«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

C’est quoi l’idée de faire un cadeau de 500 millions à l’Ontario ?

Couillard prêt à brader l’électricité du Québec

« Ne laissons pas aller ça nous autres » - Félix Leclerc

Tribune libre de Vigile
mardi 25 novembre 2014
1 983 visites 7 messages

Ce vendredi 21 novembre 2014 à Toronto a été tenu un Conseil des ministres conjoint Québec et Ontario.

Des sujets abordés, notre attention porte principalement sur l’augmentation projetée des échanges d’électricité entre les deux provinces, sujet prioritaire discuté à ce Conseil des ministres conjoint. Une "certaine" complémentarité existe entre les deux réseaux d’électricité, complémentarité qui ne fut jamais exploitée pour des raisons politico-économico-démographiques et géographiques.

Il faut savoir qu’un volet historique important existe en arrière plan du projet actuel des PM du Québec et de l’Ontario. L’Ontario a toujours été allergique à signer un contrat d’énergie avec le Québec à cause du projet d’indépendance du Québec et à cause du choix canadien de développer la filière électronucléaire de type CANDU.

Le "Québec bashing" n’existe pas en vain et il est surtout alimenté en Ontario. Pourquoi cela changerait-il maintenant ? C’est un autre dossier croustillant à saveur constitutionnelle qu’on ne peut ignorer mais que nous ne traitons pas maintenant. Il s’agit de l’autonomie provinciale sans cesse amputée par l’ ingérence fédérale. Cela s’applique au présent dossier.

Projet d’import-export d’électricité du Québec vers l’Ontario

Revenons au projet import-export d’électricité entre le Québec et l’Ontario. Il faut connaître les différences suivantes entre les habitudes de consommation d’électricité entre les deux provinces voisines. Le chauffage des résidences en Ontario se fait majoritairement au gaz naturel alors qu’il est comblé par l’hydroélectricité au Québec. De cette réalité découle le constat suivant : le Québec rencontre une pointe de demande d’électricité l’hiver, ce que ne connaît pas l’Ontario. À contrario, la pointe de demande d’électricité en Ontario intervient l’été en conséquence du fonctionnement des systèmes de climatisation.

Des impacts démographique et climatologique s’additionnent à l’aspect technologique. Rappelons que la population de l’Ontario est 50% plus élevée que celle du Québec, 12 millions versus 8 millions, et le sud de l’Ontario est plus chaud l’été que le sud du Québec.

Il y a une dissymétrie de pointe entre les deux réseaux électriques et une dissymétrie quant aux quantités d’électricité requises par chaque partenaire en position de pointe de demande. La complémentarité ici en question est plus complexe que 2 + 2.

Le Québec est en situation de « surplus » selon Philippe Couillard mais il possède 26 réservoirs d’une capacité de 175 térawattheures (TWh), réservoirs pleins à environ 100 TWh, soit vides à 43% ( 100% - 57% ). « Surplus » ne signifie pas gaspillage ou vente de feu.

Cela signifie que le mot « surplus » est très mal choisi et contre-productif dans la bouche de Philippe Couillard. « Nous avons de l’énergie à revendre, nous accumulons des surplus… » que répète notre PM. (OCAA) Le mot « réserves » serait plus juste et les « surplus » ne sont pas à brader pour quelques arachides, comme le laisse entendre négligemment Philippe Couillard comme s’il fallait se débarrasser de nos « réserves ».

Si en bordure de nos grands réservoirs étaient installés des complexes éoliens, nos « réserves » seraient encore plus importantes avec des réservoirs à réserves pompées. Selon les ingénieurs québécois et auteurs, Bernard Saulnier et Réal Reid, (L’Éolien, Ed Multimondes) les meilleurs gisements éoliens se trouvent dans le nord du Québec là où se trouvent des grands réservoirs comme ceux de la Baie James. Au lieu de cela, le Québec utilise l’éolien pour avantager quelques amis politiques, négligeant les meilleurs gisements éoliens du Québec.

