«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

Appel aux républicains québécois

Décapitons la monarchie

Tribune libre de Vigile
vendredi 30 avril 2010
1 218 visites 14 messages

"L’erreur du Parti québécois a consisté à bâtir un programme de gouvernement plutôt qu’une république, comme si l’indépendance était faite de quelques mesures sociales et d’innombrables bonnes intentions"
Pierre de Bellefeuille, L’Action nationale, mai 1998

"La République est toujours une révolution"
Claude Nicolet (Historien français ).

***

Cela fera 48 ans cette année que je milite pour l’indépendance de mon pays du Québec et il n’y a que quelques mois que j’ai réalisé que l’ensemble du mouvement souverainiste avait erré depuis le début en martelant depuis des décennies qu’il faut faire notre indépendance, en négligeant l’essentiel : s’engager formellement à mettre sur pied une république francophone et laïque.

C’est ce qui me semble aujourd’hui mettre la charrue avant les bœufs.

Car les partis contrôlés par les salariés de la souveraineté n’ont jamais mis de chair autour de l’os indépendantiste et le petit-bourgeois Pq n’a jamais fait la promotion
de l’idéal républicain
. Bizarre, ne trouvez-vous pas ? Quand il fut question d’un projet de pays lors du dernier Congrès du Pq, qui date maintenant de plusieurs années, la résolution, sitôt adoptée, a rapidement été reléguée aux oubliettes.

Pourquoi ? Poser la question c’est y répondre : Parce que ces gens-là, qui n’ont aucune fibre ou conviction révolutionnaire, n’ont que de basses préoccupations électoralistes.

s.t. : Monarchistes ou républicains ?

Ils refusent de se rendre à l’évidence et d’adhérer corps et âme à la décapitation du vieux système de monarchie constitutionnelle qui nous maintient dans un état
de dépendance totale. Ils refusent d’admettre que, le jour où ils voteront des lois
qui ne feront pas du tout l’affaire d’Ottawa (comme, par exemple, rapatrier au Québec tous les pouvoirs sur les communications), leur projet sera bloqué par le représentant de la Reine… celui-là même qui, entouré de 107 aides de camp a refusé ces jours derniers de comparaître devant une commission de l’Assemblée nationale en invoquant ses prérogatives…royales ! ( http//www.lieutenant-gouverneur.qc.ca/honorable-pierre-duchesne/equipe.htlm#aide-camp )

Oui, nos élus refusent de mener ce combat alors que la très grande majorité des Québécois sont allergiques à la monarchie. Il faut sérieusement se demander pourquoi. Pourquoi avoir peur de renverser ce système néo-colonialiste ?

Sont-ils monarchistes ou républicains ? Qu’ils le disent clairement et qu’ils fassent enfin leur lit. Car c’est bien de monarchistes dont il faut parler et non de fédéralistes. Le Dominion of Canada est-il vraiment une con- fédération ? Cela reste à prouver. Une chose est sûre cependant, le Canada gît toujours sous la coupole d’Elizabeth Windsor, reine du Royaume-Uni et des États du Commonwealth.

s.t. : L’infâme serment d’allégeance

Nos élus souverainistes refusent obstinément de s’engager sur ce terrain (nous leur avons personnellement écrit sans recevoir plus de deux ou trois réponses de députés disant « mais bien sûr nous sommes pour une république ». Mais pourquoi n’en font-ils jamais la promotion ? Mystère et boule de gomme…

Ils sont moins timides cependant quand ils s’abaissent tous, comme des petits moutons, à prêter le serment d’allégeance et de fidélité à la Reine d’Angleterre, même s’ils le font du bout des lèvres ( à leur place j’aurais tellement honte) et qu’ils ajoutent une toute petite phrase dans laquelle ils jurent défendre les intérêts du peuple québécois !

Si les premiers députés péquistes. élus en 70, avaient refusé de prêter cet ignominieux serment, comme ils souhaitaient le faire, nous n’en serions pas encore aujourd’hui à discuter du comment et du pourquoi. Ils auraient enclenché un processus à la fois révolutionnaire et humaniste qui aurait bien pu changer le cours de notre histoire. Mais René Lévesque veillait au grain et fit pression sur ces nouveaux élus, les forçant à se soumettre aux symboles aliénants de la monarchie britannique.

s.t. : Colonisés et contents de l’être !

