«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

Une complaisance tout aussi ignominieuse que suicidaire

De gauche, musulmane et raciste

La scène se passe samedi dans un café de Montréal où une dizaine de militants antiracisme québécois se sont rassemblés autour de l’auteure franco-algérienne Houria Bouteldja, connue pour son discours antiracisme et antiblancs.

Tous les Blancs ? « Le plus antiraciste des antiracistes, le moins paternaliste des pater­nalistes, le plus sympa des sympas, devra subir comme les autres ».

Mme Bouteldja était à Montréal pour parler de son dernier essai, Les Blancs, les Juifs et nous, ouvrage qualifié de « logorrhée haineuse » par la presse française.

Dans le petit salon, l’incontournable pin up voilée, Dalila Awada. Plus troublant, une photo confirme la présence de deux militants antiracisme, Émilie Nicolas, de Québec inclusif, et le documentariste Will Prosper, qui siègent au comité-conseil de la consultation sur le racisme systémique voulue par Philippe Couillard.

Ça tombe bien : Houria Bouteldja croit qu’il faut « politiser la race » pour combattre le racisme. Exactement ce que la consultation publique va accomplir au Québec.

Auditoire heureux

Les participants buvaient ses paroles, parfois à la limite du discours haineux. Personne n’a protesté, par exemple, quand elle a expliqué que du point de vue des personnes « racisées », les nazis n’étaient pas pires que nous les Blancs qui les ont combattus.

Son opinion sur la souveraineté du Québec ? Un problème de Blancs.

Le féminisme et le mouvement LGBT ? Des affaires de Blancs... « Nos hommes ne sont pas des pédés », écrit-elle.

Elle s’oppose aux unions entre Blancs et non-Blancs, une idéologie « pourrie » et croit qu’Allah échappe à la raison blanche. « Répétons-le autant que nécessaire : Allahou Akbar ! »

« La blanchité » doit disparaître, estime Mme Bouteldja, pour qu’émerge enfin le « nous ».

Ses opinions nauséabondes ne l’ont pas empêchée d’être interviewée avec délicatesse par Le Devoir et reçue chaleureusement à la radio de Radio-Canada.

On s’en fout, de Houria Bouteldja, qu’elle reste en France, mais que faisaient des figures de proue de l’antiracisme québécois, qui ont l’oreille du gouvernement, à une rencontre privée avec un personnage aussi sulfureux ?

Qu’en pensez-vous, M. Couillard ?


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