«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

Les écoles hassidiques

Couillard et l’intégrisme

Les subventions continuent

Tribune libre de Vigile
vendredi 27 février 2015
1 103 visites 3 messages

Depuis deux semaines, le premier ministre Philippe Couillard ne prononce plus le mot intégrisme et utilise plutôt le terme « radicalisme ».

Quant à l’intégrisme, il le confine dans la sphère privée en tant que choix personnel.

Comment cette logique se traduit-elle dans l’élaboration des politiques publiques éducatives lorsque celles-ci entrent en rapport avec les écoles hassidiques.

Pour aborder cette problématique. Il faut construire un certain angle d’attaque. Je pense que la politique éducative associée aux hassidiques résulte de rapports complexes entre la dynamique étatique et la dynamique gouvernementale.

L’une se réfère à l’évolution du Ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport du Québec (MÉLSQ) et des interactions entre les différents acteurs à l’intérieur de ce ministère au moment où s’élabore et s’actualise cette politique.

L’autre, la dynamique gouvernementale, englobe principalement l’action gouvernementale (principalement le gouvernement libéral) tout au long du processus d’élaboration et d’adoption de cette politique. L’étude des rapports entre le gouvernement, le MÉLSQ qu’il dirige, les partis d’opposition et les représentants institutionnels des groupes sociaux, constitue l’un des angles privilégiés pour illustrer cette dynamique.

Je m’attacherai à décrire l’évolution de la politique éducative en rapport direct avec les écoles religieuses hassidiques entre 2009 et 2015.

Faisons un rapide résumé de la période antérieure. En 1970, ces écoles sont, en majorité, reconnues d’intérêts publics et par conséquent subventionnées.

Au début des années 2000, la Commission Consultative de l’Enseignement Privé (CCEP) s’intéresse davantage à ces écoles juives ultra-orthodoxes La CCEP, partenaire créé par le MÉLSQ dans les années soixante, a le mandat d’envoyer au Ministre des avis favorables ou non sur l’octroi de permis et d’agrément aux écoles privées qui en font la demandent.

Au cours des années 2000 à 2012, la CCEP se montre de plus en plus critique sur l’évolution des écoles hassidiques et exigent des correctifs importants. Ces exigences se traduisent par l’octroi du permis et de l’agrément sur des périodes de plus en plus courtes de 3 ans à 1 an, entre 2008 et 2012. Normalement, les permis sont attribués pour une période maximale de 5 ans. Les avis du CCEP sont entérinés annuellement dans une proportion de 96 % à 98% par le ministère.

En 2008-2009, le non-respect récurrent du Régime pédagogiques amène certains fonctionnaires du MÉLSQ) a coupé les subventions à certaines écoles ultra-orthodoxes.

À ce moment-là, Michelle Courchesne va à l’encontre de certains de ses fonctionnaires et fait une entente de cinq ans avec cinq des écoles juives ultra-orthodoxes (l’École communautaire Belz, les Écoles communautaires Skver, l’École première Mesifta du Canada, le Yeshiva Gedola-MerKaz Hatorah de Montréal et le Collège Rabbinique du Canada).

Madame Courchesne, patronne du MÉLSQ, se doit soutenir ses fonctionnaires et le CCEP (dynamique étatique), mais, faisant partie d’un gouvernement libéral (dynamique gouvernementale) très proche de ce milieu, elle doit aussi répondre à une demande politique du Conseil des ministres, à savoir, arriver à une entente avec les cinq écoles.

Elle conclut un entente avec les écoles, se terminant au début de 2012-2013. Elle doit permettre aux écoles de respecter le Régime pédagogique, de se conformer aux matières prescrites dont les cours de biologie, de physique et d’éthique et de culture religieuse, de s’assurer que tous les enseignants possèdent une autorisation d’enseignement, de respecter les divers articles de la Charte de la langue français, etc.

Remarquons ici que tous ces manquements étaient récurrents.

