«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

Calez-vous profond, il s’apprête à venter fort !

Le prix très lourd d’erreurs commises il y a 50 ans

Crise financière aux proportions épiques à nos portes

Le monde s’apprête à basculer dans l’inconnu

Editorial de Vigile
dimanche 18 septembre 2016
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Les signes se multiplient partout depuis deux ans, ils sont de plus en plus nombreux et de plus en plus lourds de conséquences. L’ordre financier international issu de la volonté d’une certaine élite mondialiste aux visées oligarchiques menace de s’effondrer d’un jour à l’autre dans un fracas à côté duquel le krach de 2008 passera pour une partie de plaisir.

Vous vous en souvenez, 2008, c’est l’année où la Caisse de dépôt a perdu 40 milliards $ !

Tentant de remettre l’économie mondiale sur ses rails après cette crise, les grandes banques centrales ont inondé les marchés de liquidités à coup d’assouplissements quantitatifs. Ce faisant, ils ont créé la plus grosse bulle financière de l’histoire, tout en abaissant les taux d’intérêts à leur niveau le plus bas en 5000 ans !

Dans certains pays européens (Allemagne, Suisse, Danemark) et au Japon, ces taux sont même négatifs, ce qui veut dire que non seulement un dépôt à la banque ou une obligation ne génèrent plus d’intérêts, mais que lorsque vous le retirez ou vous la négociez, on vous remet moins que le montant de votre dépôt ou votre mise de fonds.

Imaginez le drame des personnes qui ont accumulé de l’épargne pour leur retraite et qui la voient ne plus fructifier et même fondre comme neige au soleil ! Imaginez les personnes qui comptaient sur des revenus d’intérêts pour bonifier leur retraite ! À la recherche de rendement sur leur capital, ils risquent encore d’aggraver leur situation en choisissant des placements plus risqués qui seront les premiers à leur « faire dans les mains » lorsque la musique s’arrêtera. Et que dire des gens qui détiennent des actions lorsque tous les spécialistes sérieux s’accordent à dire que le marché est surévalué de 40 % en raison de la bulle des actifs ? Même l’immobilier est surévalué !

Si cette situation n’était que temporaire, elle pourrait être vivable, et c’est certainement l’espoir qu’entretenaient nos dirigeants lorsqu’ils se sont lancés dans leurs opérations de sauvetage. Mais plus le temps passait, et plus la situation s’aggravait, au point qu’aujourd’hui, l’économie mondiale tourne au ralenti et est menacée de paralysie à court terme, les taux de croissance enregistrés étant de plus en plus faibles, et même négatifs dans certains cas !

Les gouvernements connaissent la gravité de la situation, mais se gardent bien de nous prévenir - pour ne pas nous alarmer, se disent-ils en bonne conscience - mais surtout par peur très profonde de soulèvements populaires qui pourraient menacer leur pouvoir.

Ils ont bien sûr pris des mesures pour tenter d’atténuer les effets de cette crise qu’ils anticipent depuis déjà quelques années. Le gouvernement fédéral sous Harper a d’ailleurs été un des premiers à agir, en cachette, il n’y a pas d’autres mots pour le dire, lorsqu’il a fait adopter en 2013, dans le cadre d’un projet de loi omnibus de près de 1200 articles, des dispositions qui permettent aux banques, en cas de risque menaçant le système financier tout entier, de se recapitaliser en pigeant dans le compte de leurs déposants. Oui ! Vous avez bien lu ! Dans votre compte à vous !

Le pire dans cette affaire est que la nouvelle n’est pas d’abord sortie au Canada, mais aux États-Unis, sur le site d’information économique et financière bien connu, ZeroHedge. L’information a été très peu couverte au Canada, et Vigile est le seul média québécois à avoir décrit la manœuvre qui s’apparente énormément aux mesures prises à Chypre en février 2013 pour éviter que son gouvernement n’ait à éponger les pertes colossales des banques cypriotes dans des activités de prêt irresponsables.

Si vous n’avez pas encore lu ce texte, vous n’avez aucune idée de ce qui vous attend. Les cheveux vont vous en dresser sur la tête !

Un an plus tard, toujours sur ZeroHedge, je découvrais que le système financier canadien reposait sur un équilibre très précaire, que la Banque du Canada était l’une des moins bien capitalisées du monde et qu’elle était à toutes fins pratiques au bord de la faillite ! De quoi écrire un autre article sur Vigile, références à l’appui, que vous trouverez ici.

Bien entendu, vous tombez des nues, et vous vous demandez comment nous avons pu en arriver là à votre insu le plus total.

Le Nouvel Ordre Mondial

Pour comprendre, il faut remonter à ce plan diabolique - il n’y a pas d’autre mot pour le qualifier - élaboré progressivement par un groupe de financiers britanniques et américains convaincus de la supériorité de leur culture et de leur civilisation et résolus à les imposer au reste du monde pour « son » plus grand bien à travers une « gouvernance mondiale ».

Un universitaire américain de haut niveau, Carroll Quigley, introduit dans ce milieu et partageant en gros ses idéaux et ses objectifs, en a relaté l’histoire dans un ouvrage célèbre intitulé The Anglo-American Establishment , publié en 1981, quelques années après sa mort, et récemment traduit en français sous le titre Histoire secrète de l’oligarchie anglo-américaine avec une préface de Pierre Hillard. Je vous recommande vivement le visionnement de cette entrevue de Hillard dans laquelle il présente l’ouvrage et les observations de Quigley.

