«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

Au bout de sa logique, le fédéralisme sombre dans le fanatisme le plus méprisable

Couillard ou le fanatisme respectable

Les dirigeants de Bombardier n’ont même plus la décence de s’essuyer périodiquement la bouche avec une serviette de table pendant qu’ils se gavent de manière porcine dans le buffet des fonds publics.

Devant ce repoussant spectacle, la gêne de Philippe Couillard et de Dominique Anglade était plutôt dans le registre du comique.

Que voulez-vous, il n’est pas évident de rappeler les bonnes manières à des membres de votre propre famille, surtout quand ils tiennent vos bijoux intimes dans une pince métallique.

Marc-Yvan Côté, lui, un fantôme tout ce qu’il y a de plus réel, vient périodiquement s’assurer que tout va bien à la grande table libérale.

Cet épisode qu’une république de bananes aurait trouvé indigne d’elle a fait de l’ombre à un autre événement passé trop inaperçu.

Mot maudit

Le gouvernement Couillard va lancer une consultation publique sur le racisme et la discrimination systémique au Québec.

Dans une prochaine chronique, je vous expliquerai tous les problèmes que pose cette notion de racisme « systémique ».

En attendant, Jean-François Lisée a dénoncé un exercice visant moins, selon lui, à cerner un problème et à le solutionner qu’à culpabiliser tout le peuple québécois en le faisant passer pour collectivement raciste.

Philippe Couillard a immédiatement accusé le chef péquiste de faire du « négationnisme ».

Ici, appuyons immédiatement sur le bouton « arrêt ». Concentrons-nous sur ce mot : « négationnisme ».

Contrairement à ce que vous pourriez penser, le mot « négationnisme » n’est pas un mot anodin.

Le « négationnisme », ce n’est pas seulement une attitude qui consiste à nier quelque chose.

Allez tout de suite sur Google et tapez « négationnisme ». Puis allez à l’article de Wikipédia. Il suffit pour nos besoins.

Le « négationnisme », c’est un mot apparu et utilisé dans un contexte très précis.

Le « négationnisme », c’est le mot utilisé pour désigner la position qui consiste à nier la volonté explicite de perpétrer un génocide à l’endroit du peuple juif pendant la Seconde Guerre mondiale.

Par extension, le mot désigne aujourd’hui toute négation d’un génocide en dépit des preuves disponibles.

Le « négationnisme », c’est l’étiquette utilisée pour désigner en bloc des gens aussi infâmes que Robert Faurisson, Ernst Zündel ou David Irving.

C’est simple, vous ne pouvez pas être en pire compagnie.

Violence

Supérieurement instruit, M. Couillard connaît le poids des mots.

N’est-ce pas lui-même qui, au lendemain de la tragédie à la mosquée de Québec, nous mettait en garde contre la portée que peuvent avoir des mots précis ?

De deux choses l’une : M. Couillard sait ou ne sait pas le sens du mot « négationnisme ».

Si oui, et s’il veut que cette étiquette colle à la peau de M. Lisée, cela montre jusqu’où il est prêt à aller dans la violence symbolique et langagière.

Si non, ce qui serait surprenant, alors ce mot ne doit plus jamais franchir ses lèvres.

Cet homme, sous ses allures distinguées, est capable, dès qu’il est spécifiquement question d’ethnicité, d’une hargne envers autrui qui s’apparente à une forme de fanatisme.


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