Nous sommes loin d’avoir affaire à des révolutionnaires quand on parle de ces politiciens et technocrates qui ont des agendas personnels très précieux pour leurs plans de carrière. Il faut appeler les choses par leur nom, car on a beaucoup trop joué sur les mots pour ne faire que des opérations cosmétiques afin de flouer les électeurs.

Révolution tranquille, dites-vous à l’instar des centaines de perroquets qui répètent
cette fausseté depuis un demi siècle ? Non, l’avènement de l’équipe du tonnerre libéral en 1960, ainsi que la prise du pouvoir par le Pq en 1976, n’ont amené que des réformes. Plusieurs d’entre-elles furent très importantes et profondes, mais on ne peut qualifier de révolutionnaires cette bande de réformistes qui n’ont jamais osé
s’attaquer directement aux institutions d’un autre âge qui nous régissent, au nom de Dieu, de la Reine…et de ses valets.

Ces manipulateurs et arrivistes, spécialistes de la souveraineté-cocktail, dans les salons d’Outremont, entretiennent une vaste supercherie et trompent leurs commettants en refusant de s’attaquer à la racine profonde du mal.

Jamais le professeur de science politique, Marc Chevrier, une sommité mondiale en matière de républicanisme, n’a été consulté par le Pq. Jamais. Et il y a bien pire, Monsieur Chevrier a découvert que lors de l’un des premiers congrès du Pq, en 69, l’on avait imprimé un fascicule d’une centaine de pages, alors distribué aux délégués, les informant sur les différents régimes qui pourraient être adoptés par un Québec souverain…sans jamais mentionner le régime républicain !

Et j’ai toutes les preuves de ce que j’avance dans ce texte car, avec quelques camarades, nous travaillons depuis près d’un an à réanimer l’idéal républicain laissé en plan depuis l’époque des Patriotes (où le mot « république » était plus qu’un mot passe-partout ) ; où république rimait avec idéal de justice, de liberté, de fraternité et de responsabilité citoyenne dans les affaires de l’État. ( http://www.youtube.com/wShAnZtWOK0 )

s.t. Du sujet à l’être

Le Québec traîne de la patte et tourne en rond avec des lois constitutionnelles discutables et très ambiguës parce que nos chevaliers de la Souveraineté Inc. ont toujours refusé de seulement envisager de poser le geste d’insoumission et de faire fi des contraintes légalistes tordues dans lesquelles nous sommes piégés. La Cour suprême nous dit NON, eh bien, qu’à cela ne tienne, au diable la Supreme Court du Dominion of Canada !

Il ne faut pas faire l’indépendance pour l’indépendance, comme on nous le serine ad nauseam depuis des lustres. Non, il faut que les députés formant un gouvernement
souverainiste adoptent d’abord une constitution républicaine. L’indépendance en découlera tout naturellement parce que jamais les WASP du Canada anglais n’accepteront cette offense à leur Majesté. La constitution républicaine adoptée, nous ne serons plus qu’à un doigt de la méga crise tant souhaitée et croyez-vous que l’opinion internationale pourrait refuser de reconnaître notre République ?

Mais, après toutes ces années de combats et de luttes, parfois fort pénibles, je ne comprends toujours pas comment il se fait que nos élus se contentent béatement de demeurer des sujets (de sa Majesté) alors que nous pourrions fort bien devenir un verbe. Celui de l’Être. Tout simplement.

Je n’ai plus l’énergie de mes vingt ans, mais je suis prêt à consacrer les dernières années de ma vie à ce noble combat républicain car il est minuit moins cinq et il faut rectifier le tir de toute urgence.

Mais pour l’instant, nous ne sommes que quelques-uns, sans grands moyens, alors qu’il y aurait tant à faire. Nous avons besoin d’une permanence avec un secrétariat à Montréal, ainsi qu’un budget pour promouvoir la République… mais pas une organisation, ni aucun mécène ne s’est encore manifesté pour nous aider
à entreprendre, avec un minimum de moyens, ce travail révolutionnaire colossal mais néanmoins nécessaire et urgent car démocratique et humaniste.

Et encore, se trouve-t-il une personnalité reconnue, crédible et médiatique pour
porter haut ce flambeau de la liberté sur la place publique ?

Si ce texte vous interpelle, bienvenue dans le camp des véritables révolutionnaires républicains. Certains argueront que nous sommes trop idéalistes, mais nous avons au moins une vision d’avenir, dénuée d’intérêt personnel, et nous croyons qu’un jour viendra où nous vaincrons.

Vive les Républicains !

Vive la République du Québec français !