Mais c’est dans un autre ouvrage, Tragedy and Hope, publié en 1966, malheureusement non traduit mais disponible gratuitement sur Internet, que Quigley précise sa position sur ce groupe :

Il existe, depuis une génération tout au moins, un réseau international anglophile qui agit, dans une certaine mesure, à la façon dont l’extrême droite croit que les communistes agissent. Ce réseau, que l’on peut identifier comme le Groupe des tables rondes, n’a aucune aversion à travailler avec les communistes ou tout autre parti totalitaire, et ne s’en prive d’ailleurs pas. Je connais bien les opérations de ce réseau car j’en étudie le fonctionnement depuis 20 ans, et il m’a facilité l’accès à ses dossiers et ses documents confidentiels pendant une période de deux ans au début des années 1960.

Je ne suis aucunement opposé à ses buts. Je l’ai côtoyé tout comme ses organes pour la plus grande partie de ma vie. Si je me suis objecté, tant dans le passé que plus récemment, à certaines de ses positions, mon principal différend avec lui tient surtout à ce qu’il souhaite demeurer dans l’anonymat, alors que j’estime pour ma part que son rôle dans l’histoire est suffisamment important pour mériter d’être connu. [Ma traduction]

Ce n’est donc pas un adversaire de la philosophie qui anime ce réseau, bien au contraire, et c’est ce qui rend son témoignage si crédible et précieux.

Plus loin dans cet ouvrage, il explique le capitalisme financier de la façon suivante :

Les maîtres du capitalisme financier avaient un autre but, rien de moins que de créer un système mondial privé de contrôle financier capable d’imposer son autorité sur les pouvoirs politiques de tous les pays et sur l’économie du monde entier. Ce système devait être géré selon le modèle féodal par les banques centrales du monde agissant de concert en vertu d’ententes confidentielles conclues lors de fréquentes rencontres et conférences tenues à huis clos.

Le cœur de ce système est la Banque des règlements internationaux, basée à Bâle, en Suisse, une banque privée détenue et contrôlée par les grandes banques centrales du monde, elles-mêmes des entreprises privées. Chaque banque centrale cherche à imposer son ascendant au gouvernement de son pays en exploitant sa capacité à contrôler les emprunts publics, à manipuler les taux de change, à agir sur le niveau d’activité économique dans le pays, et à tenter d’influencer les politiciens disposés à reconnaître son autorité. » [Ma traduction]

Si vous avez cru reconnaître dans ces énoncés les contours du Nouvel Ordre Mondial, vous êtes en plein dans le mille.

Il faut comprendre que cette doctrine a conquis de nombreux adeptes dans les plus hautes sphères politiques aux États-Unis, en Europe, et au Canada.

Aux États-Unis, le président Kennedy s’y était opposé catégoriquement dans un discours, tout aussi brillant que célèbre, s’insurgeant contre le secret, faisant de la critique politique un devoir, et se déclarant en faveur d’une liberté totale de la presse, prononcé peu de temps avant son assassinat, que certains considèrent d’ailleurs comme en étant la cause. Écoutez bien ce discours, c’est le plus brillant réquisitoire contre le secret, les sociétés secrètes, et les tentatives de fausser le jeu démocratique qu’il m’ait jamais été donné de découvrir :

En ce sens, il se maintenait dans le chemin ouvert par son prédécesseur, le Général Eisenhower qui, en quittant ses fonctions, avait prévenu ses concitoyens contre les agissements de ce qu’il appelait, de façon beaucoup trop restrictive parce qu’insuffisamment informée, le « complexe militaro-industriel ».

Fermement dans l’autre camp, le président George Bush père en appelait régulièrement à l’avènement du Nouvel Ordre Mondial,...

tout comme le feront ses successeurs par la suite, et notamment Bill Clinton qui rendra d’ailleurs un hommage tout particulier à son ancien professeur Carroll Quigley lors du lancement de sa première candidature à la présidence. À cet égard je ne saurais trop vous recommander de visionner cette incroyable vidéo...

dans laquelle vous reconnaîtrez bien sûr Bill Clinton lui-même, mais surtout sa conjointe, Hillary Rodham Clinton, alors Secrétaire d’État et aujourd’hui candidate à la présidence, et qui vous permet de comprendre la continuité du pouvoir des organes du Nouvel Ordre Mondial, et leur volonté absolue de parvenir à l’imposer.

En Europe, c’est l’ancien président Sarkozy qui s’est le plus illustré dans la promotion du Nouvel Ordre Mondial, de manière presque caricaturale comme en témoignent quelques extraits de ses discours :

Le Canada n’a pas échappé non plus à cette influence. Il faut rendre crédit au blogueur vidéaste Éric Granger, dit « Le Décodeur », pour avoir produit le meilleur document disponible en français sur l’historique de l’implication des élites canadiennes sur plusieurs dizaines d’années dans ce réseau . Vous allez être stupéfaits !

Le Québec n’allait certainement pas demeurer en reste. Chez nous, le promoteur du Nouvel Ordre Mondial, c’est l’Empire Desmarais. Rien pour surprendre les lecteurs de Vigile. Et chez nous aussi, la technique de l’influence aux plus hauts niveaux est privilégiée. Le 8 juin 2009, invité à prendre la parole à l’occasion de la 15e édition du Forum économique international des Amériques, organisé à Montréal chaque année par les Desmarais, le premier ministre Jean Charest chante à son tour les louanges du Nouvel Ordre Mondial. Observez bien dans cette vidéo les agissements de ce parfait petit toutou colonisé à l’écoute de la voix de son maître :

La prochaine crise financière

Mais, me direz-vous, en quoi tout cela a-t-il rapport avec la prochaine crise financière ? Justement, j’y viens.

C’est en effet à l’influence de ce réseau mondialiste que nous devons certaines des pires décisions économiques jamais prises dans l’histoire de l’humanité.

D’abord, la décision des États-Unis de mettre fin unilatéralement en août 1971 à l’engagement qu’elle avait pris envers la communauté internationale à la fin de la Deuxième Guerre mondiale pour relancer le commerce mondial, assurer une certaine stabilité des prix et remettre en marche le système financier en s’engageant à échanger ses dollars contre de l’or, au taux fixe de 35 $ l’once.