En novembre 2012, la CCEP indique clairement sa position sur l’avenir des cinq écoles ultra-orthodoxes. Elle émet un avis pour que le ministre ne renouvelle pas le permis et l’agrément de ces écoles. Elle demande même la révocation du permis du Yeshiva Gedola-MerKaz Hatorah de Montréal. La CCEP constate que, malgré certaines améliorations, les écoles ne répondent pas aux exigences demandées dans l’entente signée en 2009 par Michelle Courchesne.

Il est évident, que le partenaire du MÉLSQ, le CCEP veut mettre de la pression sur la ministre pour que cette dernière enlève les permis. L’appareil d’État veut ainsi éviter une autre intervention politique.

Le CCEP pose implicitement la question : pouvons-nous continuer à attribuer des permis et à subventionner des écoles qui ne respectent que minimalement les règles qui régissent l’octroi des permis d’enseignement ?

C’est une période politique très mouvementée. Le Parti Québécois (PQ) prend le pouvoir en septembre 2012 et Marie Malavoy devient le ministre du MÉLSQ jusqu’en avril 2014. Ce gouvernement est minoritaire. Par après, c’est Yves Bolduc qui devient ministre puisque le Parti Libéral du Québec (PLQ) reprend le pouvoir en avril 2014.

Pendant ce temps, la CCEP publie respectivement son 43e Rapport annuel 2011-2012 en décembre 2012 et son 44e Rapport annuel 2012-2013 seulement en juin 2014.

Il faut noter que nous ne retrouvons pas les évaluations défavorables des écoles juives ultra-orthodoxes dans le rapport annuel 2011-2012 mais dans celui du rapport annuel 2012-13 publié en juin 2014. Cependant la ministre Malavoy était au courant des avis défavorables émis par le CCEP en novembre 2012. Elle permet alors, pour une seule année l’émission du permis et de l’agrément pour quatre écoles. De plus, le Collège Rabbinique du Canada est fermé le 30 juin 2013.

Les écoles juives concernées ne restent donc pas les bras croisés face aux menaces du MELSQ de cesser d’octroyer les subventions annuelles. En août 2013, le gouvernement Marois et la ministre Malavoy servent un ultimatum aux écoles ultra-orthodoxes. Ou elles se conforment, ou elles doivent oublier permis et agrément.

Depuis 2009, l’École communautaire Belz a engagé un lobbyiste, Hugues Delorme, pour l’aider à faire des « (…) démarches quant à l’application de la Loi sur l’enseignement privé et le règlement sur le régime pédagogique afin que l’École communautaire Belz présente une proposition aux autorités gouvernementales afin que sa conformité soit reconnue. »

De 2010 à 2013, Gregory Bordan, lobbyiste de la firme d’avocats Ogilvy Renault, représente toujours Belz, et, en contrepartie d’une somme entre 10 000 $ et 50 000 $, il va faire des « représentations afin qu’une orientation soit prise à l’effet que l’agrément actuel par le Gouvernement du Québec de l’École comprenne l’enseignement dispensé aux garçons du niveau secondaire. Dans cet avis au registre des lobbyistes, l’École communautaire Belz reconnaît recevoir 2 500 000 $ de subventions gouvernementales.

En 2013, les écoles ultra-orthodoxes (l’École communautaire Belz, les Écoles communautaires Skver, l’École première Mesifta du Canada, Yeshiva Gedola-MerKaz Hatorah de Montréal) se regroupent et prennent un lobbyiste, Claude Potvin, ancien responsable de madame Marois, en 2005, lors de la course à la chefferie du PQ

Ce lobbyiste reçoit un mandat très clair des 4 écoles : il doit faire une (…) démarche en vue d’amener le ministère de l’Éducation à revoir son orientation relativement à la subvention donnée aux écoles. Elles souhaitent pouvoir conserver cette dernière afin qu’elles puissent continuer à prodiguer des cours aux élèves ». En contrepartie, le lobbyiste pourra recevoir, respectivement pour chaque école un montant de 10 000 $ et moins.