La mission que les Québécois confient à leur PM dans le cas des ventes d’exportation d’électricité est celle d’en retirer le plus grand bénéfice possible, surtout en cette période d’austérité déclarée péremptoirement par les trois banquiers-ministres, Daoust-Coiteux-Leitao.

Philippe Couillard, en contexte inter-provincial, ne semble pas avoir saisi cet objectif de maximiser les ventes d’électricité. Il semble capable tout à la fois de brader notre richesse naturelle, l’hydroélectricité, et s’approcher de la signature de la Constitution du Canada en 2017. Il prépare le terrain avec ses gros sabots.

L’Ontario pour sa part est à l’opposé du Québec ; elle n’est pas assise sur une confortable « réserve » d’électricité. Avec ses 18 réacteurs nucléaires CANDU résiduels, ( 6 à Pickering, 8 à Bruce et 4 à Darlington ) tous en fin de vie dans quelques années, l’Ontario est confrontée à une décision cornélienne : remettre à neuf ses réacteurs nucléaires à gros prix ou importer une portion de sa demande. Si c’est non à la réfection, on se prive à la limite de 40% de sa production d’électricité.

En considérant seulement la réfection des 4 réacteurs de Darlington, 4 réacteurs sur 18 pour l’ensemble de l’Ontario, voici ce que précise le communiqué du 20 novembre 2014 de l’OCAA :

« Si le projet de remise à neuf de la centrale de Darlington suit la tendance des dépassements de coûts de l’industrie ontarienne du nucléaire, la remise à neuf finira par coûter 32 milliards de dollars et l’électricité coûtera 16,6 /kWh à produire, soit trois fois plus que le coût d’un approvisionnement ferme en provenance du Québec. »

Le « trois fois plus » que le coût d’achat de l’hydroélectricité du Québec est fausse et exprimée unilatéralement. Il n’est pas du tout acquis que le Québec vendra son électricité au prix demandé par l’Ontario à 6 ¢/kWh. Nous verrons plus loin que ce prix devrait s’approcher de 10 ¢/kWh. De plus, ce prix ne devrait pas être conclu à long terme sur 20 ans tel que souhaité par l’acheteur qu’est l’Ontario, à moins d’y insérer des clauses d’ajustement de prix.

L’Ontario Clean Air Association (OCAA) a produit une étude qui semble mettre la table pour rassasier chaque appétit, celui de l’Ontario et celui du Québec. C’est du moins le point de vue de l’Ontario en position d’acheteur. Un communiqué du 20 novembre 2014 de l’OCAA cite notre PM Couillard : « « Nous avons de l’énergie à revendre, nous accumulons des surplus… Aussi, nous avons la volonté de les vendre à nos voisins. Je suis certain que nous parviendrons à une entente », avait déclaré le premier ministre Philippe Couillard plus tôt cette année. »

Ce même communiqué signé par Jack Gibbons, président, affirme ce qui suit : « « En signant un contrat d’approvisionnement d’électricité à long terme avec l’Ontario au prix de 6 ¢/kWh, le Québec pourrait augmenter ses revenus provenant de la vente d’électricité de 14 milliards de dollars sur 20 ans ».

Faut-il prendre pour argent comptant l’offre « de départ » de l’acheteur ? La réponse est évidemment non. Voici pourquoi.

Le contexte de l’acceptation sociale en Ontario est de fermer les quatre réacteurs nucléaires de Darlington et de remplacer les plus ou moins 24 TWh / an produits par la centrale Darlington par l’importation des « réserves » d’hydroélectricité du Québec. En ce moment, on ne sait pas si la population de l’Ontario est sympathique à l’importation de l’hydroélectricité du Québec.

Afin de visualiser l’ampleur des 24 térawattheures produit par la centrale Darlington, il faut savoir que l’Ontario consomme environ 140 TWh / an alors qu’Hydro-Québec affiche des ventes totales de 205 TWh en 2013.