Pierre Schneider

Commentaires

  • Pierre Schneider, 4 mai 2010 10h09

    Sans l’adoption d’une constitution républicaine au préalable, oubliez l’indépendance et les référendums où nous sommes piégés dès le départ.

  • O, 3 mai 2010 20h21

    Monsieur Schneider,

    Les Québécois, c’est connu, ne sont pas des Kamikazes de la cause. Préférons la démarche toute rationnelle de Gilbert Paquette :

    L’indépendance EXPRESS
    3 mai 2010, par Gilbert Paquette

    M. Thompson, vous écrivez : " concernant les états généraux, j’ai plutôt dit que j’y voyais « pour le moment » une nouvelle occasion de nous asseoir autour d’une table jusqu’à ce qu’une concertation ou une union s’ensuive en ajoutant : Nous passerions d’abord des mois sinon des années à nous "ostiner" sur la forme de la table ! »

    À ceci je réponds qu’il faut d’abord la concertation entre indépendantiste, ensuite les États généraux pour donner de la force au mouvement et assurer une mobilisation populaire large.

    Je diffère d’idée avec M. LeHir sur des élections précipitées. Il faut bâtir la concertation d’ici les élections et amorcer une campagne sur l’indépendance si on veut qu’il se passe autre chose à la prochaine élection que des chicanes de politiciens pour une gouverne provinciale d’ailleurs évanescente. Il faut que la prochaine élection marque le début de l’accession à l’Indépendance nationale.

    Pour cela, il faudra une mobilisation populaire qui ne pourra se faire sans une union des indépendantistes des partis et des mouvances sociales de gauche ou de droite.

  • Pierre Schneider, 3 mai 2010 13h49

    Et si un groupe d’indépendantistes républicains très déterminés posaient un geste public
    très courageux, soit de renoncer officiellement à leur citoyenneté canadienne ? Vous voyez d’ici l’impact ? Évidemment, il faut y bien réfléchir, car ça signifie ne plus avoir droit au passeport de sa Majesté, ne plus avoir droit aux pensions fédérales, etc....
    Y a-t-il des braves prêts à passer à cet électrochoc national ?

  • Hugo Girard, 2 mai 2010 21h46

    Il faudra bien un jour regarder la vérité en face ; on es soumis à la monarchie. Point final. Aucun citoyen du Canada ne peut commettre d’acte de trahison envers Sa Majesté. Nos parlementaires souverainistes le savent très bien et connaissent bien le sort qui attend les dissidents. Les conséquences seront grandes le jour ou le peuple québeçois cessera de se prosterner devant Sa Majesté.

    Tout se qui nous maintient c’est la peur. Cette peur vicérale qu’on a nous les québeçois. Le jour qu’on cessera d’avoir peur, le jour même nos serons libres !
    Il faut faire un premier geste d’indépendance sérieux. Alors nous verrons tomber les masques. Nous verrons qui est avec nous et qui est contre nous.

    Courage et confiance. Nous avons le droit d’être libre !

  • Pierre Schneider, 2 mai 2010 11h22

    @ Helena : Il va de soi que cette république, une fois affranchie du régime de monarchie constitutionnelle, sera libre, indépendante et assez adulte pour siéger normalement à l’ONU et auprès de diverses autres instances internationales. Comme tout peuple normalement constitué.

  • O, 1er mai 2010 23h49

    Pour rajouter à votre référence à Monsieur Marc Chevrier, voici un extrait de la revue Liberté, Avril 1998, par ce professeur :

    "Pierre Elliott Trudeau, qui avait manifesté des velléités républicaines dans sa jeunesse et s’est improvisé en 1982 grand Solon de la démocratie canadienne, aurait pu tenter de pousser l’unilatéralisme jusqu’à proclamer la république. Lui et ses alliés s’en sont bien gardés. Bien au contraire, la réforme constitutionnelle de 1982 fut pour la néomonarchie une apothéose. Ce triomphe concocté par Trudeau et les provinces fidèles à la Couronne se révèle par leur choix délibéré d’inscrire la néomonarchie parmi la liste des trésors du régime qui ne peuvent être retouchés ou abolis qu’avec l’unanimité de tous les parlements du pays. À l’été 1968, Daniel Johnson avait rêvé d’une république québécoise fédérée et avait demandé la liberté pour le Québec de se libérer du joug monarchique. Les néomonarchistes de 1982 ont pris toutes les précautions nécessaires pour éviter la renaissance de ce rêve funeste au régime, et le gouvernement Lévesque ne sut voir dans le rapatriement unilatéral de 1982 l’apothéose cachée."

