«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

Débarrassons-nous du Sénat, du lieutenant-gouverneur et du... Canada !

Le Québec n’a plus besoin du Canada

Tribune libre de Vigile
samedi 12 décembre 2015
421 visites 4 messages

Il ne se passe pas une semaine sans qu’on entende ou qu’on lise : débarrassons-nous donc pour de bon du Sénat, des commissions scolaires, du lieutenant-gouverneur, des primes de départ, des formations pour fonctionnaires idiotes, sans oublier les chiens pitbull, les véhicules Hummer, les fumeurs, la malbouffe, les arroseurs quotidiens de pelouse par canicule. Pourquoi ne pas ajouter à cette liste le Canada, tant qu’à faire ?

Le mécanisme de passation des lois est infiniment lent. Aux États-Unis par exemple, le mariage gai doit être approuvé état par état, au lieu d’adopter une loi nationale qui serait beaucoup plus expéditive. Ce qui fait que les choses n’avancent qu’à pas de souris. Quelle perte de temps caractéristique de la gent politique... tous atteints de fonctionnarite proscratinatoire aigue. Comme Jean de la Fontaine l’observait avec tant de justesse : ils n’en mouraient pas tous, mais tous en étaient frappés.

Second exemple, la loi de l’aide médicale à mourir doit être adoptée pays par pays, à un rythme de limace, avec des politiciens qui débattent les mêmes arguments pour ou contre pour en venir en bout de ligne à la même conclusion prévisible. Quelle perte de temps au lieu d’adopter unanimement cette loi à l’international.

La plupart des points énoncés au premier paragraphe finiront sans doute par être réglés un jour ou l’autre, mais l’arrivée de certaines choses ne se mesure pas à l’échelle d’une vie humaine (on se souvient du cantique : "depuis plus de quatre mille ans...")

Au yeux d’un nombre croissant de Québécois, le Canada fait désormais partie des choses superflues dont nous saurons nous défaire un jour ou l’autre, tellement cela semble être dans l’ordre évolutif des choses. La grande majorité d’entre nous se considère québécois avant d’être canadien.

L’idée de l’indépendance a beau exister depuis fort longtemps, il a fallu y mettre le temps pour qu’elle s’installe et se renforce dans les esprits en tant que possibilité réelle réalisable dans un avenir déterminé.

Même ceux qui ne s’affichent pas comme indépendantistes ne peuvent plus faire autrement qu’admettre l’idée que le Québec sera un jour un pays. Les sondages révèlent qu’un pourcentage croissant de gens considèrent que le Québec en tant que pays souverain serait tout à fait viable et prospère, ce qui est un revirement notable dans l’opinion publique depuis 50 ans. Faut croire qu’à force de crier au loup, les épouvantails fédéralistes ont fini par perdre de leur effet dissuasif...

Le fait pour un peuple pleinement constitué d’être en route vers l’indépendance nationale apparaît comme étant un cheminement tout naturel, une idée qui reflète ce que pensent bien des Québécois.

Le Québec n’a plus besoin du Canada pour être un pays à part entière.

Il ne nous manque qu’une toute petite étincelle communicative pour emporter l’assentiment des hésitants et gagner les quelques points de pourcentage qu’il manque pour atteindre la majorité (comme dans atteindre sa majorité et devenir autonome de ses actes).

Puissions-nous affirmer dans un avenir mesurable : "il est né le pays du Québec. Chantons tous son avènement".

Commentaires

  • Legault Marie-France, 16 décembre 2015 13h14

    Débarrassons-nous !

    Pour une fois je suis d’accord avec quelques réticences.
    Débarrassons-nous du lieutenant-gouverneur, du Sénat, des sénateurs, qui nous coûtent une fortune. Les sénateurs et leur inutilité proverbiale sans compter leurs
    privilèges usurpés n’inspirent pas mon admiration.

    Quant à se débarrasser du Canada, je en suis pas d’accord. J’aimerais que nous adoptions le fonctionnement du Fédéralisme américain. Les états font leurs lois
    de façon autonome mais sont unis pour les grands projets.
    Certains états ont la peine de mort d’autres ne l’ont pas.

  • micheline otis, 13 décembre 2015 22h25

    Ce sont de très belles réflexions. Cependant, les citoyens québécois, quand vient le temps de voter, ne votent pas pour un parti indépendantiste. On l’a vu aux élections fédérales (Duceppe battu pour la 2e fois et seulement 10 députés). On l’a vu aux élections partielles provinciales : un seul député du PQ élu sur 4. Pourtant, nous avons un nouveau chef en la personne de PKP...

    Si les Québécois, selon certains sondages, pensent que le Québec va devenir un jour un pays indépendant, dans leur comportement, il n’est est rien. Et on peut attendre encore un autre 50 ans avant de voir ce pays poindre.

    L"éternelle question : comment les convaincre de voter "Oui" à ce pays ?

  • Roger Turcotte, 13 décembre 2015 18h21

    Débarrassons nous ...dans le cas du Bloc ça s’en vient et pour le PQ ça suivra.

  • Jean-Claude Michaud, 13 décembre 2015 14h17

    D’ailleurs la preuve que le Québec n’a plus rien à faire au Canada est que les Québécois ne savent même plus pour qui voter au fédéral car les trois grands partis fédéraux n’ont rien de concret à offrir au Québec sauf un statut provincial et plus ou moins de programmes fédéraux. Les Québécois ne veulent même plus voter pour le Bloc en trouvant cela assez inutile aussi.

    Il faut donc conclure que le Québec doit quitter le parlement fédéral et se gouverner en pays souverain et adopter une attitude ouverte et amicale aves ses voisins que sont : Canada anglais, USA et Mexique.

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