Une étude dont nous ne disposons pas maintenant consisterait à déterminer, le moment venu car on ne ferme pas Darlington demain matin, le nombre d’interconnexions requises situées à la frontière du Québec et de l’Ontario pour acheminer 24 TWh par an. Il faut aussi faire la différence entre l’électricité de base ( le nucléaire produit de l’électricité de base ) et l’électricité de pointe en référence à la dissymétrie des périodes de pointes réciproques du Québec et de l’Ontario.

Les enjeux liés à l’hydroélectricité du Québec sont importants pour les Québécois. Avec le communiqué de l’OCAA, nous connaissons la position de négociation « de départ » côté l’acheteur : un contrat à long terme, sur 20 ans, pouvant rapporter au Québec 14 milliards $ avec un prix unitaire de 6 ¢/kWh.

D’autre part, nous déplorons l’absence de chiffres de négociation « de départ » du côté d’Hydro-Québec, chiffres qui seraient publics et qui démontreraient la conviction de Philippe Couillard qu’il n’est pas là pour se débarrasser de notre hydroélectricité à vil prix.

Décortiquons : quelle est la quantité d’électricité dissimulée sous les chiffres de l’OCAA ? 14 milliards $ en 20 ans correspond à 700 M$ de ventes par année en revenus bruts pour Hydro-Québec. Au prix unitaire de 6 ¢/kWh comme le suppose l’OCAA, 700 M$ représente 11,7 TWh / an.

À 11,7 TWh/an, il y a insuffisance d’énergie pour remplacer à 100% l’équivalent de la production annuelle des quatre réacteurs de la centrale Darlington tel que souhaité dans l’argumentaire du rapport de l’OCAA. Pour remplacer 24 TWh/an par 11,7 TWh/an, on fait l’hypothèse de fermer au début deux réacteurs sur quatre, ce que le rapport de l’OCAA ne mentionne pas.

SCÉNARIO MÉDIAN "GAGNANT-GAGNANT" : 10,49 ¢/kWh

Quel devrait être le prix du kWh pour que ce contrat Québec-Ontario soit « gagnant-gagnant » ? Cette position rejoint peut-être l’intention du ministre Arcand qui déclarait, je cite : « Les négociations se poursuivront au cours des prochains mois afin de réaliser des échanges et de conclure une entente qui profitera à la fois au Québec et à l’Ontario. » (Le Devoir, 21 nov. 2014, page B 11) Notre confiance n’est pas acquise à 100% au ministre Arcand. Surveillons-le !

Le rapport de l’OCAA justifie un 6 ¢/kWh comme si c’était le double du prix moyen unitaire des exportations d’électricité d’Hydro-Québec ce qui est faux. En 2013, le prix moyen des exportations est 4,39¢/kWh. Avant 2013, ce prix moyen unitaire était supérieur.


Selon le rapport de l’OCAA mentionné ci-dessus, le prix de revient unitaire après la réfection hypothétique des 4 réacteurs de Darlington risque d’être 16,6 ¢ / kWh. Nous retenons comme point de départ ce prix unitaire au lieu du prix moyen de toutes les exportations d’Hydro-Québec parce que notre problème porte sur une électricité de substitution, besoin causé par le déclassement de quatre réacteurs nucléaires.


Voici les calculs que Philippe Couillard devrait connaître pour établir un prix « gagnant-gagnant » avec l’Ontario en coupant la poire en 2.


- 16,6 ¢/kWh moins 4,39¢/kWh = 12,21¢/kWh d’économie théorique.


- partage des économies moitié-moitié : 12,21 ¢/kWh divisé par la moitié = 6,10¢/kWh. Selon les mots de M. Arcand : « profitera à la fois au Québec et à l’Ontario. »


- nouveau prix unitaire pour un contrat à court terme de 3 ans avec clause d’ajustement annuel : 4,39¢/kWh + 6,10¢/kWh = 10,49 ¢/kWh pour la fourniture de 11,7 TWh par Hydro-Québec, prix FOB (franc de port) aux différentes interconnexions à la frontière du Québec et de l’Ontario.