La prise du pouvoir des libéraux en avril 2014, permet aux écoles ultra-orthodoxes d’éviter la confrontation. Le promoteur immobilier, Alex Werzberger, l’un des chefs de la communauté hassidique, affirme en juin 2014 qu’il peut négocier plus facilement avec les libéraux que les péquistes.

Il ajoute que la communauté ne fait pas face à un ultimatum mais une négociation dans laquelle chaque partie doit faire des concessions. Plus précisément et pour une rare fois, monsieur Werzberger confirme que (…) certaines matières obligatoires au programme ne seront jamais enseignées dans les écoles juives, (…). » Ce sont les matières obligatoires dans le Régime pédagogique comme l’Éthique et culture religieuse, la biologie et la science physique.

Le 9 février 2015, dans la base de données du MÉLSM, les quatre écoles ont encore leur permis et agrément, malgré leur refus de se conformer aux règles du ministère. L’école communautaire Belz est agréée pour le secteur anglais sur Ducharme en préscolaire, primaire et secondaire et sur Durocher, en préscolaire et primaire ; pour le secteur français, sur Ducharme, en préscolaire et primaire et sur Durocher, en préscolaire et primaire.

Les écoles communautaires Skver sont agréées pour le secteur anglais, en préscolaire et primaire et pour le secteur français, en préscolaire, primaire et secondaire.

L’école première Mesifta du Canada, est agréée pour le secteur français, en préscolaire, primaire et secondaire.

Le Yeshiva Gedola- Merkaz Hatorah de Montréal est agréé pour le secteur anglais en préscolaire, primaire et secondaire.

En somme toutes ces négociations avec ces écoles ultra-orthodoxes se sont avérées vaines. Elles continuent de dispenser des cours non-conformes aux normes du ministère, elles mettent de côté des matières prescrites.

Cette situation ubuesque touchent plus de 2 000 élèves et nous coûtent plus de 10 millions annuellement.

Quand le premier ministre, Philippe Couillard et le ministre du MELSQ subventionnent l’intégrisme, comment peuvent-ils dire que l’intégrisme est un choix personnel ?

Parlez-en à Yonanan Lowen, ancien hassidique qui poursuit, depuis novembre 2014, la Commission scolaires des Mille-Îles et la DPJ pour 1 250 000 $ en dommages et intérêts. Monsieur Lowen, qui vivait jusqu’en 2010 dans la communauté hassidique de Boisbriand, fréquentait exclusivement des institutions hassidiques. Il a fréquenté des écoles sans permis d’opération, fait connu par la Commission scolaire.

Yonanan Lowen reproche à l’État québécois d’avoir tolérer des écoles qui lui enlevaient son droit à un vrai enseignement. Aujourd’hui, à 38 ans, incapable de parler français et n’ayant pas un niveau acceptable d’instruction, il ne peut pas se trouver d’emploi hors de sa communauté hassidique.

Son parcours dans une religion intégriste dans ce cas-ci, les hassidiques de Boisbriand, résultait-il d’un choix personnel ? Sa fréquentation des écoles illégales était-elle un choix personnel ?

Monsieur Couillard démontre encore une insensibilité à l’égard de milliers d’enfants qui vivent dans des ghettos religieux. Encore plus, en délivrant permis et agrément à ces ghettos subventionnés (au niveau de 60 %), il permet à l’intégrisme de croître sous son regard complaisant.

Commentaires

  • Pierre , 13 février 2015 19h32

    Bonjour monsieur Archambault

    Entamons le dialogue de la tolérance selon les critères de l’islam et de Philippe Couillard qui devrait faire son comming out du placard des intégristes plutot que de s’y réfugier

    Les imams récitent, juste avant la prière communautaire du vendredi, la Juma’a, soit une supplication rituelle priant Allah d’accorder aux musulmans « la victoire contre les Qawm al-Kafiroon », terme arabe désignant les juifs, chrétiens, athées, bouddhistes et sikhs, donc tous les non-musulmans.

