«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

« C’est juste... pathétique »

Dans le champ

Une image vaut parfois mille mots

Hier, le PQ a présenté dans un champ de maïs son candidat pour l’élection partielle de Louis-Hébert.

Pendant son discours, on entendait le chant des criquets.

« Le PQ est dans le champ avec son candidat. Littéralement », a « tweeté » mon ami Jonathan Trudeau.

PARTOUT, NULLE PART

La blague est facile, peut-être, mais incontournable.

On n’aurait pu trouver une image plus représentative de ce qu’il se passe actuellement au PQ.

Un jour, on tend la main à Québec solidaire. Le jour suivant, on joue la carte identitaire. Le surlendemain, on invite les journalistes au milieu d’un pré pour faire « écolo ».

Pas étonnant que le chant des criquets ait menacé d’enterrer le discours du candidat Normand Beauregard.

Les gens regardent le PQ aller et ne comprennent plus rien.

« Bonjour, je suis le PQ et je cruise la gauche radicale. Bonjour, je suis le PQ et je cruise les caquistes. Bonjour, je suis le PQ et je cruise les électeurs du Parti vert. »

À force de vouloir être partout, le parti de Jean-François Lisée n’est nulle part.

Dans le champ. Avec une vieille grange déglinguée comme décor.

Cricri... Cricri... Cricri...

Youhou, y’a quelqu’un ?

« LES RIDES QUI NOUS SÉPARENT »

Le PQ est comme le phénix, il renaît toujours de ses cendres, écrivait Claude Villeneuve dans le blogue des Spin Doctors il y a quelque temps.

Vrai.

Mais on n’est pas dans le mythe, là. On est dans la réalité.

Et dans la réalité, même ceux que l’on croyait immortels finissent par crever.

Savez-vous ce que j’entends quand je vois le PQ aller, depuis quelque temps ?

Une chanson de Serge Reggiani.

« Il suffirait de presque rien, peut-être dix années de moins, pour que je te dise : “Je t’aime”.

« Que je te prenne par la main, pour t’emmener à Saint-Germain, t’offrir un autre café-crème.

« Mais pourquoi faire du cinéma, fillette, allons, regarde-moi, et vois les rides qui nous séparent.

« À quoi bon jouer la comédie du vieil amant qui rajeunit, toi-même ferais semblant d’y croire... »

Le PQ est comme un homme sur le retour qui tente de cacher son âge en se teignant les cheveux et en portant un pantalon en cuir.

C’est juste... pathétique.

REMONTER LE VISAGE

Si le PQ doit mourir, j’aimerais qu’il meure debout, les deux pieds bien ancrés dans son programme initial, le poing fièrement levé comme l’a fait PKP.

Pas en tentant de « cruiser » les jeunes avec des slogans à la mode.

« La souveraineté est dépassée ? C’est considéré comme ringard, arriéré, démodé ?

« On préfère le multiculturalisme à la Trudeau ? Ou le nationalisme “bleu” version CAQ ? Eh bien, soit !

« Un jour, le vent se remettra peut-être à souffler dans nos voiles. Mais d’ici là, ça ne sert à rien de lutter contre le courant en tentant de s’arrimer à telle ou telle cause considérée comme plus porteuse, plus actuelle, plus jeune.

« Elle vous paraît peut-être flétrie, l’indépendance, mais pour nous, c’est le plus beau des rêves.

« Et il est hors de question qu’on lui remonte le visage pour la rendre plus sexy. »

Voilà ce que j’aimerais que le PQ dise.

Mais je rêve...


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