À ce nouveau prix unitaire, le nouveau contrat annuel entre Hydro-Québec et OPG (Ontario Power Generation) pour la fourniture de 11,7 TWh représenterait des ventes de 1,227 G$ ( G = milliard ) par année et non seulement 700 M$ ( M = million ) tel que suggéré par les calculs de nos amis et voisins de l’Ontario.

La différence est 527M$ de plus « chaque année » que la proposition de l’OCAA ( 1 227 M$ moins 700 M$ ) pour un contrat « gagnant-gagnant ». L’absence de ce 527 M$ correspond à un manque à gagner pour le Québec et illustre la braderie que Philippe Couillard et ses trois banquiers-idéologues sont prêts à concéder pour « être de gentils fédéralistes ».

Et pendant ce temps, chers Québécois, taisez-vous et payez vos impôts. Ces illustres idéologues incompétents qui entourent Philippe Couillard ont la couillonnerie de répéter que nous vivons une terrible période d’austérité. Tout leur discours changerait si on arrêtait de brader le bien public.

Commentaires

  • François A. Lachapelle, 26 novembre 2014 13h19

    @ Jean-Paul, retour sur une proposition de rachat par H.-Q. de la centrale de Bécancour pour illustrer une question à 5$ : quel prix payer ?

    concernant la centrale au gaz naturel (cogénération) de Bécancour, vous écrivez :
    « Payé 150 M$ par an pour ne pas produire
    ou payer 150 M$ pour ne pas avoir à réserver de la puissance pour la pointe auprès des réseaux voisins ??? »

    comprendre le sous-entendu suivant : devenue propriété d’H.-Q., la centrale de Bécancour serait une garantie de production d’électricité en situation de pointe
    de demande.

    question : devons-nous comprendre qu’Hydro-Québec serait bien avisée d’offrir le montant suivant pour le rachat du contrat d’un résiduel de 12 ans (2014-2026) pour la centrale propriété de Trans-Canada Énergie de :
    12 ans X 150 M$ (pénalité moyenne annuelle) = 1 800 M$ ?

    note : selon une information parue le 25 août 2014 sur Argent Canoë dans l’article intitulé, " Hydro pourrait utiliser la centrale de Bécancour lors des grands froids", nous apprenons que la pénalité de 150 M$/an équivaudrait à la moitié du prix qu’Hydro pairrait pour l’achat d’une électricité produite par la centrale de Bécancour.

    citation : "La société d’État a conclu un contrat d’achat ferme en 2006 avec la compagnie albertaine pour produire jusqu’à 4,3 térawattheures (tWh) par année jusqu’en 2026 à un coût situé entre 6 et 7 cents le kWh. Hydro dédommage TransCanada Énergie à environ la moitié de ce prix plutôt que d’acquérir cette électricité et la revendre à perte."

    question : Ce moitié-moitié appliqué à une offre globale par Hydro ( 1 800 M$ ) pour racheter le contrat de 20 ans est-il profitable pour les deux parties ?

    Remarque : le 1 800 M$ défavorise l’acheteur H.-Q. du côté des intérêts sur emprunts, mais favorise l’acheteur du côté hausse future des coûts de l’électricité, comprendre que l’indemnité de 1 800 M$ est payée en dollars 2014. Je n’ai pas fait la comparaison des différentiels de coûts impliqués.