    Selon enquête de Radio Canada qui voulait plutot baisser le voile sur l’Intégrisme que de le lever ..on entend dans des mosquées qu’il est préférable de ne pas fréquenter les kouffars, les mécréants, les gens sans religion parce qu’ils vont mettre en doute votre foi

    Allah interdit aux musulmans d’être loyaux vis-à-vis des mécréants. Il ne peut pas y avoir de lien de fraternité qu’entre musulmans

    Prêche de l’Iman Chaoui a la mosquée a St Jean Richelieu que fréquentait Amhed Rouleau : l’Islam est « complètement » incompatible avec la démocratie parce que les Parlements peuvent être notamment composés « d’un mécréant ou bien d’un homosexuel ou d’un athée qui affirme l’inexistence d’Allah

    Selon l’iman Foudil Selmoune de la mosquée de Brossard :les lois de Dieu ordonnent l’amputation et la lapidation et qu’« on peut pas les changer

    Voici ce qu’a déclaré Foudil Selmoune à Radio-Canada le 22 novembre 2011

    AMPUTATION : « On coupe la main à des personnes qui ont de l’argent et qui volent. Et c’est une leçon pour les autres de ne pas faire la même chose. Alors on va créer une société, une communauté qui va vivre dans une ambiance où il y a la paix, où il y a la justice. »

    LAPIDATION : « Elle existe dans la charia. Mais comme j’avais dit, il faut voir pourquoi Dieu a fait ces lois. C’est pour créer une société saine, pure, claire et équilibrée, balancée. C’est pour éviter les crimes et les malentendus. »

    « C’est pas nous qui donnons le droit, c’est… c’est des lois de Dieu. On peut pas les changer. »`

    Entamons le dialogue :On peut pas les changer....il y as encore qui font encore semblant de croire au dialogue par pur opportunisme idéologique relier au multiculturalisme qui permet tout

    Apres les mosquées et les prêches vitrioliques de certains imans viennent les écoles privés controler par des organismes associer au lobby des frères musulmans qui recoivent des subventions

    La pieuvre étend ses tentacules petit a petit dans l’indifférence

    Ensuite viennent les institutions islamiques du Québec avec l’Association musulmane du Canada (MAC / Muslim Association of Canada) et l’Islamic Society of North America (ISNA), deux organisations liées au réseau international des Frères Musulmans et au financement du terrorisme islamiste. L’ISNA est également l’une des principales agences de certification halal au Canada.

    L’ISNA (par l’intermédiaire de sa filiale Canadian Islamic Trust Foundation) est propriétaire des édifices où logent les institutions suivantes :

    Centre culturel islamique de la Mauricie (Trois-Rivières) ..pas loin de Shawinigan.
    Association culturelle islamique de l’Estrie (Sherbrooke)
    Mosquée de Montréal (NDG, Montréal)
    École musulmane de Montréal (NDG, Montréal)

    IRFAN-Canada

    L’organisation était un collecteur de fonds du Hamas au Canada au moins jusqu’à la révocation récente de son statut d’organisme de bienfaisance. De l’aveu des dirigeants du Hamas, l’organisation vise non seulement l’élimination d’Israël mais également l’islamisation des sociétés occidentale.

    Le Centre islamique de Brossard a fait partie des contributeurs d’IRFAN dans le passé

    Une quarantaine de mosquée appuie le projet de charria proposer par l’iman Elmenyawi

    Pas une ou deux mais 40 mosquées appuyaient selon Le Devoir le projet de conseil de la charria présenter par cheik Elmenyawi

    Projet de la charria présenter au gouvernement du Québec par l’iman Elmenyawi :selon Le Devoir, une quarantaine de mosquées et d’organisations musulmanes appuyaient le projet. L’article identifia le cheik Abderrahman Ibrahim, un gradué de l’Université de Médine (Arabie saoudite), comme un autre des responsables du projet d’implantation de la charia au Québec.

