«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

Procrastination et couardise sont les deux mamelles de Couillard

Couillard pellette ses problèmes en avant

« Pourquoi faire aujourd’hui ce que l’on peut remettre à demain. » Voilà en substance ce que semble s’être dit Philippe Couillard en choisissant d’effectuer un énième « ajustement » à son Conseil des ministres.

Pierre Moreau étant fin prêt à sauter­­ dans la mêlée, le PM a choisi de simplement délester Carlos Laitão de l’un de ses deux portefeuilles pour le remettre à celui que l’on perçoit­­ comme le sauveur du gouvernement­­.

Temporaire

Un petit conseil pour les fonctionnaires du Conseil du trésor : ne vous attachez pas trop à votre nouveau ministre. N’accrochez pas son portrait sur les murs, ce dernier ne sera que de passage. Inutile d’être un grand stratège pour comprendre que ce n’est pas en gérant des conventions collectives et des enveloppes budgétaires de ministères que Pierre Moreau va faire scintiller le gouvernement libéral.

Et Philippe Couillard sait pertinemment qu’il aura besoin de faire un important rebrassage de son équipe ministérielle d’ici l’élection du 1er octobre 2018. Les motifs qui justifiaient un remaniement hâtif, outre le retour de Pierre Moreau, sont toujours bien réels. Mais, craignant­­ probablement une cascade de démissions des députés frustrés de ne pas être promus et de ceux déchus, le PM a opté pour un report de cet exercice périlleux. Reste à voir si Sam Hamad et Robert­­ Poëti claqueront la porte ou s’ils continueront à manger leur pain noir.

Manque d’ascendant

Cette retenue de la part du PM indique une fois de plus un élément fondamental. Philippe Couillard n’a pas un ascendant marqué sur son caucus. Un chef de parti en contrôle et fort n’hésitera pas à faire ce qu’il faut. Prenez Justin Trudeau. Il a dégommé deux ministres sans crier gare, dont un ancien­­ chef de son parti, car il ne craignait pas un ressac. La situation semble toute autre en ce qui concerne Philippe Couillard.


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Gouvernement Couillard
De la trahison à la soumission

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