous coûte très cher,
    poser des gestes qui favoriseront son option principale:l,indépendance. Le PQ,en
    tant que parti, en même temps que sa gestion, peut et doit promouvoir par tous
    les moyens son option :l’indépendance.
    Je ne crois pas que J-F Lisée veuille mettre notre option en "veilleuse" mais bien plutôt mieux utiliser stratégie, tactiques et circonstances pour faire progresser notre option. Nous avons maintenant l’IRAI, financée par PKP, qui viendra nous fournir des arguments étoffés pour convaincre la majorité de nos concitoyens. Une élection suicidaire ne fera qu’enlever de la poigne à cet institut.
    Il nous faut un PQ au pouvoir qui prouvera que le PQ peut gérer et un PQ partisan qui travaillera vraiment à l’atteinte de son but : l’indépendance. Le PQ gouvernement main dans la main avec le PQ parti .Pour une fois, une véritable convergence.

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