«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

17 juin 2017

Conférence de Jean-Louis Perez-Martel au Mouvement Républicain du Québec

Tribune libre de Vigile
dimanche 18 juin
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Pourquoi la corruption institutionnalisée et le saccage organisé au Québec ont abouti à un régime de démocratie totalitaire

Afin de bien saisir le commencement de la corruption institutionnalisée au Québec, il faut retenir deux événements ayant marqué cet état d’infractions par ceux qui trafiquent de leur autorité ou de ceux qui cherchent à les corrompre.

Ces deux événements sont le vol du Référendum de 1995 et l’« exécution parlementaire » du Patriote Yves Michaud [ surnommé le « Robin des banques » d’après ses actions comme président fondateur du Mouvement d’éducation et de défense des actionnaires (MÉDAC) ] ayant eu lieu le 14 décembre 2000 par la motion de blâme adoptée à l’unanimité et sans débat par l’Assemblée nationale du Québec(1).

Deux des principaux imposteurs de la politique Lucian Bouchard(2) et Jean Charest(3), (ex-ministres du Parti Conservateur du Canada, des mercenaires politiques et transfuges) vont entrer en connivence pour que le deuxième référendum sur l’indépendance du Québec de 1995 soit un échec pour le camp du OUI. Concernant l’« assassinat » civico-politique d’Yves Michaud (il voulait briguer l’investiture du Parti québécois dans la circonscription de Mercier), alors ce sont ces deux mêmes mercenaires de la politique qui vont être les grands exécuteurs.

À partir de cet état de connivence politique et de pactes de silence (OMERTA) entre le Parti Québécois et le PLQ-Charest-Couillard(4), s’implante au Québec une dynamique de la corruption institutionnalisée et de sa persistance jusqu’aujourd’hui. C’est pourquoi la corruption institutionnalisée aboutit toujours à un régime de démocratie totalitaire. Tant que prévaudra au Québec ce système politique, au lieu d’une démocratie directe, la majorité des francophones de souche se trouvera dans son propre labyrinthe électoral sans pouvoir sortir de ce piège d’être gouvernée par des putschistes consacrés à la désintégration de l’État québécois et l’anéantissement des intérêts nationaux du Québec.

Dans ce contexte de perversion politique et de dérive démocratique, ladite majorité francophone a l’obligation de transcender toutes ces machinations des législateurs, pactes de silence et de clientélisme politique, aussi grossiers qu’ils peuvent l’être, et de se demander quel est l’ultime objectif de cette corruption institutionnalisée et putréfaction politique. La convoitise des partis politiques pour se perpétuer au Pouvoir suite à l’alternance entre eux, c’est dans cette perspective qu’il faut arrêter la pensée afin d’en finir avec l’actuel régime de corruption organisée et de désintégration nationale.
Il faut retenir aussi que la corruption institutionnalisée se fait toujours en système pyramidal avec le concours des puissantes sociétés de mass médias qui vont transmettre des informations à caractère partisanes s’appuyant sur des ingénieries économico-électoralistes. C’est-à-dire, offrir à une majorité hétérogène susceptible de procurer l’élection du dit groupe de mercenaires et imposteurs, un programme électoral basé sur leur propre intérêt interethnique.

Le phénomène de l’immigration de masse aux valeurs et intérêts exogènes (plus d’un million depuis les 30 dernières années) à ceux des Québécois de souche, est l’exemple de la facilité de pouvoir appliquer de tels programmes électoraux visant les intérêts interethniques au détriment de la majorité nationale désunie et politiquement piégée, en raison de n’avoir d’autre choix que s’abstenir, ou partager leur option politique entre plusieurs partis.

La culmination de cette corruption institutionnalisée au Québec a un coût abyssal dépassant les 90 milliards $. Comment l’État québécois (les contribuables de la classe moyenne) finance-t-il ce saccage organisé ? À cette question il n’y a qu’une seule réponse : le surendettement public et le saccage organisé (la perte de 40 milliards $ de la Caisse de Dépôts et Placements du Québec(5), est un exemple d’infinité d’autres spoliations organisées). Un surendettement qui est devenu illégitime, représentant entre 30 et 40 % de la Dette publique globale du Québec. Avant de quitter mon domicile pour donner cette conférence, j’ai consulté le Compteur de la Dette du Québec, elle dépasse maintenant les 277,5 milliards $, soit 68 250 $ par contribuable.

Dans son Discours sur l’économie politique Jean-Jacques Rousseau disait : « On peut dire qu’un gouvernement est parvenu à son dernier degré de corruption quand il n’a plus d’autre nerf que l’argent. »

C’est pourquoi, l’histoire de la dette publique du Québec est la même que partout ailleurs : histoires d’agio, d’immoralité, de trahison, de saccages, de comptabilité créative, de détournements de fonds, de corruption institutionnalisée, de fortunes improvisées et de ruine certaine pour la nation.

