«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

Des squelettes dans le placard du MTQ

D’importants contrats du MTQ auraient fait l’objet de collusion

mercredi 14 septembre 2016

Au moins trois chantiers autoroutiers majeurs du MTQ auraient fait l’objet de collusion de la part d’un présumé cartel de l’asphalte, révèlent de nouveaux extraits d’un document judiciaire rendus publics à la suite de démarches de La Presse devant les tribunaux.

Ceux-ci démontrent que le Bureau de la concurrence du Canada (BCC) soupçonne un partage de contrats pour l’asphaltage d’une portion de l’autoroute 10 en Montérégie, de l’échangeur des autoroutes 40 et 55 à Trois-Rivières et de la route 175 au Saguenay.

Un juge a accepté hier de lever un peu plus le voile sur une partie de la dénonciation de 124 pages faite par le BCC pour obtenir des mandats de perquisition dans le cadre de son enquête sur un présumé cartel de l’asphalte qui aurait sévi de 1982 à 2011 au Québec. De nombreux passages demeurent caviardés, mais les nouveaux extraits permettent d’en apprendre plus sur des chantiers visés ainsi que sur la mécanique de la collusion présumée.

Le Bureau y allègue notamment que deux contrats du MTQ pour refaire l’asphalte sur près de 20 km de l’autoroute 10 en Montérégie auraient fait l’objet d’une entente en 2008 et 2009. Construction DJL avait obtenu l’un des deux contrats, pour une somme de 6,5 millions, tandis que Sintra avait obtenu l’autre, pour 6,5 millions également.

Dans la région de Trois-Rivières, le BCC soupçonne que plusieurs contrats touchant l’autoroute 40 auraient aussi fait l’objet d’un partage en 2008 et 2009. Il s’agit notamment du réaménagement de l’intersection du boulevard des Prairies et de l’autoroute 40, à Cap-de-la-Madeleine, ainsi que pour l’aménagement des bretelles à l’échangeur des autoroutes 40 et 55.

Les soupçons du BCC touchent aussi l’existence d’une entente dans les contrats d’asphaltage pour la construction de la route 175 au Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Le document permet également d’apprendre que le BCC croit que la Ville de Trois-Rivières aurait elle aussi été touchée par les activités du présumé cartel. Le Bureau s’est ainsi intéressé à un appel d’offres mené en 2009 pour refaire des bordures de rue, des trottoirs et de l’asphalte, un contrat de 5,4 millions. Les trois entreprises ayant déposé une soumission avaient présenté des prix à quelques milliers de dollars d’écart à peine.

> Lire la suite de l’article sur La Presse


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