Épuisés par leurs dépenses de guerre d’abord en Corée puis au Vietnam et dans toute l’Asie du Sud-Est, les États-Unis ne peuvent plus faire face aux demandes des pays détenteurs de fortes quantités de dollars qui, inquiets devant l’évolution de leur situation économique, se pressent aux guichets du Trésor américain pour les échanger contre de l’or qu’ils considèrent désormais comme une valeur beaucoup plus sûre. À l’intérieur, les États-Unis connaissent une forte poussée inflationniste.

Confrontés au début d’août 1971 à une demande inattendue de l’Angleterre de convertir 750 millions $ en or (env. 21 428 575 onces à 35 US l’once, soit l’équivalent de près de 610 tonnes métriques), et redoutant le moment où leurs réserves s’épuiseraient, les États-Unis annoncent le 15 août, par la bouche du président Nixon, leur décision de désindexer le dollar de l’or.

Pour que le dollar US ne perde pas son statut de monnaie de réserve dont les États-Unis tirent un grand avantage – tout dollar détenu à l’extérieur des États-Unis constitue un prêt sans intérêts à ceux-ci – les États-Unis doivent trouver le moyen de rendre incontournable l’utilisation du dollar dans les très grosses transactions commerciales internationales. Or les plus grosses transactions de ce genre interviennent sur le pétrole.

En 1973, dans le but de créer une forte demande pour le dollar US, les États-Unis concluent une entente avec l’Arabie Saoudite, le plus gros fournisseur de pétrole sur les marchés étrangers de l’époque, en vertu de laquelle tout baril de pétrole acheté aux Saoudiens serait payé en dollars US. Tous les pays qui souhaitent acheter du pétrole doivent donc d’abord convertir leur argent en dollars US. En guise de contrepartie, les États-Unis s’engagent à fournir de l’armement et de la protection à l’Arabie Saoudite.

Dès 1975, tous les autres pays de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole avaient conclu des ententes similaires avec les États-Unis, et la suprématie du dollar dans les transactions internationales de pétrole était assurée. Le volume de ces transactions, croissant en même temps que la demande pour le pétrole, allait servir d’aimant pour imposer progressivement l’utilisation du dollar dans toutes les grandes transactions internationales peu importe leur objet, avec le soutien actif des grandes banques américaines et britanniques qui avaient joué un rôle important dans la mise sur pied de ce système qui, quarante ans plus tard, est en train de s’effondrer.

En effet, les prix de pétrole sont passés de 125 $/b à 45 $/b en dix-huit mois, avec des creux beaucoup plus bas, l’offre dépasse de beaucoup la demande, et l’économie mondiale entre en récession. Producteur de pétrole cher, le Canada est durement affecté. Les États-Unis sont à couteaux tirés avec l’Arabie Saoudite sur plusieurs dossiers, dont celui sur le rôle joué par l’Arabie saoudite dans les attentats du 11 septembre.

En représailles à l’action américaine, l’Arabie Saoudite menace de balancer 750 milliards de bons du Trésor américains et une quantité indéterminée importante d’autres actifs libellés en dollars sur les marchés. De leur côté, la Russie, la Chine et l’Iran concluent désormais leurs transactions entre eux yuans ou en roubles. L’emprise du dollar dans les échanges commerciaux internationaux est menacée à court terme.

Mais revenons au début des années 1970. Après l’abandon de l’étalon-or et l’arrimage du pétrole au dollar, l’establishment financier international, animé par l’idéologie et aux mains des forces du Nouvel Ordre Mondial, n’allait pas s’en tenir-là. Pour mettre en œuvre son programme hégémoniste, il lui fallait se faire confier par les pays le pouvoir de créer de l’argent, et c’est ce qu’il allait obtenir à partir de 1973 lors que toutes les banques centrales des plus grands pays allaient être subrepticement et progressivement privatisées les unes après les autres.

Au Canada, la dépossession est survenue en 1978 lorsque Pierre-Elliott Trudeau a délégué la souveraineté monétaire du Canada à un groupe de banquiers privés internationaux. Une excellente vidéo amateur toute récente...

présente les enjeux reliés à cette manœuvre, notamment la crise de l’endettement public qu’elle se trouve à amorcer et que rien n’illustre mieux que le graphique suivant extrait d’un article du mois de mars dernier de Livio di Matteo mis en ligne sur le blog de l’Institut Fraser :

L’image est saisissante ! La dette fédérale nette demeure très faible de 1867 à 1973. À partir de 1974, année du transfert de la sa souveraineté monétaire au consortium international des banques privées du Nouvel Ordre Mondial, jusqu’à 2015, elle croît de façon presque verticale, de 25 milliards à 700 milliards de dollars ! Et l’on sait qu’elle connaîtra une autre ascension fulgurante cette année en raison du déficit annoncé par le gouvernement Trudeau.

La situation est la même dans tous les pays et aucun dirigeant en poste n’a jusqu’ici évoqué la cause de cette situation désormais intenable, tant le pacte entre les banques centrales et la classe politique de leur pays est solide, exactement comme le décrivait Carroll Quigley dans Tragedy and Hope dont il a été question plus haut.

La dernière grosse erreur économique des 50 dernières années que nous évoquerons dans le présent article est celle de la mondialisation et de la multiplication irréfléchie d’accords de libre-échange pour des considérations essentiellement idéologiques, comme on le découvre aujourd’hui. À cet égard, il faut lire cette étude récente publiée par le FMI.

À partir des années 1970, sous l’impulsion des penseurs du Nouvel Ordre Mondial, les pays ont succombé aux thèses créditistes selon lesquelles il suffit de faciliter l’accès au crédit pour favoriser la croissance économique. Réal Caouette doit se rouler de plaisir dans sa tombe.

