«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

Ou ils sont totalement incapables de voir ce que leur comportement a d’inacceptable, ou ils le savent parfaitement et s’en moquent

Couillard et Barette en gros conflits d’intérêts

On parle beaucoup des possibles conflits d’intérêts de Pierre-Karl Péladeau, le politicien avec son entreprise Québecor. Il est vraiment ridicule de voir les libéraux, entre autres, le chef Philippe Couillard et son futur ministre de la Santé Gaétan Barrette joués aux vierges offensées. Eux-mêmes sont en conflit d’intérêts pas seulement apparents, mais réels.

Puis-je vous rappeler mes amis que les deux sbires furent partenaires de grosses cliniques médicales privées et / ou de sociétés pharmaceutiques, qu’ils sont tous les deux des médecins spécialistes et que Barrette fût longtemps le président du plus puissant syndicat au Québec, dixit François Legault de la CAQ, soit la Fédération des médecins spécialistes.

Ben évidemment, ils n’ont pas attendu longtemps en campagne électorale pour favoriser financièrement les médecins spécialistes en refusant de renégocier net, fret et sec leur hausses indécentes de salaires et aussi vouloir privilégier la santé privée au Québec, en plus de la subventionner à hauteur de 50 millions, même si Couillard a dit que l’État n’a pas sa place dans l’économie de marché sauf celui de graisser la patte des affairistes avec des fonds publics : « Couillard à la défense des médecins » (12 mars 2014) et : « Couillard à la défense du privé en santé » (13 mars 2014).

Le PLQ qui coupe dans la santé publique afin de subventionner la santé privée, et qui réduit le salaire des fonctionnaires ordinaires afin de maintenir les vaches sacrées des médecins, ça fait partie de leurs gênes. C’est cohérent avec leur statut de médecins spécialistes et de gestionnaires de cliniques privées.

Pas grave si le Québec est déjà la province qui fait le plus de place au privé au Canada sans aucun résultat probant, bien au contraire.

Pourtant, les opportunistes de la santé privée, pour mieux nous endormir, nous répétaient à satiété, il y a de ça 20 ans, que le privé allait désengorger le système public. Pourtant, en 2014, on attend encore plus longtemps dans les salles d’urgence, pour se faire opérer et pour consulter un généraliste ou un spécialiste.

Subventionner les cliniques privées, faut tout de même être culotté. Monsieur Couillard, regardez ce qui ce passe aux États-Unis, le pays où le système de santé est le plus privatisé dans le monde occidental et aussi celui qui est de loin le plus onéreux, le plus bureaucratique (avec l’ajout des assurances privées entre les deux) et le plus inefficace, sauf pour ceux, il va de soi, qui ont de l’argent pour payer le gros prix. Mais ils préfèrent les demi-vérités aux faits implacables. Une idéologie très intéressée, quoi !

Qui peut vraiment voter pour Couillard ?

Je me demande qui peut vraiment, en toute connaissance de cause, voter pour un tel individu ? Saviez-vous qu’en 2006, Philippe Couillard a vivement applaudi à la percée des conservateurs au Québec ? (26 novembre 2006).

Dans la Presse du 3 octobre 2002, il écrivait : « Ne commentons pas l’erreur d’affaiblir notre système de santé gratuit et universel au profit de l’entreprise privée, qui s’est avéré incapable, pourtant où on lui en a donné l’occasion, d’offrir des services aussi accessibles et peu coûteux qu’un régime basé sur la taxation universelle ».

Et tel que rapporté dans le Journal de Montréal du 19 août 2008, la girouette de Couillard a aussi dit : « Pas question d’un système parallèle mixte » (7 août 2004) et « Ouvrir la pratique mixte aux médecins québécois ne réglera en rien de manque d’effectifs » (3 avril 2007).

Depuis, le monsieur a fait un virage à 180 degrés. Et dire qu’il y en a qui veulent voter pour cet imposteur qui, le 10 décembre 2008, revirait sa veste de bord et déclarait maintenant que « La santé est dans le privé. Philippe Couillard plaide pour une plus grande ouverture au secteur privé ». En passant Couillard était un ardent défenseur du projet Rabaska à Lévis (6 octobre 2007).

Il tripote les lois avant de passer au privé

Que pensez-vous vraiment d’un individu qui : « Ministre de la Santé, il cherchait un emploi. Contrairement à ce qu’il prétendait, Philippe Couillard avait un contrat en poche avec PCP (Persistence Capital Partner, propriétaire de 19 cliniques privées Medisys) six semaines avant de démissionner » (Le Devoir, 18 mars 2009).

Tiens, avant de voter libéral, lisez cet article de Journal de Montréal du 20 août 2008 intitulé : « Couillard avait élargi la voie au privé (en santé) juste avant de démissionner ». Imaginez un peu, il a été à l’emploi d’un fonds d’investissement spéculatif en santé. Ceux-là mêmes qui considèrent la santé comme de la marchandise à tirer profit.

Ça, c’est sans compter ses nombreuses années où Couillard a pratiqué en Arabie saoudite pour plusieurs dollars de plus chaque année. Pas seulement pour une poignée de petit change additionnel, lui qui est grassement payé au Québec. 500 000 par année, ce n’est pas assez. L’Arabie saoudite, une vraie dictature dirigée et détenue par quelques scheiks.