De plus, seulement le service de la Dette du Québec pour l’année 2016 dépassera 10,6 milliards $, soit 10,4 % du Budget dont presque deux milliards sont cependant versés dans les fonds de pension des employés publics et parapublics. Pour le reste, 8,6 milliards sont versés en dollars canadiens, la plus grande partie au Québec même, tandis que l’équivalent de 2 milliards est versé en monnaies étrangères. En tout et partout, 75% des intérêts sur la dette publique québécoise est versé en dollars canadiens, le reste l’étant en six monnaies étrangères. Toutefois, le plus grand danger pour le Québec est la dette publique originée par le gouvernement d’Ottawa, car les contribuables québécois supportent environ 22,3 % des 42,6 milliards $ que le gouvernement canadien verse en intérêts cette année, soit environ 9,4 milliards $ par année, et cela depuis quelques décades, la très grande partie en dollars canadiens, même si 30,2 % de la dette publique fédérale est détenu à l’étranger. Ce sont donc 20 milliards $ d’intérêts par année que les contribuables québécois supportent pour financer le service de la dette publique à Québec et à Ottawa.

Une étude de l’Institut Fraser, un groupe de réflexion de Vancouver, indique que le niveau d’endettement des gouvernements, au Canada, ne cesse de croître. Il atteindra 1 300 milliards $ en 2015-2016, soit l’équivalent de 35 827$ pour chaque Canadien.

Rien que pour payer les intérêts de ces dettes, les gouvernements (tant fédéral que provinciaux et municipaux) ont dépensé 60,8 milliards $ en 2014-2015, selon l’Institut, soit autant que sur l’éducation publique d’un bout à l’autre du pays.

Au niveau fédéral, le gouvernement dépense maintenant 9 % de ses revenus totaux sur le service de la dette, soit plus que ce qu’il verse en prestations d’assurance-emploi, selon l’Institut. La dette du gouvernement canadien devrait atteindre 692 milliards en 2015-2016.

Alors, les contribuables québécois doivent faire face à un endettement public Québec-Canada 277,5 + 154,3 = 431,8 milliards $, soit 104 077 $ par contribuable. Équivalent à 114 % du PIB québécois évalué à 386,9 milliards en 2016.

La FED (Réserve fédérale des États-Unis) vient d’augmenter le taux d’intérêt de 0,25 %. Cette hausse appliquée au 431,8 milliards $ de la Dette globale du Québec, représente un surplus de payement pour les contribuables québécois de 1,07 milliards $.

John Adams (2ème président des États-Unis) disait, « Il y a deux manières de conquérir et asservir une nation : l’une par la force des armes, l’autre par la Dette publique. »

Étant donné que le Pouvoir centraliste d’Ottawa est contraint à utiliser la force des armes pour soumettre davantage le Québec à ses intérêts colonialistes, ce Pouvoir fédéraliste a pris, depuis la néfaste Constitution de 1867, l’autre option recourant à l’endettement publique tant au niveau fédéral que québécois. Pour le faire, il a recours aux mercenaires de la politique, traîtres, carriéristes et imposteurs québécois étant à ses services, tel que constaté au cours des 150 dernières années.

Alors, selon la jurisprudence internationale une dette publique est illégitime quand elle a été contractée par les moyens frauduleux suivants :

Une dette publique est illégitime lorsqu’elle est contractée sans le consentement de la population.

Une dette publique est illégitime lorsqu’elle est contractée en absence de bénéfice pour la population.

Une dette publique est illégitime lorsqu’elle est contractée alors que les intentions frauduleuses du régime étaient connues par le prêteur.

Cette même jurisprudence internationale ajoute trois autres clauses pour déclarer l’illégitimité de la dette publique :

Une dette publique est illégitime lorsqu’elle est contractée pour renforcer un régime despotique.

Une dette publique est illégitime lorsqu’elle est contractée contre les intérêts de la population.

Une dette publique est illégitime lorsqu’elle est contractée contre les besoins et les intérêts de l’État.

Dans ces cas, il s’agit d’une dette de régime, étant donc illégitime, elle est personnelle du dit Pouvoir ; en d’autres mots, il reviendra aux membres de ce pouvoir qui l’ont contractée, de l’assumer, de la rembourser, et non à l’État, donc aux citoyens de le faire. De plus, lorsque ce Pouvoir antidémocratique et corrompu est évincé, la dette publique est automatiquement annulée.

L’objectif de l’endettement exponentiel du Québec est de rendre l’État québécois le plus vulnérable possible afin de le soumettre davantage au Pouvoir centraliste d’Ottawa.

Il faut rappeler aussi l’autre extraction annuelle des ressources financières et fiscales du Québec faite par ce Pouvoir centraliste d’Ottawa d’un montant actualisé, évalué à 58 milliards $. De ce montant le fédéral transfère au Québec 42 milliards $ en toutes sortes d’allocations, pensions, santé, éducations, infrastructures, péréquation, etc. En conséquence, le Québec fait face à un Pouvoir fédéraliste prédateur et ruineux pour les intérêts nationaux québécois. Les 16 milliards $ de différence qui sont retenus annuellement par Ottawa ne servent qu’à coloniser et asservir davantage le Québec. En d’autres mots, un Québec indépendant ne serait pas classé par l’OCDE (Organisation de Coopération et de Développement Économiques) en 32ème position des pays les plus riches, sinon entre le 14ème et 16ème.