Le crédit est donc devenu le moteur de toute la « croissance » économique que nous avons connue depuis 1970. Les économistes nous ont même convaincu qu’on pouvait « gérer » la croissance et en déterminer à l’avance le niveau à condition de suivre le mode d’emploi. Je caricature, mais à peine.

L’industrie des services financiers s’est engouffrée dans la brèche avec délices et a vu sa part dans le PIB des pays qu’on disait autrefois industrialisés ou développés passer d’environ 12 % à plus de 35 % entre 1985 et aujourd’hui. Pendant la même période, la part du secteur manufacturier, le secteur le plus productif de l’économie et celui auquel les pays devaient le développement de leur classe moyenne, connaissait une chute presque inverse et passait de 35 % à 12 %.

On s’est donc trouvé à réduire la taille de la poule aux œufs d’or pour laisser le champ libre aux alchimistes, aux faux-monnayeurs, aux changeurs et autres marchands du temple. L’économie ne crée plus de richesse, elle ne fait que recycler et redistribuer le vieux gagné entre un nombre toujours plus réduit de mains.

Un système ne peut pas continuer à fonctionner longtemps sur ces bases, et tous les signes nous laissent maintenant entrevoir que nous arrivons en fin de course. Non seulement le projet de gouvernance mondiale se révèle-t-il un lamentable fiasco, mais nous sommes encore loin de pouvoir identifier tous les ravages politiques, économiques, sociaux, culturels et environnementaux qu’il a causés, qu’il continue de causer en ce moment-même, et qu’il continuera de causer encore très longtemps après son effondrement.

Ce qu’il faut craindre le plus, c’est la résistance qu’il va opposer avant de s’avouer vaincu. Beaucoup de gens ont tout misé sur ce projet. Ils jouent gros. Ils occupent des positions de responsabilité, de pouvoir, et ils ne vont pas y renoncer facilement, au risque même de déclencher des cataclysmes en risquant le tout pour le tout.

Calez-vous profond, il s’apprête à venter fort ! Tout est à risque ! Nos épargnes, nos régimes de retraite, nos services de santé, notre sécurité sociale, l’éducation de nos enfants ou de nos petits-enfants nés ou à venir, nos services publics, l’entretien et la sécurité de nos infrastructures, la sécurité publique, nos emplois, tout, absolument tout !

Lorsque la tempête financière sera passée, nous nous retrouverons dans un monde différent dans lequel il nous faudra réapprendre à vivre sans les soutiens que nous connaissons et sur lesquels nous avons non seulement pris l’habitude de compter, mais envers lesquels nous avons même développé une certaine dépendance.

Nous nous retrouverons entre nous comme les autres se retrouveront entre eux. Toutes les influences que nous connaissons et que nous subissons tenteront de nous convaincre, comme autant de sirènes, qu’elles demeurent pertinentes bien qu’elles n’auront plus rien d’autre à nous offrir qu’une garantie d’inféodation si nous les écoutons.

C’est à ce moment-là que se présentera aux Québécois la plus belle occasion de choisir de voler de leurs propres ailes, et ils doivent se préparer à la saisir car ce sera la dernière.

Commentaires

  • J.-G. Toupin, 4 octobre 2016 15h56

    M. Le Hir,

    Le 1er octobre, on apprend que le FMI ajoute le Yuan à son ’’panier’’ (currency basket).

    Les journaux restent muets.
    _

    Pourtant, l’auteur de l’article ci-dessous dit que ’’Some outlets are hailing this as the largest transformation of the global monetary order since WWII.’’

    Donc (EXTRAIT), :

    More than that, the move is expected to boost investment in the yuan from both FX reserve managers and global portfolio managers. The FX inflows alone have been estimated at as much as $3 trillion in the coming years, with onshore bond buying accounting for a further $1 trillion of expected foreign investment.

    Some outlets are hailing this as the largest transformation of the global monetary order since WWII.

    Il y a quelques années, on lisait qu’en échange de ’’services’’ de l’OTAN (pour attaquer la Syrie, et l’Iran peut-être), l’Arabie Saoudite aurait accepté de voir baisser ses ventes de pétrole, et donc ses revenus, temporairement.

    Et on disait que le but final était de ’’repartir’’ le dollar en y integrant le Yuan, au moyen du FMI.

    (Donc repartir le dollar des pays guerriers ruinés n’ayant pas réussi à se ’’refaire’’ en envahissant et démolissant le ME)

    Cela impliquait l’effrondrement préalable du dollar, tel qu’on le voit actuellement, et l’ouverture d’un nouveau centre financier, donc d’un nouveau WS, en Ohio si je ne m’abuse.

    Il a été établi lors de la conference plénière à Dubai, (2012) sur les règlements régissant les telecommunications (je vois que l’on parle de monnaie électronique ici) entre pays membres ITU, que tout litige entre les pays sera réglé en français. Donc madame Lagarde et de ses amis auront du pain sur la planche...

    http://theinternationalforecaster.com/International_Forecaster_Weekly/China_SDR_and_the_End_of_the_World
    _

  • J.-P. Deschesnes, 28 septembre 2016 18h24

    Rappel sur la monnaie électronique, datant des années 1970. Tellement simple, et pourtant qui saurait expliquer ce que c’est ?

    (Bien plus simple de tweeter et se ’’selfier’’ à journée longue sur sa tablette que de s’éduquer un peu n’est-ce pas ?)

    The End of Ordinary Money, Part I
    by J. Orlin Grabbe

    ’’Money is digital information. The way to hide digital information is through cryptography. The government doesn’t want you using cryptography, because they want to know where your money is so they can get some of it. And they don’t like you using drugs, unless the government is the dealer [3], or viewing child pornography, unless the government supplies it because it is setting you up for blackmail or a smear campaign.’’

    Cette monaie électronique, entièrement controllable par les banques, est redirigée, sans que la plupart ne le sache, dans des fonds aux buts plutôt méprisables.... Cela inclut des fonds de pensions, et l’argent des taxes et des impôts.