Je suppose que le bon docteur Couillard a pratiqué en Arabie saoudite pour faire avancer là-bas, la démocratie, le droit des femmes et le bien commun : « Les liens de Philippe Couillard avec l’Arabie saoudite font des vagues » (23 novembre 2011).

Il y a aussi les liens d’affaires du bon docteur Couillard avec la crapule d’Arthur H. Porter, un autre médecin spécialiste et ancien patron du Centre universitaire de santé McGill, actuellement poursuivi en justice pour fraudes et abus de pouvoir dans la gestion de bien public.

Même son ex-collègue libéral a dénoncé son partenariat indécent avec Porter : « Raymond Bachand en rajoute sur l’éthique de Couillard » (29 janvier 2013). Toujours faire plus d’argent est une ligne directrice chez Philippe Couillard. C’est inné chez lui. Vous persistez à vouloir voter pour Philippe Couillard, une équipe associée à la corrompue ?

Gaétan Barrette, bien plus qu’un opposant

Le docteur Barrette est un rustre et un carriériste, très attaché, lui aussi, à l’argent, mais que Power Corp., propriétaire de La Presse et du Soleil, entre autres, adore.

Imaginez le samedi 8 mars 2014, La Presse lui a consacré ses trois premières pages dans un « dossier » intitulé : « Radiographie d’un battant. ». Tout simplement pathétique.

Mais comme Power Corp. est intensément présent dans la santé privée, que La Presse est sa courroie de transmission idéologique et que Barrette et Couillard sont des fanatiques des cliniques et des hôpitaux privés qu’ils sont destinés pour bien aller ensemble, être en parfaite communion de corps et d’esprit. Comme ils disent, les petits esprits se rejoignent. « Le docteur Barrette ferait davantage de place au privé » (La Presse, 14 août 2014). Oui itou, bien évidemment. Y en as-tu qui ne s’inquiètent pas ?

Afin de perpétuer les privilèges indus de ses membres médecins spécialistes (dont celui maintenant de s’incorporer afin de payer toujours moins d’impôts), évidemment que Barrette est contre la venue de médecins étrangers afin de maintenir une rareté artificielle et de poursuivre le chantage du pseudo-exode des toubibs (5 mai 2007).

Vulgaire et grossier, vous dites ? À une réunion avec des collègues radiologistes de l’hôpital Maisonneuve-Rosemont, il était arrivé en disant : « Ma gang de crisses. Ils me font tous chier. Je les hais tous, toute la gang … » (5 avril 2013). Sans compter qu’il a traité les omnipraticiens de Schtroumpfs paresseux. (14 août 2012). Si seulement Barrette n’était que grossier¸ ça serait un moindre mal. Mais, hélas, il est beaucoup plus que ça : « Le docteur Barrette fustige les médecins de famille » (1er décembre 2012).

Une démocratie à géométrie variable

Pour les politiciens et les médias, que deux médecins spécialistes présents dans les cliniques médicales privées, dont l’un fut président de son syndicat, qui se présentent l’un comme ministre de la Santé du Québec et l’autre comme premier ministre du Québec ne pose aucun problème d’éthique et de conflits d’intérêts probables.

C’est même très bien vu par certains : ce sont des professionnels qui défendent les intérêts du privé et des privilégiés comme le trio de banquiers du PLQ formé de Carlos Leitao, de Martin Coiteux et de Jacques Daoust.

Avant d’être des économistes, ce sont des banquiers avec tout ce que cela implique en termes d’évasion fiscale dans les paradis fiscaux, de fraudes, de profits records et d’incroyables salaires et de fonds de pension aux dirigeants. Ben oui, les banquiers ont à cœur le bien commun et les politiques fiscales progressives.

Si, par contre, le président de la FTQ avait été en lice pour devenir premier ministre et le directeur de la CSN, futur ministre du Travail, ah ben là, on aurait crié et hurlé au socialisme et « au gouvernement à la solde des syndicats ».

Mais des banquiers et des médecins spécialistes propriétaires de cliniques privées, ce n’est pas du tout pareil. Il n’y aucun problème hypothétique en vu pour le maintient des services publics et pour l’adoption de politiques équitable. Ces derniers sont à leurs yeux du ben bon monde à qui l’on donnerait l’absolution sans confession.

Pas assuré que les trois « pistoleros » banquiers du parti libéral du Québec, de son vire-capot toubib spécialiste porté à l’injure, et de Philippe Couillard lui-même, très imbu de sa propre personne, soit la solution que les Québécois recherchent afin de favoriser l’intérêt général et de poursuivre le bien commun.

Ils sont plutôt, à cet effet, le problème. Et un gros en plus de ça pour la population. Vous ne pourrez pas dire que je ne vous ai pas avertis.


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PLQ - La descente aux enfers
Les mille et un cauchemars de Philippe Couillard

Au Québec, sous le gouvernement Libéral, il n’y a pas de séparation entre le pouvoir exécutif et le pouvoir judiciaire. Or cette séparation constitue le fondement de l’État de droit depuis Montesquieu (L’esprit des lois).

L’opposition a proposé que la nomination du Commissaire de l’UPAC relève de l’Assemblée nationale. Le gouvernement Libéral a refusé. Il va donc nommer seul celui qui va enquêter sur... le PLQ !

Le coulage de l’info de l’intérieur de la SQ (Hamad, Bibeau, etc.) est la réponse au PLQ des policiers-enquêteurs qui veulent en finir avec la corruption érigée en système par le régime.

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