«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

Danser en rond

Ou avoir le courage de réformer nos régimes publics

Tribune libre de Vigile
vendredi 18 avril 2014
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On a beau écrire et discourir sur les causes ayant encourues la perte du PQ ou sur le choix de la formation élue rien ne changera si on ne se donne pas une nouvelle façon de gouverner le Québec. La danse politique change de ‘’meneur’’ mais nous fait répéter les mêmes pas, les mêmes contorsions, les mêmes erreurs. Stagnation, endettement, subversion, abus, malversation … sont les temps forts de la danse qui nous fait tourner en rond depuis trop longtemps.
Tant qu’à moi pour éviter la ligne de parti (qui cause chez-nous des dommages irréversibles tels la ’’disparition’’ de nos avoirs collectifs, de la collusion, de la corruption, de l’endettement bien au-dessus de nos moyens...) je pense plutôt à une Assemblée Nationale réformée.

L’Assemblée nationale se situe au coeur de notre démocratie. Représenter le peuple québécois, légiférer et contrôler l’action du Gouvernement en sont les trois obligations guidant le travail des élus. L’idéal serait un régime mixte empruntent aux traits classiques des régimes parlementaires et des régimes présidentiels.
La liberté individuelle, la solidarité, le respect de notre langue française et l’égalité des chances pour tous sont les valeurs souhaitables au Québec. Quand nous penserons à l’ensemble du Québec et non aux intérêts des particuliers, nous parviendrons à ce que tout le monde croyait irréalisable.

Le moment est venu de penser à l’ensemble du Québec en se donnant une nouvelle forme de coopération :
coopération entre les partis politiques au pouvoir, entre les employés et les employeurs, entre les organisations non gouvernementales et le secteur public. Cette entente aurait pour effet d’accroitre la main-d’œuvre. Les partenaires sociaux ont une énorme responsabilité pour améliorer la compétitivité québécoise sur le marché national, international et mondial.

En toute équité que chacun paie des impôts en regard de ses revenus. Et terminé le BS aux entreprises. Monsieur Serge Rouleau (auteur de Le Québec une république de bananes) affirme que le Québec est le champion toute catégorie des programmes de subventions aux entreprises. À 993 $ par habitant, le bien-être social des entreprises québécoises est presque le double de la moyenne canadienne (540$).
Les politiciens défendent le modèle québécois sous prétexte que dans un marché mondialisé, le Québec doit être compétitif pour attirer et retenir les entreprises qui sont de plus en plus mobiles. Cet argument est évidemment faux, car si cela était vrai, il suffirait de matcher la moyenne canadienne pour que le Québec tire son épingle du jeu. Malheureusement, ce faux raisonnement nous enferme dans un cercle vicieux d’où on ne peut plus s’extirper. Et terminés les extras non-imposables (actions dans l’entreprise, prime de séparation, congés, voyages, placements à l’étranger…).

Les mesures sociales des trois ministères cités ci-après me rebutent dans leur cadre actuel : solidarité, assurance-maladie, éducation. Abolir et repartir à neuf. Tout notre système de gratuité est à repenser afin que, le québécois qui a officiellement sa citoyenneté et qui habite au Québec en permanence, soit le seul à en bénéficier.

- Le Ministère de la Solidarité sociale dans sa politique actuelle encourage et consolide les effets pervers de ce dit système. Mais comme cela achète des votes… Il serait préférable d’en finir avec le BS. Une allocation universelle garantie ou un salaire universel garanti basé sur les revenus de nos richesses collectives pourrait s’attribuer ainsi :
• Prestation financière versée à tout citoyen
• Sans condition (pas d’enquête, pas de pénalité pour ceux qui veulent gagner plus…)
• Montant uniforme pour tous à l’exception des handicapés mentaux ou physique qui eux reçoivent plus
d’avantages
• Ne prend plus en compte les besoins individuels ; chacun s’administre
• Favorise l’autonomie contrairement aux contrôles et aux sanctions imposés par le BS

- Le Ministère de la Santé est un organisme mal géré et malmené depuis sa création. Il faut le revoir en entier. Et ce ne sont pas des médecins (trop impliqués dans leur ‘’business’’ créé par le système à deux vitesses) qui doivent être nommés ‘’Ministre de la Santé’’ mais des administrateurs compétents.

Un vaste sondage international réalisé auprès de médecins de dix pays industrialisés place le Canada en queue de peloton quant à la qualité de son système de santé et, à l’échelle provinciale, le Québec se classe bon dernier dans presque toutes les catégories. Le lundi 21 janvier 2013, les résultats du Sondage international 2012 du Fonds du Commonwealth sur les politiques de santé, auquel ont participé 2124 médecins canadiens, ont été dévoilés par le Conseil canadien de la santé. Si les données ne sont guère réjouissantes pour le Canada par rapport aux autres pays (Allemagne, Australie, États-Unis, France, Norvège, Nouvelle-Zélande, Pays-Bas, Royaume-Uni, Suisse), à l’échelle provinciale, elles sont catastrophiques pour le Québec.
Dans la section des perceptions générales, c’est au Québec que la plus grande proportion de médecins évalue que la qualité des soins s’est détériorée, que leurs patients ne reçoivent pas assez de soins et que des changements majeurs sont requis.
En ce qui a trait à l’accessibilité, l’écart entre le Québec et le reste du Canada est marqué. Les médecins québécois étant les plus nombreux à indiquer que leurs patients ne peuvent voir leur médecin le jour même ou le lendemain et ont du mal à obtenir des examens diagnostiques spécialisés.