  • Jean-Paul, 26 novembre 2014 11h09

    En réponse à la question sur TCE Bécancour ; c’est suite à une audience à la Régie de l’Énergie,
    Hydro-Québec Distribution sous la V-P de A Boulanger , un ancien de Gazmétro comme Caillé & Vandal
    sous conseil des prévisionnistes de la demande à prévoir pour satisfaire les besoins futurs ont été pris de cours et plusieurs grands clients comme des papetières ont fermé.
    Comme le contrat de TCE a été conclu pour fournir de l’énergie électrique de base pour 8600 heures par année avec 2 Turbine à Gaz naturel
    [ Gazmétro a creusé une conduite entre le réseau de la rive nord et Bécancour 5 Km 50 M$ ]
    comme l’énergie produite au gaz naturel est plus couteuse que l’énergie propre surtout quand le gaz naturel se vendait le double du prix actuel.
    Comme il est peu rentable Trans Canada Energy de fournir de l’énergie en mode cyclique et en puissance variable ils ont fait le contrat pour fournir à plein temps ou rester fermé. La centrale a été construite efficacement on a fait tourner les machines ( environ 1000 Heures ) et fourni pendant un mois pour démontrer que tout était conforme au contrat. La demande a baissé et comme les couts de production de cette centrale étaient les plus élevés H-Q sous A Caillé a décidé de payer la pénalité annuelle .

    L’énergie de cette centrale étant d’environ 4,7 TWh pourrait couté entre 200 M$ et 500 M$ par année...selon les prix du gaz naturel .
    Suite à des négociations entre avocats qui ont fait des calculs pour les pénalités imposées en compensation pour des investissements qui devraient avoir des taux de rendements normaux de 150 M$ à 200 M$ par année.

    C’est pour cette raison que je pense que depuis longtemps H-Q aurait dû menacer sérieusement l’achat ou l’expropriation comme on aura payé 4 fois les couts de construction quand vers 2020 ont pourrait peut-être l’utiliser
    L’autre proposition que je fais c’est d’acheter de l’énergie de base ( à plein temps 24/24 ) pour 60 à 75 jours en période de pointe annuelle du 15 décembre au 28 février à 10¢ du KWh . Au lieu d’avoir à réserver autant d’énergie ( 0,8 TWh ) des réseaux voisins à des prix de 12¢ à 20¢ du KWh TCE Bécancour fournirait la base et quelques turbines hydroélectrique fourniraient en modulation variable selon la pointe de demande et la fourniture variables des parcs éoliens, bien efficacement à 3¢ du KWh

  • Sabin Brunet, 26 novembre 2014 04h54

    Je n’ai jamais compris pourquoi Hydo Québec paye 120 millions par année a Trans Canada Énergie pour garder une centrale au Gaz fermée ?? Quelqu’un pourait-il me l’expliquer ? Si le Québec la mettrait en marche, on pourrait créer des emplois (payants ?) sans créer des déficits genre a l’éolienne, et on pourrait vendre cette électricité a l’Ontario ? Quel serait notre cout du Kw/hre si on utilise notre 120 million de pénalité pour produire cette éectricité ? Cela pourrait peut etre aider a sortir le Québec de ses déficits ??

  • Jean-Paul, 25 novembre 2014 23h58

    Pour transporter l’énergie du Bas Churchill ; Gull Island et Muskrat Falls 2200 Mw + 800 MW passer des câbles sous marins à 600 KV CC sous le détroit de Bélisle 25 Km ( dans l’autoroute des iceberg ) puis sous le détroit de Cabot
    120 Km puis livré à l’Ontario pour éviter les lignes
    déjà toutes utilisées d’H-Q Transport c’est = 25 ¢ du KWh à Toronto.

    [250 M$ du TWh X 16 = 4 G$ par an impensable même avec des subventions de Harper ]

  • Jean-Paul, 25 novembre 2014 23h41

    H-Q production pourrait vendre annuellement 16 TWh d’électricité au nord de l’Ontario Hearst, North Bay Sudbury
    pour compenser les rénovations OPG nucléaire . pour exploiter the ring of fire ( gisement de chromite gigantesque )

    Une ligne THT CC de LG2 pourrait rapporter de 1 G$ à 1,5 G$ par année.