En conséquence, le Québec indépendant ne serait pas l’État ayant le taux d’imposition le plus élevé en Amérique du Nord.

Le Québec indépendant ne serait pas sous la tutelle de la politique monétaire du Pouvoir centraliste d’Ottawa.

Le Québec indépendant aurait sa propre Banque nationale et l’une de plus importante réserve d’or au monde.

Le Québec indépendant serait l’une des républiques les plus avant-gardistes au monde.

Le Québec indépendant…

Alors, avec toutes ces possibilités de développement économique, culturel, contrôle financier, etc., pourquoi le Québec, après 150 ans, est-il encore sous la soumission d’un autre État qui l’asservit chaque jour davantage ? La réponse à cette question ne peut être nulle autre que celle de la trahison de ceux qui ont fait possible cette situation de dérive nationale et de démocratie totalitaire, dû à leurs intérêts exclusifs de castes.

La chanteuse colombienne, Joan Baez nous rappelait que « Si l’on ne lutte pas contre la corruption, l’on finira par en faire partie. »


1. Voir l’article de Monsieur Richard Le Hir, intitulé :

L’Affaire Michaud

Seize ans plus tard, l’injustice perdure

La responsabilité et l’obligation du Parti Québécois
http://vigile.quebec/Seize-ans-plus-tard-l-injustice-78892

2. Voir l’article de Monsieur Richard Le Hir, intitulé :

Avancez en arrière !
Un corbeau bien noir nommé Bouchard
« Loser » sur toute la ligne !
http://vigile.quebec/Un-corbeau-bien-noir-nomme

3. L’UPAC enquête sur un présumé « pont d’or » pour Jean Charest
http://www.lapresse.ca/actualites/enquetes/201706/14/01-5107678-lupac-enquete-sur-un-presume-pont-dor-pour-jean-charest.php

Pour plus d’information sur ce que je viens d’exposer, voir deux de mes articles à Vigile.Québec :

La mafia politique du PLQ doit être mise hors la loi

Jean Charest, apothéose du mensonge et la corruption organisée

Éradiquer la caste politique à l’ANQ sera le grand objectif des patriotes aux élections générales de 2018
http://vigile.quebec/Jean-Charest-apotheose-du-mensonge-81465

Depuis 2003 le Québec fait face à une caste politique de désintégration nationale

Pourquoi la corruption institutionnalisée aboutit toujours à un régime de démocratie totalitaire*

La pérennité de ce Pouvoir mafieux et ses complices à l’ANQ est le grand piège de la soumission du Québec à Ottawa
http://vigile.quebec/Pourquoi-la-corruption

4. Une majorité de Québécois juge le gouvernement Couillard corrompu
http://www.lapresse.ca/actualites/politique/politique-quebecoise/201611/12/01-5040625-une-majorite-de-quebecois-juge-le-gouvernement-couillard-corrompu.php

Pourtant, Philippe d’Arabie, ex-ministre du gouvernement PLQ-Charest, a affirmé avant hier (16-06-2017) concernant la mafia politique PLQ-Charest-Couillard, qu’il juge « totalement inacceptable » que son gouvernement soit associé au bilan éthique des années Charest.
Couillard refuse que son gouvernement soit associé aux années Charest
http://www.lapresse.ca/actualites/politique/politique-quebecoise/201706/16/01-5108185-couillard-refuse-que-son-gouvernement-soit-associe-aux-annees-charest.php

De plus, ce imposteur et mercenaire de la politique au service du fédéralisme prédateur canadian, dit de manière cynique et mesongère que La souveraineté entraînerait dix ans de pauvreté, croit Couillard
http://www.journaldemontreal.com/2017/06/07/la-souverainete-entrainerait-dix-ans-de-pauvrete-croit-couillard

5. Une analyse exhaustive de cette “perte" de 40 milliards $ est faite par Richard Le Hir dans son livre intitulé Henri-Paul Rousseau. Le siphonneur de la Caisse de dépôt

Commentaires

  • Frédéric Charest, 19 juin 23h56

    Merci pour votre excellent récapitulatif.

    C’est toujours bon de se rafraîchir la mémoire et de connaître les vrai chiffres, ça donne une perspective au-delà de l’opacité ambiante.

  • Jean-Louis Pérez-Martel, 19 juin 14h55

    Faire face à la corruption organisée par les mafias politico-financières, doit être une action de dignité collective

    Si la Ville de Laval, administrée par le nouveau régisseur M. Marc Demers, a déjà récupéré 10 millions $ de l’argent saccagé par l’ex-maire mafieux Gilles Vaillancourt, combien pourrait-on aller chercher auprès de tous ceux qui ont participé à la spoliation de fonds publics évalués à plus de 150 milliards $ depuis les 30 dernières années ?

    Pour plus de détails sur l’argent récupéré de la corruption à Laval et sa destination, consulter Laval : un fonds avec l’argent récupéré de la corruption
    http://www.lapresse.ca/actualites/201706/19/01-5108915-laval-un-fonds-avec-largent-recupere-de-la-corruption.php

    ***

    JLPM

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