- Le Ministère de l’Éducation nous fait constater que ‘’l’école’’ québécoise est de plus en plus inégalitaire et que l’origine sociale continue à influencer plus fortement les écarts entre élèves. Le taux de réussite scolaire comme enjeu du système d’enseignement est-il un enjeu pertinent ? Au Québec, le critère utilisé afin de juger de l’efficacité du système d’enseignement est le taux de réussite scolaire. Je ne prétends pas avoir ici l’espace me permettant de faire un portrait global et des suggestions pertinentes dans le but d’augmenter le niveau pédagogique du système actuel à travers une approche économique. Je souhaite cependant qu’on cesse d’adopter un système d’éducation à deux vitesses. Nos impôts devraient contribuer à faire de notre système public le meilleur. Je ne comprends pas le pourquoi et je n’admets pas qu’on subventionne le privé avec mon argent. Encore un système à deux vitesses. À part le fait d’acheter des votes ce système est loin d’être efficace et rentable.
Le terme privé implique que ces écoles défraient entièrement le coût de leurs institutions ou se trouvent des commanditaires. Encore un autre système ambivalent qui conduit jusqu’à présent au décrochage scolaire atteignant presque le point de non retour, à l’écart entre les chances de réussite et à la décrépitude physique des institutions gérées par l’État. Le Québec n’a pas encore compris que les entreprises doivent contribuer à la formation des individus ; c’est pourquoi il est impératif que le gouvernement rédige une législation obligeant le milieu des affaires à respecter ce pacte moral.

Tout étudiant étranger coûte énormément cher à la société québécoise sans l’obtention d’un engagement officiel (diplôme remis à terme de l’engagement) de rester travailler chez-nous pendant équivalent au temps qu’il a passé chez-nous pour étudier. Un exemple : une formation en médecine coûte plus de 9000.00 dollars par année par étudiant. La formation prend de 7 à 9 ans et parfois plus. Faites le calcul. Monsieur Couillard a fait sa médecine chez-nous. Il n’a pas pratiqué au Québec ou je me trompe ? Il est parti en Arabie Saoudite s’enrichir. Ensuite il est revenu ici où il s’est lancé en politique. Quel bel exemple, notre PM !

Que la religion reste une pratique privée. L’intolérance religieuse arrive lorsqu’on cherche à nous dominer à nous imposer des croyances. Les principaux problèmes que l’islam a avec lui-même sont ceux de l’indiscutabilité de ses textes et de la place des femmes. On a le sentiment que cette réflexion est indéfiniment ajournée.
Vous venez chez-nous parce que vous n’êtes pas satisfaits de ce que vous vivez dans votre pays. Alors ne venez pas prendre juste ce qui est bon pour vous. Respectez votre province d’accueil, sa langue, ses coutumes. Je ne passerai pas sous silence la conduite des élus dans certaines municipalités (sur le territoire de Montréal ou en Estrie ou … ) préconisant une tendance à la mode : faire élire des ’’fanatiques ou pratiquants religieux’’... à la tête de leurs conseils municipaux afin qu’ils puissent adopter les lois et règlements favorables à leurs pratiques religieuses. Leur maire agressant par des propos haineux les militants de la souveraineté et ce en pleine télévision… Mais chut il ne faut pas le dire car je vais passer pour xénophobe.
Je suis contre l’envahissement de fanatiques religieux. Certains pays ayant été très tolérants au départ, sont très sévères à cet égard : l’Australie : Vous vivez comme chez-nous ou vous allez ailleurs ! La Suisse : La religion et les mosquées chez-nous c’est non. On pratique sa religion dans le privé. La France et l’Angleterre essaient de reprendre le contrôle mais le mal est fait. Les Pays-Bas réputés pour leur tolérance l’ont fait par souci d’économie à des fins commerciales. Aujourd’hui ils essaient de reprendre le contrôle.
Pourquoi ne pas repenser le système actuel avant que le point de non-retour ne soit atteint.

Non, je ne suis pas xénophobe puisque j’apprécie et encourage l’apport d’immigrants comme les mexicains, les chiliens ... qui sont d’excellents travailleurs, débrouillards, ne se plaignant de rien ... Des immigrants qui se dépêchent de parler le français le plus rapidement possible et non des manipulateurs essayant de nous convertir. J’apprécie les asiatiques qui eux aussi sont vraiment un plus pour l’économie du Québec. Je suis d’accord avec l’immigration européenne non maghrébine. Des travailleurs compétents, qui arrivent ici en général avec un bagage d’études souvent supérieures et de l’argent.

Qu’on développe chez-nous de l’économie verte, un virage obligatoire dans la future Constitution du Québec.

Il faut que tous les citoyens qui comme moi sont tannés de danser en rond travaillent très fort à convaincre les indépendantistes de faire une longue réflexion de s’unir et de concevoir les pas d’une danse nationale souhaitée par la majorité car tellement équilibrée, énergique, invitante et rassembleuse.

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