«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

Le gouvernement Couillard sur le fil du rasoir

Couillard : un an pour livrer

Les élections à date fixe nous offrent un calendrier clair. Nous voterons pour élire un gouvernement à Québec le 1er octobre 2018, ce qui signifie que la campagne électorale s’amorcera dans un an jour pour jour. Une année durant laquelle Philippe Couillard doit livrer des résultats dans des dossiers où il a beaucoup promis.

Commençons par l’économie et les finances publiques. C’est pour l’instant le point fort du gouvernement. En matière de finances publiques, il a déjà livré les résultats, tellement que ce gouvernement jouit de marges de manœuvre enviables à la veille des élections.

La seule menace visible en matière économique vient des États-Unis, et franchement, le gouvernement québécois a bien peu de contrôle sur la renégociation de l’ALENA et sur les humeurs de Donald Trump.

Le bulldozer Barrette

En élisant un médecin, Philippe Couillard – avec Gaétan Barrette dans son équipe –, les électeurs étaient en droit de croire à une amélioration du système de santé. Les promesses furent nombreuses, notamment en matière d’accès facile à un médecin. Le ministre Barrette a d’ailleurs continué à additionner des promesses après l’élection.

Le fougueux ministre de la Santé est entré avec la machinerie lourde dans le réseau. Il a brassé beaucoup et écrasé bien des orteils. Dans plusieurs de ses conflits avec les médecins ou avec les administrateurs du système, il s’est campé fermement du côté des patients. Politiquement habile, mais...

Mais il faut des résultats. Et à la veille des élections, il faut des résultats perceptibles par la population. Les réformes sont complétées, les nouvelles règles du jeu sont instaurées, mais il ne reste qu’un an à Gaétan Barrette pour montrer clairement à la population que ses coups de bélier valaient le coup. En l’absence de résultats probants, ses détracteurs seront nombreux à vociférer contre lui et les libéraux en campagne électorale.

En matière d’éducation, le gouvernement avait moins promis. Mais le sujet est devenu l’enjeu numéro un dans la dernière année. Le début de mandat a été chaotique en la matière pour Philippe Couillard.

Depuis l’arrivée de Sébastien Proulx et l’apparition de surplus budgétaires, le gouvernement a répondu aux appels du public et a promis un effort spécial en éducation. Dans ce cas, les délais sont encore plus serrés. Pour contenter les parents et le milieu de l’éducation, il faudra des effets quasi immédiats, une chose difficile en politique.

L’identité

Ce n’est pas le sujet favori de Philippe Couillard. La promesse des libéraux consistait à adopter une loi pour encadrer minimalement les accommodements religieux et assurer des services publics à visage découvert. L’autre promesse libérale toujours implicite est de préserver le climat social.

Cette question devait être réglée en début de mandat. Pourtant, on commence à peine à étudier le projet de loi 62 sur les accommodements. En parallèle, la Commission sur le racisme systémique risque de provoquer plus de tensions stériles que de résultats concrets.

En somme, sur ces questions sensibles, le gouvernement marche sur un fil de fer, avec le tic tac de l’horloge dans l’oreille.


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Gouvernement Couillard

Le commencement de la fin

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