    En clair, ce que dit le professeur Chevrier, c’est que toute détermination à décapiter la monarchie se fera dans l’illégalité canadienne. La démarche vers la république devra être amorcée en connaissance de cause. Le mouvement devra avancer avec la détermination d’une déclaration de guerre. En tout cas il sera reçu comme un acte de rébellion. Il faut donc être prêts !

  • Hélèna, 1er mai 2010 23h31

    Monsieur Pierre,

    Si j’ai bien compris
    Ne devrait-on pas dire alors :

    Vive la République libre du Québec français !

    C’est clair pour tout le monde, non ?

    Sinon, il existe encore une ambiguïté. Non ?

  • Christian Montmarquette, 1er mai 2010 10h02

    Excellente analyse Monsieur Schneider.

    On sent très bien chez vous la maturité et la maîtrise du sujet.. pour ne pas dire du problème...

    Impossible de donner toute crédibilité à un parti qui se prétend souverainiste et qui n’y travaille pas tous les jours.

    La rédaction d’une constitution (ne serait-elle que provisoire ) est élémentaire ; et l’approche républicaine solutionne un paquet de problèmes en établissant des valeurs et des règles commune de fonctionnement.

    Je conclurai avec un extrait de votre propre texte :

    « Il ne faut pas faire l’indépendance pour l’indépendance, comme on nous le serine ad nauseam depuis des lustres. Non, il faut que les députés formant un gouvernement souverainiste adoptent d’abord une constitution républicaine ».

    Christian Montmarquette

  • le militant 53, 1er mai 2010 07h48

    J’aimerais mieux qu’on décapite les ministériels qui s’emplissent les poches et qui clâme de leur tribune immunitaire de l’Assemblée nationale , que tout le monde est voleur !
    Facile à dire, mais chose étrange c’est toujours des fédés provinciaux qui s’engraissent et qui tentent par tous les moyens adé en cela par la Presse et les médias fédé !
    Moi, je penche pour Mde Marois qui ne veut pas dévoilé ses stratégies pour ne pas se faire jouer comme ce fut le cas en 1973 ?
    Si nous voulons faire avancer note cause, pouquoi ne pas appuyé les infirmières dans leurs revendications plus que juste ?
    Je suis souverainiste depuis 1963, j’ai fait un petit tour en voiture accompagné des gens armée venu d’un autre pays

    le militant 53

  • Robert Chevalier de Beauchesne, 1er mai 2010 00h01

    Eh bien ! Après le nouveau RIN de Monsieur Laurence, la continuation des États généraux du Canada français de Monsieur Le Hir, voici un plaidoyer pour la résurgence de quelque chose comme le Parti Républicain du regretté Marcel Chaput : y’a pas à dire, en ce printemps 2010, il y a de la nostalgie dans l’air ! Mais n’allez surtout pas croire que je me moque de vous, car bien au contraire, je suis tout étonné de voir ainsi admise l’imposture péquiste. Ce n’est pas rien, saisir que le PQ a toujours prioritairement servi un projet de réformation sociale dans lequel la souveraineté ne faisait office que d’incitatif, de promesse électorale pour ses militants les plus nationalistes… Cependant Monsieur Schneider, je crains que vous ne tombiez vous-même dans un travers semblable. Faire l’indépendance et gagner une population au républicanisme par antimonarchisme ou par anticléricalisme, c’est aussi un projet de réforme. Une réforme, certes plus politique et morale que sociale, mais une réforme tout de même. Or, ce n’est pas une réforme qui devrait être le principe premier de notre action politique, mais bien plutôt la survivance, la pérennité, la dignité aussi, de notre nation, comme c’était le cas du temps de l’Alliance laurentienne, du RIN, du PRQ, ou des RN, comme du temps où nous réclamions sans détour un État national, un « État français ». Je sais, vous me direz que c’est précisément d’une « République du Québec français » dont il est ici question, mais comprenez-vous que 40 ans de québécitude ont profondément altéré notre identité nationale ? Depuis tout ce temps, on parle de « peuple québécois » qui, par essence, est civique, pluraliste et bilingue. De fait, le peuple québécois est légalement défini comme comprenant spécifiquement les Quebecers, de même que tout ceux qui habitent le territoire du Québec sans distinction aucune. Français, le Québec ne le sera donc jamais, république ou pas, indépendance ou pas. Hé oui, si le PQ nous a trompés, c’est bien sur l’aspect identitaire… Et si donc votre projet est véritablement d’obtenir une république française, il vous faudra pousser plus loin votre raisonnement, car le concept même de « peuple québécois » y fait carrément obstacle. Mais bon, si comme je le suppose, c’est le républicanisme qui compte davantage à vos yeux, vous pourrez toujours vous rabattre sur la solution des Patriotes : ne nous proposaient-ils pas déjà en 1838 une République bilingue ? Et dire qu’on se demande encore pourquoi on ne s’est pas alors soulevé en masse…

    RCdB

  • Hélèna, 30 avril 2010 21h35

    Monsieur Pierre,

    Comme nous avons été trahis !