    _

    Banks in front line of nuclear arms campaign

    _ By Thalif Deen

    UNITED NATIONS - The world’s nuclear weapons industry is being funded - and kept alive - by more than 300 banks, pension funds, insurance companies and asset managers in 30 countries, according to a new study.

    And these institutions have substantial investments in nuclear arms producers.

    Released by the International Campaign to Abolish Nuclear Weapons (ICAN), the 180-page study says that nuclear-armed nations spend over US$100 billion each year assembling new warheads, modernizing old ones, and building ballistic missiles, bombers and submarines to launch them.

    [...]

    Of the 322 financial institutions identified in the report, about half are based in the United States and a third in Europe. The study also singles out Asian, Australian and Middle Eastern institutions.

    However, the institutions most heavily involved in financing nuclear arms makers include Bank of America, BlackRock and JPMorgan Chase in the United States ; BNP Paribas in France ; Allianz and Deutsche Bank in Germany ; Mistubishi UJF Financial in Japan ; BBVA and Banco Santander in Spain ; Credit Suisse and UBS in Switzerland ; and Barclays, HSBC, Lloyds and Royal Bank of Scotland in Britain.

    http://www.atimes.com/atimes/Global_Economy/NC09Dj02.html

  • dissy, 25 septembre 2016 18h56

    Excellent article.Je vous conseille de visionner tous et toutes cette conférence(en Russe mais ST en Français à activer dans paramètres).

    Dans cette longue conférence donnée en Transnistrie, l’économiste, physicien et ancien vice-ministre russe Mikhail Khazine rappelle les grandes étapes de l’histoire du système financier mondial, analyse ses bouleversements à venir et, de l’élection américaine à l’explosion de l’Ukraine en passant par l’affaire Strauss-Kahn, analyse les intrications multiples de la finance et de la géopolitique.

    L’année 2016 riche d’événements (Élections présidentielles aux États-Unis, BREXIT, élections parlementaires en Russie, tensions sino-américaines, vague terroriste...) pourrait être le prélude à la Grande Rupture civilisationnelle qui vient, la Grande Translation, le grand changement de paradigme, dans un environnement économique en panne de croissance, nous sentons tous le grand crash arriver.
    Le publiciste Mikhail Khazine à la fois physicien, mathématicien, statisticien et économiste ainsi qu’ancien vice-ministre du gouvernement russe et auteur nous livre dans le cadre d’une conférence passionnante dans la région de Transdniestrie son analyse des tempêtes et opportunités des temps qui s’annoncent.

    https://youtu.be/58vUI28fhM8

  • PHILIPPE COUTURE, 22 septembre 2016 14h14

    Le Nouvel Ordre Mondial ne serait pas ce qu’il est aujourd’hui sans l’élaboration d’une nouvelle science méconnue, mais omniprésente : la cybernétique !

    Depuis les années la fin des années 1940, elle est à l’origine du formatage complet de la civilisation occidentale : les révolutions culturelles en passant par l’éducation et même le management !

    Pour une brève introduction, voir le documentaire « Voyage en cybernétique » et le montage de conférence de Lucien Cerise et Baptiste Rappin.

    Doc - Cybernétique et Nouvel Ordre Mondial Extrait http://www.dailymotion.com/video/xdvnx8_nouvel-ordre-mondial-conference-mac_news (5 mins)

    Doc - Voyage en cybernétique (complet) : https://www.youtube.com/watch?v=FS6rSNkjViM (1h20)

    Conférence - Montage Lucien Cerise & Baptiste Rappin : https://www.youtube.com/watch?v=6edHsEjj4YI (13 mins)

    Conférence - Lucien Cerise : Ingénierie sociale et cybernétique - https://www.youtube.com/watch?v=tEzqKUkhDLI (55 mins)

    Conférence - Baptiste Rappin Interview :Extrait : https://www.youtube.com/watch?v=il0E0VNVkR4 (20 mins)
    Complet : https://www.youtube.com/watch?v=wpPPu5A9gM0 (1h40)

    Bon visionnement ! :)

  • PHILIPPE COUTURE, 22 septembre 2016 14h10

    Excellent article M. Le Hir !

    Un seul bémol, je crois que vous devriez vous informer un peu mieux sur les idées créditistes qui s’inspirent du crédit social selon C.H. Douglas ou Louis Even.

    S’ils prônaient un accès au crédit plus facile à la population, c’était sans intérêt puisque créer par une institution publique !

    Voici la suggestion créditiste selon Louis Even, tiré de Sous le signe de l’abondance, P.79 :
    « On peut ainsi résumer les propositions monétaires du Crédit Social :
    1. Contrôle national de la monnaie ;
    2. Un compte de crédit national, reflétant en tout temps la véritable richesse du pays ;
    3. Émission de toute monnaie nouvelle nécessaire, du côté de la consommation, de deux manières, se complétant l’une l’autre :
    a) Par un dividende national à chaque citoyen, reconnaissant ainsi le droit de chacun à un héritage commun, facteur de production ;
    b) Par un ajustement des prix, pour équilibrer définitivement le pouvoir d’achat global avec la production offerte, évitant toute inflation comme toute déflation. » — Voir le pdf ci-joint.

    Sans être une solution parfaite, c’est très loin de la pyramide de Ponzi des « banksters » internationaux !

  • J. Chalifour, 21 septembre 2016 10h21

    M Le Hir,

    Merci pour votre article, documenté et étoffé.

    Pour les jeunes, je suggère d’y ajouter la bande video ’’QUI CRÉE L’ARGENT, COMPRENDRE LE NOUVEL ORDRE MONDIAL’’. Excellent et très ’’VISUEL’’, facile à comprendre.