    Ce serait pas trop dur considérant nos surplus ...

    ll faut aussi négocier avec TCE pour utiliser intelligemment les TAG de Bécancour en pointe hivernale 1200 Heures ou les exproprier ... (0.6 TWh= 120 M$ en pointe )
    la centrale a couté 550 M$ à TCE et on aura versé > 1,6 G$ en 10 ans ...

    Payé 150 M$ par an pour ne pas produire
    ou payer 150 M$ pour ne pas avoir à réserver de la puissance pour la pointe auprès des réseaux voisins ???

    Il est urgent que P ARcand, Laitao et M Coiteux soient informés ...

  • Gaston Carmichael, 24 novembre 2014 19h58

    Excellente analyse, M. Lachapelle.

    L’alternative à l’électricité du Québec pour l’Ontario ne pourrait-elle pas être de construire plus de centrales au gaz naturel ?

    Comment se comparerait le prix de revient d’une telle électricité par rapport à la rénovation des centrales nucléaire ?

    Il faut aussi compter qu’acheter de l’électricité du Québec ne générera pas beaucoup d’emplois en Ontario. Contrairement à notre trio d’apprentis-économistes, en Ontario, ils savent compter.

  • François A. Lachapelle, 24 novembre 2014 16h18

    J’ai négligé de traiter la question suivante qui doit nous rappeler à quel point le Québec se trouve dans une bonne position de négociation dans le cas de la fermeture progressive des 18 réacteurs électronucléaires de l’Ontario. C’est pour cela que Philippe Couillard est un novice s’il donne pour quelques cacahuètes notre hydroélectricité.

    Cette question est : Où peut s’approvisionner l’Ontario en électricité ailleurs qu’au Québec, en quantité et en qualité, pour satisfaire la demande de pointe qui a lieu durant l’été ?

    réponse préliminaire : certainement pas aux États-Unis qui connaissent leur demande de pointe aussi en été à cause de la demande en climatisation. Il reste le Manitoba et certains voudront parler du projet du Bas-Churchill à Terre-Neuve.

    Du côté du Bas-Churchill, à l’ultime qui est une date inconnue, les deux centrales produiront 17 TWh / an alors que les quatre provinces de l’Atlantique consomment en ce moment 35 TWh / an dont plus de la moitié est de provenance d’énergie fossile. Avec une ou des bourses du carbone couvrant le monde entier dont le Canada, les 17 TWh produits par le Bas-Churchill seront rapidement bouffés par les quatre provinces de l’Atlantique pour remplacer l’électricité d’origine fossile, production extrêmement polluante et coûteuse pour l’achat des crédits de carbone.

    Devant cette situation extrêmement avantageuse pour le Québec, cela doit se refléter dans le prix de vente de notre hydroélectricité à l’Ontario. Est-ce que Messieurs Arcand et Couillard sont convaincus du pouvoir de négociation du Québec ?

Écrire un commentaire

modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Votre message
  • Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Ajouter un document
Ajouter un document

Éviter les réponses à un autre commentaire, les commentaires s'appliquent au texte seulement.

Pas d'attaques personnelles ni de propos injurieux ou discriminatoires.

Vigile se réserve le droit de refuser tout commentaire sans avoir à justifier sa décision éditoriale.

Veuillez lire attentivement les consignes détaillées avant de soumettre votre premier commentaire.

Consignes détaillées

Gouvernement Couillard
De la trahison à la soumission

Financement de Vigile

N’hésitez pas à contribuer à sa production

Joignez-vous aux Amis de Vigile

Objectif 2017: 60 000$
8 625$  14%
Paiement en ligne
Don récurrent

Contributions récentes :

  • 22/05 Nicole Hamel : 50$
  • 22/05 Pierre Bourassa: 20$
  • 10/05 Pierre Vachon : 100$
  • 8/05 Normand McCluskey: 5$
  • 8/05 Pierre Renaud: 30$
  • 8/05 Gilles Thouin: 5$
  • 8/05 David Ross: 5$
  • 8/05 Gilles Thouin: 5$

Toutes les contributions

Merci beaucoup!

Publicités