    J’ai tellement de peine moi, ce soir, en lisant votre article ! Je me croyais trop ignorante de la chose politique pour avoir réponse à mes questions torturantes. Et vous, vous mettez le doigt dessus...ça fait profondément mal, et si je creuse davantage je ressentirai une honte inqualifiable.

    Je me la mets sous le pied, tiens, et je l’expédie au diable vert ! Maudit bonyeu, unissons-nous et vive la République !

  • Lawrence Tremblay, 30 avril 2010 18h36

    M. Pierre Schneider, bonjour.

    Je suis entièrement d’accord avec votre texte. Les têtes dirigeantes du parti québécois
    ne nous ont menés nulle part. Ils n’ont jamais été capables d’affronter les anglo-saxons, cette race vile et fourbe.

    Seul M.Parizeau nous aurait donné notre pays, si justement, les règles de la démocratie avaient été respectées. Nous n’avons jamais contesté la fraude grotesque dirigée par Jean Chrétien. Pourquoi ? Parce que nous ne sommes pas dans un pays de droit. La caste britannique et orangiste de Toronto contrôle le parlement d’Ottawa.

    Notre peuple sécrète ses propres bourreaux (je dirais plutôt ses traîtres). Dixit M. Léon Dion.

    Jamais nous n’abandonnerons la bataille !

    Lawrence Tremblay.

  • 30 avril 2010 18h34

    Bravo Pierre !

    Il est clair que l’idéal républicain — tel que présenté par Pierre et des intellectuels comme Marc Chevrier, Stéphane Kelly ou Louis-Georges Harvey — constitue l’unique voie afin de rassembler le plus grand nombre de citoyens québécois.
    Comme l’écrit si bien Pierre, la véritable lutte ne consiste pas à opposer fédéralistes vs indépendantistes ( séparatistes ) car ce serait là donner la part belle à l’adversaire. Qui peut être pour ou contre le fédéralisme ? Ce n’est là qu’un type de gouvernance alors que le terme « indépendantisme » porte une charge sémantique si forte qu’à première vue, pour un étranger, un « fédéraliste canadien » se ferait passer pour un agneau.
    Non, le véritable ennemi du Québec est le monarchiste, l’impérialiste , néo-colonisateur. Nommons-le pour ce qu’il est vraiment ! Et son antidote est le républicanisme ! Un régime du peuple, pour le peuple ! Et la réussite de notre indépendance passera par la République, par une Constitution républicaine et pas autrement !

    - 

    Je profite de l’occasion pour apporter une petite rectification au texte de Pierre Schneider. Au dernier paragraphe du sous-titre « Colonisés et contents de l’être ! », le lien URL n’est pas valide.

    Il s’agit de celui-ci :

    http://www.youtube.com/watch?v=wShAnZtWQKo

    Danièle Fortin

    - 

  • Maraie Mance Vallée, 30 avril 2010 16h24

    Cinquante ans vécus dans l’errance !

    Lorsque j’ai commencé à militer en 1959, il avait été question de la République, de la République de la Laurentie. Nous avions la conviction profonde qu’il fallait une cassure définitive avec la monarchie et tout ce que cela comportait et comporte encore, autrement nous nous retrouverions dans les mêmes labyrinthes. C’est bien ce qui s’est passé.

    Puis il y eut un peu comme aujourd’hui des errements, des discussions sur les différents partis politiques possibles, sur la droite, la gauche, etc... Finalement c’est le PQ et son chef qui l’ont emporté et ils en ont profité pour enterrer définitivement l’idée de la République. J’espère qu’un jour l’Histoire réglera ses comptes avec cette période de détournement de l’indépendance du Québec.

    Bien des gens ces temps-ci se demandent quel projet soulèverait les passions au Québec, créerait de l’espoir chez les jeunes Québécois. En voilà un !

    Mais, il est un peu tard pour moi...

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