«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

Le style, c’est l’homme. Pour changer de style, il faut changer d’homme

Couillard veut un gouvernement « de style différent »

mercredi 13 septembre

(Val-d’Or) Philippe Couillard souhaite présenter un gouvernement « de style différent » pour le dernier droit de son mandat, a-t-il affirmé mercredi pour expliquer la démission de son chef de cabinet, Jean-Louis Dufresne.

Le départ de M. Dufresne, qui a pris tout le monde de court mardi, a été longtemps réfléchi, a indiqué le premier ministre à son arrivée à une réunion de son cabinet à Val-d’Or. Il marque la fin d’une première phase de « restauration » de son gouvernement, dans laquelle il a priorisé les finances publiques et la relance de l’économie.

« Maintenant, on veut aller dans la transformation, a expliqué M. Couillard. C’est une phase différente, c’est un gouvernement de style différent pour faire de la transformation. Et à ce moment-là, ça nécessite toujours des changements dans l’équipe. »

Plusieurs députés libéraux étaient irrités du ton cassant de M. Dufresne, qui est un ami d’enfance de M. Couillard. Il avait déjà été la cible des récriminations des élus lors des réunions du caucus dans la dernière année.

M. Couillard a toutefois minimisé ces frictions, soulignant le rôle parfois ingrat d’un chef de cabinet.

« Avez-vous déjà connu un chef de cabinet de premier ministre qui faisait l’unanimité dans un caucus ? a-t-il illustré. C’est une des plus des positions les plus difficiles qui existent en politique parce qu’on est toujours entre l’arbre et l’écorce. Encore une fois, c’est une position excessivement délicate et M. Dufresne a très, très bien accompli sa fonction. »

La sélection d’Éric Tétrault comme candidat libéral dans l’élection partielle de Louis-Hébert a été présentée comme l’erreur qui a précipité le départ de M. Dufresne. Mais M. Couillard a tempéré cette version des faits : « Ce n’est pas l’élément majeur », a-t-il résumé.

Malaise

Dans les minutes précédentes, la démission de Jean-Louis Dufresne a été accueillie comme une patate chaude par les ministres réunis à Val-d’Or. Plusieurs sont passés en coup de vent devant les journalistes, qui les pressaient de questions sur le changement de garde au cabinet du premier ministre.

« Je pense que M. Dufresne a servi le Québec et on doit le remercier, a simplement affirmé la ministre déléguée à la Santé, Lucie Charlebois. C’est tout ce que j’ai à dire. »

« Moi je suis ici pour vous parler d’économie et on va continuer à vous parler d’économie, a renchéri le ministre des Ressources naturelles, Pierre Arcand. Alors on va continuer à parler d’économie ici. »

« Excessivement exigeant »

Le leader parlementaire libéral, Jean-Marc Fournier, a dit comprendre la décision de M. Dufresne. Il a fait valoir que le poste de chef de cabinet d’un premier ministre est « excessivement exigeant ».

« Pensez-y une minute : vous êtes chez vous un samedi soir, vous prenez un petit repas avec votre épouse et le téléphone sonne quatre fois, a-t-il illustré. Vous êtes à Noël, vous vous préparez peut-être à ouvrir les cadeaux, et ça sonne encore. C’est constamment comme ça. »

Son collègue à la Santé, Gaétan Barrette, a lui aussi relevé les rigueurs du travail d’un chef de cabinet.

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