    L’iman chariatiste Elmenyawi demande a ses troupes de voter libéral

    Mon ami Abdessalam........selon l’ex ministre libéral P.Dupuis

    Les contacts entre MM. Dupuis et Elmenyawi remontent à la dernière campagne électorale et sont à ce point cordiaux que ce dernier se vante de ce que le ministre de la Justice l’appelle « mon ami Abdessalam ». Rappelant qu’il avait enjoint aux 7435 musulmans de la circonscription de Saint-Laurent de voter pour l’actuel ministre de la Justice en 2003, Salam Elmenyawi se dit optimiste quant à la réaction officielle à son projet. « Jean Charest et Jacques Dupuis sont venus nous voir pendant la campagne électorale, se souvient le leader musulman montréalais

    Fatima Houda-Pépin qui as été congédier par P. Couillard avait rappelé que la Ligue islamique mondiale d’Arabie saoudite (LIM – Muslim World League) était derrière le projet d’introduction de la charia en Amérique du Nord. Dès 1991,

    Onze institutions seraient contrôlées par les Frères Musulmans au Québec
    Des immeubles abritant des mosquées et des écoles musulmanes entre les mains de groupes islamistes

    Encore ..la pieuvre islamiste qui étend ses tentacules petit a petit dans l’indifférence de Couillard

    http://www.985fm.ca/regional/nouvelles/des-immeubles-abritant-des-mosqu-es-et-des-cole-424714.html

    Si c’est pour ouvrir ce genre de lieux qui sont en fait des maisons de la charria et de la propagande islamiste vénéneuse il y as des endroits approprier pour le faire soit dans plusieurs pays musulmans et en Arabie Saoudite ou pas une seule église ou tout autre lieux de culte n’est autoriser a par les mosquées et ou le grand Muffti d’Arabie demandait dans une fatwa en mars 2012 de détruire toute les églises de la péninsule arabique

    L’importation et l’imprimerie de matériel religieux non musulmane sont interdites
    .
    Les chrétiens n’ont pas le droit d’aller ni à La Mecque ni à Médine.

    Les chrétiens d’Arabie saoudite sont une minorité religieuse dans ce royaume. Ils sont estimés à 1,5 million, soit environ 4 % de la population...pas un seul lieux de culte n’est autoriser pour eux

    Des musulmans ne se gènent pas pour nous faire des leçons de tolérance et nous traiter de raciste comme le fait l’islamiste Elmenyawi aussitot qu’un accomodement religieux leur est refuser .

    Elmenyawi a même qualifé Mme Houda-Pépin de « non-musulmane », il l’a accusée de « racisme », d’« ignorance » et d’« errance », et affirmé que la motion unanime de l’Assemblée nationale n’avait « aucune valeur »

    Pour l’iman Elmenyawi qui en mène large avec Charkaoui ..seule les loi religieuses ont de l’importance

    D’autre larbins libéraux sans éthique chez Gesca s’attaquent a Fatima Pépin

    Tout comme l’iman Elmenyawi qui s’attaque a Fatima Pepin .. Denis Lessard de La Presse en rajoute un peu plus et s’attaque a Fatima Pépin qu’il tente de rabaisser par le dénigrement et ou tout est faux

    Je suis de tout coeur avec elle... lui répond Tamy Emma Pepin qui est la fille de Fatima Pépin

    Odieuse job de bras dans La Presse ce matin. Que Denis Lessard s’attaque à ma mère, Fatima Houda-Pepin, pour ses idées, sa position sur le tchador ou sa divergence d’opinions avec le PLQ, go right ahea

    http://silencescomplices.blogspot.ca/2013_11_10_archive.html

    Pour Couillard il n’y as aucun probleme et tout est beau mon capitaine ..tout est imaginaire pour lui et il s’écrase de tout son long devant les intégristes et les islamistes qui entendent bien profiter de l’aubaine Couillard qui se présente pour eux

    Couillard est un cadeau du ciel pour les intégristes et les islamistes

    D’ailleurs Couillard préfère leur conseils a ceux de Fatima Pépin qu’il as congédier

    Fatima Pépin était probablement trop radicale pour lui et nuisible a Couillard pour obtenir le vote des intégristes musulmans et des islamistes

  • L&8217;engagé, 10 février 2015 12h26

    Merci pour cette enquête !