    Aussi, je me demande pourquoi, dans les cours de base 101 à l’école, les termes ’’mutually assured destruction’’, ’’OTAN’’, ou simplement ’’armes nucléaires’’ ne sont pas enseignés. Il est plus que temps de comprendre :

    - quand deux ou trois ’’blocs monétaires’’ comme aujourd’hui se disputent le contrôle des ressources planétaires avec des centaines d’armes nucléaires braquées les unes sur les autres, pourquoi maintenir 95% des Québécois dans l’ignorance, avec des faits divers idiots ?

    Merci, et bone continuité, dans la paix et l’harmonie

  • Jean Claude Pomerleau, 20 septembre 2016 17h27

    Où cela mènera-t-il, au totalitarisme ou à l’effondrement.

    Les cinq stades de l’effondrement

    Le livre de Dmitry Orlov est l’un des ouvrages fondateur de cette nouvelle « discipline » que l’on nomme aujourd’hui : « collapsologie », c’est à-dire l’étude de l’effondrement des sociétés ou des civilisations.

    http://www.leretourauxsources.com/index.php/les-cinq-stades-de-l-effondrement-detail

    JCPomerleau

  • François, 20 septembre 2016 16h34

    Tout cela a besoin de beaucoup d’amour. Comme on le sait les crises sont souvent synonymes d’opportunités pour les avides de pouvoir. Par contre elles sont aussi une occasion pour les gens de s’unir pour s’entraider. Que d’énergie perdue à combattre quand tout ce qu’il y a à faire, c’est de laisser ce vieux système s’écrouler de lui-même. Nous ne sommes pas obligé de nous effondrer avec lui ; gardons nos forces pour rebâtir une nation à notre image et s’enligner là où l’humanité est destinée à aller. Tous ensemble.

  • François A. Lachapelle, 20 septembre 2016 13h28

    Merci Monsieur Le Hir pour cet article de grande importance.

    J’intitule comme nom de dossier pour ce sujet : " Stratégie urgente pour sauver les finances du Québec et des Québécois.es. " évidemment, le tout sans prétention.

    Ceux qui ont vu le documentaire " DEMAIN " ( cinéma Beaubien ) ont appris comme moi l’existence du " franc WIR " qui existe en Suisse depuis 1934.

    Pourquoi ne pas instituer un tel système monétaire au Québec avec la Banque du Québec ?

    Sur wikipedia, nous apprenons ceci sur le franc WIR : «  La banque WIR est une institution bancaire suisse qui émet sa propre monnaie pour faciliter les échanges économiques entre ses membres1. Son siège est à Bâle. WIR est l’abréviation du mot allemand Wirtschaft qui signifie « économie », wir signifiant également « nous » en allemand.
    La banque WIR est un organisme sans but lucratif. Il sert l’intérêt des clients. C’est un système très stable, peu enclin à l’échec, ou crise systémique, comme dans le système bancaire actuel. Il reste pleinement opérationnel même en temps de crise économique généralisée. WIR peut avoir contribué à la remarquable stabilité de l’économie suisse, car il amortit les ralentissements du cycle d’affaires2.
     »

    ... « La banque WIR a été fondée en 1934. En 1993, elle comptait 53 730 membres, 16 788 comptes et un chiffre d’affaires semestriel d’environ 0,8 million de WIR (même valeur que le franc suisse)4. En 1990, les coûts de l’organisation WIR étaient couverts par une cotisation de 8 CHF par trimestre, soit 32 CHF par an, à laquelle s’ajoute un prélèvement de 0,6 % à 0,8 % à chaque transaction5. Au premier semestre 2012, le chiffre d’affaires WIR était de 709,4 millions3. »

    N’attendons pas : prévenir, c’est guérir. Le marché québécois de 8 millions de personnes qui habitent un pays riche et extraordinaire possède des qualités toutes indiquées pour instituer le "dollar NOUS" comme dans le "wir" allemand.

    Ce serait extraordinaire que nos talentueux Québécois.es du genre de l’inventeur de la motoneige, J. Armand BOMBARDIER, mettent sur pied le "dollar NOUS". Il y a de l’esprit coopératif dans cette sauce. Tous à table pour sauver le Québec et devenir un autre maillon de la coopération internationale. Exit les Monique LEROUX qui voulait changer la charte provinciale en charte fédérale du Mouvement Desjardins. Cette grave erreur existe probablement encore dans la haute direction de Desjardins. Je ne suis pas bien placé sur ce sujet.

  • Jean Brilland, 20 septembre 2016 12h57


    http://echelledejacob.blogspot.ca/2016/08/lhyperinflation-est-proche.html

    "Nous nous retrouverons entre nous comme les autres se retrouveront entre eux. Toutes les influences que nous connaissons et que nous subissons tenteront de nous convaincre, comme autant de sirènes, qu’elles demeurent pertinentes bien qu’elles n’auront plus rien d’autre à nous offrir qu’une garantie d’inféodation si nous les écoutons.

    C’est à ce moment-là que se présentera aux Québécois la plus belle occasion de choisir de voler de leurs propres ailes, et ils doivent se préparer à la saisir car ce sera la dernière."

    Richard LeHir

    Tout à fait.

    Dans ce contexte, l’Institut de Recherche sur l’Autodétermination des peuples et des Indépendances nationales (IRAI) devra lancer ses recherches (appliquées) sur l’art d’imprimer une vision généreuse et inspirante de l’indépendance à l’ensemble du Québec ainsi que sur les meilleurs modes de collaboration entre les Organisations unies pour l’indépendance et ce, afin d’accroitre leur efficience organisationnelle et leurs impacts dans un contexte où la valeur de la monnaie d’échange sera à toute fin pratique presque nulle.

    L’inflation devrait passer à du 10 à 50 % par année sans une augmentation conséquente des salaires. Il y aura des grincements de dents, en particulier chez les bonzes de la finances, complices depuis la deuxième guerre mondiale aux Rothchild de ce monde. Ces derniers feront tout dans ce processus organisé d’émondage (concentration) du pouvoir pour sauver les meubles ou encore pour ne pas plonger seul dans le trou.

    Les opportunités sont à saisir. Oui, la préparation adéquate est requise. Faudra pour se faire, savoir "entendre" et "voir"...

    Merci pour cet article

    PS : Je suis d’accord avec JC Michaud, le lien à Madame Wopler devrait être enlevé de l’article original. Ca ne fait pas aussi sérieux que le reste de l’article.

    "Pour chaque fin il y a toujours un nouveau départ.. »


    Saint Exupéry

  • Jean-Claude Michaud, 20 septembre 2016 11h07

    Bonjour M. Le Hir,

    J’ai une seule réserve sur le lien que vous mettez en haut dans votre article de Madame Simone Wopler car quand on le lit on voit qu’elle a un produit à vendre car elle dit que si on achète le document on sera informé de comment sauver nos économies et investir dans le monde après crash économique à venir.

    J’invite donc les lecteurs de vigile à la prudence avec ce lien de Madame Wopler car ça semble un peu trop commercial comme propos.

  • Guy Savard, 20 septembre 2016 10h17

    Vous démontrez clairement ou nous allons avec nos politiciens.
    La fin me semble prévisible comme vous le démontrez et je pense que vous donnez beaucoup d’éclairage concernant notre système politique de démocratie capitaliste a outrance qui nous conduit directement a notre perte.

    Félicitations et merci pour votre lumière...

  • Vic Survivaliste, 20 septembre 2016 00h05

    Malheureusement, il semble que le pouvoir n’est pas — n’a jamais été — dans les mains de ceux qui sont affectés par les décisions des quelques-uns qui se paient des pantins pour gouverner des pays.

    Pour toutes sortes de raisons structurelles — Pic Pétrolier, Pic Alimentaire, bientôt Pic dans les métaux et les éléments chimiques exploitables — et culturelles — mentalité de consommateur des occidentaux, individualisme généralisé qui bloque totalement la capacité de penser en terme de Bien Commun — nous ne pouvons pas "sauver" le monde que nous connaissons.

    Le mieux qu’on puisse faire dans le contexte, c’est de développer notre autonomie et notre capacité de résilience en faisant notamment des réserves de denrées et de ce qui est essentiel et de développer nos habiletés à se débrouiller sans des magasins garnis. Car quand cette crise éclatera, c’est toute la structure financière et commerciale de la planète qui sera perturbé.

    Ne vous imaginez pas que les petits chinois qui produisent vos biens de consommation continueront de le faire sans être payés, idem pour nos mineurs et ouvriers qui extraient et transforment nos matière premières à destination de la Chine.

    Préparez-vous, faites des réserves, développez votre débrouillardise. Les temps difficiles arrivent.

  • Michel Gay, 19 septembre 2016 23h54

    CHAPEAU MONSIEUR LE HIR,

    J’aimerais bien qu’il y aille plus de gens comme vous à écrire de tel choses…On en serait pas là où l’on est s’il y en aurait eu d’avantage comme vous. Au même temps vous risquez beaucoup…CHAPEAU…

    Ce ne sont pas seulement les gouvernements qui savent depuis des décennies ce qui va arriver bientôt…Tous les hauts dirigeants et tous les dirigeants des grandes entreprises le savent, tous les banques, les assurances, les courtiers, la pharmaceutique, les médias, les avocats, les médecins, les enseignants, les grands transporteurs, les grandes chaînes alimentaires, du Québec et du monde entier, « ils le savent depuis longtemps » mais ils ont continué jusqu’à ce jour de participer à cette folie, de leur propre choix et par profit personnel. Et je dis bien « de leur propre choix ».

    Tous les gens du peuple dans le monde entier en sont avertis depuis longtemps….Toute la planète en est au courant…MAIS PERSONNE AGIT….

    Aujourd’hui tous les gens savent que le 11 septembre était un mensonge provoqué justement de ceux que vous venez de citer, et pour les mêmes raisons…toute le monde sait que l’Ébola était une histoire inventé et qu’il a coûté la vie à des milliers de personnes…Tous les gens savent qu’en vérité l’indépendance du Québec était gagné en 1995 et que des malfaiteurs ont truqué les données pour que le Québec ne devienne pas indépendant…Le peuple le sait que les sondages et même les élections sont trichées et manipulées…Toute le monde sait que les grandes médias et presque tous nos politiciens nous mentent à chaque jour mais on les laisse continuer, en les écoutant, en les tolérant comme si rien n’était…

    Et tous les gens qui choisissent d’utiliser leur bon sens le savaient que cette crise, qui nous attend, s’en venait à grands pas.

    Aujourd’hui il est malheureusement trop tard pour réagir et essayer d’empêcher tout cela…le missile était lancé ça fait longtemps et il n’y aura plus rien pour le faire dévier de sa trajectoire ou pour l’empêcher à « détruire » par la force de son impact. – Alors attachons-nous – et essayons de survivre le plus long temps possible….

  • Yves Corbeil, 19 septembre 2016 21h10

    http://www.jovanovic.com/

    Cette homme a écrit plusieurs livres sur le sujet dont le dernier 666 qui nous parle de la planche à billets qui va causer la faillite du système. Et ceci est à nos portes.

    Tous ces livres sont disponible sur le net gratuit en PDF ou dans une bibliothèque près de chez vous et naturellement à la grande bibliothèque.

    Juste la dette Américaine est catastrophique et ça va causer une guerre civile incommensurable chez eux quand ils ne pourront plus continuer a pelleter par en avant en imprimant de l’argent de monopoly. Des milliers de milliards c’est impensable de rembourser cela.