    Depuis longtemps je suspecte une telle fraude, mais je peux désormais aller beaucoup plus loin dans mes argumentation, ces 2 500 000 $ sont un scandale.

    Que les Hassidim aillent dans des écoles privées orthodoxes, certes, mais qu’ils le paient. Qu’ils soient en contravention de nos lois, mais qu’ils se débrouillent pour justifier l’occupation de bâtiments qui servent à l’endoctrinement : ces bâtiments, puisqu’il choisissent dans un cadre personnel de refuser l’enseignement public pour leurs enfants, qu’il les occupent à titre de bâtiments privés pour lesquels la ville aura le droit de réclamer des taxes commerciales, qu’ils paient le plein tarif pour tout le reste.

    Je vois plusieurs fois par jour sur ma rue des autobus, ségrégués par religion et le sexe, aller porter des enfants dans ces écoles alors que tous les autres enfants non hassidiques marchent ou se font reconduire par leurs parents pour fréquenter les écoles publiques du coin.

    Si les Hassidim veulent empêcher leurs enfants de fréquenter le réseau public et de suivre le programme, qu’ils le paient et qu’ils assument les conséquence.

  • Chrystian Lauzon, 10 février 2015 10h59

    Merci M. Archambault,

    L’historique que vous faites et le débat que vous amenez démontrent l’urgence d’instaurer une laïcité ferme, et, en ce qui me concerne, au plan philosophico-ontologique, une laïcisation totale et entière : égalité de pensée, que dis-je, respect du « penser » comme faculté cognitive essentiellement humaine, base d’une liberté donnant portée et sens à toutes les autres, y compris la liberté d’expression. Cette laïcisation conduisant à un comportement citoyen beaucoup plus responsable, d’abord de la part des parents, mais pour l’avenir de la part des enfants (poursuivre l’État n’est pas une solution de « responsabilisation » - ce sont les parents et la communauté hassidique elle-même qui devraient être poursuivis, appuyé par la loi et le droit citoyen).

    D’abord, en période supposée d’austérité (une invention pour les besoins du Haut en argent autre que virtuel pour pallier aux crises bullaires), revoir et abolir ces subventions aux écoles privées et religieuses est une évidence de gestion de l’État, un partage des finances « publiques » équitable envers tous les contribuables.

    Mais plus en profondeur, dans le cadre d’un débat sur la laïcité, la dimension que vous abordez au plan local et précisément en référant au cas de M. Lowen, concerne les droits de l’enfant, tels qu’élaborés par les Nations Unies (ONU) et portant le nom de Convention internationale relative aux droits de l’Enfant*. Étant donné que 193 pays sur 197 ont signé et ratifié cette convention, il devient fondamental de relier la laïcité de l’État à une laïcisation sociale qui concerne non plus la liberté religieuse, mais plus fondamentalement la liberté du penser… le penser libre et selon une perspective internationale de développement humain.

    À ce niveau de traitement, non plus théologique mais strictement philosophico-cognitif et sanitaire, le religieux devient secondaire, n’occupe plus l’espace politique avec oppression, ni se limite à des intérêts litigieux de pouvoirs judiciarisés ; et le focus problème/solution devient centré sur le droit de l’enfant à ne pas subir dès la naissance : aucun contrôle ou sévices, soit psychologique ou mental, tout autant que physique (circoncision et excision) ou vestimentaires (voile, arme symbolique incitant à l’instinct guerrier, lulus de chevelure, etc).

    La maltraitance animale (artificiellement justifiée par sens rituel, mais immorale face au vivant et l’intelligence humaine) devrait aussi être incluse dans cette ré-humanisation post-Lumières où la démocratie prend le sens non pas que de la Raison, du rationnel uniquement, mais de la croyance et de la foi au sens larges, puisque penser chez l’enfant et pour l’enfant, c’est indistinctement d’abord, croire et raisonner simultanément – et le laisser s’y adonner, à ce pouvoir créatif, sans contraintes… négatives.

    Et à cette période de vulnérabilité et d’ouverture totale de l’esprit, le penser libre ne peut être laissé à l’inconscience, l’irresponsabilité ou la manipulation parentale, a fortiori communautaire et/ou religieuse. Ainsi l’article de la Convention internationale dit ceci :

    « Article 14
    1. Les Etats parties respectent le droit de l’enfant à la liberté de pensée, de conscience et de religion.

    2. Les Etats parties respectent le droit et le devoir des parents ou, le cas échéant, des représentants légaux de l’enfant, de guider celui-ci dans l’exercice du droit susmentionné d’une manière qui corresponde au développement de ses capacités.

    3. La liberté de manifester sa religion ou ses convictions ne peut être soumise qu’aux seules restrictions qui sont prescrites par la loi et qui sont nécessaires pour préserver la sûreté publique, l’ordre public, la santé et la moralité publiques, ou les libertés et droits fondamentaux d’autrui.  »**

    Je ne retiens ici que cet article 14, parmi d’autres pertinents aussi, mais il constitue une base des plus spécifiques pour articuler une loi sur la laïcité, et plus largement la laïcisation sociale totale, qui dépasse un neutralisme tout aussi inopérant que mordant pour contrer la progression du chaos social dans lequel le Québec est emporté inéluctablement par inertie forcée, à la fois par une gouvernance d’opportunisme politico-prédatorialisée (à tendance arabo-saoudienne totalitariste : un silence de consentement du gouvernement Couillard), un État paralysé par cette gouvernance et un peuple léthargisé par la médiacratie et l’absence de démocratie réelle où un référendum, suite à une Charte de la laïcité ayant animée le débat social en préambule, devient l’outil parfait pour rétablir le contact avec un État en panne et maintenu dans cette déconnexion délibérément par le gouvernement Couillard et ses députés complices. Ces derniers sont ainsi criminellement responsables pour tout ce qui arrive d’offensant socialement (le cas imam Chaoui) et qui risque de se reproduire, en pire, à tout moment, contre la paix civile.

    Où sont les vrais pacificateurs, à commencer par tous les chefs religieux des diverses allégeances non-rassemblés, voilà le mystère du penser adulte « brillant » par son absence et s’effaçant subitement devant la priorité du clientélisme religieux.

    Clientélisons l’enfant plutôt par rapport à sa conscience personnelle avant de lui faire SUBIR l’influence extérieure radicalement et/ou intégristement : ainsi une nouvelle génération d’humains et de valeurs partagées faites de finesse et tolérences, plus adultes et matures fera son apparition pour pacifier le monde et refuser unitairement de le soumettre à la guerre, sous prétexte religieux ou pour des motifs politico-monétaires de domination.

    Chrystian Lauzon

    *« Actuellement, seuls quatre pays n’ont pas ratifié la Convention : les États-Unis [certains États américains souhaitent pouvoir exécuter des mineurs. La Cour suprême américaine acceptait que des États américains tuent des enfants jusqu’en 2005], la Somalie, le Soudan du Sud et la Palestine.
    Cela signifie que sur les 197 États souverains et indépendants reconnus par les Nations Unies, 193 ont ratifié la Convention, soit la quasi-totalité des États. Deux l’ont seulement signée (les États-Unis et la Somalie) et deux pays ne l’ont encore ni ratifiée ni signée (le Soudan du Sud et la Palestine). »
    Source : http://www.humanium.org/fr/convention/etats-signataires-et-parties/

    ** Source : http://www.humanium.org/fr/convention/texte-integral-convention-internationale-relative-droits-enfant-1989/

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