    Par défaut on risque tous d’être éclabousser quand ils vont commencer à s’entre-tuer, surtout armés comme ils le sont. La pauvreté et la violence chez eux ne va que s’intensifier avec la reprise qu’ils annoncent depuis 2008 qui n’arrive pas au contraire ça va de plus en plus mal.

    Oui 2008 était de la petite bière à côté de ce qui s’en vient.

    Le Canada maintenant,

    En 1965, le Canada possédait dans les coffres de la banques du Canada 1023 tonnes d’or.

    En 1970, le Canada n’avait aucune dettes $0.00

    En 2016, il reste 3 tonnes d’or

    En 2016, la dette du Canada dépasse les 600 milliards

    De 1950 à 2016, il se sort plus ou moins 100 tonnes d’or des mines du Canada bon an mal an, ça fait donc grosso modo 6,600 tonnes d’or en 66 ans.

    Quand on sait que l’once tourne au dessus des $1500 l’once et à même été à près de $2000. Ça porte à réfléchir notre DETTE.

    Ils ont beau dire que l’épicerie coûte cher, que les infrastructures ont coûté cher et coûtent encore cher mais on est juste 36.156 millions de citoyens au Canada.

    Où est notre or et pourquoi on doit 600 quelques milliards aux requins banquiers de la finance oligarchique.

    Le plus scandaleux de tout cela, aucun crime de médias électronique qui déservent le Canada ne parle de cela.

    Pourquoi, parce que la bête a le contrôle de tout et tous.

    Maintenant M.Le Hir,

    Qu’est-ce qu’on fait pour sauver les meubles si c’est encore dans la mesure du possible pour les ti-clins que nous sommes.

  • Richard Le Hir, 19 septembre 2016 15h19

    Réponse @ Jar Brooke

    Trudeau n’a jamais clairement indiqué à la population qu’il était en train de modifier les règles de fonctionnement de la Banque du Canada. Il semble toutefois avoir agi dans le contexte de la poussée inflationniste occasionnée par la crise du pétrole et sur les recommandations du ministre des finances d’appliquer les pratiques suggérées par le Comité de Bâle.

    Le Canada s’est trouvé à aliéner une grande part de sa souveraineté dans le processus et les résultats ont été tout autres que ceux qui avaient été esquissés par le Comité de Bâle.

    Je vous suggère la lecture des textes suivants http://prudentpress.com/finance/history-bank-of-canada/
    http://prudentpress.com/finance/loss-canadian-sovereignty/

  • Jar Brooke, 19 septembre 2016 13h55

    Et, quels ont été les motifs invoqués par PET pour privatisé la Banque du Canada ?

  • Richard Le Hir, 19 septembre 2016 12h15

    Il semble que j’aie bien choisi mon moment pour publier cet article. AGORA, un site français d’information financière rattaché au réseau américain de Bill Bonner publie ce matin dans sa lettre d’information quotidienne un texte de Simone Wapler :

    Paris, lundi 19 septembre 2016

    Simone Wapler : Une erreur humaine peut durer quarante ans
    Le pari des monnaies flottantes et du créditisme dure depuis plus de quarante ans. Aujourd’hui, les échanges mondiaux se contractent. La fin d’un monde où certains achètent à crédit ce que d’autre produisent à crédit est-elle proche ?

    http://cdn.publications-agora.com/elements/lca/newsletter/html/160919_LCA.html

  • F. Blanchard, 19 septembre 2016 11h10

    Je ne veux pas être associé à ces criminels de guerre qui, pour maintenir le NatoNarcoPetrodollar, ont fait des milliers de morts en Libye, avec leurs amis marchands de mort (armes), construction, et politiciens qui ont dit que la Libye avait été une victoire : dont Ignatieff, ou celui qui a donné le OK pour l’intervention M. Cotler, ou encore ceux mentionnés ci-bas :

    Ils n’ont RIEN dit, RIEN fait, donné AUCUNE EXCUSE pour avoir bombardé le pays avec 30,000 bombes.

    Révulsant, dégoûtant, innommable : Des milliers de Lybiens repoussé chaque jour de la Libye, mourant noyés en mer en tentant de gagner l’Europe :

    ON TARGET : Harper government partly to blame for botched Libyan intervention

    http://thechronicleherald.ca/opinion/1397886-on-target-harper-government-partly-to-blame-for-botched-libyan-intervention

    Concernant ces courbes sur l’endettement, attention : le Québec est une mine d’or pour les investisseurs, en raison de

    - ses ressources (EAU, MINES d’or, d’uranium, de fer, de cuivre, métaux rares),
    - sa voie d’eau le Saint-Laurent, porte d’entrée sur le continent d’une VALEUR INESTIMABLE, et maintenant LARGEMENT utilisé par tous ces navires étrangers pour les accords de libre-échange ;
    - ses bases militaires capables de ’’refueler’’ les CF-18 (IRAN bientôt).

    Donc, de baisser les bras en regardant ces courbes, et se dire : ’’On doit tout à ces usuriers’’, est vraiment une façon de penser de colonisé, le fameux ’’learned hopelessness’’ :

    ça sert à rien, quelqu’un d’autre va resister à ma place, je n’ai aucune portée, mes actions, pensées, dires n’ont aucun effet, etc.

    Ce ’’pays’’ a commis des CRIMES de GUERRE et il a empoché de l’argent VOLÉ aux Africains, des milliards. Le Canada est reconnu comme étant le paradis des ’’swindlers’’.

    Pourquoi continuer à se laisser (fill in the blank) de la sorte ?????
    _

  • Jean Lesperance, 19 septembre 2016 08h31

    Hélas ! Vous avez mille fois raison. Quelque soit la personne qui dirigera le PQ, elle sera terrassée par l’écrasante crise qui secouera le pays tout entier. Je crois que la crise prendra le dessus sur tout le reste. Il y a des gens qui vont se révolter, mais seront-ils assez nombreux ? Grande question.

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